Ci-dessous les articles concernant " tunisie"

Notre monde – Reuters

25 août 2012   //   Les beaux livres, Les livres  //  Laissez un commentaire

Les albums Reuters Notre monde retracent en images l’actualité d’une année. Des livres qui composent, année après année, une  » mémoire du présent  » indispensable.

Le tremblement de terre et le tsunami au Japon ; la catastrophe nucléaire de Fukushima ; le  » Printemps arabe  » et l’explosion de colère des peuples en Tunisie, en Egypte ou en Syrie ; la guerre en Lybie ; la mort de Ben Laden ; la crise financière en Europe et la crise de l’euro ; les primaires socialistes en France ; mais aussi l’affaire DSK, le mariage de William et Kate Middleton, la mort de Steve Jobs…

 L’année 2011, comme sous le coup d’une accélération de l’histoire, a été marquée par une succession d’événements inattendus et particulièrement marquants.

Cinquième volume de la série « mémoire du présent », cet ouvrage retrace à travers plus de 350 images sélectionnées par l’agence Reuters cette succession improbable d’événements qui, dans de nombreux pays, ont changé le cours de l’histoire.

Mais le livre – et c’est là toute sa force – s’arrête aussi sur des événements en apparence plus anodins ou plus intimes. Tous ces événements, petits ou grands, familiers ou extraordinaires, témoignent, chacun à leur façon, de ce qui fait notre monde.

  • Relié: 319 pages
  • Editeur : Thames & Hudson
  • Collection : BX LIVRES
  • Langue : Français

Pour le commander cliquez ici

Journaliste en Syrie : « c’est la roulette russe »

Deux journalistes sont morts, mercredi 22 février, en Syrie, lors du pilonnage du quartier de Baba Amr, dans la ville rebelle de Homs. Parmi eux, un Français, Rémi Ochlik, a trouvé la mort dans le centre de presse, visé par des tirs de roquettes depuis le début de la matinée. Il est le septième journaliste à avoir trouvé la mort en Syrie depuis le début du conflit.

Patrick Chauvel, photojournaliste et correspondant de guerre depuis quarante ans, a couvert les événements des révolutions arabes. Il était présent en Libye, en mars 2011, en même temps que Rémi Ochlik. Il évoque les risques du photojournalisme et la gradation de la violence des conflits arabes depuis janvier 2011.

Pourquoi tant de jeunes photographes sont-ils présents depuis le début pour couvrir les événements des révolutions arabes ?

Tout a commencé avec la Tunisie, le voyage ne coûtait pas trop cher, et donc de nombreux jeunes ont pu partir avec leurs propres économies. Pas besoin de carte de presse, ni d’être connu, n’importe quel jeune photojournaliste pouvait décider de se lancer dans l’aventure. En Libye, à la différence de l’Afghanistan ou de l’Irak, pas besoin demontrer patte blanche, car les rebelles libyens étaient totalement désorganisés. C’était une véritable occasion pour ces jeunes professionnels de se révéler, comme lors du conflit en Yougoslavie, où de nouveaux talents se sont distingués.

On devait être une cinquantaine en Libye. Ça m’a plu de voir arriver tous ces jeunes. Ils étaient gonflés, merveilleux d’aventure et d’envie. C’était formidable de les voir travailler et se poser des questions sur le métier. Ils s’interrogeaient sur la justesse de la cause, si la France faisait bien d’intervenir militairement. Beaucoup de questions sur l’avenir économique du métier, avec le développement d’Internet, et surtout pour les journalistes indépendants. Des gens biens.

Mais ils étaient aussi nombreux à venir sans préparation, avec l’inconscience due à leur âge, sans notion des premiers secours en cas de blessure, ni des bons réflexes de survie. Quand des tirs partent dans tous les sens, rien ne sert de se cacher derrière une voiture, c’est du papier. La seule solution : courir.

En quoi la Syrie est-elle différente des autres conflits arabes ?

Jusque-là c’était la guerre, mais avec des conflits pas très violents. La Syrie, en revanche, c’est un vrai conflit. En Tunisie, un seul photographe a été tué, Lucas Mebrouk Dolega, un jeune Français de 32 ans. En Egypte, là, c’était très dangereux. Si on se retrouvait seul face à des policiers, on se faisait embarquerdans une ruelle à l’écart et tabasser. Il y a eu des histoires horribles, comme ces deux journalistes [Caroline Sinz et Mona Eltahawy] qui ont été violées au milieu de la foule. Mais il n’a jamais été question d’exécution sommaire.

En Libye, c’était une guerre avec des moments dangereux. Là-bas, il y avait des tirs de mortier, à la trajectoire complètement aléatoire. Cinq journalistes y ont trouvé la mort. La Syrie, c’est encore un niveau au-dessus. Les autorités syriennes ne veulent pas que des images sortent du pays, alors ils n’hésitent pas à arrêter les journalistes, à les torturer, voire à les exécuter.

