Ci-dessous les articles concernant " vietnam"

L’exposition « Rapporteur de guerre » – Patrick Chauvel

11 déc 2012   //   Actualité, Les expos, Patrick Chauvel  //  Laissez un commentaire

Déjà exposé à Bastia, Patrick Chauvel est également à l’honneur au Centre Mondial de la Paix de Verdun jusqu’au 26 mai. Des photos violentes, étonnantes, qui témoignent d’une carrière entière passée à montrer la réalité, pour que plus jamais l’on ne puisse dire « on ne savait pas ».

Funeral of Archbishop Romero Civil War in Cambodia

© Patrick Chauvel

De guérillas en révolutions, de batailles en exécutions, ce témoin de la guerre retrace ici 30 années de conflit à travers des photos prises en Afghanistan, en Tchétchénie, en Haïti, au Liban ou encore au Vietnam. Une sélection qui, si elle choque, sensibilise forcément le public par le trouble que crée la vue de ces corps, de ces enfants, de la torture et de la mort.

Au Centre Mondial de la Paix à Verdun jusqu’au 26 mai 2013

 

Laurent Weyl – Réfugiés climatiques

6 oct 2012   //   Les beaux livres  //  Laissez un commentaire

Laurent Weyl, né a Strasbourg en 1971, a choisi d’axer son travail sur le documentaire social et la géopolitique. Il s’intéresse aussi bien à des sujets d’investigation sur des situations humaines difficiles telles que la misère urbaine des mégapoles ou les réfugiés climatiques qu’à des sujets plus socio-ethnologiques comme la vie sur la Mer d’Aral ou au Bangladesh. Depuis 2012, Laurent est basé à Ho Chi Minh Ville au Vietnam et peut travailler sur toute l’Asie du Sud Est.

Exposé et projeté régulièrement dans les festivals de photographie (Visa, Arles, Vannes, …), il collabore avec la presse française et internationale (Geo Voyage, Flair Italie, Figaro Magazine, El Pais…) et publie deux livre avec le collectif Argos, dont il fait partie depuis 2001, intitulés « Gueule d’hexagone » et  »Réfugiés climatiques ».

Avec l’affaiblissement de la mousson africaine, le lac Tchad a perdu 80 % de sa superficie. Autrefois 4eme plan d’eau d’Afrique  c’est désormais un marécage.  On peut maintenant le traverser a pied dans toute sa longueur. Lac Tchad, Tchad. avril/ mai 2005.

 

Feuilletez quelques pages du livre « Réfugiés climatiques » ici

Achetez le livre ici

Le Zixbook : « Nous autres Vietnamiens »

24 avr 2012   //   Les beaux livres  //  Laissez un commentaire

Les ouvrages d’art photographique sur un pays spécifique sont légion. Ceux qui traitent d’un peuple propre s’avèrent par contre rarissimes.

Le présent projet s’attache à combler cette lacune avec l’invention brevetée d’un nouveau genre de livre dit Zixbook. Ce concept éditorial innovant repose sur l’image dite sensorielle, issue du mariage entre le texte, l’image et le son. Il vise à promouvoir l’éducation en renouvelant notre manière de lire avec un double support papier et numérique, ainsi que les échanges artistiques et culturels dans le monde sur le thème du Vietnam. La forme et le contenu de chaque support sont peaufinés pour à la fois susciter l’émotion et interroger la conscience. Ainsi, le disque ou le fichier numérique de la déclinaison photographique Zixphot rajoute une autre dimension au livre papier trilingue ; il enrichit les synergies du texte et de l’image avec un diaporama musical et des poèmes lus en trois langues.

Mais comment brosser le portrait des 90 millions d’habitants d’un fascinant pays que caractérisent une diversité culturelle de 54 ethnies et un passé historique de 4.000 ans ? Comment capter l’esprit même d’une nation sans s’empêtrer dans les clichés de son empreinte culturelle multiforme ? De plus, les problèmes politiques, religieux et sociaux qu’amplifient l’ignorance, l’étroitesse d’esprit et l’intolérance, compliquent toujours le traitement d’un sujet aussi ambitieux que controversé. Bùi Huy Trang présente une vision humaniste et subjective du peuple vietnamien selon plusieurs approches artistiques complémentaires.

