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Photojournalisme : émotion et gravité à la 24e édition du festival Visa pour l’Image

4 sept 2012   //   Visa pour l'image  //  Laissez un commentaire

Rendez-vous annuel des professionnels de la photo de presse, le festival Visa pour l’Image a démarré samedi dernier à Perpignan. Cette 24e édition met notamment l’accent sur le conflit en Syrie où trente-cinq journalistes sont morts depuis le début de l’année. Près d’une trentaine d’expositions spécifiques propose pendant quinze jours au visiteur un regard aigu et original sur le monde tel qu’il va.

L’onde de choc grecque, les violences au Nigeria, les mariages forcés en Afrique et en Asie, la prison de Guantanamo, telles sont quelques-unes des expositions marquantes du 24e festival Visa pour l’Image qui se tient à Perpignan jusqu’au 16 septembre. Fondé en 1989 par le journaliste et directeur photo Jean-François Leroy qui en est toujours le directeur, Visa pour l’Image s’est rapidement imposé comme la manifestation de référence dans le domaine de la photo de presse, permettant à des photojournalistes du monde entier de montrer et d’expliquer leur travail à un public de plus en plus nombreux (plus de 200 000 visiteurs l’an dernier).

Deux soldats de la garde rapprochée du vice-président nigérian Namadi Sambo font démonstration de leurs compétences, près de sa résidence à Kaduna. Avril 2012. Bénédicte Kurzen

Le Festival permet aussi aux professionnels de se rencontrer, d’échanger, de monter des projets. Et il sert également de tremplin aux photographes les plus prometteurs. Ce fut le cas pour Rémi Ochlik, le reporter-photographe français tué à Homs en Syrie le 22 février à l’age de 28 ans (1). Jean-François Leroy avait repéré le jeune talent dès 2004 pour un reportage sur Haïti et dont le travail fait cette année l’objet d’une rétrospective sobrement intitulée 2004-2012. Les dangers encourus par les photojournalistes et reporters d’image sur le terrain s’inscriront à nouveau en filigrane dans le programme de cette édition 2012, neuf professionnels et vingt-six citoyens-journalistes ayant trouvé la mort sur le sol syrien depuis le début de l’année, selon le bilan dressé par Reporters sans frontières sur son site.

Hors des théâtres de conflits, l’actualité se décline également sous tous ses aspects à Perpignan à travers la politique, le sport, la culture et l’insolite. A signaler aussi plusieurs rétrospectives : une histoire de la Syrie de 1920 à nos jours, les conflits dans l’ex-Yougoslavie vingt ans après la guerre en Bosnie, les 50 ans de l’indépendance de l’Algérie ainsi que le centenaire du Titanic. Comme chaque année, des prix seront remis dans différentes catégories par un jury composé des directeurs photo de certains des plus grand quotidiens et magazines de la planète. Le webdocumentaire sont également à l’honneur, un mode d’expression encouragé depuis quatre ans par le prix France 24-RFI qui sera décerné mercredi soir 5 septembre.

(1) La journaliste américaine Mary Colvin du Sunday Times de Londres a également été tuée lors de cette attaque dans le quartier de Baba Amr.

Soucre : www.rfi.fr ; Christophe Carmarans

Plus d’infos sur www.visapourlimage.com

 

Interview de Jean-François Leroy, directeur de Visa pour l’Image

16 août 2012   //   Le métier, Quel avenir ?, Rémi Ochlik  //  2 commentaires

 

Jean-François Leroy, le directeur du festival du photojournalisme Visa pour l’image Perpignan, a accordé une longue interview à Olivier C.Laurent, News Editor au British Journal of Photography. Un entretien fleuve dans lequel JFI dressait un vaste panorama de l’édition 2012, mais s’exprimait aussi plus largement sur sa conception du photojournalisme.

 

La mort de Rémi Ochlik

Rémi, je le vis mal, parce qu’il avait 28 ans et qu’il était bourré de talent. C’était un mec tellement gentil, aimable. Il est mort le 22 février. On a fait un petit hommage avec ses copains le 22 au soir au 61. Quand je suis rentré, j’ai fait un mail à Jean-Marc Pujol, le maire de Perpignan : « Rémi, c’était un pote de Visa pour l’Image, c’était un bébé de Perpignan. Je voudrais vous proposer de rebaptiser le prix du Jeune reporter en prix Rémi Ochlik. » Il m’a répondu oui tout de suite.

