Publié le 11th décembre 2011

Séance de signatures en présence de Marc Riboud, Stanley Greene, Jane Evelyn Atwood et Titouan Lamazou

 

Marc Riboud – « 1, 2, 3, image »

Avec 1,2,3, image, les enfants apprennent à compter en suivant Marc Riboud sur les routes du monde. Une manière inédite d’associer les joies et les surprises du voyage à la découverte des nombres.

 

Invité par Henri Cartier-Bresson et Robert Capa à rejoindre l’agence Magnum dans les années 50, Marc Riboud est l’un des plus grands photographes français. En 1957, après un séjour d’un an en Inde, il fut l’un des premiers à photographier la Chine. Il a également photographié l’Algérie et de nombreux pays d’Afrique au moment où ils accédaient à l’indépendance. On lui doit quelques-unes des icônes du siècle dernier comme le Peintre de la tour Eiffel ou encoreJeune fille à la fleur face aux baïonnettes qu’il a photographiée lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam. Communiqué de presse

 

 1. 2.. 3… Image, aux éditions Gallimard Jeunesse / Les Trois Ourses .

 

Stanley Greene – « Black Passport »

Black Passport en dit long sur le quotidien des photographes de guerre. Une profession à part, comme le souligne Stanley Greene, prenant l’exemple de cérémonies de remise de prix, qui voient ces derniers habillés en treillis kakis, quand leurs confrères endossent des costumes. Ni donneur de leçon, ni désabusé, ni voyeur, Black Passport est le témoignage puissant, vif, d’un homme blessé. Ce passeport, qui le mène en enfer aux quatre coins du monde, ne peut être que noir.


Stanley Greene vient de remporter le prix PIPAK 2011, succédant à Marc Riboud et Raymond Depardon. Le photographe est devenu une légende du photo-reportage, remportant notamment deux World Press.

Stanley Greene – Black Passport, éditeur : Schilt Publishing

 


Jane Evelyn Atwood – « Rue des Lombards »

Le travail de Jane Evelyn Atwood est celui d’une femme engagée, révoltée par l’injustice, notamment celle qui, partout, accable les femmes.
Elle sort cette année un livre, Rue des Lombards, un voyage en noir et blanc dans le quartier de Pigalle où elle est partie à la rencontre de prostituées.


Rue des Lombards, Edition Xavier Barral

 

 

Titouan Lamazou – « Ténèbres au paradis. Africaines des grands Lacs »

Nommé « Artiste de l’UNESCO pour la Paix » en 2003, il a réalisé de nombreux portraits de femmes entre 2001 et 2007 pour son projet Zoé-Zoé, Femmes du Monde. Depuis, il s’engage activement auprès d’associations caritatives pour la défense des droits des femmes et des enfants dans le monde.

 

Titouan Lamazou se rend en République Démocratique du Congo et rapporte, dans ce livre, d’émouvants portraits de femmes, victimes ou activistes. Il s’adjoindra la collaboration de spécialistes universitaires et humanitaires, ou écrivains congolais, belges et français, avec des textes simples et accessibles qui viendront faire écho aux témoignages des femmes dont il aura choisi de faire le portrait.

 

 Ténèbres au paradis. Africaines des grands Lacs (Editions Gallimard)

 

Séance de signatures, samedi 17 décembre de 16h00 à 18h00

Polka Galerie, 12 rue Saint-Gilles, 75003 Paris

Publié le 19th septembre 2011

A l’origine, ils sont quatre. Quatre à photographier les exactions commises en Afrique du Sud entre 1990 et 1994. Plongés dans l’enfer des townships livrés au feu et au sang, Kevin Carter, Greg Marinovich, Ken Oosterbroek, tout trois Sud-africains, et João Silva, Portugais installé en Afrique du Sud, affrontent la folie humaine.

Alors qu’ils couvrent les émeutes dans les ghettos symboles de l’Apartheid, ils sont surnommés par le journal sud-africain Living les « Bang Bang Paparazzi », référence à la fois aux balles qui fusent et à un terme propre aux photographes de guerre. Ce collectif informel préfère au terme paparazzi, qu’il trouve, si ce n’est péjoratif, peu représentatif de son travail, celui de club. Le Bang Bang Club est né.

