Paolo Pellegrin à la Maison européenne de la photo
La Maison européenne expose les photos sombres de Paolo Pellegrin. Un retour sur quinze ans de travail à travers le monde sur les conflits et les catastrophes
Il s’agit de la première grande rétrospective consacrée au travail magistral de Paolo Pellegrin, déjà présentée à Milan en 2011.
Né à Rome en 1964, Paolo Pellegrin a étudié l’architecture avant de se lancer dans le photojournalisme. Il est membre de l’agence Magnum depuis 2005 et a couvert depuis quinze ans les grands conflits. Il a reçu de nombreux prix internationaux, dont pas moins de huit World Press Photo dans différentes catégories.
Deux cents photos, pour la plupart en noir et blanc, racontent les drames du monde, du Cambodge en 1998 au séisme en Haïti en 2010. L’exposition est intitulée « Dies Irae », jour de colère. Il y a beaucoup d’ombre et d’obscurité, dans les images somptueuses de Paolo Pellegrin.
Paolo Pellegrin était en Irak lors de l’invasion américaine en 2003, au Soudan en 2004. De Guantanamo, il a fait un grand panneau d’images barrées de grillages et de barbelés, pleines de flèches absurdes, où l’ironie à placé un panneau interdisant de faire des photos.
Un hélicoptère utilisé par la Drug Enforcement Administration et par les troupes afghanes atterrissant à Kaboul après avoir achevé un mission. Afghanistan, 2006.
Le photographe nous montre également les décombres de l’ouragan Katrina, en 2005, des pièces d’un hospice dévasté, où le mobilier a été arraché. Ou un grand tableau d’apocalypse, après le tsunami au Japon en 2011
« Mon rôle et ma responsabilité, c’est de constituer des archives pour notre mémoire collective », explique Paolo Pellegrin sur le site de Magnum.
Pellegrin est allé à de nombreuses reprises dans les territoires palestiniens, à Jenine en 2002 ou en 2009 à Gaza. Il y a rencontré l’armée israélienne comme les combattants des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, masqués et armés. Il a photographié des mutilés palestiniens, aveugles ou amputés, ou des mères éplorées.
Maison européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Du mercredi au dimanche, 11h-20h
jusqu’au 17 juin 2012
Rapporteurs de guerre – Documentaire de Patrick Chauvel

Pourquoi choisit-on d’être photographe de guerre ? A t-on le droit de photographier la souffrance des autres ? De quoi est-on responsable ? Photographier pour témoigner – un geste politique ou un geste pour l’histoire ? Quelle est la place des rédactions dans le travail sur le terrain ?
Autant de questions auxquelles tente de répondre ce documentaire en proposant une série d’interviews, sur fond de documents, sur 50 ans de photographie de guerre. Aux prises avec leurs interrogations sur le sens de leur métier, les plus grands photographes d’hier et d’aujourd’hui parlent de leur métier et passion.
« Ce que j’aime dans ce film, c’est qu’il ne répond pas vraiment. Il n’y a pas de vraie réponse, ce n’est pas aussi simple que ça. Il y avait plusieurs raisons à ce film. J’en avais un peu marre de faire de la photo. Les jeunes photographes me demandaient ce que je pensais de la photo et je n’arrivais pas trop à y répondre à ce moment-là. On a besoin de jeunes pour prendre la relève, vu que dans ce métier, beaucoup de gens sont fatigués, blessés ou tués. J’ai pensé que c’était un bon moyen de présenter ces photographes en pleine forme qui racontent leur passion et de montrer aussi qui étaient les gens derrière les photos.
Au départ, ils ont tous dit non, parce qu’ils sont plutôt timides. Leur métier n’est pas d’être vu. Finalement, ils ont dit oui, parce qu’ils ont préféré que ce soit un collègue à eux que quelqu’un qui n’y connaît rien et fait un mauvais film, trop cliché.
Une autre raison pour faire ce film : c’était l’époque du scandale Lady Di. Tout le monde a accusé les photographes de presse de sa mort. Moi, je ne suis pas paparazzi, mes amis non plus. Je ne les critique pas, je m’en fous de ce qu’ils font, je ne suis ni pour ni contre. J’ai des copains paparazzi sympas, qui me font plutôt rire, mais ce milieu ne m’intéresse pas du tout.
Par contre, ce qui m’a mis en colère, c’est que le public faisait l’amalgame entre le photographe de presse et le vautour. Ce film était aussi une réaction à cela, un moyen de dire que le photographe de presse n’est pas un terme générique. »
Patrick Chauvel.
7 reportages photos et vidéos pour un nouveaux regards sur le sud
Établissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis près de soixante dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en oeuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français..
A l’occasion de son 70e anniversaire, l’AFD a choisi de s’associer à Magnum Photos pour mieux faire connaître ses valeurs et son savoir-faire: le développement des pays du Sud. Une exposition gratuite et en plein air ira à la rencontre du public.