Le coup de gueule annuel de JFI

Cette année, c’est la mode Hipstamatic, Instagram qui m’exaspère. Si je photographie une poubelle avec Instagram, la photo est jolie mais je n’y suis pour rien, c’est l’appareil qui fait tout. Où est l’œil du photographe ? En revanche, quand Karim Ben Khelifa photographie en Syrie avec un iPhone, je comprends que c’est pour des raisons de sécurité. Mais on peut faire des photos avec un iPhone sans utiliser Instagram ou Hipstamatic.(…)
Quel que soit l’outil, ce qui nous intéresse c’est l’œil. Hipstamatic, Instagram, c’est une paresse intellectuelle et ça devient un « truc ». Et ce n’est pas parce qu’on fait des photos à l’Hipstamatic que c’est un sujet.

La désertion des grandes agences

Une des quatre plus importantes et qui faisait partie des piliers, Corbis, a annulé son stand. Mais soyons réalistes, l’attrait de faire un centre de presse était valable lorsqu’il y avait des acheteurs qui avaient un chéquier dans les journaux. Où sont-ils aujourd’hui ? C’est une vraie question.

Visa pour l’image et le ministère de la culture

Les derniers ministres de la Culture, que ce soit Renaud Donnedieu de Vabres ou Frédéric Mitterrand, avaient un engagement sincère auprès des photojournalistes, et ils l’ont prouvé. Mais le système politique français est un système qui fait que quand on change de ministre, il y a de nouvelles orientations. C’est vrai que je suis un peu déçu, parce qu’on se retrouve tous les ans ou tous les deux ans, avec les quarante mêmes personnes, avec qui on redéfinit les deux cents mêmes problèmes ; et le temps que les choses bougent, le ministre change et il faut recommencer.

L’iPad, un nouveau débouché pour les photographes ?

Quand on me dit : « Tu veux voir les photos du tsunami ? Achète-toi 3.11 Project. Tu veux voir les lions de Nick Nichols ? Tu veux voir l’œuvre de Giacomelli : 14 euros. Tu veux voir Via PanAm de Kadir Van Lohuizen : 5 euros. » C’est très bien, très amusant, c’est une découverte. Maintenant, je voudrais qu’on me dise combien ils en vendent.
Paris Match ou le Figaro Magazine, leur application a été chargée à des dizaines de milliers d’exemplaires. Mais ceux qui paient leur magazine toutes les semaines, on en compte un millier et quelques… les bonnes semaines.

La fin des tables rondes de Visa pour l’image

Nous avons essayé depuis des années d’organiser des tables rondes sur le droit des photographes, les tarifs syndicaux non respectés, etc. Quand nous avons commencé il y a dix ans avec Freelens, nous avions des audiences de 200-250 personnes. La dernière fois que nous l’avons fait, il y avait 18 personnes. Être au déjeuner Paris Match, oui. Être à la fête , oui. Être au pot Getty AFP, oui. Mais venir au Palais des congrès pour entendre une conférence intelligente, visiblement ça n’intéresse personne.

Retrouvez l’interview en intégralité ici

Source : zigzags.blogs.lindependant.com

Mort du jeune photojournaliste Rémi Ochlik

22 fév 2012   //   Rémi Ochlik  //  1 commentaire

Le journaliste français Rémi Ochlik a été tué, mercredi 22 février, lors du pilonnage du quartier de Baba Amro, à Homs. Ce jeune photojournaliste avait notamment couvert de nombreux conflits du Printemps arabe, en Tunisie, en Egypte, en Libye et dernièrement en Syrie.

Né en 1983, dans l’est de la France, Rémi Ochlik avait étudié la photographie à Icart-Photo, une école de photographie à Paris, pour travailler ensuite pour l’agence photograhique Wostok. En 2004, il se fait connaître avec un reportage sur les événements d’Haïti, alors qu’il n’a même pas encore terminé ses études. Il se révèle alors comme un talentueux représentant de la jeune génération de photographes. Son travail est couronné du prix Jeune Reporter François-Chalais et honoré d’une projection au festival Visa pour l’image de PerpignanJean-François Leroy, le directeur du festival, expliquait alors: « On m’a montré un travail sur les événements d’Haïti. Très beau, très fort. Je ne connaissais pas le mec qui a fait ça. Je l’ai fait venir. Il s’appelle Rémi Ochlik, il a vingt ans. Il a travaillé tout seul, comme un grand. Voilà. Le photojournalisme n’est pas mort ».

©IP3 Press

Après cette première expérience des conflits armés, il décide de fonder sa propre agence de presse, IP3 Press, qui se propose de couvrir l’actualité parisienne et les conflits partout dans le monde, comme la guerre en République de démocratique du Congo, en 2008, l’épidémie de choléra ou l’élection présidentielle haïtienne, en 2010.

