Festival photo à Saint-Brieuc
Du 19 octobre au 11 novembre 2012, le festival Photo-reporter en Baie de Saint-Brieuc propose au public de découvrir sous forme d’expositions des photo-reportages inédits en exclusivité sur l’Agglomération de Saint-Brieuc. Suite à l’appel à projets lancé en octobre 2011, plus de 300 dossiers ont été déposés en provenance de plus de 40 pays. Seuls 15 auront la chance d’être exposés :
Jim Brandenburg : Man and nature on the French West Coast
Ce passionné de nature devenu amoureux de la Bretagne lors d’un récent voyage, nous propose un travail photographique autour des grands sites emblématiques et touristiques normands et bretons : des falaises d’Etretat à Noirmoutier en passant par le Mont St Michel et l’île de Bréhat. Il souhaite mettre en opposition des photos de ces sites tels qu’ils existent dans l’imaginaire du touriste avec un reportage sur les usages actuels de ces lieux et la manière dont ils sont aménagés et façonnés par l’homme.
Claudine Doury : Des Etats Baltes à la Russie, les nuits blanches
Aux latitudes situées en deçà des cercles polaires, un phénomène se produit aux alentours du solstice d’été : il s’agit de la nuit blanche. Les peuples du nord ont, semble t-il, toujours célébré ce retour à la lumière après des mois de totale obscurité. On assiste aujourd’hui à un renouveau de ces rites païens tout autour du cercle polaire notamment dans les pays Baltes et en Russie. Claudine Doury nous propose de suivre les préparatifs et d’assister à deux de ces fêtes.
Gwen Dubourthoumieu : Les mangeurs de cuivre
La République Démocratique du Congo possède un des sols les plus riches de la planète notamment des abondantes ressources en cuivre. La gestion prédatrice du Maréchal Mobutu a inauguré une vaste libéralisation du secteur, marquant le coup d’envoi d’une anarchique « ruée vers le cuivre ». Motivés par une nécessité économique qui s’apparente à la survie, des creuseurs artisanaux travaillent sans aucune mesure de protection ou de sécurité et s’exposent chaque jour à des accidents qui peuvent leur coûter la vie. Aujourd’hui, on en dénombre près de 150 000 parmi eux, on compte un nombre significatif de femmes, mais aussi d’enfants, parfois très jeunes. Les révoltes sont fréquentes mais brutalement réprimées par les nantis, minorité affairiste proche du pouvoir.

