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Paolo Pellegrin à la Maison européenne de la photo

avr 19, 2012   //   Actualité, Les expos, Paolo Pellegrin  //  Laissez un commentaire

La Maison européenne expose les photos sombres de Paolo Pellegrin. Un retour sur quinze ans de travail à travers le monde sur les conflits et les catastrophes

Il s’agit de la première grande rétrospective consacrée au travail magistral de Paolo Pellegrin, déjà présentée à Milan en 2011.

Né à Rome en 1964, Paolo Pellegrin a étudié l’architecture avant de se lancer dans le photojournalisme. Il est membre de l’agence Magnum depuis 2005 et a couvert depuis quinze ans les grands conflits. Il a reçu de nombreux prix internationaux, dont pas moins de huit World Press Photo dans différentes catégories.

Deux cents photos, pour la plupart en noir et blanc, racontent les drames du monde, du Cambodge en 1998 au séisme en Haïti en 2010. L’exposition est intitulée « Dies Irae », jour de colère. Il y a beaucoup d’ombre et d’obscurité, dans les images somptueuses de Paolo Pellegrin.

Paolo Pellegrin était en Irak lors de l’invasion américaine en 2003, au Soudan en 2004. De Guantanamo, il a fait un grand panneau d’images barrées de grillages et de barbelés, pleines de flèches absurdes, où l’ironie à placé un panneau interdisant de faire des photos.

©Paolo Pellegrin / Magnum Photos

Un hélicoptère utilisé par la Drug Enforcement Administration et par les troupes afghanes atterrissant à Kaboul après avoir achevé un mission. Afghanistan, 2006.

Le photographe nous montre également les décombres de l’ouragan Katrina, en 2005, des pièces d’un hospice dévasté, où le mobilier a été arraché. Ou un grand tableau d’apocalypse, après le tsunami au Japon en 2011

« Mon rôle et ma responsabilité, c’est de constituer des archives pour notre mémoire collective », explique Paolo Pellegrin sur le site de Magnum.

Pellegrin est allé à de nombreuses reprises dans les territoires palestiniens, à Jenine en 2002 ou en 2009 à Gaza. Il y a rencontré l’armée israélienne comme les combattants des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, masqués et armés. Il a photographié des mutilés palestiniens, aveugles ou amputés, ou des mères éplorées.

Maison européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Du mercredi au dimanche, 11h-20h
jusqu’au 17 juin 2012

Hommage à Rémi Ochlik

fév 24, 2012   //   Hommage, Rémi Ochlik  //  Laissez un commentaire

Rémi Ochlik© DR

Rémi Ochlik et Marie Colvin sont morts mercredi à Homs en Syrie à 28 ans en faisant leur métier de reporter de guerre.

L’école Icart Photo à Levallois-Perret, où était née la passion de Rémi Ochlik pour le photo-reportage de guerre, a décidé de lui rendre hommage. C’est dans cette école qu’il avait préparé son premier reportage en Haïti en 2004. Récompensé par plusieurs prix, il aimait aller au plus près des gens qu’il photographiait avec son 35 mm pour dénoncer les atrocités dont il était le témoin.

Rémi Ochlik avait fondé en 2005 l’agence IP3 Press. Lauréat en février du World Press Photo pour ses reportages en Libye, Rémi Ochlik avait travaillé en République Démocratique du Congo en 2008, à Haïti en 2010 avant de couvrir les évènements du printemps arabe.

 

Source : http://www.francetv.fr - Jean-Michel Ogier

Mort du jeune photojournaliste Rémi Ochlik

fév 22, 2012   //   Rémi Ochlik  //  1 commentaire

Le journaliste français Rémi Ochlik a été tué, mercredi 22 février, lors du pilonnage du quartier de Baba Amro, à Homs. Ce jeune photojournaliste avait notamment couvert de nombreux conflits du Printemps arabe, en Tunisie, en Egypte, en Libye et dernièrement en Syrie.

