Ci-dessous les articles concernant " paris"

Le festival de la jeune photographie européenne Circulation(s)

27 fév 2013   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

Le festival de la jeune photographie européenne Circulation(s) a ouvert sa troisième édition à Bagatelle, dans le bois de Boulogne à Paris, avec une sélection de 43 photographes qui proposent des univers divers, de l’intime au documentaire ou à la fiction fantastique

Au cœur du bois de Boulogne, au bout d’une allée, on franchit les grilles de Bagatelle, et on est accueilli, dès le jardin, par les images de deux photographes. Au fil des salles de la galerie Côté Seine et du Trianon de Bagatelle, on passe d’un univers à un autre. Impossible de citer tous les photographes. La plupart ont autour de la trentaine. Français, allemands, lituaniens, espagnols, belges, bulgares, ils ont souvent moins de trente ans, parfois un peu plus.

Le jury de Circulation(s), qui vise à faire émerger de jeunes talents, a choisi 29 de ces jeunes photographes européens parmi 800 dossiers. Plus quelques projets spéciaux, sous forme de projection, d’installation ou d’exposition.

guigi-montage

Atras del Muro, 2002-2009. De gauche à droite : Nero Worker, Brujo Loco et La Negra © Stanislas Guigui

Le « parrain » de l’édition 2013 est François Cheval, le directeur du musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône. Il a invité quatre autres artistes, parmi lesquels on remarquera particulièrement Stan Guigui (« Atras del muro « ): il expose des personnages d’El Cartucho, quartier hyper dangereux de Bogotà qui abrite l’ultime misère du monde, entre trafic de drogue et combats au couteau.

Le photographe y a vécu avec une bande et a voulu rendre dignité à ses compagnons, les « réhumaniser » en les photographiant comme pour un défilé de mode : « Pendant presque une semaine, 300 clochards hirsutes et en guenilles vont passer devant mon appareil. Hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux… Ils sentent mauvais, ils sont grossiers et bruyants, violents, désespérés et malgré tout, je les vois beaux. » Et c’est vrai, ses portraits sont forts et beaux.

Dans le cadre de Circulation(s) sont organisés des ateliers gratuits (autoportrait, éclairage portrait), des lectures de portfolios, des projections de photos proposées par d’autres festivals européens

Circulation(s), festival de la jeune photographie européenne, parc de Bagatelle, Paris 16e
Entrée libre, du 23 février au 31 mars

Liu Bolin, l’art du camouflage

17 fév 2013   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

Artiste chinois mondialement connu pour sa série de photographies-performances de camouflage, « Hiding in the City », Liu Bolin dévoile jusqu’au 9 mars à la Galerie Paris Beijing-Paris, des images réalisées en Chine et à Paris en 2012.

C’est en 2005 que Liu Bolin a exprimé sa révolte et sa frustration à sa manière, à l’occasion de la démolition de son atelier d’artiste (comme celui de 200 autres), à quelques encablures de Pékin, en raison de la volonté du pouvoir de donner une image moderne de la capitale, lors des Jeux Olympiques d’été de 2008. C’est alors, dit-il lui-même, qu’il a pris conscience du fait que «l’individu n’est rien face à la machine gouvernementale». Il ne lui restait que son corps pour s’exprimer…

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Plutôt que de se lancer, dans une contestation frontale vite réprimée, Liu Bolin a choisi la voie de la protestation «silencieuse», de la résistance subtile pour «toucher les consciences, coloniser les imaginaires dans le but de faire évoluer les mentalités» Pour interroger les rapports de force entre la société et le pouvoir, entre la société consumériste et l’individu, il choisit de poser dans des lieux chargés de symboles et de se faire photographier, camouflé dans un environnement qui «l’avale». Pour cela, il utilise la performance : il pose immobile pendant des heures, le temps que ses assistants peignent à l’identique, sur sa combinaison, des éléments qui composent le fond puis il est pris en photo dans un angle bien précis qui exclut tout relief, toute ombre, etc.

Ainsi, son corps disparaît aux regards, comme l’individu dans des systèmes politiques ou économiques qui mettent à mal, insidieusement son libre arbitre.

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Jusqu’au 9 mars à la Galerie Paris Beijing-Paris. 54, rue du Vertbois. 75003

Paris, une ville en accéléré

12 jan 2013   //   Paris, une ville en accéléré  //  Laissez un commentaire

Fasciné par Paris, ses monuments et la frénésie de sa vie, le photographe Mayeul Akpovi a utilisé la technique du Time-lapse pour montrer la ville lumière sous un angle nouveau et fascinant. Le rendu est celui d’une vidéo mais tout est fait à partir de milliers de photos.

Mayeul Akpovi n’est pas le premier à utiliser la technique du Time-lapse mais il est le seul à avoir eu l’idée de le faire pour Paris. Son principe de travail est simple : à partir de photographies prises à intervalles réguliers sur un même site, en le déplaçant à chaque fois de quelques centimètres,  il a créé une vidéo en accéléré.
A l’été 2012, il met en ligne la première partie de son voyage à Paris, sous le titre « Paris In Motion – Part 1 ». La deuxième partie est sortie quelques semaines plus tard sur internet. Deux opus qui ont nécessité quatorze jours de tournage, 6500 photos et cinq jours de production.

Mayeul Akpovi n’imaginait peut-être pas l’engouement que son travail allait créer sur internet dans le monde entier. Les commandes affluent : en prévision d’une campagne publicitaire, la compagnie aérienne China Airlines lui a demandé de réaliser un time-lapse de Pékin. Des demandes similaires viennent du Colorado et de Tokyo. De quoi donner de nouveaux horizons à ce développeur senior et chef de projet informatique qui travaille aujourd’hui en free lance.

Robert Doisneau – Hotel de ville de Paris

11 fév 2012   //   Les expos, Robert Doisneau  //  Laissez un commentaire

Parmi les nombreuses photographies que Robert Doisneau a consacrées au quartier des Halles de 1933 à sa mort, 150 tirages, pour la plupart vintages, seront présentés au public. Une salle consacrée aux photographies en couleur des années 1960, permettra de porter un regard nouveau à la fois sur les Halles et sur l’oeuvre du photographe.

 Pour ceux qui n’ont pas connu « le trou des Halles » ou encore les pavillons Baltard, l’exposition montre la vie, la couleur et le caractère du quartier entre les années 30 et les années 70.

Le regard du photographe se pose sur tous ces corps de métiers, qui font des Halles, un endroit mythique d’échange et de commerce en plein cœur de la capitale.

Dans les années 1950, le quartier regroupe pas moins de 5000 personnes, véritable fourmilière que Doisneau affectionne particulièrement et photographie sans limite.

Puis arrive l’époque du changement, trop à l’étroit pour encaisser sa mutation, inadapté et obsolète, les halles doivent évoluer, Doisneau en colère vient alors une fois par semaine pour immortaliser la mutation en cours.

© Atelier Robert Doisneau

« Je me levais à 3 heures du matin, à Montrouge, pour me rendre là-bas, parmi les travailleurs de l’aube, ceux qui déchargeaient les camions, ceux qui mettaient la marchandise en place. Difficile à photographier : manque de lumière, réflexes ralentis par la fatigue, tellement d’images possibles ! Et puis c’était intimidant. Mais je me suis accroché. Je savais que cela allait disparaître. Je voulais absolument en fixer le souvenir. »

Le regard du photographe, esthétique et sociologique, se fait patrimonial. Il enregistre tout : la destruction des Pavillons en 1971, les différents états du « trou », le chantier de reconstruction. Robert Doisneau va jusqu’à Rungis, pour comprendre et voir ce que ses amis sont devenus, et ne peut que constater la disparition, dans un univers de béton, de ce qui faisait l’esprit des Halles parisiennes.

Vidés de leur activité de destination, les pavillons Baltard et leur magnifique architecture métallique sont menacés : infatigable, Robert Doisneau photographie les arcs, les entrelacs, les transparences. Ces images constituent aujourd’hui un témoignage précieux sur ce patrimoine disparu.

Le visage des Halles change au cours des années et le travail de Doisneau prend un regard documentaire sous son œil humaniste pour laisser une trace de ce passé, de ces moments d’échange et de vie au cœur de ce vieux quartier parisien.

