Jane Evelyn Atwood à la MEP
Jane Evelyn Atwood, immense artiste new-yorkaise, parisienne d’adoption depuis les années 70, est à l’honneur cet été dans la capitale. Touchante et sans misérabilisme, elle s’est attardé sur le sort des prostituées, femmes incarcérées ou enfants aveugles. Cet humanisme revisité est d’une force impérieuse. Il y a toujours à la fois une belle distance et une proximité touchante dans ses clichés, une exposition à ne pas manquer à la Maison Européenne de la photographie.

©Jane Evelyn Atwood
En 1989, elle entreprend de photographier les femmes incarcérées et parvient à avoir accès à certains des pires centres pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d’Europe et aux États-Unis, reste aujourd’hui un témoignage photographique déterminant sur le sort des femmes emprisonnées. Il a fait l’objet d’un livre publié en anglais et en français et continue d’être exposé dans le monde entier.
En 2005, Jane Evelyn Atwood se rend à Haïti, sa vision rompt radicalement avec l’imagerie que l’actualité impose régulièrement pour évoquer ce pays. Fascinée par ses habitants, la photographe choisit d’utiliser la couleur, avec ses ombres et ses contrastes, pour témoigner de la dignité et des espoirs d’un peuple qui ne se résout pas à la fatalité.

©Jane Evelyn Atwood
L’œuvre de Jane Evelyn Atwood traduit une profonde intimité avec ses sujets, tissée au fil des années.
Fascinée par les personnes hors normes et par la notion d’exclusion, elle pénètre des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou décident d’ignorer.
Elle se consacre entièrement aux sujets qui la mobilisent, donnant à chacun le temps nécessaire – parfois plusieurs années – pour le sonder au-delà des apparences.
Si cette exploration, en profondeur, caractérise sa démarche photographique, elle a néanmoins couvert ponctuellement des évènements de l’actualité, tels le tremblement de terre de Kobe en 1995, les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001 et la Convention démocrate de 2004.
L’ombre de la guerre
L’exposition propose une réflexion sur le pouvoir symbolique des images en présentant un choix de 90 photographies les plus marquantes du reportage de guerre. La période a été circonscrite en prenant comme point de départ la guerre civile espagnole – conflit qui a inauguré l’ère du photojournalisme moderne – et en s’arrêtant en 2007 pour permettre un recul suffisant par rapport à l’actualité brûlante.

© Alexandra Boulat / Association Pierre & Alexandra Boulat
Afin d’en saisir tous les enjeux, ces images iconiques sont accompagnées d’un texte qui retrace le contexte de la prise de vue, auquel s’ajoute une série de données chiffrées démontrant l’impact des guerres sur nos sociétés.
Cette exposition permet ainsi de traiter différemment de l’histoire : il est certes question de drames, de destructions mais la vision de ce monde hostile engage une réflexion sur l’avenir de l’humanité.
Du 29 juin au 25 septembre 2011 – Maison Européenne de la Photographie – 5/7 rue de Fourcy – Paris 4
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.
Gratuit le mercredi soir.
Marc Riboud à la Maison Européenne de la Photographie
La Maison Européenne de la Photographie propose une relecture de l’œuvre de Marc Riboud pour les enfants et les plus grands.
Organisées en abécédaire, 26 photographies illustrent chacune une lettre de l’alphabet. Les enfants et leurs parents pourront ainsi découvrir comment les mots peuvent devenir des images, et comment des images peuvent les emmener sur les chemins du monde, à la fois très loin de chez eux et tout près d’eux-mêmes.
Avec Marc Riboud, ils liront le mot bateau en regardant les bateaux indiens dans la lumière du soir, le mot éléphant en observant un jeune garçon laver les pachydermes dans les eaux du Gange. Ils déchiffreront aussi le mot tristesse en voyant le visage poignant d’un jeune soldat chinois, et le mot tendresse en observant deux petites iraniennes serrées contre la poussière et le vent.
Usage du monde, usage de soi et des autres, cet abécédaire se lit un peu comme un inventaire. On y découvre ce que Marc Riboud a aimé, ce qui l’a touché, choqué ou amusé. Avec lui, les enfants apprendront peut-être l’alphabet mais plus précieux encore, ils apprendront à regarder la vie qui passe avec des yeux étonnés, curieux de sa beauté et de sa drôlerie.
Plus d’infos sur http://www.mep-fr.org/actu_1.htm
Karl Lagerfeld à la Maison Européenne de la Photo
Derrière ses lunettes noires, Karl Lagerfeld dissimule un oeil vif et aguerri : le directeur artistique de la maison Chanel est aussi un photographe confirmé. La Maison européenne dela photographie expose – pour la première fois en France – un vaste ensemble d’images réalisées par Lagerfeld au cours de ces vingt dernières années. Séances de travail pour la publicité, portraits, paysages et expérimentations se côtoient pour dévoiler un autre visage de cet homme qui cultive le mystère.
