Publié le 17th avril 2011

L’association Reporters sans Frontières qui publie chaque année trois albums de photographies présentera, le 3 mai prochain en librairie et chez les marchands de journaux, son nouvel opus intitulé 100 photos de René Burri pour la liberté de la presse. Cet album du célèbre photographe suisse considéré comme un monstre sacré de la profession sera publié à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse.

 

Membre de l’agence Magnum Photos depuis 1959, René Burri a couvert de nombreux évènements du siècle dernier comme les guerres de Corée, du Vietnam, les crises et conflits d’Amérique latine. Grand nom du photojournalisme, il est devenu en 1982 le président de Magnum Photos France.

 

Les recettes des ventes de ces albums représentent 50% du budget de l’organisation Reporters sans Frontières. L’intégralité des bénéfices permet à l’association de mener des actions en faveur de la liberté de la presse comme l’assistance aux journalistes et à leurs familles ainsi qu’aux médias en difficulté.

 

100 Photos de René Burri pour la liberté de la presse
Sortie : 3 mai 2011
Pour plus d’infos et le commander cliquez ici

Visiter le site internet
9,90 euros

 

Publié le 11th octobre 2010

C’était en 1976, le Nord-Pas-de-Calais était alors en plein marasme, miné par la fin du charbon, de la sidérurgie et bientôt du textile. Henri Cartier-Bresson, lui, avait arrêté la photographie depuis quatre ans déjà, mais accepte de ressortir ses Leikas pour dresser le portrait de cette région en crise.


Suivent Trente-cinq jours de reportage, 10 000 kilomètres parcourus dans un vieux break Opel, de Lille au Cap-Gris nez en passant par Bailleul, Burbures ou Gravelines, pour fixer sur la pellicule les paysages du Nord, mais aussi ses fêtes, ses sourires et ses espoirs.


De ce reportage, le dernier d’Henri Cartier-Bresson, sera tirée une exposition dès 1977. Elle tournera dans toute la région avant de voyager à travers l’Europe.



Un travail remis dans la lumière aujourd’hui grâce à la publication d’une cinquantaine de ses photos.


Pour  commander « Cartier-Bresson, un géant de la photo au coeur du Nord-Pas-de-Calais » au prix de 5.9€ cliquez ici


Source : Par Caroline ARNOLD – Jean-Marie BARFETY, http://culturebox.france3.fr



Publié le 31st octobre 2009

Née en 1895 dans une petite ville du New Jersey, Dorothea Lange (de son vrai nom Margaretha Lange) contracte, assez jeune, la poliomyélite, qui la fait boiter à vie. Son enfance est également fortement troublée par le divorce de ses parents ; son père quitte le foyer familial et sa mère s’installe avec elle près de Manhattan. Assez rapidement, elle se désintéresse de l’école et décide, à dix huit ans, de suivre des cours d’art visuels. Deux ans après, elle commence sa carrière comme portraitiste indépendante et s’inscrit au club de photographie de San Francisco. Très vite, elle gagne une réputation de « photographe du peuple ».

Suite au krach boursier du 24 octobre 1929 et à une sécheresse dans les états du Sud, l’Amérique connaît une crise sans précédent. Soucieuse du sort des sans-abri et des chômeurs, Dorothea Lange décide de sensibiliser les citoyens à la pauvreté qui les entoure. Elle descend dans la rue avec son appareil photo et se lance dans le documentaire social engagé.

En 1935, Dorothea Lange est engagée par l’Office de la réinstallation, un organisme lancé par le gouvernement de Franklin Delano Roosevelt dans le cadre du New Deal. Dans un premier temps, elle assiste son mari, Paul Schuster Taylor, prend des notes avec les personnes en difficulté et réalise quelques photos.

Très vite, ses documentaires photographiques sur la dureté de la condition sociale – réalisés sans ménagement envers le pouvoir – sont remarqués et diffusés à large échelle. Ses clichés restent la propriété de l’État et sont publiés sans demande de paiement. Ce procédé leur assure une large propagation et en fait très rapidement des icônes de l’entre-deux-guerres.

Sans relâche, Dorothea Lange photographie des individus entraînés dans les rouages d’une délicate situation économique. Non pas réalisés avec une seule vocation esthétique mais dévoilant son propre regard sur la pauvreté, ses clichés réussissent à donner un fantastique retentissement politique et social.

Suite à de profonds désaccords avec le gouvernement américains (notamment sur le traitement des américains d’origine japonaise), Dorothea Lange décide, en 1943, de démissionner de ses fonctions. Dans les années 1950, elle entreprend plusieurs voyages avec son époux (en Amérique Latine, Égypte, Irlande, Viêt-Nam…) et publie quelques reportages dans Life.

En 1966, le MoMA lui consacre une exposition rétrospective. Avant elle, seuls Paul Strand, Walker Evans, Edward Weston et Henri Cartier-Bresson avaient reçu cet honneur. Elle décèderaz d’un cancer de l’œsophage quelques mois avant la présentation au public…

 

Quelques œuvres majeures :

  • White Angel Bread Line, 1933. Gélatine d’argent. 40,6 x 50,8 cm
  • White Angel Breadline, San Francisco, 1933. Gélatine d’argent. 35,6 x 27,9 cm
  • Texas Tenant Farmer in California. Marysville Migrant Camp (R.A.), 1935
  • Real Estate Sign, Riverside County, CA March, 1937
  • Lettuce Cutting, Imperial, Valley, CA, 1937
  • Abandoned Farm, Cimmaron, OK, 1937
  • The Road West , 1938. Gélatine d’argent. 1938
  • Yazoo Delta, Mississippi, 1938
  • Migrant Camp Washing, 1938
  • Western Addition, San Francisco, CA , 1951. Gélatine d’argent

Source : fluctuat.net

Publié le 15th octobre 2009

Le prix de la meilleure photo de presse de l’année 2008 fut décerné à Anthony Suau en février dernier.

La scène, dramatisée par l’emploi du noir et blanc, se déroule à Cleveland, Ohio, alors qu’un policier patrouille arme au poing dans un logement de toute évidence abandonné par ses occupants ruinés, dans le scandale des prêts hypothécaires. L’absurdité de la scène mais aussi le poids de cette actualité, qui a entraîné le monde dans une crise économique douloureuse, ont certainement fait pencher le jury en faveur de cette photo.

Spécialiste du noir et blanc, à 52 ans Anthony Suau n’est pas un débutant. Photographe attitré de Time depuis 1991 et fournisseur d’une dizaine d’agences, il avait remporté le même prix en 1987 (manifestations en Corée du sud) et un prix Pullitzer en 1984 (famine en Ethiopie). Il détient la Médaille d’or Robert Capa pour son travail en Tchétchénie en 1995 et 1996.

Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes