Ci-dessous les articles concernant " time"

Marco Longari, photographe de l’année 2012 pour « Time »

21 déc 2012   //   Les prix, Marco Longari  //  Laissez un commentaire

Le prestigieux magazine américain Time a désigné jeudi Marco Longari, de l’Agence France-Presse (AFP), meilleur photographe d’agence 2012. Cette distinction attribuée chaque année n’est pas dotée d’un prix mais salue la production d’un photographe.

Des printemps arabes à la dernière incursion israélienne à Gaza en passant par la guerre en Georgie, Marco Longari a couvert pour l’AFP les principaux conflits de ces dernières années.

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Opposés à la police antiémeute, certains manifestants égyptiens improvisent des tenues de protection avec trois fois rien. L’image est à la fois insolite et triste… (AFP PHOTO/MARCO LONGARI)

Le travail de cet Italien de 47 ans, responsable photo au bureau de l’AFP à Jérusalem depuis 2007, a été remarqué parmi les photographies d’autres références du métier, comme Goran Tomasevic de l’agence Reuters ou Manu Brabo d’Associated Press. «C’est en 2012 au Moyen-Orient que son travail est passé de remarquable à indispensable. Son travail est essentiel à la compréhension des bouleversements de la région durant cette période», écrit Time.

«Je ne participe pas aux prix photo car je suis quelqu’un qui raconte des histoires, pas un compétiteur», a déclaré Marco Longari. «C’est la victoire d’une certaine vision de la photographie que Patrick Baz (responsable régional de la photo au Moyen-Orient pour l’AFP, ndlr) a autorisée, en me permettant de travailler avec mon style», a-t-il ajouté.

«Dans les photos, je pense qu’il faut un point de vue d’auteur, plus personnel, plus engagé. C’est ça que les journaux et les magazines recherchent», a estimé Marco Longari. «Sur un événement, il faut trouver un parcours de narration à l’image qui raconte la vie au quotidien, à ce moment-là de l’humanité. Même si ce n’est pas facile et que cela prend beaucoup de temps», a-t-il conclu.

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Alep, en Syrie, le 14 septembre. « Je me trouve à un checkpoint rebelle lorsque je vois ce civil, un monsieur très distingué, s’approcher d’une zone où un sniper du régime tire à vue. L’homme traverse en courant, sacs de course à la main. (AFP PHOTO/MARCO LONGARI)

(Source : AFP)

Aisha retrouve un nouveau visage

20 déc 2012   //   Une photo, une histoire  //  Laissez un commentaire

Quand on l’appelait Bibi, Aisha incarnait la barbarie moyenâgeuse des taliban aux yeux du monde. Depuis son apparition en couverture de «Time Magazine» il y a deux ans, cette jeune afghane mutilée par ses proches a retrouvé un nom, et l’existence propre qui va avec. Une famille aussi. Et depuis peu, un nouveau visage. Aisha Mohammadzai a subi une nouvelle opération de reconstruction faciale qui a lui a enfin rendu le nez que son époux lui avait coupé.

A 12 ans, Aisha avait été mariée de force à un homme proche des taliban, après avoir été donnée par ses parents pour s’acquitter d’une «dette de sang». Les femmes «cédées» selon cette coutume du «baad», sont des moins que rien dans la culture tribale afghane. Aisha était souvent battue, parfois forcée à dormir dans une étable avec les animaux. Après des années de sévices, elle a décidé de s’enfuir. Seulement pour être rapidement rattrapée. La sentence est prononcée par les hommes de son village, sous la juridiction d’un taliban. Elle sera défigurée.

C’est son «époux» qui lui tranche le nez et les oreilles, pendant que son frère la tient. Répudiée, elle est laissée en sang, au sol, le châtiment exécuté. Aisha se rend alors jusqu’à la maison de son oncle, qui refuse de l’aider. Un proche se décidera finalement à l’emmener dans un hôpital de l’armée américaine. Elle restera à l’abri dans cet établissement pendant plus de deux mois, avant d’être recueillie au sein d’un centre destiné aux femmes afghanes battues, dans un endroit secret de Kaboul. C’est là que plusieurs journalistes américains ont rencontré celle que l’on appelait alors Bibi. Parmi elles, Jessica Ravitz de CNN qui est allée la revoir dans son nouveau chez elle, à quelques jours d’une nouvelle opération du visage.