Né en 1983, dans l’est de la France, Rémi Ochlik avait étudié la photographie à Icart-Photo, une école de photographie à Paris, pour travailler ensuite pour l’agence photograhique Wostok. En 2004, il se fait connaître avec un reportage sur les événements d’Haïti, alors qu’il n’a même pas encore terminé ses études. Il se révèle alors comme un talentueux représentant de la jeune génération de photographes. Son travail est couronné du prix Jeune Reporter François-Chalais et honoré d’une projection au festival Visa pour l’image de PerpignanJean-François Leroy, le directeur du festival, expliquait alors: « On m’a montré un travail sur les événements d’Haïti. Très beau, très fort. Je ne connaissais pas le mec qui a fait ça. Je l’ai fait venir. Il s’appelle Rémi Ochlik, il a vingt ans. Il a travaillé tout seul, comme un grand. Voilà. Le photojournalisme n’est pas mort ».

©IP3 Press

Après cette première expérience des conflits armés, il décide de fonder sa propre agence de presse, IP3 Press, qui se propose de couvrir l’actualité parisienne et les conflits partout dans le monde, comme la guerre en République de démocratique du Congo, en 2008, l’épidémie de choléra ou l’élection présidentielle haïtienne, en 2010.

Il consacre l’année 2011 aux révoltes dans les pays arabes. Tunisie, Égypte, Libye : il est sur tous les fronts. « 2011 a été une année incroyablement chargée, déclare-t-il à l’époque. Chaque pays couvert avait son vécu propre par rapport à son régime, mais l’espoir, l’élan et les slogans étaient les mêmes. Les peuples étaient animés par le sentiment de ras-le-bol, moi par celui d’être là où se joue l’histoire. »

©Rémi Ochlik

Ses photographies ont été publiées dans Le Monde MagazineVSDParis Match,Time Magazine et The Wall Street Journal. Son travail a reçu, en décembre, le premier prix du festival Scoop Grand Lille pour trois de ses reportages : La Révolution du Jasmin ; Egypte, Tarhir Square et La Chute de Tripoli. Plus récemment, il a reçu le quatrième prix du prestigieux World Press Photo pour sa photo Battle for Libya.

Son dernier projet était de saisir les évènements syriens dans son objectif. Il disait s’appuyer de plus en plus sur la puissance des réseaux sociaux. « Ils sont un bon moyen de sonder le terrain du point de vue des locaux », insistait-il. En effet, c’est en veillant pendant six heures sur Facebook qu’il avait compris qu’il se passait quelque chose de très important en Libye et qu’il avait décidé d’y partir. Selon son confrère Franck Medan, « d’une grande humilité, plein d’énergie, curieux, il travaillait au 35 mm, il n’avait pas les moyens de s’équiper d’un téléobjectif. Mais même s’il l’avait pu, il voulait aller loin, être au plus près de l’événement et vivre les choses pleinement ».

Source : LeMonde.fr

Je me souviens… – Exposition de Sarah Caron

jan 28, 2012   //   Actualité, Les expos, Sarah Caron  //  Laissez un commentaire

Le Musée de la Photographie André Villers de la ville de Mougins présente pour la première fois une exposition personnelle de Sarah Caron du 11 février au 3 Juin 2012. Cette exposition nous donne l’opportunité de voir l’oeuvre photographique de Sarah, images captées au cours de ces quinze dernières années au sein de cultures et de pays aussi différents comme l’Afghanistan, la Cisjordanie, le Chili, le Cameroun, Gaza, Cuba, Haïti, les Etats Unis, le Cambodge, l’Inde, le Pakistan, la Birmanie ou encore l’Indonésie, toutes marquées par la même géographie de la lumière qu’elle a créée avec cette écriture personnelle, et publiées par les plus importants medias des Etats Unis et d’Europe.

Sarah ne se contente pas de photographier ce qu’elle voit et de le refléter dans un reportage, elle nous dévoile un univers visuel créatif qui l’habite quel que soit le thème traité. Elle habite tellement l’image qu’elle en capte et en régule l’intensité de la lumière en fonction de la conscience du drame dont elle veut témoigner. Ces images ne disparaissent pas quand on a cessé de les regarder, elles s’arrêtent dans notre conscience car le niveau de suggestion dramatique avec lequel elles furent prises invite à réfléchir sur ce qui est en train de se passer, ce qui est arrivé avant et ce qui va se passer après la photo…

L’exposition présentée au musée de la photographie André Villiers à Mougins est composée de trois parties: A Fragile world, A land of Pure /Pakistan, In the Night for love.