Un témoignage esthétique et historique auquel la mairie de Paris consacre une exposition gratuite à l’Hôtel de Ville, jusqu’au 28 avril

Pour ceux qui n’auront pas la chance de passer à Paris, un livre Robert Doisneau : Paris Les Halles est disponible aux éditions Flamarion qui reprend au travers de 159 pages l’essentiel de l’exposition

Pour le  commander cliquez ici

 

 

Au moment de l’exposition « Doisneau Paris Les Halles », les murs de la station Hotel de Ville se parent des tirages du célèbre photographe pour les plus grand bonheur des voyageurs.

Découvrez en vidéo la conception et l’installation de ces oeuvres dans le métro, en partenariat avec la RATP.

Paris les Halles par Robert Doisneau
Jusqu’au 28 avril 2012
29 rue de Rivoli / 75004 Paris

Métro : Hôtel de ville – ligne 1 - Bus : 70/72/74/76/96

Horaires : Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h. Dernier accès à 18h30.

Accessible aux personnes à mobilité réduite. Pour toutes informations : 01.42.76.51.53

Entrée libre

Décès du photographe Göksin Sipahioglu, fondateur de l’agence Sipa

5 oct 2011   //   Hommage, Sipa  //  Laissez un commentaire

Le photographe, fondateur de la célèbre agence Sipa est mort mercredi 5 octobre, dans un paysage médiatique bien différent. Les magazines ne se battent plus pour les meilleures images, les photographes ont du mal à vivre, et les agences photos sont en pleine déconfiture. De la vie extravagante de Goksin Sipahioglu, on aurait pu faire un film. L’homme lui-même ne laissait pas indifférent : immense (il a été basketteur professionnel), beau parleur, homme à femmes, aventurier et un peu voyou, il faisait confiance facilement et pouvait s’emporter tout aussi rapidement.

Né en 1926 à Izmir, en Turquie, le jeune homme commence par s’embarquer dans une double carrière de basketteur et de journaliste. Très tôt, il se vante d’aligner les scoops: en 1958, il est  » le premier journaliste turc à entrer en pays communiste après la guerre », dit-il au Monde. Il est aussi le premier occidental à photographier l’Albanie passée sous régime communiste en 1961. Mais c’est surtout à Cuba qu’il s’illustre, en 1962 : durant la crise des missiles, alors que le blocus de l’île est mis en place, il se glisse dans un cargo turc qui doit acheminer du blé à La Havane via la Barbade. A l’époque, il dirige aussi des journaux.

Mai 68 ©Goksin Sipahioglu

C’est Paris, capitale montante du photojournalisme, qui va lancer sa deuxième carrière. D’abord correspondant d’Hürriyet, principal quotidien turc, en 1966, il couvre mai 68 avec brio – et se fait blesser par une grenade. En 1969, il crée finalement avec sa compagne une agence : les films sont développés dans les toilettes d’un studio de 16 mètres carrés ! Pendant des années, tout est artisanal : les anciens de l’agence se souviennent des fois où Goksin Sipahioglu prenait la monnaie de la machine à café pour payer les photographes et des coupures d’électricité pour facture impayée « on tirait une rallonge jusqu’à la prise du couloir… »Sipa, créée officiellement en 1973, devient pourtant très rapidement un modèle, au côté de Gamma et Sygma.

Mai 68, ©Goksin Sipahioglu

Le patron a un sens du scoop, et il a aussi du flair pour dénicher les bons photographes. Un nombre impressionnant d’entre eux se sont vus donner leur chance à Sipa, y compris… le plombier de l’agence. Parmi les plus connus, Luc Delayahe, Alexandra Boulat, Abbas, Patrick Chauvel, Reza ou Christine Spengler ont fait leurs classes à Sipa. Mais Göksin Sipahioglu a des manières patronales particulières : il tutoie tout le monde et marche à l’affectif mais ne supporte pas les syndicats. Il cajole ses photographes mais se montre aussi très possessif. Et il ne partage pas le pouvoir.

Avec la crise de la presse et la montée du « people », les agences photo d’actualité vont connaître des heures difficiles. Pendant longtemps Göksin Sipahioglu refusera obstinément de vendre, avant de céder en 2001, devant les pertes, et d’accepterl’offre de Sud Communication. En juillet dernier, toujours déficitaire, l’agence a finalement été revendue à un groupe allemand qui a licencié les deux tiers des photographes et a annoncé sa volonté de transformer Sipa en agence généraliste. Une idée bien loin de l’ancienne Sipa, fleuron du photojournalisme créé par Goksin Sipahioglu.