Cédric Gerbehaye : Belgique
La Belgique est un Etat qui rassemble deux peuples qui, au départ, n’avaient strictement rien en commun. Une Belgique entre les cultures latine et germanique. 180 années de relations houleuses, tendues et difficiles… Aujourd’hui l’Etat-Nation flamand devenu riche, veut son indépendance économique, persuadé qu’il s’en sortira mieux une fois débarrassé du « boulet » wallon.
Antoine Gyori : La Russie de Poutine
À la veille de l’élection présidentielle en Russie du 4 mars, Antoine Gyori souhaite dresser un portrait la Russie actuelle, celle d’un pouvoir autoritaire peu respectueux des libertés individuelles et publiques et celle d’une organisation économique libérale qui a constitué pour la population un bond en arrière comme rarement il s’en est produit dans l’histoire. En profitant de l’élection présidentielle du 4 mars, il va suivre les «NASHI », des jeunes militants du parti politique mise en place par Vladimir Poutine. L’aspect religieux sera également abordé. En effet, depuis peu, la Russie connaît une recrudescence de la religion orthodoxe à travers tout le pays. Plus de deux cents églises, doivent êtres érigées dans les quartiers périphériques de la ville. Un vaste projet destiné à stimuler la foi et simplifier l’accès des fidèles moscovites.
Olivier Jobard : La vie à durée déterminée
En cette période de crise financière, de récession, de baisse du niveau de vie et du pouvoir d’achat, de plus en plus de travailleurs vivent dans des conditions précaires. Jeunes, seniors, diplômés ou non, avec ou sans papiers, l’emploi n’est stable que pour une faible partie de la population française. Ils sont peu syndiqués, rarement défendus, peu présents dans les médias …plus préoccupés à leur survie qu’à revendiquer leurs droits… On ne s’arrête jamais sur eux et pourtant leurs vies sont bien réelles, proches d’une spirale infernale dont il est difficile de sortir.… Olivier Jobard nous propose une immersion de plusieurs mois au cœur de cette France précaire.
Gary Knight : « Immigracion Topographica »
Ce sujet nous transporte au sud de l’Arizona le long de la frontière mexicaine. Chaque jour, des immigrants sud-américains tentent la traversée de ce désert hostile où beaucoup trouvent la mort. En plus des conditions climatiques difficiles, les immigrants ne peuvent compter sur personne : les locaux détruisent les réserves d’eau mises en place par des ONG, des milices privées sont engagées pour abattre les migrants. En plus d’être un point de passage vers l’Amérique du nord, c’est également une zone où se cachent des criminels en tout genre. Gary Knight va parcourir ce désert interminable, jalonné de tombes, de « Rape Trees » et de lieux de pèlerinage improvisés et nous montrer à travers les vêtements et les objets abandonnés par les migrants que ceux-ci sont parfois amenés à faire des choix qui peuvent nous paraître irrationnels.
Pierre-Yves Marzin : Une police indigène, héroïque et incorruptible
Au Mexique, démocratie déliquescente et Etat de non-droit, 95 % des affaires de justice restent non-résolues, c’est le règne de l’impunité. Il y a cependant un endroit où c’est l’inverse : cet endroit, c’est un patchwork de communautés indigènes dans l’état du Guerrero, à six heures de route au sud de Mexico. La Policia de la Montaña est parvenue à faire chuter la criminalité, les vols, les viols, les enlèvements et à décourager les bandits ou les narco-trafiquants.
C’est une police parallèle (720 policiers répartis dans 32 communautés) qui ne croit pas en la punition, mais en la rééducation : les coupables sont assignés à des travaux communautaires. Leur mérite est d’autant plus car deux menaces grondent : les groupes de narcos intéressés par ce territoire où l’on cultive le pavot et des entreprises minières canadiennes qui menacent une partie de leur environnement.
Sonia Naudy : Afghanistan, dans les prisons des femmes
Libertinage, blasphème, consommation d’alcool, adultère, fuite du domicile, et même viol… En Afghanistan, près des trois quarts des femmes enfermées dans les prisons le sont pour des crimes dits « moraux ». Mais dans un pays où les droits des femmes sont bafoués, c’est en prison qu’elles respirent enfin… L’univers pénitentiaire afghan est paradoxal. Les prisonnières jouissent d’une certaine liberté à l’intérieur du centre de détention. Elles vont et viennent à leur guise, la plupart sans le voile, fument des cigarettes, se maquillent… Elles ont accès à des cours d’alphabétisation, d’anglais ou d’informatique proposés par des ONG afghanes. Cependant, tout ceci leur sera complètement inutile à l’extérieur car elles n’auront pas le droit d’exercer une activité professionnelle. Le projet de Sonia Naudy est de montrer « l’après-prison », car c’est souvent à ce moment là que le plus dur commence pour les ex-prisonnières…