Il consacre l’année 2011 aux révoltes dans les pays arabes. Tunisie, Égypte, Libye : il est sur tous les fronts. « 2011 a été une année incroyablement chargée, déclare-t-il à l’époque. Chaque pays couvert avait son vécu propre par rapport à son régime, mais l’espoir, l’élan et les slogans étaient les mêmes. Les peuples étaient animés par le sentiment de ras-le-bol, moi par celui d’être là où se joue l’histoire. »

©Rémi Ochlik

Ses photographies ont été publiées dans Le Monde MagazineVSDParis Match,Time Magazine et The Wall Street Journal. Son travail a reçu, en décembre, le premier prix du festival Scoop Grand Lille pour trois de ses reportages : La Révolution du Jasmin ; Egypte, Tarhir Square et La Chute de Tripoli. Plus récemment, il a reçu le quatrième prix du prestigieux World Press Photo pour sa photo Battle for Libya.

Son dernier projet était de saisir les évènements syriens dans son objectif. Il disait s’appuyer de plus en plus sur la puissance des réseaux sociaux. « Ils sont un bon moyen de sonder le terrain du point de vue des locaux », insistait-il. En effet, c’est en veillant pendant six heures sur Facebook qu’il avait compris qu’il se passait quelque chose de très important en Libye et qu’il avait décidé d’y partir. Selon son confrère Franck Medan, « d’une grande humilité, plein d’énergie, curieux, il travaillait au 35 mm, il n’avait pas les moyens de s’équiper d’un téléobjectif. Mais même s’il l’avait pu, il voulait aller loin, être au plus près de l’événement et vivre les choses pleinement ».

Source : LeMonde.fr

Retour sur le 23eme festival Visa pour l’image

Cette année, un des éléments particulièrement intéressant du Festival « Visa pour l’Image » est le printemps arabe. Les images de l’exposition restituent l’atmosphère tragique vécue par les populations arabes qui ont fui les zones de conflits, de manière très réaliste.

Les autres thèmes représentés sont le 10e anniversaire des attaques terroristes du 11 septembre, le tsunami au Japon, les affrontements violents en Côte d’Ivoire, les élections en Haïti, les manifestations en Grèce, l’industrialisation en Inde et les traces de guérilla encore visibles dans les Balkans. Parmi les photojournalistes dont les œuvres sont exposées se trouvent Yuri Kozyrev, Jonas Bendiksen, Cédric Gerbehaye, Lu Nan, Valerio Bispuri, Fernando Moleres, Joao Silva et Ed Ou. Des agences telles que Getty images, EPA, Corbis et Agence Vu sont aussi présentes.

Qui plus est deux thèmes importants ont été débattus lors de ce festival : la question de l’avenir du photojournalisme et de la photographie en règle générale. Une des institutions les plus importantes en France pour le photojournalisme est l’Association Nationale des Iconographes. Sa présidente, Aline Manoukian, estime qu’une des conséquences d’internet est l’augmentation très importante du nombre de photographies ce qui n’est pas sans conséquence selon elle. « Les gens ont perdu confiance dans le photojournalisme à cause de photos de mauvaise qualité ou trafiquées. A l’avenir, les gens pourraient ne plus faire confiance aux journaux pour la même raison. C’est pour cela que les journaux doivent éviter d’utiliser des photographies en lesquelles ils n’ont pas entièrement confiance » ajoute Aline Manoukian.

Mme Manoukian ajoute que les photographes finissent par vendre leur travail à des journaux et à des magazines à un prix trop bas qui ne leur permet pas de rentrer dans leurs frais. Elle estime qu’une rémunération minimum devrait être mise en place pour cette profession. Claire Guillot, qui travaille pour le journal Le Monde, remarque que les photographes et les photojournalistes présents au festival ne sont pas seulement des Occidentaux, mais que le monde entier y est représenté. « Auparavant, les événements de par le monde étaient couverts par des photographes occidentaux et véhiculaient certains stéréotypes.

Aujourd’hui les photographes issus de la région peuvent suivre des événements plus facilement » explique-t-elle. Elle ajoute que le manque de formation en photographie fait cruellement défaut dans de nombreux pays.

Les récompensés au festival Visa pour l’image

Le Visa d’or catégorie News du 23e festival Visa pour l’Image de Perpignan a été décerné dimanche au photographe russe Yuri Kozyrev de l’agence Noor, pour un reportage sur « Les chemins de la révolution » dans les pays arabes.