Reconnu par leurs pairs et le public, les quatre photographes sont rapidement récompensés par des prix prestigieux. Ken Oosterbroek est ainsi désigné meilleur photographe de l’année en Afrique du Sud en 1991. Mais surtout, parmi quatre de ces jeunes photoreporters -aucun d’entre eux n’avait plus de 30 ans en 1990- deux ont remporté le Pulitzer.

 

En 1991, Greg Marinovich, alors employé par l’Associated Press, se voit décerner le Pulitzer pour un reportage sur le meurtre d’un homme suspecté d’être un espion zoulou par l’African National Congress (ANC, socialiste), parti pour la défense des noirs aboli en 1960 et rétabli en 1990. En 1994, Kevin Carter est à son tour désigné lauréat du plus célèbre des prix journalistiques, pour son cliché, très controversé, nommé La Fillette et le Vautour.

 

« La fillette et le vautour » – Kevin Carter – 1994


Année de la libération de Nelson Mandela, 1994 marque paradoxalement le tournant dramatique du Bang Bang Club. Ken Oosterbroek n’a pas la joie d’assister aux premières élections libres en Afrique du Sud. Le 18 Avril 1994, quelques jours avant la ruée vers les urnes, il est tué dans le township de Kotoza lors d’un échange de tirs entre l’ANC et des miliciens, alors que Greg Marinovich est sérieusement blessé.

Trois mois plus tard, le 27 juillet 1994, Kevin Carter, hanté par les conflits et la misère côtoyés depuis longtemps et sans doute touché par la polémique autour de La Fillette et Le Vautour - le photographe a été injustement accusé d’avoir laissé l’enfant mourir sous ses yeux- met fin à ses jours. Le Bang Bang Club est à terre. Dès lors, Greg Marinovich et João Silva laissent derrière eux l’Afrique du Sud en pleine transition politique et couvrent les conflits à travers le monde.

 

João Silva parcourt les terres ravagées par les guerres: Soudan, Balkans, Asie Centrale ou encore Russie, Proche-Orient et Afghanistan. Toujours fermement engagé, le photographe est plusieurs fois récompensé par le prix World Press Photo. En octobre 2010, en reportage en Afghanistan pour le New York Times, il est grièvement blessé par une mine et amputé des deux jambes.

 

Attaque au mortier dans le village de Kahrizak, le 10/09/99 – Joao Silva


Greg Marinovich couvre, pour les plus grands journaux mondiaux, parmi lesquels le New York Times ou Newsweek, les événements en Russie, en Inde, en Bosnie et dans de nombreux pays africains. Il devient photographe en chef de l’Associated Press en Israël et Palestine en 1996 – 1997. En 2001, après avoir été désigné lauréat de multiples prix, il abandonne le métier de photographe de guerre.

 

Comme pour mieux tourner la page, Greg Marinovich et João Silva ont raconté l’histoire du Bang Bang Club, dans un livre éponyme adapté au cinéma par Steven Silver. Une histoire qui, née de la tourmente, s’est achevée dans la douleur.

 

 

 

 

Source : « Le Bang Bang Club: des photographes à l’épreuve des balles » de Constance Dubus, 23/05/2011

 

Publié le 12th juillet 2011

Ce festival est à la photographie ce que Cannes est au cinéma. C’est en 1969 qu’il fut créé par des photographes et des passionnés de l’image, Lucien Clergue, Jean-Maurice Rouquette, Michel Tournier et d’autres. Il constitue chaque année le Rendez-vous des photographes qui permet à Arles de devenir capitale internationale de la photographie.

 

Cette année le Mexique est mis en valeur notamment avec la valise de Robert Capa, contenant des négatifs de la guerre d’Espagne, considérée comme perdue depuis 1939. Récemment retrouvée à Mexico, elle est exposée aujourd’hui pour la première fois en Europe. La valise – il s’agit en réalité de trois petites boîtes – renferme près de 4500 négatifs : non seulement des photographies de Capa mais également celles de ses compagnons, les photojournalistes Chim (David Seymour) et Gerda Taro. Ces négatifs couvrent la guerre d’Espagne (1936–39).

 

Les négatifs de la valise mexicaine permettent de regarder d’un œil nouveau l’immense production des trois photographes, à travers des portraits, des scènes de combat, ainsi que des images rappelant les effets désastreux de la guerre sur les civils. Si certaines de ces œuvres nous sont déjà familières grâce à des tirages d’époque ou des reproductions, les négatifs de la valise mexicaine, présentés ici sous la forme de planches contact agrandies, dévoilent pour la première fois l’ordre de la prise de vue, ainsi que certaines images totalement inédites. Ce fonds ne représente pas seulement un panorama exceptionnellement riche de la guerre d’Espagne -un conflit qui a changé le cours de l’histoire de l’Europe- mais révèle également les trois photojournalistes en tant que fondateurs de la photographie de guerre moderne.

