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Jane Evelyn Atwood à la MEP

juil 17, 2011   //   Jane Evelyn Atwood, Les expos  //  Laissez un commentaire
Depuis 35 ans Jane Evelyn Atwood travaille avec exigence sur des sujets difficiles. La MEP lui offre une rétrospective.

Jane Evelyn Atwood, immense artiste new-yorkaise, parisienne d’adoption depuis les années 70, est à l’honneur cet été dans la capitale. Touchante et sans misérabilisme, elle s’est attardé sur le sort des prostituées, femmes incarcérées ou enfants aveugles. Cet humanisme revisité est d’une force impérieuse. Il y a toujours à la fois une belle distance et une proximité touchante dans ses clichés, une exposition à ne pas manquer à la Maison Européenne de la photographie.

Née à New York et vivant à Paris depuis 1971, Jane Evelyn Atwood fait l’acquisition de son premier appareil photo en 1975 et commence à photographier un groupe de prostituées à Paris. C’est en partie la force de ces images qui lui valut d’obtenir la première bourse de la Fondation W. Eugene Smith en 1980 pour un autre sujet qu’elle venait d’aborder : les enfants aveugles.

 

©Jane Evelyn Atwood

Elle n’avait encore jamais publié de photo. Au cours des années suivantes, Jane Evelyn Atwood réalise plusieurs séries choisies avec soin, parmi lesquelles un reportage de dix-huit mois sur un régiment de la Légion étrangère où elle suit les soldats de Beyrouth au Tchad; une chronique de quatre mois et demi sur le premier malade du sida en France, qu’elle accompagne jusqu’à sa mort; et une étude de quatre ans sur les victimes de mines antipersonnel qui la conduit du Cambodge en Angola, en passant par le Kosovo, le Mozambique et l’Afghanistan, toujours avec le même regard personnel et engagé.

 

En 1989, elle entreprend de photographier les femmes incarcérées et parvient à avoir accès à certains des pires centres pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d’Europe et aux États-Unis, reste aujourd’hui un témoignage photographique déterminant sur le sort des femmes emprisonnées. Il a fait l’objet d’un livre publié en anglais et en français et continue d’être exposé dans le monde entier.

En 2005, Jane Evelyn Atwood se rend à Haïti, sa vision rompt radicalement avec l’imagerie que l’actualité impose régulièrement pour évoquer ce pays. Fascinée par ses habitants, la photographe choisit d’utiliser la couleur, avec ses ombres et ses contrastes, pour témoigner de la dignité et des espoirs d’un peuple qui ne se résout pas à la fatalité.

©Jane Evelyn Atwood

 L’œuvre de Jane Evelyn Atwood traduit une profonde intimité avec ses sujets, tissée au fil des années.

Fascinée par les personnes hors normes et par la notion d’exclusion, elle pénètre des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou décident d’ignorer.

Elle se consacre entièrement aux sujets qui la mobilisent, donnant à chacun le temps nécessaire – parfois plusieurs années – pour le sonder au-delà des apparences.

Si cette exploration, en profondeur, caractérise sa démarche photographique, elle a néanmoins couvert ponctuellement des évènements de l’actualité, tels le tremblement de terre de Kobe en 1995, les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001 et la Convention démocrate de 2004.

 

Maison Européenne de la photographie - 5/7, rue de Fourcy, 75004 Paris.
Plein tarif : 7 euros, tarif réduit : 4 euros.

L’ombre de la guerre

juil 3, 2011   //   Les expos  //  1 commentaire

L’exposition propose une réflexion sur le pouvoir symbolique des images en présentant un choix de 90 photographies les plus marquantes du reportage de guerre. La période a été circonscrite en prenant comme point de départ la guerre civile espagnole – conflit qui a inauguré l’ère du photojournalisme moderne – et en s’arrêtant en 2007 pour permettre un recul suffisant par rapport à l’actualité brûlante.

© Alexandra Boulat / Association Pierre & Alexandra Boulat

Afin d’en saisir tous les enjeux, ces images iconiques sont accompagnées d’un texte qui retrace le contexte de la prise de vue, auquel s’ajoute une série de données chiffrées démontrant l’impact des guerres sur nos sociétés.

Cette exposition permet ainsi de traiter différemment de l’histoire : il est certes question de drames, de destructions mais la vision de ce monde hostile engage une réflexion sur l’avenir de l’humanité.

Du 29 juin au 25 septembre 2011 – Maison Européenne de la Photographie – 5/7 rue de Fourcy – Paris 4

Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.

Gratuit le mercredi soir.

Marc Riboud à la Maison Européenne de la Photographie

jan 4, 2011   //   Les expos, Marc Riboud  //  1 commentaire

La Maison Européenne de la Photographie propose une relecture de l’œuvre de Marc Riboud pour les enfants et les plus grands.

Organisées en abécédaire, 26 photographies illustrent chacune une lettre de l’alphabet. Les enfants et leurs parents pourront ainsi découvrir comment les mots peuvent devenir des images, et comment des images peuvent les emmener sur les chemins du monde, à la fois très loin de chez eux et tout près d’eux-mêmes.

© Marc Riboud

Avec Marc Riboud, ils liront le mot bateau en regardant les bateaux indiens dans la lumière du soir, le mot éléphant en observant un jeune garçon laver les pachydermes dans les eaux du Gange. Ils déchiffreront aussi le mot tristesse en voyant le visage poignant d’un jeune soldat chinois, et le mot tendresse en observant deux petites iraniennes serrées contre la poussière et le vent.