Sensible et empathique, son regard se décline d’abord en 50 photographies noir & blanc et 50 photographies couleur. Toutes ces images proviennent essentiellement de cinq reportages effectués au Leica M dans tout le Vietnam entre 1997 et 2010, au gré des rencontres aussi merveilleuses qu’enrichissantes avec des hommes et des femmes de toutes conditions sociales. L’auteur les a sélectionnées et ordonnées avec le plus grand soin pour révéler par le profond respect qu’il porte à ses compatriotes, la complexité de leur âme, de leur caractère et de leur personnalité tout en questionnant en filigrane sur le temps, l’existence et la mort. Il a retrouvé en elles les réalités fugitives qui l’ont bouleversé et qu’il a toujours évité de recouvrir d’un esthétisme d’emprunt.

Sous forme réelle, virtuelle ou mentale, elles fusionnent ensuite avec la musique envoûtante du compositeur et pianiste de jazz Niels Lan Doky, ainsi qu’avec la lecture amateur à voix haute en anglais, français et vietnamien par l’auteur, de deux de ses poèmes en prose qui accompagnent toutes ces photographies faussement simples et empreintes de vie et de justesse.

Cet ouvrage est disponible :
- sur le site web www.zixbook.com
- chez Thanh Binh Jeune, 20 Avenue de Verdun 94200 Ivry Sur Seine
- par commande directe à zixbook@gmail.com

Henri Huet – Biographie

22 fév 2011   //   Henri Huet  //  Laissez un commentaire

Petit, le cheveu sombre, le sourire éclatant et le teint buriné, il parle anglais avec un fort accent français. Discret, il en dit peu sur sa vie personnelle. La plupart de ses collègues ignorent qu’il a une ex-femme et deux enfants, en France. Il est métis, né à Dalat en 1927 de père français et de mère vietnamienne. Élevé en France, il a fait les Beaux-Arts à Rennes, en Bretagne. Son expérience de la photo de guerre, c’est dans l’armée française, depuis 1950, qu’il se l’est forgée, car il s’est engagé dans le but d’être affecté au Vietnam où son père vit toujours. Cela fait donc vingt ans qu’il parcourt les routes de la péninsule, muni de ses appareils photo. L’Histoire et le goût de l’aventure ont fait le reste.

Sur le champ de bataille, Henri Huet est autosuffisant, rapide, « maître dans l’art de se rendre invisible », note Horst Faas qui dirige les opérations photographiques d’AP au Vietnam. Il se faufile au cœur de l’action sans se faire remarquer et se positionne toujours à la bonne distance. Pour déclencher, il sait prendre son temps ; il attend que l’image se compose. Certains se souviennent qu’il leur a appris à survivre sur le champ de bataille, certains qu’il n’est avare ni de conseils, ni de son temps, d’autres qu’il est toujours prêt pour une bonne plaisanterie. Il rapporte ses films à Saigon, épuisé, amaigri, couvert de la terre du Vietnam.

Ses photos paraissent dans les journaux du monde entier. Il saisit tous les visages de la guerre. Ceux de la détresse des soldats, ceux de la terreur des civils et ceux des enfants. Il fixe sur la pellicule les yeux d’une petite fille que des soldats américains ont trouvée dans une grotte, sur la route de Dalat, à quelques kilomètres de sa maison natale. Il y a eu aussi ce jour de janvier 1966 où il rapporte du combat tant de bonnes photos que le rédacteur en chef photo du bureau d’AP ne sait pas où donner de la tête. Et Larry Burrows, le célèbre photographe de Life, déclare en voyant la photo du médecin Thomas Cole, le visage enveloppé de bandages, apportant des soins à un autre soldat : « C’est la une de Life ! ». Ce reportage vaut à Henri Huet la Robert Capa Gold Medal.

