« Black Passport » – Stanley Greene
Célèbre photographe américain, disciple d’Eugène Smith, Stanley Greene revient ici sur sa carrière : de la photo de mode au reportage de guerre (Soudan, Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Irak) en passant par des photos plus personnelles. Ses commentaires en « voix-off » nous éclairent sur sa pratique et rappellent que le professionnel et le personnel se tressent l’un à l’autre pour dessiner une approche du monde et de ses fracas, un regard sur les individus qui le peuplent.

Livrer ainsi son journal intime était un pari risqué. S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement, ses doutes et ses peurs, ses interrogations sur la motivation de la violence et la notion de courage, son quotidien chaotique, l’amour et les séparations. Avec sincérité. Composé de courts récits où les images privées cohabitent avec les documents les plus durs sur la Tchétchénie ou le Rwanda, ce livre offre une passionnante introspection.
Broché : 200 pages
Editeur : Textuel
Prix : 45€ chez amazon
L’Afghanistan et nous, 2001-2009
Depuis 2001, de nombreux journalistes, photographes et reporters ont été mobilisés pour rendre compte des événements, souvent violents, qui touchent ce pays, mais aussi de l’engagement des forces internationales ans l’OTAN, de la mobilisation des forces armées afghanes, des actions des Talibans… Au delà de leur travail de photoreporters de guerre et de leur participation à la couverture d’un conflit fortement médiatisé, ces hommes et ces femmes ont souhaité apporter un éclairage personnel sur des problématiques conomiques, sociales et humaines.
Le musée de l’Armée a souhaité dépasser les partis pris et les positions partisanes auxquels il est souvent difficiles d’échapper, en permettant au public de partager le regard de ceux et celles qui ont choisi de se plonger, sans préjugés, dans la réalité et l’actualité de ce pays. 170 photographies, pertinentes, captivantes, bouleversantes, et pour certaines d’une beauté rare et inédite, seront réparties en plusieurs séquences thématiques, alternant ou rapprochant les aspects civils et militaires : la chute des Talibans, les séquelles des guerres passées et la reconstruction du pays, la mosaïque ethnique, la vie quotidienne ancrées dans les traditions ancestrales et l’Islam, la condition particulière et difficile des femmes, la dureté des combats entre les troupes américaines et les Talibans – avec le reportage de Balazs Gardi dans la Korengal Valley, situé au coeur de l’exposition – les forces britanniques dans la province du Helmand, la participation et l’action des forces françaises avec l’aide de l’armée nationale afghane, et pour conclure un ensemble de photographies sur la société afghane d’aujourd’hui et ses espoirs.
Par ailleurs, l’exposition dévoilera un reportage exclusif d’Eric Bouvet, réalisé en juin 2009, sur le quotidien et les missions des soldats français.
- Exposition seule : 7 €
- Billet couplé exposition + musée : 10 €
- Gratuit pour les moins de 18 ans
Catalogue de l’exposition en vente à la librairie du musée de l’Armée : L’Afghanistan et nous, 2001-2009 , éditions Nicolas Chaudun, 256 pages, 171 photos, 27 €
(Source : http://www.invalides.org)
Lynsey Addario
Lynsey Addario, lauréate, en 2009, du prix Pulitzer, est une photojournaliste américaine d’origine turque basée à Istanbul. Elle collabore à de nombreuses publications dont National Geographic ou encore le New York Times.
Autodidacte, elle débute sa carrière en 1996 et commence à photographier les conflits puis les questions humanitaires à partir de 2000. Depuis, elle a couvert les conflits en Afghanistan, Irak, Liban, Darfour ou encore au Congo.
Patrick Chauvel – Biographie
Patrick Chauvel est l’un des derniers correspondants de guerre indépendants ayant couvert les conflits majeurs de la seconde moitié du xxe siècle. Le Vietnam, le Cambodge, le Liban, le Salvador, l’Afghanistan, la Tchétchénie,…
Longtemps considéré comme « le photographe le plus fou de la planète », Patrick Chauvel a décidé de diversifier ses outils de communication. Si la photographie reste son activité principale, il est aussi passé du coté de la réalisation et de l’écriture.
Grâce à son père journaliste, il cotoyera dès son adolescence de grands journalistes ainsi que des aventuriers qui vont sceller son destin : Gilles Caron, Pierre Schoendoerffer, Joseph Kessel, Jean Lacouture… En répondant à une annonce dans un journal israélien à quelques semaines de la guerre des six jours, il découvre son métier. Gilles Caron lui laissera un Leica M3 qu’il n’aura l’occasion de lui rendre. Parti remplacer des civils dans les kibboutz, il fait le mur pour rejoindre les premières lignes lorsque la guerre éclate. Les photos sont ratées. Peu importe, Patrick a compris son chemin.
Près de 300 jours par an à l’étranger. Bercé par les tirs en rafales et les départs précipités, il acquière, peu à peu, une étiquette de photographe de guerre. Formé au laboratoire de France Soir, il abandonne rapidement le show-business pour les tranchées. Travaillant pour Newsweek, Paris Match, Sipa-Press, Sygma…
Sur place, son humanité ressort. Il capte les histoires et les émotions.