Dans quelles conditions travaillent les journalistes, notamment en Syrie ?

Pour entrer en Syrie, ce n’est pas simple. Il faut passer la frontière sous les barbelés, avec les snipers qui patrouillent, puis crapahuter pendant des kilomètres sur une moto ou à cheval, comme ce journaliste du New Yorker mort après une crise d’asthme, il n’y a pas longtemps. Puis après il fait froid, il n’y a rien, pas même d’électricité, ce qui complique énormément le transfert de photos. Il faut les faire passer à la frontière, comme on peut, comme quand on avait encore des pellicules. Là, en plus, l’armée syrienne ne veut pas que la presse vienne. En janvier, quand Gilles [Jacquier] a été tué, ça a refroidi tout le monde.

Et puis il y a la question de l’argent. Je me souviens que quand je suis parti en Libye, j’ai réussi à réunir 1 800 euros auprès de deux journaux différents. Mes dix-huit heures de taxi pour arriver sur la zone de combat m’ont coûté 1 700 euros, donc une fois sur place, je n’avais plus que 100 euros pour vivre. Heureusement, il y a une forte entraide entre journalistes, une fois sur place. Si quelqu’un a de quoi se payer une voiture avec un chauffeur, il emmène les autres avec lui.

Mais on travaille seul. Sur le front, on essaye d’être seul pour ne pas faire les mêmes images que les autres. On est là pour bosser, ce n’est qu’une fois à l’hôtel qu’on plaisante et qu’on discute. Je me souviens : une fois, un jeune journaliste est venu me voir et m’a demandé « comment faire pour rester en sécurité ? » Je lui ai répondu : « rester à Paris ».

Et malgré tout, il y a toujours l’envie de repartir ?

Oui, ce n’est pas un métier, c’est une manière de vivre. Aujourd’hui, quand je vois ce que subissent les Syriens, je n’ai qu’une envie, c’est y aller, pour raconter leur histoire. On dirait des noyés qui nous appellent au secours. Ne pas y aller, c’est presque faire preuve de non assistance à personne en danger.

La mort de ces journalistes [Rémi Ochlik et Marie Colvin] est très triste. Rémi était un jeune homme plein d’avenir, sincère. Mais ils sont morts en faisant leur métier, personne n’a fait d’erreur. Quand on est dans un conflit armé avec des passifs, des civils, c’est la roulette russe. L’essentiel, c’est de continuer à envoyer des journalistes en Syrie et de raconter des histoires.

Source : lemonde.fr

Mort du jeune photojournaliste Rémi Ochlik

22 fév 2012   //   Rémi Ochlik  //  1 commentaire

Le journaliste français Rémi Ochlik a été tué, mercredi 22 février, lors du pilonnage du quartier de Baba Amro, à Homs. Ce jeune photojournaliste avait notamment couvert de nombreux conflits du Printemps arabe, en Tunisie, en Egypte, en Libye et dernièrement en Syrie.

Né en 1983, dans l’est de la France, Rémi Ochlik avait étudié la photographie à Icart-Photo, une école de photographie à Paris, pour travailler ensuite pour l’agence photograhique Wostok. En 2004, il se fait connaître avec un reportage sur les événements d’Haïti, alors qu’il n’a même pas encore terminé ses études. Il se révèle alors comme un talentueux représentant de la jeune génération de photographes. Son travail est couronné du prix Jeune Reporter François-Chalais et honoré d’une projection au festival Visa pour l’image de PerpignanJean-François Leroy, le directeur du festival, expliquait alors: « On m’a montré un travail sur les événements d’Haïti. Très beau, très fort. Je ne connaissais pas le mec qui a fait ça. Je l’ai fait venir. Il s’appelle Rémi Ochlik, il a vingt ans. Il a travaillé tout seul, comme un grand. Voilà. Le photojournalisme n’est pas mort ».

©IP3 Press

Après cette première expérience des conflits armés, il décide de fonder sa propre agence de presse, IP3 Press, qui se propose de couvrir l’actualité parisienne et les conflits partout dans le monde, comme la guerre en République de démocratique du Congo, en 2008, l’épidémie de choléra ou l’élection présidentielle haïtienne, en 2010.

Il consacre l’année 2011 aux révoltes dans les pays arabes. Tunisie, Égypte, Libye : il est sur tous les fronts. « 2011 a été une année incroyablement chargée, déclare-t-il à l’époque. Chaque pays couvert avait son vécu propre par rapport à son régime, mais l’espoir, l’élan et les slogans étaient les mêmes. Les peuples étaient animés par le sentiment de ras-le-bol, moi par celui d’être là où se joue l’histoire. »

©Rémi Ochlik

Ses photographies ont été publiées dans Le Monde MagazineVSDParis Match,Time Magazine et The Wall Street Journal. Son travail a reçu, en décembre, le premier prix du festival Scoop Grand Lille pour trois de ses reportages : La Révolution du Jasmin ; Egypte, Tarhir Square et La Chute de Tripoli. Plus récemment, il a reçu le quatrième prix du prestigieux World Press Photo pour sa photo Battle for Libya.