 

Les Rencontres proposent des projections nocturnes en plein air au Théâtre antique, évènement unique au monde. Chaque soir un photographe ou un spécialiste de la photographie vient présenter des images qui parfois sont accompagnées de concerts ou de performances artistiques. Chaque soirée fait l’objet d’une création unique.

Lors de la semaine d’ouverture sont également organisés des conférences et débats.

Depuis six ans la Nuit de l’année permet de voir des photos de différents acteurs de la presse, de magazines, d’agences, … sur des écrans géants au cours d’une grande promenade photographique nocturne dans le centre ville.

 

Environ 60 expositions investissent des sites emblématiques du patrimoine arlésien mais aussi des lieux habituellement fermés au public, qui peuvent ainsi revivre durant l’été. Les Rencontres ont été les premières à installer il y a quelques années des expositions sur la friche industrielle des ateliers ferroviaires. C’est sur ce site, qui incarne aujourd’hui l’avenir d’Arles, que les Rencontres ont pour la première fois en 2010 proposé le Village des Rencontres d’Arles. Il s’agit d’un espace de rencontre inédit avec les amateurs, collectionneurs et professionnels présents durant les journées d’ouverture du festival.

 

Du 4 juillet au 18 septembre 2011.

 

Toutes les infos pratiques ici

 

Publié le 3rd juillet 2011

L’exposition propose une réflexion sur le pouvoir symbolique des images en présentant un choix de 90 photographies les plus marquantes du reportage de guerre. La période a été circonscrite en prenant comme point de départ la guerre civile espagnole – conflit qui a inauguré l’ère du photojournalisme moderne – et en s’arrêtant en 2007 pour permettre un recul suffisant par rapport à l’actualité brûlante.

 

© Alexandra Boulat / Association Pierre & Alexandra Boulat

 

Afin d’en saisir tous les enjeux, ces images iconiques sont accompagnées d’un texte qui retrace le contexte de la prise de vue, auquel s’ajoute une série de données chiffrées démontrant l’impact des guerres sur nos sociétés.

Cette exposition permet ainsi de traiter différemment de l’histoire : il est certes question de drames, de destructions mais la vision de ce monde hostile engage une réflexion sur l’avenir de l’humanité.

 

Du 29 juin au 25 septembre 2011 – Maison Européenne de la Photographie – 5/7 rue de Fourcy – Paris 4

Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.

Gratuit le mercredi soir.

 

Publié le 27th juin 2011

Grâce à un appel aux internautes, les journalistes du New York Times ont pu identifier l’auteur de 214 clichés, montrant la progression des nazis sur le front est en 1941, et qui dormaient chez une personne agée du New Jersey.

 

C’est une tâche plutôt inhabituelle que la rédaction du New York Times a eu à traiter cette semaine : celle de retrouver la trace d’un photographe, auteur d’une série de clichés inédits de l’époque nazie (visible ICI), confiée à la rédaction par un habitant du New Jersey.

Tout commence quand cet homme, âgé de 72 ans, arrive au journal avec un album photo qu’il raconte avoir récupéré d’une connaissance, qui elle-même l’aurait reçu d’un «Allemand dont il tondait la pelouse». Il leur explique qu’il souhaite vendre ces clichés pour payer les soins médicaux dont il a besoin. Dans cet album, pas moins de 214 clichés en noir et blanc répartis sur 24 pages montrant la progressions des nazis sur le front Est, en 1941.

 

Photos de prisonniers dans un camp de Minsk, tranches de vie de soldats allemands, Hitler en déplacement… Des clichés jusqu’ici méconnus du grand public. Et qui ne relèvent pas du travail d’un amateur. Manifestement, il s’agit d’un photographe qui avait «un accès privilégié» à Hitler, probablement appartenant à la Propagandakompanie, l’unité mobile de propagande nazie, rapporte le blog Lens du New York Times.

 

 

La rédaction décide de mener l’enquête. Le quotidien américain s’associe au magazine allemand Der Spiegel pour identifier le photographe. Les photos sont diffusées sur leurs sites Internet et les deux rédactions lancent un appel à leurs internautes. Traductions des inscriptions visibles sur les clichés, référencement des appareils photos utilisés à l’époque… Nombreux sont ceux qui se prêtent au jeu.