Zeng Nian : Retour au barrage des Trois Gorges
La construction du barrage des Trois Gorges, plus grand barrage hydraulique du monde situé dans la province du Hubei au cœur de la Chine a commencé en 1994. En 2011, le Conseil d’État chinois a reconnu les conséquences inquiétantes de ce barrage: 1 400 000 personnes ont été déplacées, les dégradations de l’environnement induites par le barrage sont multiples : glissements de terrain, pollution, débit trop lent de l’eau, sécheresse en aval du barrage, assèchement de deux grands lacs qui rend la navigation impossible…
Pierre Terdjman : United we were strong
Le rêve des pères fondateurs de l’État d’Israël de créer une société cimentée par son judaïsme vole en éclats aujourd’hui. À travers les banlieues et les quartiers pauvres, la nation israélienne, réputée pour son dynamisme économique et sa propension à encourager «l’aliyah» des Juifs (le retour à la terre d’Israël) et leur unité, montre ses limites : chômage, violence, drogue, discriminations ethniques fragilisent l’unité de la société israélienne. Les Arabes israéliens, tout autant que les Juifs récemment arrivés d’Afrique du Nord, de Russie ou d’Éthiopie, n’ont pas tous été intégrés dans le «melting-pot » de la Terre sainte. Nation de 7 millions d’âmes, Israël doit aujourd’hui affronter sa capacité d’intégration de tous les Juifs.
Tomas Van Houtryve : Off the radar
Ebeye est l’ile la plus peuplée de l’atoll Kwajalein des Îles Marshall. 15 000 habitants (c’est-à-dire 1/5 de la population totale du pays) vivent sur une surface d’environ 32 hectares. Certains habitants d’Ebeye sont des victimes ou des descendants de victimes des radiations de l’essai nucléaire Castle Bravo, la bombe H la plus puissante jusqu’ici testée par les États-Unis le 1er mars 1954. Tomas Van Houtryve nous propose un reportage sur les habitants de cette île surnommée le taudis du Pacifique : chômage, pauvreté, maladies héritées des essais nucléaires…
Gaël Turine : L’Inde et le mur de la honte
Des barrières entre pays, des murs autour de villes et des clôtures qui traversent des quartiers, est la solution imposée à des millions de personnes à travers le monde sous prétexte de lutte contre le terrorisme, d’immigration clandestine ou encore du trafic de drogue. En 1992, le gouvernement Indien a décidé la construction d’un mur frontalier avec son voisin Bangladeshi.
Avant la construction de cette frontière, des milliers de Bangladais traversaient quotidiennement la frontière pour travailler en Inde ce qui n’était pas vécu comme de la migration mais comme de simples aller-retour. L’objet du reportage est de montrer que l’érection de la clôture a bouleversé des mécanismes socio-économiques culturels et religieux qui précédaient le mur.
Ami Vitale : Watching the second hand of a clock
Le Cachemire est au cœur d’un conflit géopolitique qui a causé la mort de 80 000 personnes depuis une vingtaine d’années. L’Inde et le Pakistan s’arrachent sans relâche ce petit bout de terre sans qu’aucune issue à cette guerre ne soit recherchée.
Le projet d’Ami Vitale est de nous révéler, loin de l’image véhiculée par les médias, la beauté à couper le souffle des paysages du Cachemire et de montrer, à travers ce reportage, la tolérance spirituelle des habitants de ce territoire où se côtoie en harmonie l’Islam, le Bouddhisme et l’Hindouisme.
Franck Vogel : L’eau du Nil, partage ou guerre ? – Hors sélection –
Avec 6500km de long, le Nil – issu de la rencontre du Nil Blanc et du Nil Bleu – est le plus long fleuve du monde. Il est synonyme de survie et de richesse pour les onze pays qu’il traverse, mais toujours d’inégalité quant au droit à l’eau. Les tensions sont palpables dans les différents pays et la grande question se pose : vont ils réussir à s’entendre ou entrer en guerre ? L’avenir nous le dira, mais comme toujours c’est le petit peuple qui en souffrira…

Du 19 octobre au 11 novembre 2012
Baie de Saint-Brieuc
Entrée libre
Plus d’infos ici
Hommage à Rémi Ochlik

Rémi Ochlik© DR
Rémi Ochlik et Marie Colvin sont morts mercredi à Homs en Syrie à 28 ans en faisant leur métier de reporter de guerre.
L’école Icart Photo à Levallois-Perret, où était née la passion de Rémi Ochlik pour le photo-reportage de guerre, a décidé de lui rendre hommage. C’est dans cette école qu’il avait préparé son premier reportage en Haïti en 2004. Récompensé par plusieurs prix, il aimait aller au plus près des gens qu’il photographiait avec son 35 mm pour dénoncer les atrocités dont il était le témoin.
Rémi Ochlik avait fondé en 2005 l’agence IP3 Press. Lauréat en février du World Press Photo pour ses reportages en Libye, Rémi Ochlik avait travaillé en République Démocratique du Congo en 2008, à Haïti en 2010 avant de couvrir les évènements du printemps arabe.
Source : http://www.francetv.fr - Jean-Michel Ogier
Mort du jeune photojournaliste Rémi Ochlik
Le journaliste français Rémi Ochlik a été tué, mercredi 22 février, lors du pilonnage du quartier de Baba Amro, à Homs. Ce jeune photojournaliste avait notamment couvert de nombreux conflits du Printemps arabe, en Tunisie, en Egypte, en Libye et dernièrement en Syrie.
Né en 1983, dans l’est de la France, Rémi Ochlik avait étudié la photographie à Icart-Photo, une école de photographie à Paris, pour travailler ensuite pour l’agence photograhique Wostok. En 2004, il se fait connaître avec un reportage sur les événements d’Haïti, alors qu’il n’a même pas encore terminé ses études. Il se révèle alors comme un talentueux représentant de la jeune génération de photographes. Son travail est couronné du prix Jeune Reporter François-Chalais et honoré d’une projection au festival Visa pour l’image de Perpignan. Jean-François Leroy, le directeur du festival, expliquait alors: « On m’a montré un travail sur les événements d’Haïti. Très beau, très fort. Je ne connaissais pas le mec qui a fait ça. Je l’ai fait venir. Il s’appelle Rémi Ochlik, il a vingt ans. Il a travaillé tout seul, comme un grand. Voilà. Le photojournalisme n’est pas mort ».