Cette exposition nous donne l’opportunité de voir l’oeuvre photographique de Sarah Caron, images captées au sein de cultures et de pays aussi différents que sont l’Afghanistan, la Cisjordanie, le Chili, le Cameroun, Gaza, Cuba, Haïti, les Etats Unis, le Cambodge, l’Inde, le Pakistan, la Birmanie et l’Indonésie, elles sont toutes marquées par la même géographie de la lumière que Sarah a créée pour nous, avec une écriture qu’elle affirme dans l’ensemble de cette exposition personnelle. Ainsi est présenté son travail de photo - reporteur pour les plus importants médias des Etats-Unis et d’Europe au cours des quinze dernières années.

Au regard de la présentation, on est frappé par le nombre de thèmes traités au cours de ces années de travail : des veuves en Inde à la récente catastrophe Haïtienne en passant par la richesse culturelle du Pakistan, le caractère religieux catholique de la population cubaine. D’autres sujets comme l’homosexualité, le travestisme ou la vie des combattants dans les camps de réfugiés palestiniens sont également traités.
Sarah ne se contente pas de photographier ce qu’elle voit pour le refléter ensuite dans un reportage. Elle dévoile un univers visuel créatif qui l’habite quelque soit le thème traité. Cette créativité fait que les combattants (Brigade des Martyrs d’Al Aqsa) ou « les civils volontaires » surveillant la frontière aux Etats unis pour que les mexicains illégaux ne passent pas, aient moins d’importance que les ombres et leurs contrastes, que leurs regards et leurs gestes révélant leurs angoisses et leurs malheurs .

 

Du 11 février au 3 juin 2012 au musée de la photographie André Villiers

Porte Sarrazine – 06250 Mougins
Ouvert tous les jours: 10h/12h30 et 14h/18h

Jane Evelyn Atwood à la MEP

juil 17, 2011   //   Jane Evelyn Atwood, Les expos  //  Laissez un commentaire
Depuis 35 ans Jane Evelyn Atwood travaille avec exigence sur des sujets difficiles. La MEP lui offre une rétrospective.

Jane Evelyn Atwood, immense artiste new-yorkaise, parisienne d’adoption depuis les années 70, est à l’honneur cet été dans la capitale. Touchante et sans misérabilisme, elle s’est attardé sur le sort des prostituées, femmes incarcérées ou enfants aveugles. Cet humanisme revisité est d’une force impérieuse. Il y a toujours à la fois une belle distance et une proximité touchante dans ses clichés, une exposition à ne pas manquer à la Maison Européenne de la photographie.

Née à New York et vivant à Paris depuis 1971, Jane Evelyn Atwood fait l’acquisition de son premier appareil photo en 1975 et commence à photographier un groupe de prostituées à Paris. C’est en partie la force de ces images qui lui valut d’obtenir la première bourse de la Fondation W. Eugene Smith en 1980 pour un autre sujet qu’elle venait d’aborder : les enfants aveugles.

 

©Jane Evelyn Atwood

Elle n’avait encore jamais publié de photo. Au cours des années suivantes, Jane Evelyn Atwood réalise plusieurs séries choisies avec soin, parmi lesquelles un reportage de dix-huit mois sur un régiment de la Légion étrangère où elle suit les soldats de Beyrouth au Tchad; une chronique de quatre mois et demi sur le premier malade du sida en France, qu’elle accompagne jusqu’à sa mort; et une étude de quatre ans sur les victimes de mines antipersonnel qui la conduit du Cambodge en Angola, en passant par le Kosovo, le Mozambique et l’Afghanistan, toujours avec le même regard personnel et engagé.

 

En 1989, elle entreprend de photographier les femmes incarcérées et parvient à avoir accès à certains des pires centres pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d’Europe et aux États-Unis, reste aujourd’hui un témoignage photographique déterminant sur le sort des femmes emprisonnées. Il a fait l’objet d’un livre publié en anglais et en français et continue d’être exposé dans le monde entier.

En 2005, Jane Evelyn Atwood se rend à Haïti, sa vision rompt radicalement avec l’imagerie que l’actualité impose régulièrement pour évoquer ce pays. Fascinée par ses habitants, la photographe choisit d’utiliser la couleur, avec ses ombres et ses contrastes, pour témoigner de la dignité et des espoirs d’un peuple qui ne se résout pas à la fatalité.

©Jane Evelyn Atwood

 L’œuvre de Jane Evelyn Atwood traduit une profonde intimité avec ses sujets, tissée au fil des années.