 

Quatre heures plus tard, le mystère est levé. Une lectrice du New York Times, habitante d’Hambourg, écrit un message pour indiquer que le photographe recherché est Franz Krieger, un Autrichien mort en 1993. Harriet Scharnberg, historienne de profession, est une spécialiste de la propagande nazie. En regardant les clichés, elle a fait un rapprochement avec un livre qu’elle a consulté, intitulé Le Photographe de presse de Salzbourg Franz Krieger (1914-1933): le photojournalisme à l’ombre de la guerre et de la propagande nazie, de Peter F. Kramml.

 

 

L’auteur de l’ouvrage est contacté par le quotidien américain. Peter F. Kramml confirme aux journalistes qu’il s’agit bien de Franz Krieger, un jeune homme passionné de photojournalisme engagé auprès des SS dans les années 30. En 1941, il rejoint la Propagandakompanie et part sur le front pour immortaliser l’avancée d’Hitler. Minsk, Berlin, Danzig, Smolensk… Son album retrace son parcours cette année-là. Quatre mois plus tard, de retour en Autriche, il redevient soldat. A l’été 1942, il tombe malade et est évacué, échappant de justesse à la défaite de Stalingrad. Il continue à prendre des clichés, notamment de sa femme, qui meurt dans le bombardement de Salzbourg en 1944. Après la guerre, Franz Krieger abandonne définitivement la photographie et se lance dans les affaires.

 

Le mystère reste toutefois entier quant aux circonstances qui ont fait que ses clichés pris en 1941 aient pu atterrir en 2011 dans le New Jersey. Peter F. Kramml a avancé l’hypothèse qu’un soldat américain de passage en Bavière pourrait les avoir rapporté aux Etats-Unis après 1945.

 

 

Source : Le Figaro, Un album photo nazi inédit découvert à New York, Flore Galaud, 23/06/2011

 

Publié le 12th février 2011

Patrick Chauvel, grand reporter engagé et témoin des  plus importants conflits mondiaux depuis quarante ans, propose une série de photomontages inédits. Son travail est une projection de la guerre à Paris : il transpose ses clichés les plus frappants devant les monuments emblématiques de Paris. Notre Dame est envahie par des combattants canadiens, une jeune femme est tuée par un sniper serbe devant l’Assemblée Nationale ou encore des tankistes russes gisent sur le parvis du Trocadéro. Patrick Chauvel rappelle que les conflits, si souvent banalisés dans l’actualité, sont plus proches que ce que l’on pense.


Patrick Chauvel, grand reporter engagé et témoin des  plus importants conflits mondiaux depuis quarante ans, propose une série de photomontages inédits. Son travail est une projection de la guerre à Paris : il transpose ses clichés les plus frappants devant les monuments emblématiques de Paris. Notre Dame est envahie par des combattants canadiens, une jeune femme est tuée par un sniper serbe devant l’Assemblée Nationale ou encore des tankistes russes gisent sur le parvis du Trocadéro. Patrick Chauvel rappelle que les conflits, si souvent banalisés dans l’actualité, sont plus proches que ce que l’on pense.


Depuis la guerre du Vietnam, Patrick Chauvel a observé et photographié tous les théâtres d’opération, se  donnant pour mission de montrer la guerre dans l’espoir de la combattre.


L’Arc de triomphe © Patrick Chauvel / photomontage Paul Biota



La France vit aujourd’hui l’une des plus longues périodes de paix de son histoire. La violence est devenue  épisodique, marginale. Mais la paix n’est jamais acquise. Chauvel se souvient de Beyrouth comme d’une ville heureuse, prospère, insouciante, multiculturelle. Du jour au lendemain, le Liban a sombré dans une guerre  civile qui a  fait 150 000 morts. Il a passé plusieurs mois à Belfast. Il a séjourné à Sarajevo, une ville européenne donnée comme exemple de cohabitation réussie entre des communautés différentes puis  martyrisées par une guerre fratricide.


En superposant une image de guerre réelle sur une photographie du Paris actuel, Patrick Chauvel pousse à l’extrême le message que tous les journalistes de guerre veulent transmettre. Il faut rester mobilisé pour sauvegarder la paix.

