Reporter de guerres – Yan Morvan
Photographe indépendant depuis 1988, reconnu comme l’un des spécialistes de la photo de guerre, Yan Morvan revient sur trente ans de carrière, menés au pas de charge.
Correspondant permanent de l’hebdomadaire américain Newsweek, puis de l’agence SIPA, il couvre les principaux conflits contemporains : Iran-Irak, Liban, Irlande du Nord, Philippines, chute du mur de Berlin, Rwanda, Kosovo…

1981, Irlande ©Yan Morvan
Ses nombreux scoops lui vaudront une reconnaissance internationale avec notamment une nomination pour le prix Robert-Capa et deux prix du World Press Photo. Mais cela lui vaudra également beaucoup d’ennuis : au Liban, il sera condamné à mort à deux reprises, en réchappant toujours de façon miraculeuse.
En France, pour Libération ou Paris-Match, il travaillera sur les gangs, ce qui lui vaudra d’être pris en otage et torturé pendant trois semaines par le serial-killer Guy Georges.
Depuis 2004, il enchaîne les reportages sur des sujets de fond : les banlieues et les victimes de guerre ou de la route.

Squat de la rue Didot Paris ©Yan Morvan

Reporter de guerres, Yan Morvan
Récit d’Aurélie Taupin
230 pages
Éditions de la Martinière
Pour le commander cliquez ici
Paolo Pellegrin à la Maison européenne de la photo
La Maison européenne expose les photos sombres de Paolo Pellegrin. Un retour sur quinze ans de travail à travers le monde sur les conflits et les catastrophes
Il s’agit de la première grande rétrospective consacrée au travail magistral de Paolo Pellegrin, déjà présentée à Milan en 2011.
Né à Rome en 1964, Paolo Pellegrin a étudié l’architecture avant de se lancer dans le photojournalisme. Il est membre de l’agence Magnum depuis 2005 et a couvert depuis quinze ans les grands conflits. Il a reçu de nombreux prix internationaux, dont pas moins de huit World Press Photo dans différentes catégories.
Deux cents photos, pour la plupart en noir et blanc, racontent les drames du monde, du Cambodge en 1998 au séisme en Haïti en 2010. L’exposition est intitulée « Dies Irae », jour de colère. Il y a beaucoup d’ombre et d’obscurité, dans les images somptueuses de Paolo Pellegrin.
Paolo Pellegrin était en Irak lors de l’invasion américaine en 2003, au Soudan en 2004. De Guantanamo, il a fait un grand panneau d’images barrées de grillages et de barbelés, pleines de flèches absurdes, où l’ironie à placé un panneau interdisant de faire des photos.
Un hélicoptère utilisé par la Drug Enforcement Administration et par les troupes afghanes atterrissant à Kaboul après avoir achevé un mission. Afghanistan, 2006.
Le photographe nous montre également les décombres de l’ouragan Katrina, en 2005, des pièces d’un hospice dévasté, où le mobilier a été arraché. Ou un grand tableau d’apocalypse, après le tsunami au Japon en 2011
« Mon rôle et ma responsabilité, c’est de constituer des archives pour notre mémoire collective », explique Paolo Pellegrin sur le site de Magnum.
Pellegrin est allé à de nombreuses reprises dans les territoires palestiniens, à Jenine en 2002 ou en 2009 à Gaza. Il y a rencontré l’armée israélienne comme les combattants des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, masqués et armés. Il a photographié des mutilés palestiniens, aveugles ou amputés, ou des mères éplorées.
Maison européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Du mercredi au dimanche, 11h-20h
jusqu’au 17 juin 2012
Journaliste en Syrie : « c’est la roulette russe »
Deux journalistes sont morts, mercredi 22 février, en Syrie, lors du pilonnage du quartier de Baba Amr, dans la ville rebelle de Homs. Parmi eux, un Français, Rémi Ochlik, a trouvé la mort dans le centre de presse, visé par des tirs de roquettes depuis le début de la matinée. Il est le septième journaliste à avoir trouvé la mort en Syrie depuis le début du conflit.