Connu pour ses reportages sur les conflits dans le monde, Yuri Kozyrev a suivi ces derniers mois les mouvements de contestation en Egypte, au Bahrein et en Libye.

Des rebelles libyens hissent leur drapeau à un poste-frontière. Ras Lanouf, Libye, 8/03/11. © Yuri Kozyrev

Le Visa d’or catégorie Magazine a été attribué au photographe français Olivier Jobard de l’agence Sipa Press pour son reportage « Zarsis-Lampedusa, l’odyssée de l’espoir ». Le photojournaliste qui a suivi l’exode de Tunisiens vers l’île italienne à bord d’un chalutier pour le magazine Paris-Match.

Le Visa d’or catégorie Presse quotidienne a été remis à l’International Herald Tribune pour la couverture du photographe japonais Shiho Fukada sur les conséquences du séisme qui a frappé le Japon, avec le tsunami puis l’accident de la centrale de Fukushima.

Enfin, un Visa d’or « humanitaire » du Comité international de la Croix Rouge (CICR) a été décerné à la photographe franco-espagnole Catalina Martin Chico pour son reportage sur la révolution yéménite. Le festival Visa pour l’Image, qui réunit les plus grands photographes de presse, fermera ses portes le 11 septembre.

Festival visa pour l’image 2011 – Interview de Catalina Martin-Chico

La 23e édition du festival international du photojournalisme, Visa pour l’image, débute aujourd’hui à Perpignan. à travers 26 expositions, près de 200 photojournalistes exposent leurs clichés. Catalina Martin-Chico est l’une d’entre-eux.

Elle a commencé la photo « sur le tard » et a étudié à l’International Center of Photography de New-York. à 41 ans, Catalina Martin-Chico a été primée par le Comité international de la Croix-Rouge pour son travail au Yémen, présenté à Visa pour l’image. Rencontre avec cette franco-espagnole qui s’est donnée pour mission de témoigner du quotidien des populations dont on ne parle pas.

Comment est née l’exposition « Révolution Yéménite » ? Cela fait déjà 4 ans que je fais des reportages dans ce pays. Suivre les événements historiques tels que la Révolution de ce Printemps, est donc la suite logique de mon travail. Cette année, j’y suis allée pour deux commandes pour des magazines français : une sur des guerriers Yéménite pacifiques et une autre sur les femmes. Puis, j’ai décidé de rester plus longtemps, pour couvrir la Révolution. Au final, l’exposition est composée de dix photos sur les difficultés du corps médical et vingt-quatre autres sur le soulèvement en général.

Comment êtes-vous devenue « spécialiste » du Yémen ? Je suis arrivée au Yémen pour réaliser un projet personnel sur les orphelinats dans le monde. Une fois là-bas, je me suis passionnée pour ce pays peu médiatisé. Alors, j’ai voulu prendre plus de temps pour explorer le pays. Aujourd’hui, j’en suis encore là !

Sur place, comment travaillez-vous avec les populations ? Je passe beaucoup de temps avec les gens que je photographie. Pour les mettre en confiance. Je plaisante avec eux, j’accepte leur invitation à manger par exemple. Le plus important est de les mettre à l’aise.

Que recherchez-vous à travers la photo ? Je veux raconter des histoires humaines. Immortaliser des moments de vie. Aller à un endroit donné, découvrir, comprendre et traduire le tout en photos.

Vous avez reçu le prix du Visa d’Or humanitaire… Cela m’a fait très plaisir. D’abord parce que c’est un moyen d’être reconnue par la profession, mais c’est aussi important pour le Yémen. Ma mission est accomplie, une fenêtre est ouverte sur ce pays. Bien sûr, le soutien financier qui vient avec le prix n’est pas négligeable. Notre métier est précaire et difficile, et la somme reversée permet souvent soit de réinvestir dans un autre projet, soit de tout simplement payer le loyer.

 

le programme

Jusqu’au 11 septembre, expositions des photojournalistes dans toute la ville de Perpignan : au couvent des Minimes, à l’église des Dominicains, au palais des Corts, au couvent Sainte Claire, à la Caserne Gallieni, à la chapelle du Tiers Ordre, à l’ancienne Université, à l’Arsenal des Carmes, à l’hôtel Pams. Du samedi 27 août au dimanche 4 septembre, de 10h à 20h, à la caserne Gallieni, espace Webdocumentaire.