Du 20 janvier au 17 avril 2011 à la Monnaie de Paris, 11 quai de Conti Paris 6e

Ouverture tous les jours de 11h à 18h et nocturne le jeudi jusqu’à 21h30. Fermé le lundi.



Source : http://culturebox.france3.fr et http://www.monnaiedeparis.fr


Publié le 24th janvier 2011

Pour la première fois de son histoire, le Centre International de Photographie (l’ICP) prolonge une de ses expositions. Ouverte en Septembre dernier, elle dévoile une centaine de négatifs, fragment d’une collection de pas moins de 4500 négatifs considérés comme perdus depuis 1939 et retrouvés il y a peu. Dedans, des travaux de Robert Capa, Chim (David Seymour) et Gerda Taro sur la Guerre Civile Espagnole, autant d’oeuvres nouvelles de ces trois photographes cultes du XXe siècle. En immortalisant aussi bien des scènes de batailles que les effets de la guerre sur les civils, ces trois jeunes photographes intrépides et audacieux offrent un panorama détaillé et complet de cette guerre qui a changé le destin de l’histoire européenne.



Des coupures de presse de publications internationales, notamment des magazines françaisRegards et Vu, replacent quant à elle le conflit dans son contexte historique. Républicains engagés dans la cause anti-fasciste qui ont risqué leurs vies pour témoigner du conflit, Capa, Chim, et Taro posent les bases de la photographie de guerre et du photojournalisme, toujours d’actualité au XXIe siècle. Ne manquez pas non plus les portraits de Capa et Taro par Fred Stein, ainsi que ceux jusqu’alors inconnus d’Ernest Hemingway, Federico Garcia Lorca et Dolores Ibarruri (« La Pasionaria »).

 


A l’International Center of Photography, 1133 Avenue of the Americas (& 43rd Street) – New York



Jusqu’au 8 Mai


Source : frenchmorning.com

Publié le 25th octobre 2010

James Nachtwey est considéré comme l’un des plus grands photographes anti-guerre de ces trente dernières années. Il a couvert quasiment tous les conflits ou drames humains de notre époque. De la Somalie à l’Afghanistan, de la Bosnie Herzégovine au Rwanda.


Son exposition :




Son livre :

« j’étais présent, et ces images sont mon témoignage. Les évènements que j’ai enregistré ne devraient pas être oubliés, et ne doivent jamais se répéter ». Voilà ce qu’écrit James Nachtwey, photographe américain de 59 ans sur la postface de son livre l’ENFER. L’enfer justement, Nachtwey le connaît bien et il n’a eu de cesse de le côtoyer un peu partout sur le globe ces 30 dernières années. Ses images forcent la réflexion.

Sur 480 pages, dans une édition de très grande qualité, l’horreur s‘étale devant nos yeux. En grand format. Dans son livre, pas de compromis. Il capte l’instant extrême de la souffrance. La misère, la violence, la mort nous font face et nous sautent à la gorge. Images pornographiques disent certains. Intolérable étalage trop composé de ce que l’homme peut faire de plus abject écrivent d’autres.


Il est vrai : les photographies de James Nachtwey dérangent. Elles choquent par leurs compositions magistrales, la quintessence de leurs cadrages, cette lumière toujours parfaite. Elles gênent par leurs aspects emblématiques, pour leurs absences de référence au contexte géopolitique, pour leurs seules focalisations sur la douleur brute des victimes. Il produit une image symbole à l’esthétisme très sophistiqué, quasi théâtrale. Bref, ce que l’on reproche à James Nachtwey ce sont des images trop abouties où la seule esthétique tient lieu d’éthique.


Afghanistan, 1996, James Nachtwey © Agence VII Photo



A voir : James Nachtwey, photographies

Du 18 septembre au 15 janvier 2011 à la bibliothèque de la Part-Dieu

Du mardi au vendredi de 10h à 19h – le samedi de 10h à 18h

Entrée libre

30 boulevard Vivier-Merle 69003 Lyon

métro : ligne B Part-Dieu
tramway : T1 et T3 Vivier-Merle
bus : C3 / 25 / 28 / 36 / 37 / 41 / 47 / 59 / 59E / 70 / 99

A lire : « L’Enfer », pour le commander  cliquez ici


A regarder : « War Photographer », Film documentaire de Christian Frei , voir un extrait




Sources : http://culturebox.france3.fr et http://blogs.laprovence.com



Publié le 23rd octobre 2010

Son premier long-métrage « No man’s land », sur le conflit bosniaque fut une révélation. Une autre façon de parler de la guerre et plus particulièrement de ce conflit ethnique. Quand on lui propose le scénario de « Eyes of war », d’après le roman de Scott Anderson, Danis Tanovic accepte parce que là encore il voit l’occasion « de dépasser les seuls enjeux du film de guerre ». Une déclaration d’intention tout à fait respectée dans ce récit sur la guerre au Kurdistan que l’on découvre à travers le double regard d’un docteur kurde et d’un photographe anglais.