Peurs sur la ville – Patrick Chauvel à la Monnaie de Paris

12 fév 2011   //   Les expos, Patrick Chauvel  //  Laissez un commentaire

Patrick Chauvel, grand reporter engagé et témoin des  plus importants conflits mondiaux depuis quarante ans, propose une série de photomontages inédits. Son travail est une projection de la guerre à Paris : il transpose ses clichés les plus frappants devant les monuments emblématiques de Paris. Notre Dame est envahie par des combattants canadiens, une jeune femme est tuée par un sniper serbe devant l’Assemblée Nationale ou encore des tankistes russes gisent sur le parvis du Trocadéro. Patrick Chauvel rappelle que les conflits, si souvent banalisés dans l’actualité, sont plus proches que ce que l’on pense.

 

Patrick Chauvel, grand reporter engagé et témoin des  plus importants conflits mondiaux depuis quarante ans, propose une série de photomontages inédits. Son travail est une projection de la guerre à Paris : il transpose ses clichés les plus frappants devant les monuments emblématiques de Paris. Notre Dame est envahie par des combattants canadiens, une jeune femme est tuée par un sniper serbe devant l’Assemblée Nationale ou encore des tankistes russes gisent sur le parvis du Trocadéro. Patrick Chauvel rappelle que les conflits, si souvent banalisés dans l’actualité, sont plus proches que ce que l’on pense.

Depuis la guerre du Vietnam, Patrick Chauvel a observé et photographié tous les théâtres d’opération, se  donnant pour mission de montrer la guerre dans l’espoir de la combattre.

L’Arc de triomphe © Patrick Chauvel / photomontage Paul Biota

La France vit aujourd’hui l’une des plus longues périodes de paix de son histoire. La violence est devenue  épisodique, marginale. Mais la paix n’est jamais acquise. Chauvel se souvient de Beyrouth comme d’une ville heureuse, prospère, insouciante, multiculturelle. Du jour au lendemain, le Liban a sombré dans une guerre  civile qui a  fait 150 000 morts. Il a passé plusieurs mois à Belfast. Il a séjourné à Sarajevo, une ville européenne donnée comme exemple de cohabitation réussie entre des communautés différentes puis  martyrisées par une guerre fratricide.

En superposant une image de guerre réelle sur une photographie du Paris actuel, Patrick Chauvel pousse à l’extrême le message que tous les journalistes de guerre veulent transmettre. Il faut rester mobilisé pour sauvegarder la paix.

Du 20 janvier au 17 avril 2011 à la Monnaie de Paris, 11 quai de Conti Paris 6e

Ouverture tous les jours de 11h à 18h et nocturne le jeudi jusqu’à 21h30. Fermé le lundi.

 

Source : http://culturebox.france3.fr et http://www.monnaiedeparis.fr

Johann Soussi – Nuit Blanche 2010

20 sept 2010   //   Johann Soussi, Les expos  //  Laissez un commentaire

Sélectionné par la Mairie de Paris dans le cadre de la Nuit Blanche 2010, qui aura lieu le samedi 2 octobre 2010 de 19h à 7h du matin, Johann Soussi exposera son travail sur le métro parisien.

Au travers de 44 photographies argentiques grand format un regard nouveau et spectaculaire sur cet univers souterrain. Les images suspendues le long du quai de l’écluse créent la rencontre et la surprise avec le visiteur. Disposées au fil d’un parcours situé littéralement sous la rame de la ligne 5, elles offrent aux voyageurs noctambules une parenthèse culturelle et artistique dans un espace résolument « underground ».

« Je suis descendu dans le métro. J’ai plongé dans cet univers souterrain et j’ai découvert une ville dans la ville. Avec mon vieil argentique, je me suis perdu dans cet obscur labyrinthe, de prime abord peu attrayant, et j’ai observé. […] Le métro est une scène effervescente, un lieu de vie cosmopolite, hétéroclite, un véritable lieu de brassage urbain, où tout se mêle et s’entremêle. […] J’ai déambulé sur les quais, arpenté les couloirs, erré d’une ligne à l’autre, l’oeil vissé dans mon viseur. Juste regarder le métro bouger, s’animer. Et prendre des photos, capter des moments au hasard de mes pérégrinations, sous terre, là où la lumière reste toujours la même. »

Johann Soussi


 

Le lieu de l’exposition :

À deux pas de la Bastille, dans un coin insolite peu connu des parisiens, le quai de l’Écluse du Port de l’Arsenal ouvre l’accès au canal Saint Martin depuis la Seine et débouche sur le port de plaisance du Bassin de l’Arsenal.