Tous les matins, du lundi 29 août au samedi 3 septembre, au palais des Congrès, salle Charles Trénet : rencontres avec les photographes ouvertes aux professionnels et au grand public. Du lundi 29 août au samedi 3 septembre à 21 h 45, au campo Santo, soirée projection retraçant les événements les plus marquants de septembre 2010 à août 2011. www.visapourlimage.com

 

Source :  Propos receuilli par Joanne Profeta, www.ladepeche.fr, 27/08/2011

Le directeur de Visa pour l’Image condamne le cliché de Strauss-Kahn menotté

18 mai 2011   //   Les enjeux  //  1 commentaire

Fin connaisseur de l’impact de l’image sur les consciences, le directeur du festival international Visa pour l’Image de Perpignan, Jean-François Leroy, s’offusque de la publication en chaîne du cliché accusateur de Dominique Strauss-Kahn. La photographie d’une personnalité, pressentie comme possible Président de la République française, vulgairement menottée, pose la question de la diffusion d’images à l’échelle planétaire.

L’incarcération de Dominique Strauss-Kahn comporte l’intervention d’un spécialiste en image. Alors que plusieursclichés et vidéos de l’inculpé, menotté, circulent sur Internet et dans la presse papier, le directeur du festival international du photojournalisme Visa pour l’Image de Perpignan, Jean-François Leroy, juge la photographie principale « dévastatrice pour lui ». Le fonctionnement de la justice américaine, qui permet de présenter un prévenu en situation dégradante, au mépris de la présomption d’innocence, est cependant semblable en Espagne, où les images d’inculpés sont diffusées par la presse avant la tenue des procès.

Cette caractéristique suscite régulièrement des interrogations au sein de notre propre rédaction, amenée à travailler au quotidien sur un territoire international. Pour M. Leroy, qui s’est exprimé ce lundi auprès de l’Agence France Presse au sujet de ladite photo, « l’utiliser c’est le condamner un peu vite ».

Ce cliché accusateur et ses variantes placent une haute personnalité au rang de criminel, et froissent sans doute l’image de la France dans le monde. Il s’agit cependant de l’oeuvre de professionnels, au nombre de 200, parfaitement autorisés à accomplir leur métier.

Le défi qui se pose ainsi à M. Leroy, partisan de montrer le monde tel qu’il est, à l’occasion des éditions de Visa pour l’Image, à Perpignan, devient celui de l’universalisation de l’image, aidée par l’immédiateté suggérée par les technologies. La production de clichés, dans un territoire donné, devient alors problématique selon les territoires de diffusion. Il conviendrait ainsi de montrer le monde tel qu’il est, mais pas à tout le monde.

Source : http://www.la-clau.net

Mort de Tim Hetherington, le World Press Photo 2007

Le photographe et réalisateur de films britannique Tim Hetherington, bien connu du Festival Visa pour l’Image de Perpignan, est décédé ce mercredi à Misrata, en Libye.

Ce journaliste de 41 ans, présent depuis plusieurs semaines dans la ville assiégée par les forces de Muammar al-Kadhafi, a succombé à ses blessures, suite à une violente attaque au mortier, selon une information de la BBC, confirmée par ce mercredi soir par le ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni. Lors d’un assaut qui a blessé également blessé trois journalistes, six personnes ont trouvé la mort, une soixantaine ont été blessées, notamment par des tirs de sniper.

Tim Hetherington © Matt Stuart

Tim Hetherington, né à Liverpool, résidait aux États-Unis, disposait de la double nationalité, et s’était fait une spécialité dans le témoignage des grands conflits armés dans le monde, pour le compte du magazine Vanity Fair. Il était l’auteur d’unephotographie qui a fait le tour du monde, intitulée « Soldat américain au repos dans un bunker », en l’honneur de laquelle il avait reçu en 2007 la distinction suprême du World Press Photo Award, après une intense couverture du conflit en Afghanistan.

En 2004, Tim Hethenrington avait exposé une sélection de clichés, « Rien n’est permanent », un reportage réalisé dans des conditions dangereuses, parmi les lignes rebelles lors de la guerre civile au Libéria. Le directeur de Visa pour l’Image, Jean-François Leroy, a lui-même été membre du jury du World Press, et a défendu la plus célèbre des photographies d’Hetherington, critiquée par son aspect éminemment émotionnel.

Les ONG, nouveaux employeurs des photojournalistes

14 sept 2010   //   Le métier, Quel avenir ?  //  Laissez un commentaire

Cette année encore, le festival de photojournalisme Visa pour l’image de Perpignan a attiré son lot de passionnés. Dans la foule, à côté des visiteurs habituels, on croisait aussi nombre de directeurs photo d’ONG. Cette dernière décennie, les organisations humanitaires sont en effet passées de l’arrière-plan au centre du paysage du photoreportage. « Environ 75% des reportages sur des situations humanitaires sont commandés par des ONG », confirme Jean-François Leroy, le directeur de Visa pour l’image.