 

L’histoire : Alors qu’ils sont au Kurdistan pour couvrir les tragiques évènements qui s’y déroulent pendant les années 80, deux amis photographes se séparent. L’un, David veut rentrer au pays pour y retrouver sa femme sur le point d’accoucher. Le second, Mark, désire rester dans l’espoir de dénicher le cliché de sa carrière mais ne gagne qu’une grave blessure l’handicapant. Finalement Mark, réussi à rentrer avec un traumatisme physique mais aussi psychologique qui l’isolent de son entourage. Pendant ce temps, David n’est toujours pas rentré et ne donne pas de signe de vie…




Pour le commander, cliquez ici



Publié le 4th septembre 2010

Stephen Dupont est né à Sydney, en Australie, en 1967. Au cours des deux dernières décennies, Dupont a produit un travail remarquable. Des photographies envoûtante montrant la beauté des cultures fragiles et des populations marginalisées. Il saisit habilement la dignité humaine de ses sujets avec une grande intimité dans certaines régions les plus dangereuses du monde. Ses images ont reçu une reconnaissance internationale pour leur intégrité artistique et les précieux renseignements qu’elles donnent sur les gens, la culture et les communautés qui sont en train de disparaître de notre monde.


Son travail lui a valu de prestigieux prix comme le Prix Bayeux des correspondants de guerre ou encore la médaille d’or Robert Capa remise pour « le meilleur grand reportage photographique publié ayant requis un courage et une logistique exceptionnels ».


En 2007, il reçu le prix W. Eugene Smith pour son projet  sur l’Afghanistan.


Stephen Dupont "Searching for Weapons," 2007

Son travail a été présenté dans les plus grands journaux : The New Yorker, Newsweek, Time, Le Figaro, Libération, The Sunday Times Magazine, The Independent, The Guardian, The New York Times Magazine, Vanity Fair….

Stephen Dupont a exposé un peu partout dans le monde : Londres, Paris, New York, Sydney, Canberra, Tokyo et Shanghai, mais aussi à Perpignan pour Visa Pour l’Image 2010.



Pour plus d’information, n’hésitez pas à aller voir son site internet.


Publié le 22nd août 2010

Visa pour l’image, qui a lieu tous les ans à Perpignan, est le le rendez-vous exceptionnel des amoureux de la photographie. Le festival réunit des milliers de visiteurs autour d’une même passion. Explorez les expositions réparties dans toute la ville et découvrez de saisissants reportages, réalisés par des photojournalistes du monde entier. Assistez aux soirées-projections en plein air dans le somptueux cadre médiéval du cloître du Campo Santo ; participez aux colloques et rencontres ; rendez-vous aux stands des agences et des grandes marques de la technologie photographique.



War in Afghanistan by Stephen Dupont



Expositions

Du 28 août au 12 septembre 2010.
Les expositions – reportages ou anthologies d’un photographe – abordent une grande diversité de sujets : guerre, nature, environnement, populations, religions, faits de société et grands fléaux de notre époque.


Soirées de projection

Les soirées de Visa pour l’Image au Campo Santo retracent les événements les plus marquants de l’année écoulée et présentent des reportages sur de nombreux sujets (faits de société, conflits…), sujets dont on parle et sujets que l’on tait.


Rencontres

Perpignan constitue un forum de discussion pour les professionnels qui peuvent évoquer leurs problèmes et débattre des questions de production et d’utilisation d’images, et de l’avenir de la profession. De nombreux sujets sont abordés lors du colloque et des rencontres avec les photographes.

Visa pour l’image est devenu au fil des années le lieu incournable du photojournalisme. Il permet aussi à des professionnels de la presse venus du monde entier de se rencontrer et d’échanger.


Toutes les infos sur http://www.visapourlimage.com


Publié le 7th août 2010

À l’honneur, les Boulat, père et fille dans le nouvel album de Reporters Sans Frontières.