Fascinée par les personnes hors normes et par la notion d’exclusion, elle pénètre des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou décident d’ignorer.

Elle se consacre entièrement aux sujets qui la mobilisent, donnant à chacun le temps nécessaire – parfois plusieurs années – pour le sonder au-delà des apparences.

Si cette exploration, en profondeur, caractérise sa démarche photographique, elle a néanmoins couvert ponctuellement des évènements de l’actualité, tels le tremblement de terre de Kobe en 1995, les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001 et la Convention démocrate de 2004.

 

Maison Européenne de la photographie - 5/7, rue de Fourcy, 75004 Paris.
Plein tarif : 7 euros, tarif réduit : 4 euros.

« 6 mois » le nouveau magazine photo

mar 24, 2011   //   La revue 6 mois, Le métier, Les livres  //  4 commentaires

Un peu plus de deux ans après avoir lancé «XXI», et prouvé que la création d’un nouveau journal par les temps qui courent n’est pas nécessairement synonyme de faillite annoncée, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry reviennent avec un défi au moins aussi fou: sortir une revue photographique à l’heure où les poids-lourds du domaine battent de l’aile.

«6 mois» mise avant tout sur une qualité irréprochable pour séduire le public. Qualité des images bien sûr, mais aussi de la mise en page et du support lui-même (papier haut-de-gamme, sans brillance, idéal pour les photos). Résultat: un bel ouvrage très agréable à parcourir.

Sur le fond, la revue propose des sujets traités en profondeur et venant des quatre coins de la planète. Au sommaire du premier numéro par exemple: Haïti, Chine, Angleterre, Guinée-Bissau, Tunisie… et une liste de crédits photographiques qui rassemble près de vingt nationalités.


BibliObs a posé quelques questions à Marie-Pierre Subtil, rédactrice en chef d’une revue qui ose renouer avec le véritable reportage photographique à l’heure où une déferlante d’illustrations vaines inondent la presse écrite.

BibliObs. – Pouvez-vous nous présenter le projet en quelques mots?

Marie-Pierre Subtil. - De nos jours on est submergé d’images sans en avoir la lecture. Parce qu’on ne s’arrête pas dessus, parce qu’on ne prend pas le temps de les comprendre. Aujourd’hui, tout le monde a un appareil photo, les images arrivent de partout, partent dans tous les sens, mais elles ne racontent pas d’histoires. Au contraire, «6 mois» propose de partir des images pour raconter le monde d’aujourd’hui. Le but de la revue est de donner du sens à de bonnes images.

BibliObs. - Comment cette volonté se traduit-elle dans la revue?

M.-P. Subtil. - «6 mois» propose avant tout des regards travaillés sur la longueur. En privilégiant les longues enquêtes, les reportages au long cours, nous entendons renouer avec la grande tradition du photojournalisme. La revue s’articule donc autour de longs portfolios. Dans ce premier numéro, le plus petit compte vingt photos et le plus long cinquante. Ce dernier est un véritable travail d’immersion puisque la photographe américaine Darcy Padilla a suivi son sujet pendant 18 ans.

BibliObs. - Lancer un nouveau magazine photographique alors que des journaux comme «Géo», «Photo» ou encore le «National Geographic» ne cessent de perdre des lecteurs: le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un pari osé…

M.-P. Subtil. - «XXI» aussi était un pari osé et pourtant ça marche. Les gens ne sont pas idiots. Il y a une demande pour du vrai journalisme. Il est évident qu’en lançant un journal papier on prend le contrepied de la tendance qui veut que l’avenir de la presse passe par internet. De même, proposer de longues enquêtes va à l’encontre de ce qu’on voit de plus en plus dans les journaux. Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry poursuivent l’objectif initié avec «XXI»: réfléchir sur la manière de faire du journalisme.

BibliObs. - «6 mois» est appelé à devenir une revue internationale?

M.-P. Subtil. - Oui, nous souhaitons la faire traduire dans d’autres langues afin qu’elle puisse être publiée simultanément dans plusieurs pays. Mais il nous fallait d’abord lancer ce premier numéro pour pouvoir chercher à étendre sa publication. «6 mois» n’est pas une revue française. C’est un projet universel. L’idéal serait qu’on croise des regards de photographes des quatre coins du monde et pas seulement des occidentaux qui photographient le Tiers-Monde. Et que la revue soit lue partout autour du monde.


