Soixante-dix mariages parisiens immortalisés en deux ans. A partir de demain, la Mairie de Paris joue les romantiques et présente l’exposition « Paris d’amour », 170 clichés de Gérard Uferas. Le photographe a commencé par les mariages de ses amis, puis ceux des amis de ses amis. Et a même parfois démarché dans le métro de futures mariées en plein enterrement de vie de jeune fille, leur exposant son projet. « J’avais envie d’un thème positif. On dit que Paris est une ville dure, où les gens s’ignorent, que les Parisiens ne sont pas très accueillants. C’est un discours général, qui selon moi est faux. »
Le mariage, un élément commun à toutes les cultures
Entre son mariage civil du matin et son mariage religieux de l’après-midi, la mariée a choisi de faire une pause chez ses grands-parents
Il a donc choisi « de montrer que les gens partagent tous le même rêve, celui de rencontrer l’amour. On a beaucoup parlé du repli communautaire, mais je crois que les gens vivent beaucoup mieux que ce que l’on pense », explique-t-il. Ses images, réalisées lors de mariages de différentes cultures ou confessions religieuses, montrent en effet des valeurs partagées. « Le mariage est un point commun à toute l’humanité », ajoute-t-il. Loin des clichés ringards de photos de mariage représentant des familles en rang d’oignons, Gérard Uferas s’est attaché aux coulisses du sujet. Une mariée grignote un sandwich au jambon chez sa grand-mère entre midi et deux. Une autre a écrit le mot « oui » dans sa main, en guise de pense-bête. Un marié essuie discrètement les larmes de sa femme sur l’autel de l’église. « C’était un moment intime, j’étais très ému de prendre ce cliché », se souvient le photographe. Il a également interviewé ses sujets, et des extraits audio sont diffusés dans les couloirs de l’exposition. « Je l’ai dragué, susurre une jeune fille. J’avais un Pisco dans le nez, c’est l’alcool du Chili. Je le trouvais beau, je lui ai demandé si je pouvais lui faire un bisou. Il a dit oui. Aujourd’hui, on est mariés. » Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.
Paris d’amour. Al’hotel de Ville, au 29, rue de Rivoli (4e), jusqu’au 31 juillet.
De 10h à 19h, tous les jours sauf dimanche et jours fériés.
Entrée gratuite.
Source : 20minutes.fr, Magali Gruet



A première vue, on pourrait croire à une campagne de pub pour un voyagiste. Mais, si l’on regarde un peu mieux les murs de la station RER Luxembourg, on risque de manquer son train. Jusqu’au 12 septembre, le photographe iranien Reza y présente l’exposition « Chemins parallèles ». A l’origine de ces oeuvresn une promesse de l’artiste à son fils : un voyage à deux autour du monde, dont la première étape les a entraînés sur la Route de la soie, de Pékin à Paris. En chemin, Reza a fixé sur pellicule, la Mongolie, la Russie, le Caucase. Et surtout leurs habitants, aux regards troublant.
1985. Afghanistan. Province du Nouristan. Rires et jeu d’imitation du photographe de passage dans un pays en guerre. Copyright Reza/Webistan.
L’exposition revient aussi sur plus de 30 ans de voyages. Un turmène et son cheval se découpent sur un ciel éblouissant, un viel homme lit le Coran en tailleur sur un lit pisé sur les mntagnes afghanes… « Ma vie de nomade et d’exilé m’a transformé en citoyen du monde » écrit le photographe. Il en sera de même, pur quelques minutes, des voyageurs de la ligne B.
Une série documentaires sera diffusé du 24 au 28 mai prochain à 20h10 sur National Geographic Channel.
Le livre « Chemins parallèles » est paru aux éditions Hoëberke (192p. 24€)
Source :20 minutes du mardi 27 avril 2010, Hélène Colau

La Mairie de Paris rend hommage au photographe Izis avec l’exposition « Izis Paris des rêves » du 20 janvier au 29 mai 2010 à la Salle Saint-Jean Hôtel de ville à Paris.
Après avoir séduit 500 000 visiteurs avec l’exposition Willy Ronis à Paris (2005-2006) et 300 000 autres avec Doisneau (2006-2007), la Mairie de Paris entend rendre l’hommage qu’il mérite à Izis en consacrant une grande rétrospective au photographe-poète, de janvier à mai 2010.
A travers 270 photographies, des livres, des documents filmés, « Izis, Paris des rêves » présentera, dans la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville, toute la palette de celui qui fut aussi bien portraitiste que reporter. Le cœur de l’exposition sera dédié à l’œuvre parisienne d’Izis.
Apprécié depuis comme l’un des membres éminents du mouvement « humaniste », Izis était en 1951 l’un des 5 photographes français exposés au MoMA de New York, avec Brassaï, Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson. Presque trente ans après sa disparition, en 1980, le photographe demeure cependant moins célèbre que ses compagnons d’alors.


Après le Japon en 2008, c’est au tour de l’Iran et des pays arabes d’être mis en avant lors du Paris Photo qui se déroulera dans le prestigieux cadre du Carrousel du Louvre du 19 au 22 novembre. 101 exposants, dont 88 galeries et 13 éditeurs seront présents. Au total, 23 pays seront représentés. Véritable foire internationale de la photographie, Paris Photo s’est imposé comme un rendez-vous incontournables pour les photographes, collectionneurs et éditeurs venus de tous horizons.
Un prix, réservé aux artistes présenté par les galeries participante, sera remis le 18 novembre, lors du vernissage de l’événement. Il aura pour thème : « Quand avez-vous vécu pour la dernière fois une expérience unique ? ». En parallèle avec Paris Photo, de nombreuses expositions auront lieu dans la capitale. Novembre, c’est aussi le mois de la photo. Avec entre autres, Delpire & Cie, à la Maison européenne de la photographie, Palestine, la création dans tous ses états, à l’IMA (Institut du Monde Arabe), 150 ans de photographie iranienne (Musée du Quai Branly) ou Iran 1979-2009 : entre l’espoir et le chaos, 30 ans de photographie documentaire iranienne, à la Monnaie de Paris.
Prix d’entrée à Paris Photo : 15 € ; tarif réduit de 7,50 € réservé aux étudiants et aux groupes.
Pour plus d’informations, rendez vous sur le site internet

Le salon de la Photo 2009 rendra hommage à Willy Ronis, disparu le 12 septembre dernier à l’age de 99 ans. Ce pilier de la photo humaniste, est né en 1910 à Paris, ville dont il a fait de ses habitants sont sujet de prédilection, pris sur le vif pour immortaliser des tranches de vie qui reflètent l’air du temps. Enfant lors de la Première Guerre mondiale, il couvrira la Seconde Guerre Mondiale pour l’agence Rapho. Dans les années 50, il côtoie les Doisneau, Boubat…. mais se distingue par son style faisant de la foule un balai chorégraphié par le mouvement improbable du hasard. Il ressort de son travail sur les milieux populaires toute la joie de vivre qui s’exprime dans les fêtes populaires.
Le salon de la photo 2009 lui consacrera une exposition.