Le passage du métro de la ligne 5 au dessus du lieu de l’exposition, sur un pont métallique qui enjambe le bassin de l’écluse, confère à cet espace une ambiance détonante et une atmosphère « underground ».

Dans ce lieu enfoui au cœur du Marais, habituellement fermé au public la nuit, le visiteur suit, à proximité de l’eau, un parcours photographique et découvre un univers visuel et sonore à la fois spectaculaire et étrangement familier.

 

Johann Soussi

« Aller-Retour »

Nuit Blanche, le 2 octobre 2010

Ouverture au public : de 19h à 7h du matin

 

 

Paris d’amour – Gérard Uferas

10 mai 2010   //   Les expos  //  1 commentaire

Soixante-dix mariages parisiens immortalisés en deux ans. A partir de demain, la Mairie de Paris joue les romantiques et présente l’exposition « Paris d’amour », 170 clichés de Gérard Uferas. Le photographe a commencé par les mariages de ses amis, puis ceux des amis de ses amis. Et a même parfois démarché dans le métro de futures mariées en plein enterrement de vie de jeune fille, leur exposant son projet. « J’avais envie d’un thème positif. On dit que Paris est une ville dure, où les gens s’ignorent, que les Parisiens ne sont pas très accueillants. C’est un discours général, qui selon moi est faux. »

Le mariage, un élément commun à toutes les cultures

Gérard Ufera

Entre son mariage civil et son mariage religieux, la mariée a choisi de faire une pause chez ses grands-parents

Il a donc choisi « de montrer que les gens partagent tous le même rêve, celui de rencontrer l’amour. On a beaucoup parlé du repli communautaire, mais je crois que les gens vivent beaucoup mieux que ce que l’on pense », explique-t-il. Ses images, réalisées lors de mariages de différentes cultures ou confessions religieuses, montrent en effet des valeurs partagées. « Le mariage est un point commun à toute l’humanité », ajoute-t-il. Loin des clichés ringards de photos de mariage représentant des familles en rang d’oignons, Gérard Uferas s’est attaché aux coulisses du sujet. Une mariée grignote un sandwich au jambon chez sa grand-mère entre midi et deux. Une autre a écrit le mot « oui » dans sa main, en guise de pense-bête. Un marié essuie discrètement les larmes de sa femme sur l’autel de l’église. « C’était un moment intime, j’étais très ému de prendre ce cliché », se souvient le photographe. Il a également interviewé ses sujets, et des extraits audio sont diffusés dans les couloirs de l’exposition. « Je l’ai dragué, susurre une jeune fille. J’avais un Pisco dans le nez, c’est l’alcool du Chili. Je le trouvais beau, je lui ai demandé si je pouvais lui faire un bisou. Il a dit oui. Aujourd’hui, on est mariés. » Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.

Paris d’amour. A l’hôtel de Ville, au 29, rue de Rivoli (4e), jusqu’au 31 juillet.
De 10h à 19h, tous les jours sauf dimanche et jours fériés.

 
Source : 20minutes.fr, Magali Gruet

« Chemins parallèles » – Reza

3 mai 2010   //   Les expos, Reza  //  Laissez un commentaire

A première vue, on pourrait croire à une campagne de pub pour un voyagiste. Mais, si l’on regarde un peu mieux les murs de la station RER Luxembourg, on risque de manquer son train. Jusqu’au 12 septembre, le photographe iranien Reza y présente l’exposition « Chemins parallèles ». A l’origine de ces oeuvresn une promesse de l’artiste à son fils : un voyage à deux autour du monde, dont la première étape les a entraînés sur la Route de la soie, de Pékin à Paris. En chemin, Reza a fixé sur pellicule, la Mongolie, la Russie, le Caucase. Et surtout leurs habitants, aux regards troublant.

©Reza

1985. Afghanistan. Province du Nouristan. Rires et jeu d’imitation du photographe de passage dans un pays en guerre. Copyright Reza/Webistan.