Vingt-cinq ans que Reporters Sans Frontières lutte en faveur de la liberté de la presse a travers le monde. Cet album rassemble les cent images publiées dans le numéro 34 de la collection 100 photos pour la liberté de la presse.

 

Co-fondatrice de l’agence VII, auréolée de nombreux prix pour ses reportages en zones de conflits, Alexandra Boulat, décédée en 2007, était la fille de Pierre Boulat, illustre photojournaliste. Ce dernier collabore longtemps avec le prestigieux magazine américain Life avant de s’épanouir au sein de Paris Match, à l’époque où l’hebdomadaire français publiait de nombreux grands reportages. Dans un bel hommage, la femme du défunt photographe, Annie Boulat, témoigne de deux univers très opposés. Celui de son mari s’évertuait à raconter « des histoires d’un monde qui retrouve la joie de vivre et se reconstruit. » L’œuvre de sa fille, en revanche, nous montre « le côté le plus noir de l’humanité et tente d’y trouver une lumière. » Avant de conclure : « Les regards de Pierre et d’Alexandra se croisent et se retrouvent dans la même volonté de voir et de partager. »


À lire également, un superbe texte de Florence Aubenas, grand reporter au Nouvel Observateur.


Elle rend hommage à la famille Boulat dans la préface de l’album. Parle des difficultés du métier de reporter de guerre, constamment en proie au doute. Surtout, la présence d’Aubenas, retenue captive en Irak pendant de longs mois, fait écho à la situation des deux journalistes de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, otages des Talibans en Afghanistan depuis 217 jours.


Exposition Pierre et Alexandra Boulat, Reporter sans frontière, Petit Palais, jusqu’au 27 février 2010

100 photos de Pierre et Alexandra Boulat pour la liberté de la presse
Éditions RSF

9,90 €


Source : http://www.lemondedelaphoto.com, Benjamin Favier


Publié le 4th juin 2010

« Images de guerre, images de femmes, Sipahioglu navigue entre deux eaux, entre deux zones de réalité : la rage et la volupté, la nudité et la mort. » Ces mots de l’auteur-compositeur Yves Simon, ami de celui que l’on baptise Sipa, résument parfaitement l’esprit et la force de l’oeuvre de ce grand photojournaliste de 84 ans, né en Turquie et vivant à Paris.

 

Comme le célèbre reporter de Magnum, Robert Capa, Sipa capta la beauté, l’élégance, au coeur des guerres et de la misère. Comme Capa, Sipa a fondé une célèbre agence (qui porte son nom) et a pris tous les risques comme en témoigne l’un de ses clichés exposés parmi une vingtaine d’autres à la galerie Basia Embiricos. Djibouti, mars 67. Quatre hommes tirent sur lui. Sipa a entendu siffler. « Les balles m’ont manqué de justesse », raconte-t-il. Il a tenu bon, il a pris la photo. Et le soir-même, peut-être, ou le surlendemain, il photographiait les maisons closes d’Afrique et les bordels de Bangkok. Une série d’images inédites qui ne figuraient pas dans sa rétrospective à la Maison européenne de la Photo en 2009.

 

Goksin Sipahioglu – Paris, France – 10 et 11 Mai 1968 – Exposition « Passions » – Galerie Basia Embiricos


 

Et puis, il y a BB que Sipa a photographiée, solitaire, au milieu de la foule d’un défilé. Bardot, songeuse et sublime à la conférence du film de Louis Malle Viva Maria ! à New York en 1965.

Sur une autre image, on croirait elle encore. Non, c’est une autre beauté, apprêtée, qui, au lieu d’un sac à main, porte un fusil, à La Havane, en 62. Sipa fut alors le seul journaliste à couvrir la crise des missiles depuis Cuba. Et d’autres femmes, toujours et encore sur tous les continents, de Pékin à Alger, une ode à la vie et à l’amour pour ce séducteur qui continue à charmer la gent féminine.


Passions, Goksin Sipahioglu.

Galerie Basia Embiricos, 14, rue des Jardins Saint-Paul, Paris 4e. 01.48.87.00.63.

Métro : Saint-Paul.


Prolongé jusqu’au 30 juin.
Entrée libre.

Mardi-samedi 14-18 heures.