Son dernier projet était de saisir les évènements syriens dans son objectif. Il disait s’appuyer de plus en plus sur la puissance des réseaux sociaux. « Ils sont un bon moyen de sonder le terrain du point de vue des locaux », insistait-il. En effet, c’est en veillant pendant six heures sur Facebook qu’il avait compris qu’il se passait quelque chose de très important en Libye et qu’il avait décidé d’y partir. Selon son confrère Franck Medan, « d’une grande humilité, plein d’énergie, curieux, il travaillait au 35 mm, il n’avait pas les moyens de s’équiper d’un téléobjectif. Mais même s’il l’avait pu, il voulait aller loin, être au plus près de l’événement et vivre les choses pleinement ».

Source : LeMonde.fr

Un an après la révolution, les artistes tunisiens s’exposent à Paris

19 fév 2012   //   La révolution arabe  //  Laissez un commentaire

Un an après la révolution tunisienne, aussi appelée la « Révolution du Jasmin », l’Institut du Monde Arabe (IMA) donnent la parole aux artistes. A la fois créateurs et citoyens, témoins et acteurs, ils ont suivi les évolutions de leur pays et les enjeux de ce mouvement de révolte. Par la pratique de leur art, ils s’expriment sur la laïcité, le droit des femmes, les premiers pas vers la démocratie… Car après la chute du dictateur Ben Ali au pouvoir pendant vingt-trois ans, les premières élections libres ont été organisées.

Profitant d’une liberté d’expression toute récente, les artistes explorent de nouveaux espaces où ils ne sont plus sous surveillance. Photographes, plasticiens, peintres ou sculpteurs, ils témoignent des événements vécus pendant cette révolution. Ils questionnent ou interprètent cette période de changement. Les vingt et un artistes exposés sont tunisiens pour la plupart mais quelques œuvres d’artistes étrangers, particulièrement sensibles à cette révolution, sont aussi présentes.

L’exposition, explique sa commissaire Géraldine Bloch, est « un hommage à la révolution et au peuple tunisien mais cette fois à travers des artistes plasticiens et différents médiums représentés et non pas à travers la photo documentaire et journalistique. »

L’exposition « Dégagements… La Tunisie un an après » se tient jusqu’au 1er avril à l’Institut du Monde Arabe, à Paris.

  • MÉTRO :  Maubert – Mutualité, Jussieu
  • OUVERTURE : Tous les jours de 10h à 18h, sauf les lundis Bibliothèque : tous les jours de 13h à 20h sauf dimanches et lundis
  • TARIFS : Musée : 4 €/gratuit jusqu’à 12 ans. Expositions: 8,50 €/6,50 € (-26 ans)/gratuit jusqu’à 12 ans

Les récompensés au festival Visa pour l’image

Le Visa d’or catégorie News du 23e festival Visa pour l’Image de Perpignan a été décerné dimanche au photographe russe Yuri Kozyrev de l’agence Noor, pour un reportage sur « Les chemins de la révolution » dans les pays arabes.

Connu pour ses reportages sur les conflits dans le monde, Yuri Kozyrev a suivi ces derniers mois les mouvements de contestation en Egypte, au Bahrein et en Libye.

Des rebelles libyens hissent leur drapeau à un poste-frontière. Ras Lanouf, Libye, 8/03/11. © Yuri Kozyrev

Le Visa d’or catégorie Magazine a été attribué au photographe français Olivier Jobard de l’agence Sipa Press pour son reportage « Zarsis-Lampedusa, l’odyssée de l’espoir ». Le photojournaliste qui a suivi l’exode de Tunisiens vers l’île italienne à bord d’un chalutier pour le magazine Paris-Match.

Le Visa d’or catégorie Presse quotidienne a été remis à l’International Herald Tribune pour la couverture du photographe japonais Shiho Fukada sur les conséquences du séisme qui a frappé le Japon, avec le tsunami puis l’accident de la centrale de Fukushima.

Enfin, un Visa d’or « humanitaire » du Comité international de la Croix Rouge (CICR) a été décerné à la photographe franco-espagnole Catalina Martin Chico pour son reportage sur la révolution yéménite. Le festival Visa pour l’Image, qui réunit les plus grands photographes de presse, fermera ses portes le 11 septembre.