Sans-titre-4Aisha est installée depuis plus d’un an dans une famille du Maryland, Jamila, son époux Mati et sa fille d’un premier mariage Miena, après plusieurs mois passé entre la Californie et New York. Loin de la frénésie des deux mégalopoles, la jeune fille qui n’a jamais fêté son anniversaire mais pense avoir 21 ou 22 ans, est plus à l’aise au calme. Depuis son arrivée aux Etats-Unis, sa vie a été riche en émotions et la reconstruction de son visage n’aide pas vraiment à celle de sa personnalité. Sa quatrième opération, depuis son arrivée, a marqué la moitié de son épopée médicale, qui s’achèvera avec un nouveau nez l’été prochain. Les médecins ont prélevé des morceaux de ses côtes pour recréer la structure de son nez.

Elle porte aujourd’hui l’ébauche d’un nez, avec de la peau et de la chair qui un temps avait l’odeur de la viande faisandée.

«Je ne m’inquiète pas. Tout le monde a ses problèmes», a-t-elle expliqué à la journaliste, avec l’aide d’un traducteur de pachto. «Au début, j’avais très peur. J’avais peur de regarder mon visage dans le miroir… J’avais peur de penser à ce qui aller se passer pour moi. Mais maintenant, je n’ai plus peur». Aisha aurait pu se laisser abattre. Elle aurait pu devenir folle en vivant en 20 ans bien plus de souffrance que certains malheureux en toute une vie. Elle a parfois été difficile à gérer. «Elle était tout à la fois une enfant têtue, une ado boudeuse et une femme brisée», résume la journaliste de CNN, mais les choses vont vraiment en s’arrangeant, selon sa mère adoptive.

Si son état physique l’a privée de nombreuses activités, des jeux au maquillage, Aisha apprend à lire, à écrire. Elle prend soin d’elle, elle cuisine. «Maintenant, je connais le sens de la vie, comment vivre. Là-bas, je ne pouvais pas savoir comment vivre», a-t-elle expliqué. «Ce qui s’est passé, ça fait partie de moi, une partie de ma vie et c’est tout le temps, dans mon esprit, avec moi. Mais je dois vivre, et je dois aimer». Si son visage brisé a des médecins pour le reconstruire, Aisha, bien entourée, a entrepris d’elle-même le travail sur son cœur.

Source : Paris match

La Chine par 88 photographes

29 nov 2011   //   Les livres  //  Laissez un commentaire

L’histoire de la République populaire de Chine en images saisissantes, captée par 88 photographes chinois.

Ce livre rassemble une vaste sélection de clichés pris depuis 1949 par divers photographes chinois, entraînant les lecteurs dans un voyage visuel à travers la grande République populaire; édité par Liu Heung Shing, photojournaliste reconnu, correspondant d’Associated Press et collaborateur du Time magazine de longue date.


Dans la Chine post-maoïste, le leader chinois, feu Deng Xiaoping, poussa son milliard de compatriotes à « rechercher la vérité dans les faits ». Lancée dans cette ouverture initiée par Deng, la Chine domine aujourd’hui l’histoire économique du XXIe siècle. La manière dont ce pays est passé de la périphérie au centre des affaires mondiales domine le débat sur la relation de l’Asie et de la Chine au monde occidental. Le photojournaliste Liu Heung Shing retrace l’histoire visuelle de soixante ans de République populaire (1949 à 2008), tout en cherchant à illustrer son évolution humaniste.



À travers le travail de 88 photographes chinois, cette collection d’images montre comment le peuple chinois a finalement prospéré, en dépit de longues décennies de terribles épreuves. Quand la Chine a levé le rideau sur les Jeux olympiques de 2008 et que le monde entier s’est tourné vers Pékin, ces photographies ont permis de rendre compte du remarquable chemin parcouru par les Chinois pour rejoindre le reste du monde. Pour aider à resituer les images dans leur contexte figure également une chronologie détaillant les événements politiques majeurs en Chine.


De Collectif, projet mené par Liu Heung Shing
Editions Taschen - 424 pages – 39,90 €


Le monde en 2010 au travers de 29 images

31 déc 2010   //   Une photo, une histoire  //  Laissez un commentaire

Dur métier, le photojournalisme est célébré par le magazine « Time », qui met en ligne une galerie des 29 meilleures photos représentant les événements qui ont façonné le monde en 2010. Chacune des 29 photos a été publiée dans l’édition papier du magazine.