Et l’année suivante, en septembre 1967, il ne peut échapper au feu. Il est sérieusement blessé à Con Thien. Dana Stone, qui apprécie tant sa compagnie sur le terrain, immortalise la scène : Henri grimace de douleur dans une tranchée, ses appareils à côté de lui. Évacué, opéré, il est éloigné du champ de bataille pendant quelques mois. À peine rentré au Vietnam, il est impatient de retrouver l’action. Les missions sur le terrain se succèdent à nouveau. En 1969, la direction d’AP, inquiète des dangers qu’il court, le persuade d’accepter un transfert à Tokyo. Très vite, il s’ennuie ferme et n’aspire qu’à retourner au Vietnam. Le prétexte de l’invasion du Cambodge, en mars 1970, est tout trouvé : le bureau de Saigon manque de bras et demande qu’on renforce son équipe. Henri est candidat et obtient son transfert. Il est à nouveau chez lui. Il suit de près les opérations militaires au Cambodge. Ses courriers traduisent son inquiétude et son épuisement, et ce d’autant que l’invasion du pays s’accompagne de la mort et de la disparition de nombreux journalistes, parmi lesquels ses proches amis les photographes Kyioshi Sawada et Dana Stone.

À peine revenu au Vietnam, il est à nouveau happé par l’actualité, l’invasion du Laos que préparent, depuis quelques mois, Sud-Vietnamiens et Américains. Les journalistes se groupent à la frontière, à Khe Sanh. Le temps est pluvieux, l’attente pénible. Henri Huet fait parvenir à Saïgon ce qui seront ses dernières pellicules. Pour la première fois depuis le début de la guerre, les Américains refusent d’embarquer des civils dans les hélicoptères. Les Sud-Vietnamiens suivent aussi cette règle, mais, le 9 février, l’officier qui commande la force sud-vietnamienne d’intervention au Laos convie des journalistes à l’accompagner dans son inspection du front. Les quatre photographes qui montent dans l’hélicoptère sont Larry Burrows, Kent Potter, Henri Huet et Keisaburo Shimamoto. Peu avant midi, les hélicoptères décollent et se dirigent vers le Sud. La théorie la plus communément admise est que l’hélicoptère de presse s’est égaré sur le terrain montagneux de la piste Hô Chi Minh.

Le site du crash du 10 février 1971 sera localisé presque trente ans plus tard et répertorié sous le numéro 2062. Une équipe de recherche américaine se rend sur place, accompagnée par Horst Faas et Richard Pyle fidèles à leur amitié. Du flanc de la montagne, on déterre de la pellicule 35 mm, des optiques de Nikon, des fragments de montres, des boucles de ceinture, une médaille de baptême… et le boîtier d’un Leica. Des restes retrouvés sur le site du crash ont été scellés dans le mur du Mémorial des journalistes du musée de la presse, le Newseum, à Washington, en avril 2008.

Source : http://www.slash.fr

Kim Phuc

22 oct 2009   //   Une photo, une histoire  //  2 commentaires

Nick Ut a photographié cette petite fille le 8 juin 1972 qui fuyait le village de Trang-Bang, à 65 km au Nord-Ouest de Saigon, après avoir été brûlée lors du bombardement par l’aviation sud-vietnamienne. Nick Ut obtenu le prix Pulitzer pour cette photographie.

Il existe également une vidéo, beaucoup moins diffusée, filmée par le cameraman britannique Alan Downes d’ITN (Independent Television News), qui montre les événements juste avant et juste après la prise de cette photographie.

La parution de la photographie a été retardée jusqu’au 12 juin 1972 au motif qu’elle mettait en scène la nudité d’enfants. Après un débat au sein de l’agence de presse et une série de décisions individuelles, il a été finalement décidé de la publier en raison de son intérêt journalistique exceptionnel, mais en évitant de faire un gros plan sur l’enfant brûlée

La véracité de ces événements et l’authenticité de la photographie a été mises en doute dés 1972, en particulier par le président américain Richard Nixon, ce qui entraîna des nombreuses réactions. Nick Ut avait alors délcaré que « la photographie était aussi authentique que la guerre du Viêt Nam elle-même ».

Considérée comme un témoignage vivant des horreurs de la guerre et symbole du pacifisme, Kim Phúc a été nommée Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO le 10 novembre 1997.