Patrick Chauvel, photojournaliste et correspondant de guerre depuis quarante ans, a couvert les événements des révolutions arabes. Il était présent en Libye, en mars 2011, en même temps que Rémi Ochlik. Il évoque les risques du photojournalisme et la gradation de la violence des conflits arabes depuis janvier 2011.
Pourquoi tant de jeunes photographes sont-ils présents depuis le début pour couvrir les événements des révolutions arabes ?
Tout a commencé avec la Tunisie, le voyage ne coûtait pas trop cher, et donc de nombreux jeunes ont pu partir avec leurs propres économies. Pas besoin de carte de presse, ni d’être connu, n’importe quel jeune photojournaliste pouvait décider de se lancer dans l’aventure. En Libye, à la différence de l’Afghanistan ou de l’Irak, pas besoin demontrer patte blanche, car les rebelles libyens étaient totalement désorganisés. C’était une véritable occasion pour ces jeunes professionnels de se révéler, comme lors du conflit en Yougoslavie, où de nouveaux talents se sont distingués.
On devait être une cinquantaine en Libye. Ça m’a plu de voir arriver tous ces jeunes. Ils étaient gonflés, merveilleux d’aventure et d’envie. C’était formidable de les voir travailler et se poser des questions sur le métier. Ils s’interrogeaient sur la justesse de la cause, si la France faisait bien d’intervenir militairement. Beaucoup de questions sur l’avenir économique du métier, avec le développement d’Internet, et surtout pour les journalistes indépendants. Des gens biens.
Mais ils étaient aussi nombreux à venir sans préparation, avec l’inconscience due à leur âge, sans notion des premiers secours en cas de blessure, ni des bons réflexes de survie. Quand des tirs partent dans tous les sens, rien ne sert de se cacher derrière une voiture, c’est du papier. La seule solution : courir.
En quoi la Syrie est-elle différente des autres conflits arabes ?
Jusque-là c’était la guerre, mais avec des conflits pas très violents. La Syrie, en revanche, c’est un vrai conflit. En Tunisie, un seul photographe a été tué, Lucas Mebrouk Dolega, un jeune Français de 32 ans. En Egypte, là, c’était très dangereux. Si on se retrouvait seul face à des policiers, on se faisait embarquerdans une ruelle à l’écart et tabasser. Il y a eu des histoires horribles, comme ces deux journalistes [Caroline Sinz et Mona Eltahawy] qui ont été violées au milieu de la foule. Mais il n’a jamais été question d’exécution sommaire.
En Libye, c’était une guerre avec des moments dangereux. Là-bas, il y avait des tirs de mortier, à la trajectoire complètement aléatoire. Cinq journalistes y ont trouvé la mort. La Syrie, c’est encore un niveau au-dessus. Les autorités syriennes ne veulent pas que des images sortent du pays, alors ils n’hésitent pas à arrêter les journalistes, à les torturer, voire à les exécuter.
Dans quelles conditions travaillent les journalistes, notamment en Syrie ?
Pour entrer en Syrie, ce n’est pas simple. Il faut passer la frontière sous les barbelés, avec les snipers qui patrouillent, puis crapahuter pendant des kilomètres sur une moto ou à cheval, comme ce journaliste du New Yorker mort après une crise d’asthme, il n’y a pas longtemps. Puis après il fait froid, il n’y a rien, pas même d’électricité, ce qui complique énormément le transfert de photos. Il faut les faire passer à la frontière, comme on peut, comme quand on avait encore des pellicules. Là, en plus, l’armée syrienne ne veut pas que la presse vienne. En janvier, quand Gilles [Jacquier] a été tué, ça a refroidi tout le monde.
Et puis il y a la question de l’argent. Je me souviens que quand je suis parti en Libye, j’ai réussi à réunir 1 800 euros auprès de deux journaux différents. Mes dix-huit heures de taxi pour arriver sur la zone de combat m’ont coûté 1 700 euros, donc une fois sur place, je n’avais plus que 100 euros pour vivre. Heureusement, il y a une forte entraide entre journalistes, une fois sur place. Si quelqu’un a de quoi se payer une voiture avec un chauffeur, il emmène les autres avec lui.
