Publié le 22nd octobre 2009

Nick Ut a photographié cette petite fille le 8 juin 1972 qui fuyait le village de Trang-Bang, à 65 km au Nord-Ouest de Saigon, après avoir été brûlée lors du bombardement par l’aviation sud-vietnamienne. Nick Ut obtenu le prix Pulitzer pour cette photographie.

Il existe également une vidéo, beaucoup moins diffusée, filmée par le cameraman britannique Alan Downes d’ITN (Independent Television News), qui montre les événements juste avant et juste après la prise de cette photographie.

La parution de la photographie a été retardée jusqu’au 12 juin 1972 au motif qu’elle mettait en scène la nudité d’enfants. Après un débat au sein de l’agence de presse et une série de décisions individuelles, il a été finalement décidé de la publier en raison de son intérêt journalistique exceptionnel, mais en évitant de faire un gros plan sur l’enfant brûlée

La véracité de ces événements et l’authenticité de la photographie a été mises en doute dés 1972, en particulier par le président américain Richard Nixon, ce qui entraîna des nombreuses réactions. Nick Ut avait alors délcaré que « la photographie était aussi authentique que la guerre du Viêt Nam elle-même ».

Considérée comme un témoignage vivant des horreurs de la guerre et symbole du pacifisme, Kim Phúc a été nommée Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO le 10 novembre 1997.

Publié le 14th octobre 2009

Patrick Chauvel est l’un des derniers correspondants de guerre indépendants ayant couvert les conflits majeurs de la seconde moitié du xxe siècle. Le Vietnam, le Cambodge, le Liban, le Salvador, l’Afghanistan, la Tchétchénie,… . Longtemps considéré comme « le photographe le plus fou de la planète », Patrick Chauvel a décidé de diversifier ses outils de communication. Si la photographie reste son activité principale, il est aussi passé du coté de la réalisation et de l’écriture.

Grâce à son père journaliste, il cotoyera dès son adolescence de grands journalistes ainsi que des aventuriers qui vont sceller son destin : Gilles Caron, Pierre Schoendoerffer, Joseph Kessel, Jean Lacouture… En répondant à une annonce dans un journal israélien à quelques semaines de la guerre des six jours, il découvre son métier. Gilles Caron lui laissera un Leica M3 qu’il n’aura l’occasion de lui rendre. Parti remplacer des civils dans les kibboutz, il fait le mur pour rejoindre les premières lignes lorsque la guerre éclate. Les photos sont ratées. Peu importe, Patrick a compris son chemin.

Près de 300 jours par an à l’étranger. Bercé par les tirs en rafales et les départs précipités, il acquière, peu à peu, une étiquette de photographe de guerre. Formé au laboratoire de France Soir, il abandonne rapidement le show-business pour les tranchées. Travaillant pour Newsweek, Paris Match, Sipa-Press, Sygma…

Sur place, son humanité ressort. Il capte les histoires et les émotions.

Patrick manie aussi bien la caméra que l’écrit ou la photo. Peu importe le support. « Aujourd’hui, l’information est tellement omniprésente que si l’on ne sait pas ce qui se passe, c’est que l’on refuse de le savoir ». Bien qu’il parte de moins en moins, la guerre le poursuit toujours. Elle est partout, autour de lui. « On trimbale toujours la guerre avec soi. Les sons et les odeurs la rappellent. Les barbecues renvoient aux cadavres brûlés. A Paris, un homme entre dans un bar, on a l’impression qu’il va se faire tuer. A la campagne, près des buissons, on pense toujours à une embuscade… ».

Ses clichés, anciens et récents, se superposeront bientôt pour incarner la méfiance. Méfiance des conflits à venir. Méfiance des apparences. Méfiance de la violence gratuite. Au fond, la mort est la seule chose dont il ne se soit jamais méfié.

Publié le 7th octobre 2009
Larry Burrows - VietnamLarry Burrows a photographié la guerre du Vietnam depuis les premiers moments de l’engagement américain, en 1962, jusqu’à sa mort en 1971, lorsque son hélicoptère fut abattu à la frontière entre le Vietnam et le Laos. Il s’est trouvé au cœur du conflit, dans un pays dévasté, parmi des soldats et des civils traumatisés par la cruauté de la guerre. Ses images, publiées par le magazine Life, ont touché la conscience américaine et contribué à faire naître les mouvements de protestation qui ont secoué les Etats-Unis dans les années 60.
Les photographies réunies dans cet ouvrage, dont certaines sont inédites, mettent en évidence le talent de Burrows, son courage – il n’hésitait pas à se pencher avec son appareil par les portes d’un avion en vol – et son humanité, qui apparaît à travers les images de soldats blessés ou épuisés, d’enfants vietnamiens souffrant physiquement et psychologiquement de la guerre. Ces photographies sont brutales, poignantes et terriblement réalistes. Elles constituent un brillant exercice de photojournalisme, transcrivant l’histoire en marche tout en atteignant un très haut niveau artistique.
Comme le dit David Halberstam,  » Larry Burrows fit oeuvre d’historien autant que de photographe et d’artiste. Grâce à ses reportages, les générations nées après sa mort possèdent un témoignage unique de ce que fut cette terrible guerre. Ce livre est en quelque sorte son testament. « 
 
Je tenais particulièrement à vous parler de ce photographe car c’est par le biais de son travail sur le Vietnam que j’ai notamment commencé à m’intéresser au photojournalisme et à y être sensibilisé.  Si vous voulez vous procurer ce livre il n’est malheureusement plus édité mais vous pouvez le faire venir des Etats-Unis en cliquant ici