Patrick Chauvel – Biographie

14 oct 2009   //   Patrick Chauvel  //  1 commentaire

Patrick Chauvel est l’un des derniers correspondants de guerre indépendants ayant couvert les conflits majeurs de la seconde moitié du xxe siècle. Le Vietnam, le Cambodge, le Liban, le Salvador, l’Afghanistan, la Tchétchénie,… 

Longtemps considéré comme « le photographe le plus fou de la planète », Patrick Chauvel a décidé de diversifier ses outils de communication. Si la photographie reste son activité principale, il est aussi passé du coté de la réalisation et de l’écriture.

Grâce à son père journaliste, il cotoyera dès son adolescence de grands journalistes ainsi que des aventuriers qui vont sceller son destin : Gilles Caron, Pierre Schoendoerffer, Joseph Kessel, Jean Lacouture… En répondant à une annonce dans un journal israélien à quelques semaines de la guerre des six jours, il découvre son métier. Gilles Caron lui laissera un Leica M3 qu’il n’aura l’occasion de lui rendre. Parti remplacer des civils dans les kibboutz, il fait le mur pour rejoindre les premières lignes lorsque la guerre éclate. Les photos sont ratées. Peu importe, Patrick a compris son chemin.

Près de 300 jours par an à l’étranger. Bercé par les tirs en rafales et les départs précipités, il acquière, peu à peu, une étiquette de photographe de guerre. Formé au laboratoire de France Soir, il abandonne rapidement le show-business pour les tranchées. Travaillant pour Newsweek, Paris Match, Sipa-Press, Sygma…


Sur place, son humanité ressort. Il capte les histoires et les émotions.

Patrick manie aussi bien la caméra que l’écrit ou la photo. Peu importe le support. « Aujourd’hui, l’information est tellement omniprésente que si l’on ne sait pas ce qui se passe, c’est que l’on refuse de le savoir ». Bien qu’il parte de moins en moins, la guerre le poursuit toujours. Elle est partout, autour de lui. « On trimbale toujours la guerre avec soi. Les sons et les odeurs la rappellent. Les barbecues renvoient aux cadavres brûlés. A Paris, un homme entre dans un bar, on a l’impression qu’il va se faire tuer. A la campagne, près des buissons, on pense toujours à une embuscade… ».

Ses clichés, anciens et récents, se superposeront bientôt pour incarner la méfiance. Méfiance des conflits à venir. Méfiance des apparences. Méfiance de la violence gratuite. Au fond, la mort est la seule chose dont il ne se soit jamais méfié.

Vietnam – Larry Burrows

Larry Burrows a photographié la guerre du Vietnam depuis les premiers moments de l’engagement américain, en 1962, jusqu’à sa mort en 1971, lorsque son hélicoptère fut abattu à la frontière entre le Vietnam et le Laos. Il s’est trouvé au cœur du conflit, dans un pays dévasté, parmi des soldats et des civils traumatisés par la cruauté de la guerre. Ses images, publiées par le magazine Life, ont touché la conscience américaine et contribué à faire naître les mouvements de protestation qui ont secoué les Etats-Unis dans les années 60.

 

Les photographies réunies dans cet ouvrage, dont certaines sont inédites, mettent en évidence le talent de Burrows, son courage – il n’hésitait pas à se pencher avec son appareil par les portes d’un avion en vol – et son humanité, qui apparaît à travers les images de soldats blessés ou épuisés, d’enfants vietnamiens souffrant physiquement et psychologiquement de la guerre. Ces photographies sont brutales, poignantes et terriblement réalistes. Elles constituent un brillant exercice de photojournalisme, transcrivant l’histoire en marche tout en atteignant un très haut niveau artistique.

 

Comme le dit David Halberstam,  » Larry Burrows fit oeuvre d’historien autant que de photographe et d’artiste. Grâce à ses reportages, les générations nées après sa mort possèdent un témoignage unique de ce que fut cette terrible guerre. Ce livre est en quelque sorte son testament. « 

 


Je tenais particulièrement à vous parler de ce photographe car c’est par le biais de son travail sur le Vietnam que j’ai notamment commencé à m’intéresser au photojournalisme et à y être sensibilisé.  Si vous voulez vous procurer ce livre il n’est malheureusement plus édité mais vous pouvez le faire venir du Royaume-Uni en cliquant ici

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