Mais on travaille seul. Sur le front, on essaye d’être seul pour ne pas faire les mêmes images que les autres. On est là pour bosser, ce n’est qu’une fois à l’hôtel qu’on plaisante et qu’on discute. Je me souviens : une fois, un jeune journaliste est venu me voir et m’a demandé « comment faire pour rester en sécurité ? » Je lui ai répondu : « rester à Paris ».
Et malgré tout, il y a toujours l’envie de repartir ?
Oui, ce n’est pas un métier, c’est une manière de vivre. Aujourd’hui, quand je vois ce que subissent les Syriens, je n’ai qu’une envie, c’est y aller, pour raconter leur histoire. On dirait des noyés qui nous appellent au secours. Ne pas y aller, c’est presque faire preuve de non assistance à personne en danger.
La mort de ces journalistes [Rémi Ochlik et Marie Colvin] est très triste. Rémi était un jeune homme plein d’avenir, sincère. Mais ils sont morts en faisant leur métier, personne n’a fait d’erreur. Quand on est dans un conflit armé avec des passifs, des civils, c’est la roulette russe. L’essentiel, c’est de continuer à envoyer des journalistes en Syrie et de raconter des histoires.
Source : lemonde.fr
Stanley Greene à la Petite Poule Noire
Stanley Greene a vécu 1000 vies: membre des Black Panthers et militant anti-guerre du Vietnam à l’adolescence, presque tué lors d’un attentat à la Maison Blanche de Moscou, remarqué par la légendaire W. Eugene Smith, il a été témoin de toutes les guerres contemporaines, notamment la Tchétchénie de 1994 à 2003 dont témoigne l’impressionnant «Open Wound: Chechnya.» L’existence de Stanley est dévouée corps et âme à son engagement photographique. A la fois timide et déterminé, il a cette impudeur des grands témoins; c’est cette impudeur que nous avons souhaité questionner avec lui.
Avec l’aide de Nathalie Lopparelli de l’atelier Fenêtre sur cour, son tireur depuis toujours, il a accepté de se plonger dans ses archives, de les redécouvrir, de se confronter à nouveau à l’horreur de certaines scènes, parfois longtemps occultées. De cette plongée en apnée est née l’exposition Entre chien et loup, un voyage non chronologique dans son travail – certains tirages étant exposés pour la première fois -, où l’Azerbaïdjan côtoie le Liban, où les femmes moscovites frôlent les soldats d’Irak, où la nuit parisienne se prolonge dans les eaux sombres de la Nouvelle Orléans, comme autant de fragments d’une longue histoire photographique où chaque image révèle une obscurité ou une tendresse là où on ne l’attendait pas.

Goz Beida, Tchad. Janvier 1995. ©Stanley Greene
En fouillant dans leurs archives, Stanley et Nathalie ont aussi retrouvé des images qui avaient été considérées comme immontrables. Oubliées pendant des années, elles lui sont revenues comme le ressac, l’ont hanté, puis se sont imposées. Exposées dans la salle du sous-sol, c’est une descente dans l’enfer de Greene; l’enfer, comme dans ces salles cachées qui abritaient autrefois les livres censurés de la BNF.
Peu de photo-journalistes sont capables de mettre des mots sur les intentions contenues derrière leurs images, sur la nécessité de couvrir les horreurs du monde, sur la difficulté de vivre avec. Stanley Greene fait partie de ceux qui peuvent, et il nous fera l’immense plaisir d’une rencontre avec le public, et de se livrer, aux côtés de ses images…
Jusqu’au 23 décembre 2011
A la Petite Poule Noire
12 bd des Filles du Calvaire / 75011 paris
Ouvert de 12h à 19h / du mardi au samedi
Métro Saint Sébastien Froissart
Hommage de Régis Le Sommier à Chris Hondros
« J’ai appris la nouvelle à mon arrivée à New York. Ta photo était partout sur les écrans de CNN dans l’aéroport. Tu étais, disait-on, entre la vie et la mort, touché à la tête par un éclat d’obus à Misrata, en Libye. Immédiatement, je t’ai imaginé, allongé à l’arrière d’un pick-up en route vers l’hôpital. Je te voyais, les jambes inertes, ballotté sur une route chaotique avec ces bottes que tu portais en reportage. Ces bottines noires, auxquelles souvent collait la poussière d’Irak ou d’Afghanistan, je les ai toujours trouvées tellement inconfortables. Comment pouvais-tu marcher avec des chaussures pareilles? On aurait dit qu’elles te tordaient les pieds. Dieu sait si j’ai eu le temps de les observer.