Propos recueillis par Jonathan Reymond


«6 mois», n°1, 350 pages, 25 euros, en vente depuis le 24 mars en kiosque.

Prochaine parution: 22 septembre 2011.

Sur internet: 6mois.fr

 

World Press Photo 2010 : Jodi Bieber grande gagnante

La photographe Jodi Bieber remporte le prix de la « Photo de l’année 2010″ et du « Portrait » du World Press Photo avec son portrait d’une Afghane mutilée.

Cette jeune femme, Bibi Aisha dont le nez et les oreilles ont été coupés par les talibans a connu la mutilation pour avoir fuit la maison conjugale. Originaire de la province de Oruzgan en Afghanistan, cette jeune fille de 18 ans, battue par son mari qui était retournée chez ses parents a été rattrapée par des talibans qui lui « ont fait justice ». Abandonnée, elle a été secourue par des humanitaires et militaires américains. Recueillie dans un refuge pour femmes à Kaboul, elle a reçu des soins aux Etats-Unis et une opération de chirurgie reconstructive. Elle n’est pas retournée dans son pays.

©Jodi Bieder

Jodi Bieder avait déjà remporté 8 prix du World Press Photo dans différentes catégories et elle devient seulement le deuxième photographe d’Afrique du Sud à remporter le prix suprême. Elle est représentée par le Institute for Artist Management and Goodman Gallery.

Pour David Burnett, président du jury, photojournaliste et membre fondateur de Contact Press Images : «Ceci pourrait devenir le genre de photo dont, si quelqu’un dit tu sais, la photo de cette fille, tout le monde saura exactement de quelle photo on parle. Il n’y en a peut-être que dix sur une vie»

Deux photographes de l’Agence France-Presse ont aussi été récompensés. Il s’agit de Français : Olivier Laban-Mattei qui remporte le premier prix dans la catégorie « information générale » pour son reportage à Port-au-Prince après le tremblement de terre en Haïti, et Christophe Archambault qui décroche le troisième prix dans la catégorie « Nature » pour ses clichés sur le volcan Bromo sur l’île de Java en Indonésie.

©Olivier Laban-Mattei

Source photo.fr

 

Haïti à vif

jan 14, 2011   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

Quinze photojournalistes québécois témoignent en images sur le séisme qui a fait des centaines de milliers de morts et de sans-abri à Haïti il y a un an. Intitulée Haïti à vif, l’exposition fait un arrêt à la bibliothèque Gabrielle-Roy et à celle de Charlesbourg jusqu’au 13 février.

Certaines images ont été prises dans les instants qui ont suivi le tremblement de terre, puisque le photographe de La Presse Ivanoh Demers était sur place au moment où la nature a fait son oeuvre destructrice. Quatre photojournalistes du quotidien montréalais participent à l’exposition.

Les photos sont imprimées sur 29 bannières accrochées au rez-de-chaussée et au deuxième étage de la bibliothèque Gabrielle-Roy, tandis que l’on retrouve 32 bannières à Charlesbourg. Certaines photos sont très dures. À juste titre, un avertissement met en garde les visiteurs, particulièrement pour le jeune public non accompagné.

En plus de l’exposition, le prochain mois sera l’occasion d’entendre des témoignages, de voir des documentaires et d’assister à des conférences sur Haïti. Des Québécois racontent sera le thème des témoignages de Marie-Claude Élie, infirmière pour la Croix-Rouge, et du photographe Renaud Philippe, le jeudi 20 janvier à 19h à la bibliothèque Gabrielle-Roy.

Martin Beaulieu

Les documentaires Port-au-Prince ma ville, 35 longues secondes et Chemin de la mémoire seront présentés à plusieurs reprises. Le site Internet bibliothequesdequebec.qc.ca fournit l’horaire détaillé.

L’exposition est aussi l’occasion pour la Maison d’Haïti de recueillir des dons qui serviront notamment au programme d’accompagnement des nouveaux arrivants qui ont subi le séisme.

 

bibliothèque Gabrielle-Roy - 350, rue Saint-Joseph Est - Québec (Québec)

Source : www.cyberpresse.ca

Récompenses – Festival Visa pour l’image 2010

sept 7, 2010   //   Visa pour l'image  //  Laissez un commentaire

Damon Winter, photographe du New York Times a été récompensé lors du 22ème Visa pour l’image pour son travail sur le tremblement de terre en Haïti.

