Publié le 3rd décembre 2011

Né en 1963, en ex-URSS, Yuri Kozyrev a couvert, en tant que photojournaliste, depuis vingt ans tous les conflits importants de l’ex-Union Soviétique, y compris les deux guerres de Tchétchénie.

 

Après le 11 Septembre 2001, il se rendit en Afghanistan, où il couvrit la chute des talibans.

Entre 2003 et 2009, il passa la plupart de son temps à Bagdad comme photographe sous contrat pour le Time Magazine, voyageant à travers le pays pour rendre compte des différents aspects du conflit irakien. Il en ressortit notamment un livre « Inside Iraq‘, paru en 2008 publié à l’occasion des 20 ans du Festival Visa pour l’image de Perpignan.

 

Les citoyens de Owja et Tikrit se rassemblent pour enterrer les corps des fils du leader irakien renversé. 2 août 2003. © Yuri Kozyrev


À chaque grande guerre son photographe. Capa pour la guerre d’Espagne, Griffiths pour le Vietnam… et Kozyrev pour l’Irak. 

 

Yuri Kozyrev a reçu de nombreux prix pour ses photographies, dont plusieurs World Press Photo pour des photos prise notamment en Tchétchénie et en Irak.

 

En 2011, Yuri a remporté le Visa d’or catégories news pour l’ensemble de son travail: « Sur la route de la Révolution « . Depuis Février, Yuri a voyagé en Egypte, Bahreïn, Yémen et en Libye afin de couvrir les révoltes arabes pour le magazine Time. Il a également remporté deux prix: le Trophée publique et le Grand Prix Bayeux-Calvados pour son travail.

 

Comme les affrontements avec la police, la foule de la place Tahrir grandit chaque jour. Bannières et drapeaux recouvre la place, Novembre 25, 2011. © Yuri Kozyrev



 

Pour voir les tout derniers clichés de Yuri Kozyrev, rendez-vous sur le site du Time

 

Publié le 8th septembre 2011

Cette année, un des éléments particulièrement intéressant du Festival « Visa pour l’Image » est le printemps arabe. Les images de l’exposition restituent l’atmosphère tragique vécue par les populations arabes qui ont fui les zones de conflits, de manière très réaliste.


Les autres thèmes représentés sont le 10e anniversaire des attaques terroristes du 11 septembre, le tsunami au Japon, les affrontements violents en Côte d’Ivoire, les élections en Haïti, les manifestations en Grèce, l’industrialisation en Inde et les traces de guérilla encore visibles dans les Balkans. Parmi les photojournalistes dont les œuvres sont exposées se trouvent Yuri Kozyrev, Jonas Bendiksen, Cédric Gerbehaye, Lu Nan, Valerio Bispuri, Fernando Moleres, Joao Silva et Ed Ou. Des agences telles que Getty images, EPA, Corbis et Agence Vu sont aussi présentes.




Qui plus est deux thèmes importants ont été débattus lors de ce festival : la question de l’avenir du photojournalisme et de la photographie en règle générale. Une des institutions les plus importantes en France pour le photojournalisme est l’Association Nationale des Iconographes. Sa présidente, Aline Manoukian, estime qu’une des conséquences d’internet est l’augmentation très importante du nombre de photographies ce qui n’est pas sans conséquence selon elle. « Les gens ont perdu confiance dans le photojournalisme à cause de photos de mauvaise qualité ou trafiquées. A l’avenir, les gens pourraient ne plus faire confiance aux journaux pour la même raison. C’est pour cela que les journaux doivent éviter d’utiliser des photographies en lesquelles ils n’ont pas entièrement confiance » ajoute Aline Manoukian.

 

Mme Manoukian ajoute que les photographes finissent par vendre leur travail à des journaux et à des magazines à un prix trop bas qui ne leur permet pas de rentrer dans leurs frais. Elle estime qu’une rémunération minimum devrait être mise en place pour cette profession. Claire Guillot, qui travaille pour le journal Le Monde, remarque que les photographes et les photojournalistes présents au festival ne sont pas seulement des Occidentaux, mais que le monde entier y est représenté. « Auparavant, les événements de par le monde étaient couverts par des photographes occidentaux et véhiculaient certains stéréotypes.

Aujourd’hui les photographes issus de la région peuvent suivre des événements plus facilement » explique-t-elle. Elle ajoute que le manque de formation en photographie fait cruellement défaut dans de nombreux pays.

Publié le 5th septembre 2011

Le Visa d’or catégorie News du 23e festival Visa pour l’Image de Perpignan a été décerné dimanche au photographe russe Yuri Kozyrev de l’agence Noor, pour un reportage sur « Les chemins de la révolution » dans les pays arabes.

Connu pour ses reportages sur les conflits dans le monde, Yuri Kozyrev a suivi ces derniers mois les mouvements de contestation en Egypte, au Bahrein et en Libye.

Des rebelles libyens hissent leur drapeau à un poste-frontière. Ras Lanouf, Libye, 8/03/11. © Yuri Kozyrev

 

Le Visa d’or catégorie Magazine a été attribué au photographe français Olivier Jobard de l’agence Sipa Press pour son reportage « Zarsis-Lampedusa, l’odyssée de l’espoir ». Le photojournaliste qui a suivi l’exode de Tunisiens vers l’île italienne à bord d’un chalutier pour le magazine Paris-Match.

 

Le Visa d’or catégorie Presse quotidienne a été remis à l’International Herald Tribune pour la couverture du photographe japonais Shiho Fukada sur les conséquences du séisme qui a frappé le Japon, avec le tsunami puis l’accident de la centrale de Fukushima.

 

Enfin, un Visa d’or « humanitaire » du Comité international de la Croix Rouge (CICR) a été décerné à la photographe franco-espagnole Catalina Martin Chico pour son reportage sur la révolution yéménite. Le festival Visa pour l’Image, qui réunit les plus grands photographes de presse, fermera ses portes le 11 septembre.

Publié le 28th octobre 2009

Après le Japon en 2008, c’est au tour de l’Iran et des pays arabes d’être mis en avant lors du Paris Photo qui se déroulera dans le prestigieux cadre du Carrousel du Louvre du 19 au 22 novembre. 101 exposants, dont 88 galeries et 13 éditeurs seront présents. Au total, 23 pays seront représentés. Véritable foire internationale de la photographie, Paris Photo s’est imposé comme un rendez-vous incontournables pour les photographes, collectionneurs et éditeurs venus de tous horizons.

Un prix, réservé aux artistes présenté par les galeries participante, sera remis le 18 novembre, lors du vernissage de l’événement. Il aura pour thème : « Quand avez-vous vécu pour la dernière fois une expérience unique ? ».  En parallèle avec Paris Photo, de nombreuses expositions auront lieu dans la capitale. Novembre, c’est aussi le mois de la photo. Avec entre autres, Delpire & Cie, à la Maison européenne de la photographie, Palestine, la création dans tous ses états, à l’IMA (Institut du Monde Arabe), 150 ans de photographie iranienne (Musée du Quai Branly) ou Iran 1979-2009 : entre l’espoir et le chaos, 30 ans de photographie documentaire iranienne, à la Monnaie de Paris.

Prix d’entrée à Paris Photo : 15 €  ; tarif réduit de 7,50 €  réservé aux étudiants et aux groupes.

Pour plus d’informations, rendez vous sur le site internet

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