©Dacolma Kapatchez
Repiquage de jeunes plants de riz produits en pépinère. L’agriculteur choisit les plants les plus vigoureux, ce qui améliore les rendements de manière importante.
Cette exposition vise à susciter un nouveau regard sur les pays du Sud, loin de l’image qui leur est trop souvent associée. Les photographies présentées mettent en lumière les défis et les réponses du développement. Elles montrent des projets, mettent en avant leurs résultats et racontent l’implication des partenaires du Sud. Grâce à des cubes dépliés qui évoquent les différentes facettes du développement, ces histoires de vie nous rappellent combien nous sommes aujourd’hui tous responsables d’un monde en pleine mutation.
L’exposition présente les regards de 7 photographes sur 7 enjeux de développement. Réalisés en 2011, ces reportages couvrent les thèmes suivants:
• L’agriculture en Guinée (Jonas Bendiksen)
• Le soutien à la croissance au Cambodge (John Vink)
• L’eau et l’assainissement dans les Territoires palestiniens (Paolo Pellegrin)
• L’éducation au Burkina-Faso (Bruno Barbey)
• Le développement urbain en Colombie (Thomas Dworzak)
• La santé mère-enfant en Mauritanie (Olivia Arthur)
• Les enjeux du climat en Indonésie (Jean Gaumy)
Pour plus d’infos cliquez ici
Récompenses – Festival Visa pour l’image 2010
Damon Winter, photographe du New York Times a été récompensé lors du 22ème Visa pour l’image pour son travail sur le tremblement de terre en Haïti.
Une femme errant au milieu des décombres, des hommes levant les mains au ciel… Damon Winter a été le premier photographe du New York Times à découvrir le chaos provoqué par le tremblement de terre en Haïti. C’est pour son travail sur la catastrophe qui a ravagé l’île le 12 janvier 2010 qu’il s’est vu décerner la plus prestigieuse récompense de Visa pour l’image, le Visa d’or news.
Photographe pour le célèbre quotidien américain depuis 2007, Winter s’était déjà fait remarquer l’an dernier pour une série photo sur Barack Obama, le chef d’Etat américain. Il avait reçu le prix Pulitzer pour son reportage.

©Damon Winter/The New York Times
Le festival a récompensé Frédéric Sautereau du Visa d’or catégorie presse quotidienne. Le photographe des territoires palestiniens, a été distingué pour son travail sur la bande de Gaza et le Hamas. Quatre voyages auront été nécessaires pour constituer ce reportage, publié par le quotidien La Croix.
Le Visa d’or catégorie magazine a été remis à Stéphanie Sinclair. La photographe américaine de l’agence photo « VII » a été primée pour son reportage sur la polygamie chez les mormons américains.
3000 professionnels du photojournalisme ont participé à la 22ème édition du forum mondial du reportage en images. Les expositions resteront visibles jusqu’au 12 septembre.

©Frederic Sautereau
Ahmad, 27 ans avec son fils. Il fait partie des brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas. C’est un combattant. Il a été grièvement blessé le 26 juillet 2008 lors d’une opération israélienne, mais souhaite continuer à combattre. « Notre terre est sous occupation et c’est le droit de n’importe qui de résister à une occupation»
Paris Photo 2009
Après le Japon en 2008, c’est au tour de l’Iran et des pays arabes d’être mis en avant lors du Paris Photo qui se déroulera dans le prestigieux cadre du Carrousel du Louvre du 19 au 22 novembre. 101 exposants, dont 88 galeries et 13 éditeurs seront présents. Au total, 23 pays seront représentés. Véritable foire internationale de la photographie, Paris Photo s’est imposé comme un rendez-vous incontournables pour les photographes, collectionneurs et éditeurs venus de tous horizons.
Un prix, réservé aux artistes présenté par les galeries participante, sera remis le 18 novembre, lors du vernissage de l’événement. Il aura pour thème : « Quand avez-vous vécu pour la dernière fois une expérience unique ? ». En parallèle avec Paris Photo, de nombreuses expositions auront lieu dans la capitale. Novembre, c’est aussi le mois de la photo. Avec entre autres, Delpire & Cie, à la Maison européenne de la photographie, Palestine, la création dans tous ses états, à l’IMA (Institut du Monde Arabe), 150 ans de photographie iranienne (Musée du Quai Branly) ou Iran 1979-2009 : entre l’espoir et le chaos, 30 ans de photographie documentaire iranienne, à la Monnaie de Paris.
Prix d’entrée à Paris Photo : 15 € ; tarif réduit de 7,50 € réservé aux étudiants et aux groupes.
Pour plus d’informations, rendez vous sur le site internet
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