©IP3 Press
Après cette première expérience des conflits armés, il décide de fonder sa propre agence de presse, IP3 Press, qui se propose de couvrir l’actualité parisienne et les conflits partout dans le monde, comme la guerre en République de démocratique du Congo, en 2008, l’épidémie de choléra ou l’élection présidentielle haïtienne, en 2010.
Il consacre l’année 2011 aux révoltes dans les pays arabes. Tunisie, Égypte, Libye : il est sur tous les fronts. « 2011 a été une année incroyablement chargée, déclare-t-il à l’époque. Chaque pays couvert avait son vécu propre par rapport à son régime, mais l’espoir, l’élan et les slogans étaient les mêmes. Les peuples étaient animés par le sentiment de ras-le-bol, moi par celui d’être là où se joue l’histoire. »

©Rémi Ochlik
Ses photographies ont été publiées dans Le Monde Magazine, VSD, Paris Match,Time Magazine et The Wall Street Journal. Son travail a reçu, en décembre, le premier prix du festival Scoop Grand Lille pour trois de ses reportages : La Révolution du Jasmin ; Egypte, Tarhir Square et La Chute de Tripoli. Plus récemment, il a reçu le quatrième prix du prestigieux World Press Photo pour sa photo Battle for Libya.
Son dernier projet était de saisir les évènements syriens dans son objectif. Il disait s’appuyer de plus en plus sur la puissance des réseaux sociaux. « Ils sont un bon moyen de sonder le terrain du point de vue des locaux », insistait-il. En effet, c’est en veillant pendant six heures sur Facebook qu’il avait compris qu’il se passait quelque chose de très important en Libye et qu’il avait décidé d’y partir. Selon son confrère Franck Medan, « d’une grande humilité, plein d’énergie, curieux, il travaillait au 35 mm, il n’avait pas les moyens de s’équiper d’un téléobjectif. Mais même s’il l’avait pu, il voulait aller loin, être au plus près de l’événement et vivre les choses pleinement ».
Source : LeMonde.fr
Séance de signature – Polka Galerie – 17 décembre 2011
Séance de signatures en présence de Marc Riboud, Stanley Greene, Jane Evelyn Atwood et Titouan Lamazou

Marc Riboud – « 1, 2, 3, image »
Avec 1,2,3, image, les enfants apprennent à compter en suivant Marc Riboud sur les routes du monde. Une manière inédite d’associer les joies et les surprises du voyage à la découverte des nombres.
Invité par Henri Cartier-Bresson et Robert Capa à rejoindre l’agence Magnum dans les années 50, Marc Riboud est l’un des plus grands photographes français. En 1957, après un séjour d’un an en Inde, il fut l’un des premiers à photographier la Chine. Il a également photographié l’Algérie et de nombreux pays d’Afrique au moment où ils accédaient à l’indépendance. On lui doit quelques-unes des icônes du siècle dernier comme le Peintre de la tour Eiffel ou encoreJeune fille à la fleur face aux baïonnettes qu’il a photographiée lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam. Communiqué de presse.
1. 2.. 3… Image, aux éditions Gallimard Jeunesse / Les Trois Ourses .

Stanley Greene – « Black Passport »
Stanley Greene vient de remporter le prix PIPAK 2011, succédant à Marc Riboud et Raymond Depardon. Le photographe est devenu une légende du photo-reportage, remportant notamment deux World Press.Black Passport en dit long sur le quotidien des photographes de guerre. Une profession à part, comme le souligne Stanley Greene, prenant l’exemple de cérémonies de remise de prix, qui voient ces derniers habillés en treillis kakis, quand leurs confrères endossent des costumes. Ni donneur de leçon, ni désabusé, ni voyeur, Black Passport est le témoignage puissant, vif, d’un homme blessé. Ce passeport, qui le mène en enfer aux quatre coins du monde, ne peut être que noir.
Stanley Greene – Black Passport, éditeur : Schilt Publishing

Jane Evelyn Atwood – « Rue des Lombards »