Usage du monde, usage de soi et des autres, cet abécédaire se lit un peu comme un inventaire. On y découvre ce que Marc Riboud a aimé, ce qui l’a touché, choqué ou amusé. Avec lui, les enfants apprendront peut-être l’alphabet mais plus précieux encore, ils apprendront à regarder la vie qui passe avec des yeux étonnés, curieux de sa beauté et de sa drôlerie.


Plus d’infos sur http://www.mep-fr.org/actu_1.htm

Karl Lagerfeld à la Maison Européenne de la Photo

oct 4, 2010   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

Derrière ses lunettes noires, Karl Lagerfeld dissimule un oeil vif et aguerri : le directeur artistique de la maison Chanel est aussi un photographe confirmé. La Maison européenne dela photographie expose – pour la première fois en France – un vaste ensemble d’images réalisées par Lagerfeld au cours de ces vingt dernières années. Séances de travail pour la publicité, portraits, paysages et expérimentations se côtoient pour dévoiler un autre visage de cet homme qui cultive le mystère.

Prix culturel de la Societé allemande de photographie en 1996, Lagerfeld expose peu, mais a déjà édité plusieurs beaux livres chez Steidl. «J’ai l’étrange impression que mon succès dans la mode s’est intensifié depuis que je fais de la photo. Je vois une relation très positive et très créative entre les deux métiers», explique-t-il. Mais que les fashionistas se rassurent, Lagerfeld ne délaissera pas la mode pour se consacrer à la photo.

Karl Lagerfeld

Karl Lagerfeld, Parcours de travail, jusqu’au 31 octobre à la Maison Européenne de la Photo, 5-7 rue de Fourcy, Paris 4eme

 

Source : Photo couture Direct matin, jeudi 16 sept 2010

Sipa à la Galerie Basia Embiricos

juin 4, 2010   //   Les expos, Sipa  //  Laissez un commentaire

« Images de guerre, images de femmes, Sipahioglu navigue entre deux eaux, entre deux zones de réalité : la rage et la volupté, la nudité et la mort. » Ces mots de l’auteur-compositeur Yves Simon, ami de celui que l’on baptise Sipa, résument parfaitement l’esprit et la force de l’oeuvre de ce grand photojournaliste de 84 ans, né en Turquie et vivant à Paris.

Comme le célèbre reporter de Magnum, Robert Capa, Sipa capta la beauté, l’élégance, au coeur des guerres et de la misère. Comme Capa, Sipa a fondé une célèbre agence (qui porte son nom) et a pris tous les risques comme en témoigne l’un de ses clichés exposés parmi une vingtaine d’autres à la galerie Basia Embiricos. Djibouti, mars 67. Quatre hommes tirent sur lui. Sipa a entendu siffler. « Les balles m’ont manqué de justesse », raconte-t-il. Il a tenu bon, il a pris la photo. Et le soir-même, peut-être, ou le surlendemain, il photographiait les maisons closes d’Afrique et les bordels de Bangkok. Une série d’images inédites qui ne figuraient pas dans sa rétrospective à la Maison européenne de la Photo en 2009.

Goksin Sipahioglu – Paris, France – 10 et 11 Mai 1968 – Exposition « Passions » – Galerie Basia Embiricos

Et puis, il y a BB que Sipa a photographiée, solitaire, au milieu de la foule d’un défilé. Bardot, songeuse et sublime à la conférence du film de Louis Malle Viva Maria ! à New York en 1965.

Sur une autre image, on croirait elle encore. Non, c’est une autre beauté, apprêtée, qui, au lieu d’un sac à main, porte un fusil, à La Havane, en 62. Sipa fut alors le seul journaliste à couvrir la crise des missiles depuis Cuba. Et d’autres femmes, toujours et encore sur tous les continents, de Pékin à Alger, une ode à la vie et à l’amour pour ce séducteur qui continue à charmer la gent féminine.


Passions, Goksin Sipahioglu.

Galerie Basia Embiricos, 14, rue des Jardins Saint-Paul, Paris 4e. 01.48.87.00.63.

Métro : Saint-Paul.

Prolongé jusqu’au 30 juin.
Entrée libre.

 

Source : « Hommage au grand photographe Sipa » de Marie Audran, http://www.lepoint.fr

« Personnal best » – Elliot Erwitt

mar 18, 2010   //   Elliot Erwitt, Les expos  //  1 commentaire

La Maison Européenne de la Photographie présente une exposition rétrospective d’Elliott Erwitt, photographe américain né à Paris.
Cette exposition s’inspire d’un choix d’Elliott Erwitt parmi ses images préférées, ses coups de cœur. À travers plus de cent trente oeuvres, dont de nombreux tirages d’époque très peu vus, l’exposition retrace l’ensemble de son parcours depuis soixante ans.


Photographe depuis 1948, membre de l’agence Magnum Photos depuis 1953, Elliott Erwitt est un observateur vif et espiègle de la vie quotidienne ; on trouve parmi ses sujets de prédilection les enfants, les chiens, la plage, la politique et les célébrités. Témoin des grands événements du vingtième siècle, ce maître de l’instant est aussi un infatigable homme d’esprit ; il est un humoriste subtil et poétique dont le travail mélange satire et mélancolie. « Certaines personnes disent que mes photos sont tristes, d’autres les trouvent drôles. Drôlerie et tristesse, c’est un peu la même chose, non ? »


En dehors de ses photographies commerciales et personnelles, Elliott Erwitt a également réalisé de nombreux films documentaires, consultables pour certains en parallèle de l’exposition, à la vidéothèque de la Maison Européenne de la Photographie.


L’exposition est réalisée en collaboration avec Magnum Photos et le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia.

Du 3 février – 4 avril 2010 à la Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris

Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.
Plein tarif: 6,50 € - Tarif-réduit: 3,50 €


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