« 6 mois » le nouveau magazine photo

24 mar 2011   //   La revue 6 mois, Le métier, Les livres  //  4 commentaires

Un peu plus de deux ans après avoir lancé «XXI», et prouvé que la création d’un nouveau journal par les temps qui courent n’est pas nécessairement synonyme de faillite annoncée, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry reviennent avec un défi au moins aussi fou: sortir une revue photographique à l’heure où les poids-lourds du domaine battent de l’aile.

«6 mois» mise avant tout sur une qualité irréprochable pour séduire le public. Qualité des images bien sûr, mais aussi de la mise en page et du support lui-même (papier haut-de-gamme, sans brillance, idéal pour les photos). Résultat: un bel ouvrage très agréable à parcourir.

Sur le fond, la revue propose des sujets traités en profondeur et venant des quatre coins de la planète. Au sommaire du premier numéro par exemple: Haïti, Chine, Angleterre, Guinée-Bissau, Tunisie… et une liste de crédits photographiques qui rassemble près de vingt nationalités.


BibliObs a posé quelques questions à Marie-Pierre Subtil, rédactrice en chef d’une revue qui ose renouer avec le véritable reportage photographique à l’heure où une déferlante d’illustrations vaines inondent la presse écrite.

BibliObs. – Pouvez-vous nous présenter le projet en quelques mots?

Marie-Pierre Subtil. - De nos jours on est submergé d’images sans en avoir la lecture. Parce qu’on ne s’arrête pas dessus, parce qu’on ne prend pas le temps de les comprendre. Aujourd’hui, tout le monde a un appareil photo, les images arrivent de partout, partent dans tous les sens, mais elles ne racontent pas d’histoires. Au contraire, «6 mois» propose de partir des images pour raconter le monde d’aujourd’hui. Le but de la revue est de donner du sens à de bonnes images.

BibliObs. - Comment cette volonté se traduit-elle dans la revue?

M.-P. Subtil. - «6 mois» propose avant tout des regards travaillés sur la longueur. En privilégiant les longues enquêtes, les reportages au long cours, nous entendons renouer avec la grande tradition du photojournalisme. La revue s’articule donc autour de longs portfolios. Dans ce premier numéro, le plus petit compte vingt photos et le plus long cinquante. Ce dernier est un véritable travail d’immersion puisque la photographe américaine Darcy Padilla a suivi son sujet pendant 18 ans.

BibliObs. - Lancer un nouveau magazine photographique alors que des journaux comme «Géo», «Photo» ou encore le «National Geographic» ne cessent de perdre des lecteurs: le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un pari osé…

M.-P. Subtil. - «XXI» aussi était un pari osé et pourtant ça marche. Les gens ne sont pas idiots. Il y a une demande pour du vrai journalisme. Il est évident qu’en lançant un journal papier on prend le contrepied de la tendance qui veut que l’avenir de la presse passe par internet. De même, proposer de longues enquêtes va à l’encontre de ce qu’on voit de plus en plus dans les journaux. Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry poursuivent l’objectif initié avec «XXI»: réfléchir sur la manière de faire du journalisme.

BibliObs. - «6 mois» est appelé à devenir une revue internationale?

M.-P. Subtil. - Oui, nous souhaitons la faire traduire dans d’autres langues afin qu’elle puisse être publiée simultanément dans plusieurs pays. Mais il nous fallait d’abord lancer ce premier numéro pour pouvoir chercher à étendre sa publication. «6 mois» n’est pas une revue française. C’est un projet universel. L’idéal serait qu’on croise des regards de photographes des quatre coins du monde et pas seulement des occidentaux qui photographient le Tiers-Monde. Et que la revue soit lue partout autour du monde.


Propos recueillis par Jonathan Reymond


«6 mois», n°1, 350 pages, 25 euros, en vente depuis le 24 mars en kiosque.

Prochaine parution: 22 septembre 2011.

Sur internet: 6mois.fr

 

Décès du photographe Lucas Mebrouk Dolega

19 jan 2011   //   Hommage, Le métier, Lucas Mebrouk Dolega  //  1 commentaire

Le photographe journaliste franco-allemand Lucas Mebrouk Dolega, est décédé suite à de graves blessures le lundi 17 janvier à l’hôpital Rabta de Tunis. Né à Paris de mère allemande et de père franco-marocain, il aurait passé une partie de sa jeunesse à Tanger.

©Lucas Mebrouk Dolega

Manifestation à Tunis le 14 janvier 2011

Envoyé par l’agence européenne de photographie de presse (EPA) de Francfort pour couvrir la révolution du jasmin à Tunis, ce jeune photographe de 32 ans a été la cible d’un tir de grenade de gaz lacrymogène le 14 janvier devant le ministère de l’Intérieur tunisien, selon l’un de ses confrères Julien Muguet. Ainsi, malgré l’opération qu’il a subie à l’institut national de neurochirurgie, le photographe Lucas Mebrouk Dolega n’a pas pu survivre à ses blessures.


Source : www.yabiladi.com

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