Il y a six mois, je les avais devant moi tous les jours. En arpentant les champs de mines de Kandahar en compagnie des soldats de la 101e Division aéroportée, je tâchais de mettre mes pieds à l’endroit où tu avais posé les tiens. Précaution dérisoire quand on sait qu’il ne faut parfois que quelques centimètres pour perdre ses jambes et qu’une mine peut sauter alors que les éclaireurs ont déjà marché dessus. C’est hélas ce qui est arrivé à ton camarade, photographe du «New York Times», Joao Silva. Par moments, j’étais devant toi, et c’est toi qui posais tes pieds dans mes traces. Pas une seule fois je n’ai imaginé que tu puisses (ou que je puisse) sauter. Mais à chaque retour de patrouille, nous poussions un soupir de soulagement en nous regardant. Une de plus. Et à la fin du séjour, nous prenions bien soin de ne jamais dire que demain, ça serait la dernière, ou bien sinon… Au cours des cinq voyages que nous avons faits tous les deux en Irak et en Afghanistan, j’ai imaginé bien des scénarios tragiques, sauf celui d’avoir un jour à écrire ces lignes.
Je t’ai rencontré, la première fois, pendant la campagne présidentielle de John Kerry en 2004. J’ai d’abord vu ton nom écrit sur la porte d’une chambre d’hôtel de Cleveland dans l’Ohio. J’avais en tête la photo du guerrier en dreadlocks tirant une roquette au Liberia, ta première «plaque» comme on dit dans le jargon. Il me fallait un photographe pour suivre Kerry. On a conclu un accord. Tout de suite notre amitié fut faite de longues conversations sur le monde, l’Amérique, la France, etc., que nous arrêtions puis reprenions à chaque reportage. Tu me disais souvent: «Régis, il faut que tu viennes en Irak.» Correspondant de Paris Match aux Etats-Unis, j’écrivais à l’époque de plus en plus d’histoires de soldats revenus au pays défigurés. «Il te manque un morceau du puzzle», répétais-tu. En mars 2006, après avoir convaincu ma rédaction, nous nous sommes retrouvés dans un hôpital de campagne américain, au nord de Bagdad. Depuis, je t’ai suivi partout.

Tu m’as appris la patience au long de ces interminables attentes — hélicoptère retardé, convoi inexistant, gradé peu coopérant – qui nous menaient d’un camp retranché à un autre. Tu m’as appris l’humilité car, dans la guerre, il ne sert à rien de forcer les choses, elles viennent très vite à vous. Tu m’as même appris à dormir, à profiter de la moindre parcelle de temps libre pour fermer les yeux et regonfler les batteries. Il n’y a que sur le terrain de la musique que je refusais de m’aventurer avec toi. Tu étais fou de classique. Un jour où nous roulions au beau milieu d’un ouragan au Texas, tu me fis écouter les variations Goldberg de Bach. «Tu entends? Le piano de Glenn Gould, c’est comme des gouttes d’eau qui tombent.» La pluie au-dehors tombait si fort que j’entendais à peine la musique. J’acquiesçais. Va pour le piano qui imite les gouttes d’eau. J’aimais ton enthousiasme, ton détachement aussi, cette façon que tu avais de prendre la vie parfois très sérieusement.
Tu détestais la techno que je me mettais dans les oreilles, le soir, en Irak, pour oublier la trouille que j’avais à l’idée de ce qui nous attendait le lendemain. Mais ce n’était pas cela la bande-son de nos aventures. Ni le classique, ni la techno. Parfois, c’était la prière du muezzin, comme le soir de cette longue patrouille dans la province du Helmand en Afghanistan. Cette fois, c’est moi qui avais pris ton appareil et appuyé sur le déclencheur. On te voit juché sur le toit d’un véhicule blindé, dans la tombée du jour. C’était le samedi 13 mars, l’année dernière. Tu avais 40 ans. Parfois, c’était un air de country. Tu as passé tellement de temps avec les soldats américains… Tu partais jusqu’à deux mois d’affilée avec eux, si longtemps qu’un jour, au beau milieu d’un quartier paumé de Bagdad, tu reçus un coup de fil de la fourrière de New York. Ta vieille Toyota, garée comme toujours sur la 35ième rue, allait être embarquée. Tu passas la matinée, je me rappelle, à appeler pour trouver, depuis l’Irak, quelqu’un qui aille la déplacer.