Source : « Hommage au grand photographe Sipa » de Marie Audran, http://www.lepoint.fr


Publié le 18th mai 2010

Le FIGRA a rendu hommage cette année à Christian Poveda, réalisateur et grand reporter de nationalité française, assassiné au Salvador en septembre 2009, alors son documentaire « La vida loca » témoignage exceptionnel et explosif sur les gangs du Salvador sortait sur les écrans de cinéma en France.

Son film est une véritable plongée aux images “choc” dans la vie de ces gangs surtout connus du grand public pour leurs tatouages spectaculaires sur tout le corps, les fameux « maras ».

Christian Poveda savait parfaitement l’importance du FIGRA pour les réalisateurs et producteurs de documentaires. Assassiné le 30 septembre au Salvador, il appartient aujourd’hui au panthéon des trente-neuf journalistes qui ont payé de leur vie la passion de filmer au plus près de la réalité des faits et des hommes.

Il eût été ravi d’être là pour débattre avec le public des raisons essentielles de son investissement quatre ans durant pour mener à terme la réalisation de « La Vida Loca ». Revenu en 2001 dans le pays qui l’avait fait connaître dans les années 1980, en pleine guerre civile, il n’avait pas supporter la banalisation dans la capitale salvadorienne de la mort (10 victimes en moyenne par jour), que générait la guerre sans pitié des gangs viscéralement attachés à leur slogan « Tuer pour vivre, vire pour tuer ».

Les « Pandilleros » l’appelaient « l’Ami », tant il avait fait de sa caméra un coup de poing qui n’était que main tendue vers l’espoir d’un pacte de paix entre la « Salvatrucha » et la « 18 ». Certains chefs de gangs voulaient faire de lui leur médiateur. Mais condamnés par la majorité d’entre eux, ils l’ont précédé dans la mort.

Christian Poveda a payé de sa vie l’œuvre ultime d’un journaliste, réalisateur fidèle à des convictions, qui font l’honneur et la grandeur du métier.





Source : http://culturebox.france3.fr/



Publié le 14th mai 2010

S’il est bien un photographe qu’on n’attendait pas à Cannes, c’est lui. Sans doute les cinéastes ou actrices seront-ils intrigués par ce Noir à la voix caverneuse, qui arbore plusieurs bagues argentées et qui aime porter – même en été – des vêtements sombres de mauvais garçon et un béret frappé du drapeau tchétchène.


Stanley Greene est l’un des photographes de guerre les plus célèbres dans le monde. Dans le photojournalisme, son aura est grande. Ses premières images d’actualité, il les prend, en 1989, lors de la chute du mur de Berlin. Depuis, cet ancien assistant du photographe américain Eugene Smith multiplie les reportages sur des terres disloquées. Il s’est rendu pendant dix ans, illégalement, en Tchétchénie, d’où il a ramené des images et un livre mémorable, Plaie à vif (éd. Trolley, 2003), sur les douleurs d’un peuple.

Il a travaillé en Afghanistan, au Darfour, en Irak, au Rwanda. En 1993, il rapporte des images stupéfiantes du Parlement russe (la « Maison blanche »), à Moscou, investi par des insurgés et que les troupes d’Eltsine détruisent. Il s’en sort par miracle.

Ses photos sont comme coupées à la serpe, contrastées, retenues ou lyriques, pointées sur des détails, des visages, immergées dans la matière et la boue. Sa vie, il l’a racontée à la première personne dans Black Passport (éd. Textuel, 2009), qui mêle aventures sentimentales et terrain.


C’est lui qui nous a proposé de suivre le Festival de Cannes. L’idée nous a semblé incongrue. Stanley Greene n’a jamais suivi un événement aussi codifié, parfois clinquant. Le seul sujet similaire, et encore, c’est en 1986, quand il s’installe en France et qu’il devient brièvement photographe de mode. Grâce à Meredith, une conquête et belle fille qu’il avait connue à San Francisco. Elle lui dit alors: « Seigneur, si seulement tu étais riche ! ».


Stanley Greene n’est pas devenu riche. Mais c’est un obstiné, qui sait ce qu’il veut. Le voilà donc à Cannes. Sans doute pointera-t-il son objectif plus sur l’envers du festival que sur les stars lovées dans un sofa. D’un autre photographe de guerre fameux, Don McCullin, l’écrivain John Le Carré a dit que, « partout où il va, il en fait un champ de bataille ». On n’en sera sans doute pas loin.


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Source : Le Monde, « Un photographe de guerre dans la bataille cannoise », Michel Guerrin, article paru dans l’édition du 14.05.10


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