Les liens entre les humanitaires et les photojournalistes ne datent pas d’hier. Leurs métiers les amènent souvent à se retrouver sur des théâtres de crises. Cette proximité a forcément créé des liens, d’amitié et professionnels. L’ONG Médecins sans frontières en est un bon exemple. Créée en 1971 lors de la guerre du Biafra, sa direction est alors composée à la fois d’humanitaires et de journalistes.

De compagnons de route occasionnels, les ONG sont devenues au cours des ans les employeurs des photojournalistes, crise de la presse oblige. Au point que beaucoup d’entre eux avouent qu’il leur serait impossible aujourd’hui d’exercer leur métier sans cette source de revenus. Ils n’hésitent plus à solliciter des ONG  comme Médecins du Monde ou Greenpeace pour financer leurs projets. (…)

Certaines ONG emploient aussi des photojournalistes sur le long terme, pour des projets d’une grande ampleur. Dans le cadre d’une vaste campagne mondiale menée autour des droits humains, Amnesty International a ainsi fait appel à des photographes de feu l’agence l’Oeil Public. « Nous leur avons imposé les zones géographiques que nous souhaitions voire couvertes, explique Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty France. On leur a demandé d’aller avec leur regard là ou nos chercheurs s’étaient déjà rendus. »

A Médecins sans Frontières, la collaboration avec les plus grands photojournalistes est une tradition maison. Déjà en 1984, Sebastiao Salgado couvrait la famine en Ethiopie pour l’organisation. « Nous avons également travaillé avec le photographe Didier Lefebvre ‘embedded’ (embarqué) dans une unité clandestine de MSF sillonnant l’Afghanistan et le Pakistan, ce qui a donné lieu à la publication d’une trilogie graphique co-écrite avec Emmanuel Guibert et Frédéric Lemercier« , rappelle Jason Cone, responsable de la communication internationale de MSF.

Actuellement, l’ONG collabore avec l’agence de photographie américaine VII, dans le cadre de la campagne « Starved for attention« qui porte sur la malnutrition. Une exposition itinérante et des productions multimédia sont en cours. (…)

De nombreuses passerelles existent donc entre ces deux mondes. Côté ONG, on s’en félicite de façon unanime. Les photojournalistes sont plus mesurés, rappelant comme Jean-François Leroy ou Frédéric Sautereau qu’ils n’ont plus vraiment l’embarras du choix des financements. Le rédacteur en chef du magazine photographique Polka* explique aussi que les contraintes des ONG et celles des photographes ne sont pas les mêmes sur le terrain. « Il peut y avoir un risque que la liberté de ton se perde », prévient Dimitri Beck. En attendant, il n’est pas rare que les médias utilisent pour illustrer leurs articles les travaux de photojournalistes… gracieusement mis à disposition par les services photos des ONG.

* Dans son numéro de septembre-octobre, Polka consacre une enquête aux liens entre ONG et photojournalistes.

 

Source : http://www.youphil.com ; Solène Cordier, 10/09/2010

Récompenses – Festival Visa pour l’image 2010

7 sept 2010   //   Visa pour l'image  //  Laissez un commentaire

Damon Winter, photographe du New York Times a été récompensé lors du 22ème Visa pour l’image pour son travail sur le tremblement de terre en Haïti.

Une femme errant au milieu des décombres, des hommes levant les mains au ciel… Damon Winter a été le premier photographe du New York Times à découvrir le chaos provoqué par le tremblement de terre en Haïti. C’est pour son travail sur la catastrophe qui a ravagé l’île le 12 janvier 2010 qu’il s’est vu décerner la plus prestigieuse récompense de Visa pour l’image, le Visa d’or news.

Photographe pour le célèbre quotidien américain depuis 2007, Winter s’était déjà fait remarquer l’an dernier pour une série photo sur Barack Obama, le chef d’Etat américain. Il avait reçu le prix Pulitzer pour son reportage.

©Damon Winter/The New York Times

Le festival  a récompensé Frédéric Sautereau du Visa d’or catégorie presse quotidienne. Le photographe des territoires palestiniens, a été distingué pour son travail sur la bande de Gaza et le Hamas. Quatre voyages auront été nécessaires pour constituer ce reportage, publié par le quotidien La Croix.

Le Visa d’or catégorie magazine a été remis à Stéphanie Sinclair. La photographe américaine de l’agence photo « VII » a été primée pour son reportage sur la polygamie chez les mormons américains.