Au fil des 29 clichés rassemblés dans cette même galerie , on découvre en image les événements, parfois juste suggérés, qui ont fait que le monde a changé en 2010.

Ragnar Th Sigurdsson / Arctic Images

L’éruption du volcan islandais qui a permis à Dame nature de nous rappeler sa supériorité.

 

Visiter la galerie TIME des meilleures photos de l’année 2010

Stephen Dupont – Biographie

4 sept 2010   //   Reporters, Stephen Dupont  //  Laissez un commentaire

Stephen Dupont est né à Sydney, en Australie, en 1967. Au cours des deux dernières décennies, Dupont a produit un travail remarquable. Des photographies envoûtante montrant la beauté des cultures fragiles et des populations marginalisées. Il saisit habilement la dignité humaine de ses sujets avec une grande intimité dans certaines régions les plus dangereuses du monde. Ses images ont reçu une reconnaissance internationale pour leur intégrité artistique et les précieux renseignements qu’elles donnent sur les gens, la culture et les communautés qui sont en train de disparaître de notre monde.


Son travail lui a valu de prestigieux prix comme le Prix Bayeux des correspondants de guerre ou encore la médaille d’or Robert Capa remise pour « le meilleur grand reportage photographique publié ayant requis un courage et une logistique exceptionnels ».


En 2007, il reçu le prix W. Eugene Smith pour son projet  sur l’Afghanistan.


Stephen Dupont "Searching for Weapons," 2007

Son travail a été présenté dans les plus grands journaux : The New Yorker, Newsweek, Time, Le Figaro, Libération, The Sunday Times Magazine, The Independent, The Guardian, The New York Times Magazine, Vanity Fair….

Stephen Dupont a exposé un peu partout dans le monde : Londres, Paris, New York, Sydney, Canberra, Tokyo et Shanghai, mais aussi à Perpignan pour Visa Pour l’Image 2010.



Pour plus d’information, n’hésitez pas à aller voir son site internet.


Follmïs’ destiny

Aventurier et photographe humaniste, Olivier Föllmi est l’un des plus célèbres photographes contemporains. Cité par le Time en 2007 comme l’un des 15 plus célèbres photographes du monde, c’est à partir de 1989 que la renommée de son travail photographique s’internationalise : le World Press Photo prime alors son sujet sur le fleuve gelé (en Himalaya) parmi les meilleurs reportages du monde. Il fut nominé au Visa d’or du 11ème festival international de photojournalisme avec « les forçats de l’Himalaya » et a reçu plusieurs prix et distinctions dans différents festivals.


Comment devient-t-on un photographe de renommée internationale ? Où puise-t-on cette sensibilité qui fait le regard unique, du photographe ? Le film « Föllmis’ Destiny » retrace le parcours de l’ « homme », Olivier Föllmi et de ceux qui l’entourent. De ses aventures en Himalaya, en passant par l’adoption d’enfants tibétains, les rencontres, les épreuves ont façonné son regard.

Aux côtés de ce grand homme, il y a une grande femme : Danielle Pons-Föllmi, elle aussi profondément marquée par les mêmes aventures qui ont tissé leur vie à tous les deux. D’abord spécialiste de médecine tropicale, elle s’est tournée ensuite vers la réanimation et l’anesthésie car elle se sentait capable de redonner ce souffle de vie qu’elle avait elle-même senti si fragile, plusieurs fois, aux côtés d’Olivier. Elle est aujourd’hui chercheur en sciences humaines, chemin logique d’une vie inondée de rencontres.

Ensemble, ils ont uni leur sensibilité et leur talent pour faire partager au monde les graines de sagesses qu’ils ont collectées en Himalaya. Ils ont créé une oeuvre « Sagesses de l’Humanité », qui rassemble des textes et des images pour rendre hommage à toutes les cultures du monde et surtout, pour donner à chacun d’entre nous des clés pour les comprendre.

Föllmis’ Destiny nous fait revivre, pour la première fois dans un film, les 30 ans de vie et d’aventure en Himalaya de Olivier et Danielle Föllmi. A travers leurs témoignages, on comprend comment s’est construit le regard humaniste du photographe et la vocation d’auteur de Danielle.

Véritable hommage à la rencontre, ce film est aussi un plaidoyer pour le respect et la richesse des différentes cultures, et une ode à la puissance humaine de l’aventure.