Une femme errant au milieu des décombres, des hommes levant les mains au ciel… Damon Winter a été le premier photographe du New York Times à découvrir le chaos provoqué par le tremblement de terre en Haïti. C’est pour son travail sur la catastrophe qui a ravagé l’île le 12 janvier 2010 qu’il s’est vu décerner la plus prestigieuse récompense de Visa pour l’image, le Visa d’or news.

Photographe pour le célèbre quotidien américain depuis 2007, Winter s’était déjà fait remarquer l’an dernier pour une série photo sur Barack Obama, le chef d’Etat américain. Il avait reçu le prix Pulitzer pour son reportage.

©Damon Winter/The New York Times

Le festival  a récompensé Frédéric Sautereau du Visa d’or catégorie presse quotidienne. Le photographe des territoires palestiniens, a été distingué pour son travail sur la bande de Gaza et le Hamas. Quatre voyages auront été nécessaires pour constituer ce reportage, publié par le quotidien La Croix.

Le Visa d’or catégorie magazine a été remis à Stéphanie Sinclair. La photographe américaine de l’agence photo « VII » a été primée pour son reportage sur la polygamie chez les mormons américains.

3000 professionnels du photojournalisme ont participé à la 22ème édition du forum mondial du reportage en images. Les expositions resteront visibles jusqu’au 12 septembre. 

©Frederic Sautereau

Ahmad, 27 ans avec son fils. Il fait partie des brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas. C’est un combattant. Il a été grièvement blessé le 26 juillet 2008 lors d’une opération israélienne, mais souhaite continuer à combattre. « Notre terre est sous occupation et c’est le droit de n’importe qui de résister à une occupation»

En guerre au musée d’art haïtien

oct 9, 2009   //   James Nachtwey, Les expos  //  Laissez un commentaire

L’exposition, qui se tiendra du 9 au 26 octobre 2009 au Musée d’Art haïtien, à Port-au-Prince, présente des œuvres de cinq photojournalistes de l’Agence VII, basée à New York. Ces photographies nous offrent un regard direct et inédit sur les effets qu’ont la guerre et la violence armée sur la vie des populations. Elles mettent également en exergue la solidarité dont font preuve des femmes et des hommes ordinaires pour aider ceux qui souffrent à préserver leur dignité et à garder l’espoir.

Les photographes se sont rendus dans huit pays : James Nachtwey a voyagé avec le Comité international de la Croix-Rouge en Afghanistan et dans le centre de Mindanao, région des Philippines ravagée par un conflit. Pendant ce temps, Ron Haviv couvrait la République démocratique du Congo et Haïti, Chris Morris le Libéria, Franco Pagetti la Colombie et le Liban, et Antonin Kratochvil photographiait la Géorgie, en Europe de l’Est.
L’exposition Notre monde – En guerre fait partie de la campagne du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intitulée Notre monde. Elle met en évidence les défis humanitaires les plus pressants de notre époque et le pouvoir qu’a chaque être humain de faire changer les choses.
Dans le cadre de la campagne, le CICR a mené une enquête dans les huit pays couverts par les photographes, afin de faire connaître les souffrances des civils qui vivent dans des situations de conflit armé et d’autres situations de violence. En Haïti, presque toutes les personnes consultées (98%) ont déclaré avoir ressenti les effets de la violence armée, même si elles ne se considéraient pas comme personnellement ou directement touchées. Plus de la moitié des personnes directement touchées (66%) ont dit avoir eu un accès limité à des services tels que l’eau, l’électricité et les soins de santé. L’enquête révèle également que la perte des sources de revenu (41%) ou encore le fait de vivre dans l’incertitude (37%) figurent au nombre des plus grandes peurs.

Présent de façon permanente en Haïti depuis 1994, le CICR apporte un soutien à quatre postes de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne, à Cité Soleil et à Martissant, pour l’évacuation des blessés et malades vers les structures de santé. À Cité Soleil, il travaille à l’amélioration des infrastructures d’approvisionnement en eau, en collaboration avec la Centrale autonome métropolitaine d’eau potable et le comité de gestion de l’eau.

(source : www.cicr.org)

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