3000 professionnels du photojournalisme ont participé à la 22ème édition du forum mondial du reportage en images. Les expositions resteront visibles jusqu’au 12 septembre. 

©Frederic Sautereau

Ahmad, 27 ans avec son fils. Il fait partie des brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas. C’est un combattant. Il a été grièvement blessé le 26 juillet 2008 lors d’une opération israélienne, mais souhaite continuer à combattre. « Notre terre est sous occupation et c’est le droit de n’importe qui de résister à une occupation»

Stephen Dupont – Biographie

4 sept 2010   //   Reporters, Stephen Dupont  //  Laissez un commentaire

Stephen Dupont est né à Sydney, en Australie, en 1967. Au cours des deux dernières décennies, Dupont a produit un travail remarquable. Des photographies envoûtante montrant la beauté des cultures fragiles et des populations marginalisées. Il saisit habilement la dignité humaine de ses sujets avec une grande intimité dans certaines régions les plus dangereuses du monde. Ses images ont reçu une reconnaissance internationale pour leur intégrité artistique et les précieux renseignements qu’elles donnent sur les gens, la culture et les communautés qui sont en train de disparaître de notre monde.


Son travail lui a valu de prestigieux prix comme le Prix Bayeux des correspondants de guerre ou encore la médaille d’or Robert Capa remise pour « le meilleur grand reportage photographique publié ayant requis un courage et une logistique exceptionnels ».


En 2007, il reçu le prix W. Eugene Smith pour son projet  sur l’Afghanistan.


Stephen Dupont "Searching for Weapons," 2007

Son travail a été présenté dans les plus grands journaux : The New Yorker, Newsweek, Time, Le Figaro, Libération, The Sunday Times Magazine, The Independent, The Guardian, The New York Times Magazine, Vanity Fair….

Stephen Dupont a exposé un peu partout dans le monde : Londres, Paris, New York, Sydney, Canberra, Tokyo et Shanghai, mais aussi à Perpignan pour Visa Pour l’Image 2010.



Pour plus d’information, n’hésitez pas à aller voir son site internet.


Visa pour l’image 2010

22 août 2010   //   Les expos, Reporters, Stephen Dupont  //  Laissez un commentaire

Visa pour l’image, qui a lieu tous les ans à Perpignan, est le le rendez-vous exceptionnel des amoureux de la photographie. Le festival réunit des milliers de visiteurs autour d’une même passion. Explorez les expositions réparties dans toute la ville et découvrez de saisissants reportages, réalisés par des photojournalistes du monde entier. Assistez aux soirées-projections en plein air dans le somptueux cadre médiéval du cloître du Campo Santo ; participez aux colloques et rencontres ; rendez-vous aux stands des agences et des grandes marques de la technologie photographique.

War in Afghanistan by Stephen Dupont

Expositions

Du 28 août au 12 septembre 2010.
Les expositions – reportages ou anthologies d’un photographe – abordent une grande diversité de sujets : guerre, nature, environnement, populations, religions, faits de société et grands fléaux de notre époque.

Soirées de projection

Les soirées de Visa pour l’Image au Campo Santo retracent les événements les plus marquants de l’année écoulée et présentent des reportages sur de nombreux sujets (faits de société, conflits…), sujets dont on parle et sujets que l’on tait.

Rencontres

Perpignan constitue un forum de discussion pour les professionnels qui peuvent évoquer leurs problèmes et débattre des questions de production et d’utilisation d’images, et de l’avenir de la profession. De nombreux sujets sont abordés lors du colloque et des rencontres avec les photographes.

Visa pour l’image est devenu au fil des années le lieu incournable du photojournalisme. Il permet aussi à des professionnels de la presse venus du monde entier de se rencontrer et d’échanger.

 

Toutes les infos sur http://www.visapourlimage.com

Photojournalisme : Visa contre les dérives du numérique

14 juin 2010   //   Quel avenir ?  //  1 commentaire

Le festival de photojournalisme Visa pour l’Image, du 30 août au 5 septembre 2010 à Perpignan, entend dénoncer le recours excessif aux logiciels de retouche qui dénature l’authenticité des images.

Pour la 22e édition de cette grand-messe mondiale du reportage, les organisateurs veulent plus que jamais défendre la profession dont « la production se réduit de mois en mois et de jour en jour », selon Jean-François Leroy, directeur général du Festival.

Ce dernier dénonce « l’overphotoshopping » (surutilisation de Photoshop) qui « travestit, déforme de plus en plus la réalité ». « Certains photographes ne se rendent pas compte qu’ils se tirent une balle dans le pied quand leurs photos sont plus éclatantes que la page de publicité qui côtoie leurs images », a-t-il dénoncé mardi en présentant le Festival.