L’exposition revient aussi sur plus de 30 ans de voyages. Un turmène et son cheval se découpent sur un ciel éblouissant, un viel homme lit le Coran en tailleur sur un lit pisé sur les montagnes afghanes… « Ma vie de nomade et d’exilé m’a transformé en citoyen du monde » écrit le photographe. Il en sera de même, pur quelques minutes, des voyageurs de la ligne B.

Une série documentaires sera diffusé du 24 au 28 mai prochain à 20h10 sur National Geographic Channel.

Le livre « Chemins parallèles » est paru aux éditions Hoëberke (192p. 24€)

Source :20 minutes du mardi 27 avril 2010, Hélène Colau

« Izis Paris des rêves »

4 fév 2010   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

La Mairie de Paris rend hommage au photographe Izis avec l’exposition « Izis Paris des rêves » du 20 janvier au 29 mai 2010 à la Salle Saint-Jean Hôtel de ville à Paris.

Après avoir séduit 500 000 visiteurs avec l’exposition Willy Ronis à Paris (2005-2006) et 300 000 autres avec Doisneau (2006-2007), la Mairie de Paris entend rendre l’hommage qu’il mérite à Izis en consacrant une grande rétrospective au photographe-poète, de janvier à mai 2010.

A travers 270 photographies, des livres, des documents filmés, « Izis, Paris des rêves » présentera, dans la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville, toute la palette de celui qui fut aussi bien portraitiste que reporter. Le cœur de l’exposition sera dédié à l’œuvre parisienne d’Izis.

Apprécié depuis comme l’un des membres éminents du mouvement « humaniste », Izis était en 1951 l’un des 5 photographes français exposés au MoMA de New York, avec Brassaï, Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson. Presque trente ans après sa disparition, en 1980, le photographe demeure cependant moins célèbre que ses compagnons d’alors.

 

 

Paris Photo 2009

28 oct 2009   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

Après le Japon en 2008, c’est au tour de l’Iran et des pays arabes d’être mis en avant lors du Paris Photo qui se déroulera dans le prestigieux cadre du Carrousel du Louvre du 19 au 22 novembre. 101 exposants, dont 88 galeries et 13 éditeurs seront présents. Au total, 23 pays seront représentés. Véritable foire internationale de la photographie, Paris Photo s’est imposé comme un rendez-vous incontournables pour les photographes, collectionneurs et éditeurs venus de tous horizons.

Un prix, réservé aux artistes présenté par les galeries participante, sera remis le 18 novembre, lors du vernissage de l’événement. Il aura pour thème : « Quand avez-vous vécu pour la dernière fois une expérience unique ? ».  En parallèle avec Paris Photo, de nombreuses expositions auront lieu dans la capitale. Novembre, c’est aussi le mois de la photo. Avec entre autres, Delpire & Cie, à la Maison européenne de la photographie, Palestine, la création dans tous ses états, à l’IMA (Institut du Monde Arabe), 150 ans de photographie iranienne (Musée du Quai Branly) ou Iran 1979-2009 : entre l’espoir et le chaos, 30 ans de photographie documentaire iranienne, à la Monnaie de Paris.

Prix d’entrée à Paris Photo : 15 €  ; tarif réduit de 7,50 €  réservé aux étudiants et aux groupes.

Pour plus d’informations, rendez vous sur le site internet

Salon de la Photo – Willy Ronis

9 oct 2009   //   Les expos, Willy Ronis  //  Laissez un commentaire

Le salon de la Photo 2009 rendra hommage à Willy Ronis, disparu le 12 septembre dernier à l’age de 99 ans. Ce pilier de la photo humaniste, est né en 1910 à Paris, ville dont il a fait de ses habitants sont sujet de prédilection, pris sur le vif pour immortaliser des tranches de vie qui reflètent l’air du temps. Enfant lors de la Première Guerre mondiale, il couvrira la Seconde Guerre Mondiale pour l’agence Rapho. Dans les années 50, il côtoie les Doisneau, Boubat…. mais se distingue par son style faisant de la foule un balai chorégraphié par le mouvement improbable du hasard. Il ressort de son travail sur les milieux populaires toute la joie de vivre qui s’exprime dans les fêtes populaires.

Le salon de la photo 2009 lui consacrera une exposition.

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