Prix culturel de la Societé allemande de photographie en 1996, Lagerfeld expose peu, mais a déjà édité plusieurs beaux livres chez Steidl. «J’ai l’étrange impression que mon succès dans la mode s’est intensifié depuis que je fais de la photo. Je vois une relation très positive et très créative entre les deux métiers», explique-t-il. Mais que les fashionistas se rassurent, Lagerfeld ne délaissera pas la mode pour se consacrer à la photo.
Sipa à la Galerie Basia Embiricos
« Images de guerre, images de femmes, Sipahioglu navigue entre deux eaux, entre deux zones de réalité : la rage et la volupté, la nudité et la mort. » Ces mots de l’auteur-compositeur Yves Simon, ami de celui que l’on baptise Sipa, résument parfaitement l’esprit et la force de l’oeuvre de ce grand photojournaliste de 84 ans, né en Turquie et vivant à Paris.
Comme le célèbre reporter de Magnum, Robert Capa, Sipa capta la beauté, l’élégance, au coeur des guerres et de la misère. Comme Capa, Sipa a fondé une célèbre agence (qui porte son nom) et a pris tous les risques comme en témoigne l’un de ses clichés exposés parmi une vingtaine d’autres à la galerie Basia Embiricos. Djibouti, mars 67. Quatre hommes tirent sur lui. Sipa a entendu siffler. « Les balles m’ont manqué de justesse », raconte-t-il. Il a tenu bon, il a pris la photo. Et le soir-même, peut-être, ou le surlendemain, il photographiait les maisons closes d’Afrique et les bordels de Bangkok. Une série d’images inédites qui ne figuraient pas dans sa rétrospective à la Maison européenne de la Photo en 2009.
Goksin Sipahioglu – Paris, France – 10 et 11 Mai 1968 – Exposition « Passions » – Galerie Basia Embiricos
Et puis, il y a BB que Sipa a photographiée, solitaire, au milieu de la foule d’un défilé. Bardot, songeuse et sublime à la conférence du film de Louis Malle Viva Maria ! à New York en 1965.
Sur une autre image, on croirait elle encore. Non, c’est une autre beauté, apprêtée, qui, au lieu d’un sac à main, porte un fusil, à La Havane, en 62. Sipa fut alors le seul journaliste à couvrir la crise des missiles depuis Cuba. Et d’autres femmes, toujours et encore sur tous les continents, de Pékin à Alger, une ode à la vie et à l’amour pour ce séducteur qui continue à charmer la gent féminine.
Passions, Goksin Sipahioglu.
Galerie Basia Embiricos, 14, rue des Jardins Saint-Paul, Paris 4e. 01.48.87.00.63.
Métro : Saint-Paul.
Prolongé jusqu’au 30 juin.
Entrée libre.
Source : « Hommage au grand photographe Sipa » de Marie Audran, http://www.lepoint.fr
« Personnal best » – Elliot Erwitt
La Maison Européenne de la Photographie présente une exposition rétrospective d’Elliott Erwitt, photographe américain né à Paris.
Cette exposition s’inspire d’un choix d’Elliott Erwitt parmi ses images préférées, ses coups de cœur. À travers plus de cent trente oeuvres, dont de nombreux tirages d’époque très peu vus, l’exposition retrace l’ensemble de son parcours depuis soixante ans.
Photographe depuis 1948, membre de l’agence Magnum Photos depuis 1953, Elliott Erwitt est un observateur vif et espiègle de la vie quotidienne ; on trouve parmi ses sujets de prédilection les enfants, les chiens, la plage, la politique et les célébrités. Témoin des grands événements du vingtième siècle, ce maître de l’instant est aussi un infatigable homme d’esprit ; il est un humoriste subtil et poétique dont le travail mélange satire et mélancolie. « Certaines personnes disent que mes photos sont tristes, d’autres les trouvent drôles. Drôlerie et tristesse, c’est un peu la même chose, non ? »
En dehors de ses photographies commerciales et personnelles, Elliott Erwitt a également réalisé de nombreux films documentaires, consultables pour certains en parallèle de l’exposition, à la vidéothèque de la Maison Européenne de la Photographie.
L’exposition est réalisée en collaboration avec Magnum Photos et le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia.
Du 3 février – 4 avril 2010 à la Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.