Il a fustigé « ce qui aurait dû être une simple aide qui est devenu un passage obligé (…) On accentue à l’excès, on dramatise les nuages, on joue avec les couleurs, et la réalité dans tout ça », s’est insurgé Jean-François Leroy.

« Vous connaissiez le ciel violet et les nuages roses de Haïti après le séisme, des gravats si blancs qu’ils en deviennent éblouissants, eh bien non en vrai leur ciel est gris et les gravats sont ternes ».

« On exigera désormais pour les expositions de Visa les fichiers numériques originaux », a-t-il dit.

La profession subit de plein fouet les conséquences de l’arrivée de « la photographie numérique qui supprime tout recul », a rappelé Jean-Paul Griolet, président de Visa pour l’Image.

Parmi les nouveautés, sera mis en place « +Visa Transmission+, un lieu d’échanges, de rencontres, mais surtout de passage de témoins », a expliqué M. Leroy. Le photojournalisme est aussi « un savoir-faire » et « il est grand temps de faire savoir ce savoir-faire et les valeurs communes qu’il véhicule », a-t-il dit.

A l’instar des précédentes éditions, Visa proposera une trentaine d’expositions, des soirées de projections et une table ronde réunissant photographes, responsables éditoriaux et commerciaux, chercheurs et universitaires. « Les échanges s’organiseront autour de photographies +qui posent problème+ », a souligné Jean Lelièvre, organisateur des débats.

Parmi les expositions phares, celle de William Albert Allard (National Geographic), pionnier de la couleur, qui présentera une sélection de ses cinquante années de reportages. Grégoire Korganow a découvert le SMUR 95 (SAMU) en étant victime d’un accident de moto. Il y a consacré ensuite plusieurs journées de reportage.

Les travaux de deux photographes de l’Agence-France Presse sont également à l’honneur, ceux d’Olivier Laban-Mattéi sur les hommes et femmes luttant pour leur survie dans des pays sinistrés par des guerres, des dictatures ou des catastrophes naturelles et une sélection d’images de Roberto Schmidt.

Stéphanie Sinclair montrera quant à elle un travail de longue haleine sur la polygamie aux Etats Unis, en particulier dans une secte mormone des plus fermées. Visa proposera aussi la première rétrospective de l’oeuvre de Kazuyoshi Nomachi, consacrée aux pèlerinages sur différentes continents.

Le festival décernera sept prix, dont les Visa d’or news, magazine et presse quotidienne.

La 21e édition en 2008 avait totalisé quelque 190.000 entrées et accueilli près de 3.000 professionnels.


Source : http://bonjour.news352.lu

Prix Canon femme photojournaliste

22 mar 2010   //   Prix Canon féminin  //  1 commentaire

L’Association des Femmes Journalistes et Canon France organisent, avec Images Evidence, la dixième édition du Prix Canon de la femme photojournaliste, décerné par l’Association des Femmes Journalistes (AFJ).

Ce prix, soutenu par Le Figaro Magazine et remis chaque année à Perpignan au festival Visa pour l’Image, est doté d’un montant de 8000 Euros par Canon France. Il est destiné à soutenir une femme photographe dans la réalisation d’un projet de reportage. Il est ouvert aux femmes photojournalistes professionnelles, sans exclusion d’âge ou de nationalité.

La lauréate sera sélectionnée en juin par un jury composé de professionnels de la photographie et de la presse ainsi que de membres de l’Association des Femmes Journalistes. Les candidates seront jugées sur présentation de leur projet et de leurs réalisations précédentes. Parmi les critères de sélection : la qualité photographique, mais aussi la démarche journalistique et la pertinence du sujet choisi.

Le prix sera remis à la lauréate à Perpignan, en septembre 2010, lors d’une des soirées de projection du festival Visa pour l’Image. Le projet soutenu devra aboutir en un an, afin d’être présenté à l’édition 2011 du festival, sous la forme d’une projection ou d’une exposition.

 

Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 31 mai 2010

 


Source : http://www.pixfan.com

Flash back Visa pour l’Image 2009

6 jan 2010   //   Reportages  //  Laissez un commentaire

Rendez-vous exceptionnel des amoureux de la photographie, le festival Visa pour l’Image réunit des milliers de visiteurs autour d’une même passion : la photographie et plus précisément le photojournalisme à travers notamment des expositions réparties dans toute la ville  et des reportages saisissants, réalisés dans le monde entier.

 

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