Ce film est réalisé par Céline Moulys qui a elle aussi une longue expérience himalayenne. C’est cette passion pour cette région du monde qui l’a rapprochée de ce couple et lui a permis de réaliser un film sensible, axé sur les rencontres et les témoignages des protagonistes de cette histoire de vie hors du commun.

Pour suivre toute l’actualité du film, abonnez-vous à la newsletter sur le site www.follmisdestiny.info


Source : http://www.categorynet.com

Jürgen Schadeberg – Polka Galerie

Nelson Mandela - Jurgen schadeberg

De nombreuses photos marquantes de Jürgen Schadeberg (né en 1931 à Berlin) sont entrées dans l’histoire. En 1950, ce jeune photographe émigre en Afrique du sud et y travaille pour Drum, premier magazine à s’adresser aux lecteurs noirs, puis pour Time Life et Stern. Au début des années cinquante, il photographie le jeune avocat Nelson Mandela, la chanteuse Miriam Makeba et la vie nocturne débridée dans le dynamique quartier noir de Sophiatown. En 1964, alors qu’il devient de plus en plus difficile de faire des photos, Schadeberg quitte le pays et passe les décennies suivantes en Europe et aux Etats-Unis.

En 1985, Schadeberg retourne en Afrique du Sud et y réalise en 1994 une photographie qui fera le tour du monde : Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud, à la fenêtre de son ancienne cellule à Robben Island.


Source : http://www.photosapiens.com – Laurent Farby


Actuellement à la
Polka Galerie
12 rue St Gilles, Paris 3e
www.polkagalerie.com

Et en
librairie


Relié : 32x32cm, 288 pages, 250 illustrations duotone
Editeur : Hatje Cantz Publishers ; Édition : Mul (20 mai 2008)


World Press Photo Award 2008

Le prix de la meilleure photo de presse de l’année 2008 fut décerné à Anthony Suau en février dernier.

La scène, dramatisée par l’emploi du noir et blanc, se déroule à Cleveland, Ohio, alors qu’un policier patrouille arme au poing dans un logement de toute évidence abandonné par ses occupants ruinés, dans le scandale des prêts hypothécaires. L’absurdité de la scène mais aussi le poids de cette actualité, qui a entraîné le monde dans une crise économique douloureuse, ont certainement fait pencher le jury en faveur de cette photo.

©Anthony Suau

Spécialiste du noir et blanc, à 52 ans Anthony Suau n’est pas un débutant. Photographe attitré de Time depuis 1991 et fournisseur d’une dizaine d’agences, il avait remporté le même prix en 1987 (manifestations en Corée du sud) et un prix Pullitzer en 1984 (famine en Ethiopie). Il détient la Médaille d’or Robert Capa pour son travail en Tchétchénie en 1995 et 1996.

Rapporteur de guerre – Patrick Chauvel

6 oct 2009   //   Les livres, Les poches, Patrick Chauvel  //  1 commentaire

Patrick Chauvel a trente-cinq ans de métier, trente-cinq ans qu’il court la planète pour photographier la guerre. Publié dans Paris Match, Times Magazine, Life, Newsweek, il a reçu le prix World Press, et est considéré comme l’un des derniers grands photoreporters vivants.

Il est de toutes les guerres, parcourant le monde armé de son seul courage et de son appareil photo. Partageant le sort de milliers de soldats aux quatre coins du monde, il a frôlé la mort à de nombreuses reprises. Et en est toujours ressorti vivant, chargé de témoignages exceptionnels.


C’est tout cela que l’on peut lire dans son livre « Rapporteur de guerre », un magnifique livre que je ne me lasse pas de relire et de relire, tellement l’histoire, son histoire est captivante. Pas une seule seconde de répit. Patrick Chauvel est de ceux qui ne tienne pas en place.

Dans les deux cahiers centraux de l’ouvrage, on trouvera quelques-unes de ses photos. Elles illustrent parfaitement sa volonté d’être le plus juste possible. Le choix de ces photos comme le choix de ces mots nous fait prendre conscience que chaque jour la guerre a lieu quelque part et que nous ne devons pas feindre de l’ignorer.

Patrick Chauvel écrit : « Tout ce que je sais c’est qu’il faut témoigner. Ne plus jamais entendre : On ne savait pas. Moi j’ai vu ! Alors je rapporte ces histoires et, pour le reste, j’ai fait ce que j’ai pu. »

 

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