Plein tarif: 6,50 € - Tarif-réduit: 3,50 €
Inscription newsletter
Mots clés
afghane
afghanistan
afrique
arles
capa
cartier-bresson
chauvel
chine
conflits
congo
femmes
festival
guerre
haïti
inde
irak
japon
liberté
libye
life
magnum
marc riboud
mccurry
MEP
New-York
noir et blanc
pakistan
palestine
paris
perpignan
peuple
portraits
Reza
rock
rsf
rémi ochlik
seisme
sipa
Stanley Greene
tchetchenie
time
tunisie
vietnam
visa
world press photo Actualité (12)
Boulat (1)
CARE International (1)
Catalina Martin-Chico (3)
Chris Jordan (1)
Christian Poveda (3)
David Burnett (1)
David LaChapelle (1)
Dennis Stock (1)
Don Mc Cullin (1)
Dorothea Lange (1)
Elliot Erwitt (2)
Ethan Levitas (1)
Eugène Richards (2)
Gamma (2)
Gilles Caron (1)
Ground Zero (1)
Hans Silvester (3)
Henri Cartier-Bresson (2)
Henri Huet (2)
Hobo by L'Equipe (1)
Hommage (8)
Hondros Chris (1)
Izis (1)
James Nachtwey (2)
Jane Evelyn Atwood (4)
Jodi Bieber (1)
Johann Soussi (3)
Julian Schnabel (1)
Jürgen Schadeberg (1)
La musique en photo (6)
La photo au cinema (13)
La révolution arabe (7)
La revue 6 mois (4)
La série derrière l'objectif (2)
Larry Burrows (1)
Le métier (18)
Les album RSF (7)
Les beaux livres (21)
Les enjeux (2)
Les expos (91)
Les livres (33)
Les poches (1)
Les prix (5)
Les rencontres (4)
Lewis Hine (2)
Lisette Model (1)
Luca Gonzaga (1)
Lucas Mebrouk Dolega (1)
Lynsey Addario (1)
Magnum (5)
Marc Riboud (4)
Nick Brandt (1)
Olivier Föllmi (2)
Paolo Pellegrin (2)
Patrick Chauvel (7)
Prix Canon féminin (1)
Prix de Bayeux (2)
Pulitzer (1)
Quel avenir ? (9)
Raymond Depardon (1)
Rémi Ochlik (6)
René Burri (1)
Reportages (12)
Reporters (8)
Reza (4)
Robert Capa (4)
Robert Doisneau (2)
Rückblende (1)
Sarah Caron (1)
Sipa (2)
Stanley Greene (5)
Stephen Dupont (2)
Steve Shapiro (1)
Sygma (2)
Tim Hetherington (3)
Titouan Lamazou (1)
Un album nazi refait surface (1)
Une photo, une histoire (16)
Visa pour l'image (2)
Weitzman Yonathan (1)
Wiedenhöfer kai (1)
Willy Ronis (1)
World Press Photo (6)
Yann Arthus Bertrand (1)
Yuri Kozyrev (3)
WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck and Luke Morton requires Flash Player 9 or better.
Recent Comments
- PAD dans L’Equipe lance Hobo, premier trimestriel de photojournalisme sportif
- Photojournalistes 4 à la galerie de l’instant « Arrêt Sur le Monde dans Hommage de Régis Le Sommier à Chris Hondros
- Photojournalistes 4 à la galerie de l’instant « Arrêt Sur le Monde dans La photo emblématique du séisme japonais
- Journaliste en Syrie : « c’est la roulette russe » « Arrêt Sur le Monde dans Décès du photographe Lucas Mebrouk Dolega
- Journaliste en Syrie : « c’est la roulette russe » « Arrêt Sur le Monde dans Mort du jeune photojournaliste Rémi Ochlik
- Séance de signature – Polka Galerie « Arrêt Sur le Monde dans « Black Passport » – Stanley Greene
- PAD dans Yuri Kozyrev
- PAD dans Elles changent l’Inde – 100 photos pour la liberté de la presse
Les lieux d'expos
Les livres
Nous contacter
Photographers
- Arthus Bertrand Yann
- Atwood Jane Evelyn
- Baldizzone Tiziana
- Bieber Jodi
- Brandt Nick
- Burri René
- Burrows Larry
- Capa Robert
- Caron Gilles
- Cartier-Bresson Henri
- Chauvel Patrick
- Depardon Raymond
- Doisneau Robert
- Dupont Stephen
- Erwitt Elliot
- Famille Boulat
- Föllmi Olivier
- Gonzaga Luca
- Greene Stanley
- Hetherington Tim
- Hine Lewis
- Hondros Chris
- Huet Henri
- Jacob Gilles
- Kozyrev Yuri
- LaChapelle David
- Lamazou Titouan
- Lange Dorothea
- Levitas Ethan
- Martin-Chico Catalina
- McCullin Don
- McCurry Steve
- Model Lisette
- Nachtwey James
- Ochlik Rémi
- Paolo Pellegrin
- Poveda Christian
- Reza
- Riboud Marc
- Richards Eugène
- Ronis Willy
- Schadeberg Jürgen
- Silvester Hans
- Soussi Johann
- Uferas Georges
- Valli Eric
- Wiedenhofer Kai