Il y eut le jazz, aussi, des notes timides entendues à la Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katrina, lorsque nous parcourions à la rame, parmi des chiens affamés et des cadavres flottants, les rues de la cité engloutie. Tu venais de me rejoindre, prenant la place du photographe Alvaro Canovas qui avait dû rentrer à Paris. Dire que c’est avec Alvaro que tu as passé à Misrata le dernier jour de ta vie ! Chris, tu n’avais pas d’enfants. Pour y remédier, tu allais te marier en août prochain avec ta fiancée, Christina. Tu adorais les miens. Tu en as photographié aussi beaucoup. Ton plus célèbre cliché restera cette petite fille, maculée du sang de ses parents tués par erreur par les soldats américains, alors que leur voiture franchissait un check-point.
Quelques jours après cette tragédie, tu reçus un appel de Paul Wolfovitz. Le cliché avait beau dénoncer les errances militaires de Bush, le numéro deux du Pentagone, admiratif, t’invita à déjeuner pour te demander comment on faisait pour devenir photographe de guerre. Il faut croire que, comme beaucoup, tu l’avais interpellé. Aujourd’hui, je me demande avec qui je vais bien pouvoir continuer ces conversations du bout du monde. Et si jamais je retourne en Afghanistan, j’ignore qui guidera mes pas. »
« Black Passport » – Stanley Greene
Célèbre photographe américain, disciple d’Eugène Smith, Stanley Greene revient ici sur sa carrière : de la photo de mode au reportage de guerre (Soudan, Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Irak) en passant par des photos plus personnelles. Ses commentaires en « voix-off » nous éclairent sur sa pratique et rappellent que le professionnel et le personnel se tressent l’un à l’autre pour dessiner une approche du monde et de ses fracas, un regard sur les individus qui le peuplent.

Livrer ainsi son journal intime était un pari risqué. S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement, ses doutes et ses peurs, ses interrogations sur la motivation de la violence et la notion de courage, son quotidien chaotique, l’amour et les séparations. Avec sincérité. Composé de courts récits où les images privées cohabitent avec les documents les plus durs sur la Tchétchénie ou le Rwanda, ce livre offre une passionnante introspection.
Broché : 200 pages
Editeur : Textuel
Prix : 45€ chez amazon
Don’t Take My Pictures, Iraqis Don’t Cry
La Bosnie, Mogadiscio, Gaza et maintenant l’Irak : autant de visages de la guerre du Liban démultipliée, déformée et recomposée, en images et aujourd’hui en split-screen par ce photojournaliste à l’AFP qui couvre les conflits depuis près de 30 ans.
Esprit libre et indépendant, préférant la lumière naturelle à l’artificielle, les grands espaces au studio et l’inconfort aux commodités d’un bureau, le photographe voyageur quitte le Liban. Il traque, poursuit, capte l’image et tente de digérer l’injustice, les souffrances, les malheurs. En 2006, il quitte Bagdad, contourne le blocus et rentre au Liban « pour photographier à nouveau (mon) peuple qui pleure », dit-il.
Dans ce bel ouvrage, Patrick Baz partage ses coups de gueule, son désarroi devant tant de haine, sa solitude d’intrus au milieu de jeunes soldats américains « avec qui j’avais parfois du mal à communiquer ».
Lancé en avant première le 10 octobre au prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, Don’t Take My Picture. Iraqis Don’t Cry a reçu un très bon accueil de la part du public et de la presse français. Au Salon du livre de Beyrouth, c’est le regard de ses compatriotes qui se posera sur son livre. Patrick Baz espère qu’ils y liront un grand « non » à la guerre.
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