Patrick manie aussi bien la caméra que l’écrit ou la photo. Peu importe le support. « Aujourd’hui, l’information est tellement omniprésente que si l’on ne sait pas ce qui se passe, c’est que l’on refuse de le savoir ». Bien qu’il parte de moins en moins, la guerre le poursuit toujours. Elle est partout, autour de lui. « On trimbale toujours la guerre avec soi. Les sons et les odeurs la rappellent. Les barbecues renvoient aux cadavres brûlés. A Paris, un homme entre dans un bar, on a l’impression qu’il va se faire tuer. A la campagne, près des buissons, on pense toujours à une embuscade… ».
Ses clichés, anciens et récents, se superposeront bientôt pour incarner la méfiance. Méfiance des conflits à venir. Méfiance des apparences. Méfiance de la violence gratuite. Au fond, la mort est la seule chose dont il ne se soit jamais méfié.
En guerre au musée d’art haïtien
L’exposition, qui se tiendra du 9 au 26 octobre 2009 au Musée d’Art haïtien, à Port-au-Prince, présente des œuvres de cinq photojournalistes de l’Agence VII, basée à New York. Ces photographies nous offrent un regard direct et inédit sur les effets qu’ont la guerre et la violence armée sur la vie des populations. Elles mettent également en exergue la solidarité dont font preuve des femmes et des hommes ordinaires pour aider ceux qui souffrent à préserver leur dignité et à garder l’espoir.
Les photographes se sont rendus dans huit pays : James Nachtwey a voyagé avec le Comité international de la Croix-Rouge en Afghanistan et dans le centre de Mindanao, région des Philippines ravagée par un conflit. Pendant ce temps, Ron Haviv couvrait la République démocratique du Congo et Haïti, Chris Morris le Libéria, Franco Pagetti la Colombie et le Liban, et Antonin Kratochvil photographiait la Géorgie, en Europe de l’Est.
L’exposition Notre monde – En guerre fait partie de la campagne du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intitulée Notre monde. Elle met en évidence les défis humanitaires les plus pressants de notre époque et le pouvoir qu’a chaque être humain de faire changer les choses.
Dans le cadre de la campagne, le CICR a mené une enquête dans les huit pays couverts par les photographes, afin de faire connaître les souffrances des civils qui vivent dans des situations de conflit armé et d’autres situations de violence. En Haïti, presque toutes les personnes consultées (98%) ont déclaré avoir ressenti les effets de la violence armée, même si elles ne se considéraient pas comme personnellement ou directement touchées. Plus de la moitié des personnes directement touchées (66%) ont dit avoir eu un accès limité à des services tels que l’eau, l’électricité et les soins de santé. L’enquête révèle également que la perte des sources de revenu (41%) ou encore le fait de vivre dans l’incertitude (37%) figurent au nombre des plus grandes peurs.
Présent de façon permanente en Haïti depuis 1994, le CICR apporte un soutien à quatre postes de premiers secours de la Croix-Rouge haïtienne, à Cité Soleil et à Martissant, pour l’évacuation des blessés et malades vers les structures de santé. À Cité Soleil, il travaille à l’amélioration des infrastructures d’approvisionnement en eau, en collaboration avec la Centrale autonome métropolitaine d’eau potable et le comité de gestion de l’eau.
(source : www.cicr.org)
A l’ombre des Montagnes – Steve McCurry
Photographe de la prestigieuse agence Magnum depuis 1986, Steve Mc Curry a reçu la médaille d’or Capa en 1980 pour son travail sur l’Afghanistan. On ne peut réduire l’œuvre d’un tel artiste à une destination. Mais ce véritable carrefour de l’Asie centrale occupe une place à part dans la vie du photographe. « Si je persiste à y retourner, c’est peut-être parce que l’Afghanistan reste pour moi une énigme. » Ni reporter de guerre, ni documentariste, Steve Mc Curry traverse le pays à contre-courant des événements. « De plus en plus, le théâtre de l’ordinaire, les accalmies de la vie trouvaient le chemin de mon objectif. » Le résultat est saisissant.
Fille au châle vert, Peshawar, Pakistan, 2002 ©Steve McCurry
À l’ombre des montagnes rassemble 110 clichés en couleurs, réalisés sur plus d’une vingtaine d’années. Des scènes de rue, des instants de vie quotidienne, avec des ruines omniprésentes, fondues dans le décor. En fil rouge, des portraits. Magnifiques. Inoubliables. Comme celui, célèbre, de Shabat Gula, cette jeune fille afghane aux yeux verts que Steve Mc Curry photographie en 1980 pour National Geographic. Cet ouvrage en contient beaucoup d’autres.
À la fin de l’ouvrage, chaque image est décortiquée, replacée dans son contexte, avec les explications du photographe.
Éditions Phaidon
152 pages – 47,46 €
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