Titouan Lamazou se rend en République Démocratique du Congo et rapporte, dans ce
livre, d’émouvants portraits de femmes, victimes ou activistes. Il s’adjoindra la collaboration de spécialistes universitaires et humanitaires, ou écrivains congolais, belges et français, avec des textes simples et accessibles qui viendront faire écho aux témoignages des femmes dont il aura choisi de faire le portrait.Nommé « Artiste de l’UNESCO pour la Paix » en 2003, il a réalisé de nombreux portraits de femmes entre 2001 et 2007 pour son projet Zoé-Zoé, Femmes du Monde. Depuis, il s’engage activement auprès d’associations caritatives pour la défense des droits des femmes et des enfants dans le monde.
Ténèbres au paradis. Africaines des grands Lacs (Editions Gallimard)
Séance de signatures, samedi 17 décembre de 16h00 à 18h00
Polka Galerie, 12 rue Saint-Gilles, 75003 Paris
« Femmes après coups » – Lâm Duc Hiên
Jusqu’au 24 avril à la mairie de Paris, une expo photo intitulée « Femmes après coups », organisée par Médecins du monde, à partir du travail du photographe Lâm Duc Hiên dans les centres de prise en cahrge de l’ONG à destination des femmes. Sur cette photo, prise en République démocratique de Congo, N., âgée de 18 ans, montre sa cicatrice. Orpheline de mère, elle vit dans la rue. Prostitution et bagarres aux lames de rasoir sont son quotidien.
Du 8 au 24 avril 2010 à l’Hôtel de ville de Paris
Pour plus de renseignements rendez-vous là
Lauréat du prix de Bayeux
Le trophée de la photo du 16e prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre a été décerné samedi à Walter Astrada (AFP) pour un reportage à Madagascar en février dernier.
Lancé en 1994 par la ville de Bayeux, le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre récompense des reportages sur une situation de conflit ou ses conséquences pour les populations civiles, ou sur un fait d’actualité concernant la défense des libertés et la démocratie.

©Walter Astrada
Le jury a été présidé le photographe Patrick Chauvel.
Le prix du public a honoré Jérôme Delay de l’Associated Press, pour son reportage sur les troubles au Congo de novembre 2008 à mai 2009.
Trophée Photo:
- 1er prix: Walter Astrada (AFP) – « Madagascar, une crise politique sanglante » – Madagascar
- 2e prix: Uriel Sinai (Getty Images) – « La guerre en Ossetie du Sud » – Georgie
- 3e prix: Jérôme Delay (Associated Press) – « Trouble au Congo » – RDC
En guerre au musée d’art haïtien
L’exposition, qui se tiendra du 9 au 26 octobre 2009 au Musée d’Art haïtien, à Port-au-Prince, présente des œuvres de cinq photojournalistes de l’Agence VII, basée à New York. Ces photographies nous offrent un regard direct et inédit sur les effets qu’ont la guerre et la violence armée sur la vie des populations. Elles mettent également en exergue la solidarité dont font preuve des femmes et des hommes ordinaires pour aider ceux qui souffrent à préserver leur dignité et à garder l’espoir.
Les photographes se sont rendus dans huit pays : James Nachtwey a voyagé avec le Comité international de la Croix-Rouge en Afghanistan et dans le centre de Mindanao, région des Philippines ravagée par un conflit. Pendant ce temps, Ron Haviv couvrait la République démocratique du Congo et Haïti, Chris Morris le Libéria, Franco Pagetti la Colombie et le Liban, et Antonin Kratochvil photographiait la Géorgie, en Europe de l’Est.
L’exposition Notre monde – En guerre fait partie de la campagne du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intitulée Notre monde. Elle met en évidence les défis humanitaires les plus pressants de notre époque et le pouvoir qu’a chaque être humain de faire changer les choses.
Dans le cadre de la campagne, le CICR a mené une enquête dans les huit pays couverts par les photographes, afin de faire connaître les souffrances des civils qui vivent dans des situations de conflit armé et d’autres situations de violence. En Haïti, presque toutes les personnes consultées (98%) ont déclaré avoir ressenti les effets de la violence armée, même si elles ne se considéraient pas comme personnellement ou directement touchées. Plus de la moitié des personnes directement touchées (66%) ont dit avoir eu un accès limité à des services tels que l’eau, l’électricité et les soins de santé. L’enquête révèle également que la perte des sources de revenu (41%) ou encore le fait de vivre dans l’incertitude (37%) figurent au nombre des plus grandes peurs.
Présent de façon permanente en Haïti depuis 1994, le CICR apporte un soutien à quatre postes de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne, à Cité Soleil et à Martissant, pour l’évacuation des blessés et malades vers les structures de santé. À Cité Soleil, il travaille à l’amélioration des infrastructures d’approvisionnement en eau, en collaboration avec la Centrale autonome métropolitaine d’eau potable et le comité de gestion de l’eau.
(source : www.cicr.org)
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