L’ombre de Tim Hetherington plane sur le Bronx Documentary Center. Un autel recouvert de fleurs et de bougies trône dans l’entrée de ce nouveau lieu dédié aux arts documentaires. Sous un gigantesque panneau où se lit, en anglais et en espagnol, la biographie du photojournaliste anglais, un large et émouvant photomontage attire l’œil.
Il est mort le 20 avril dernier à Misurata et Michael Kamber et Danielle Jackson, fondateurs de cette galerie et proches d’Hetherington, ne cachent pas qu’il s’agit là d’une exposition particulière : « Nous voulions rendre hommage à Tim. Quand nous avons décidé de créer ce lieu, il était même question qu’il habite au-dessus de la galerie », explique Jackson. Quand la terrible nouvelle est tombée, ce photographe de guerre et cette ancienne de Magnum ont rapidement décidé de présenter une sélection de ses toutes dernières photos.
Les larges clichés en couleur révèlent des rebelles libyens, appareils photo et téléphones portables à la main, obsédés par leur autoreprésentation. Les photos témoignent du chaos et de la violence de la révolution libyenne. « Je ne me considère pas comme un photographe de guerre », disait Hetherington, récompensé par le World Press. « Ce qui compte c’est le récit ». L’exposition propose également des vidéos de travaux plus anciens de cet habitué des zones de conflits ainsi que des interviews. A voir jusqu’au 2 décembre 2011.
Au Bronx Documentary Center
Jusqu’à 2 décembre, du mercredi au jeudi, 11h-18h
614 Courtlandt Avenue Bronx, New York 10451
Pour plus d’infos, visitez le site



A l’occasion de la commémoration des 10 ans de l’assassinat du Commandant Massoud, les médias sont revenus sur une décennie de guerres, d’espoirs et de bouleversements profonds en Afghanistan. Reza a souhaité s’associer au projet de webdocumentaire réalisé par Arte Reportage. Celui-ci prévoit la diffusion quotidienne de modules vidéos réalisés en interne, mais également par de jeunes réalisateurs afghans, le cinéaste Barmak Akram et Reza, sur la plate-forme web : « AFGHANISTAN : 10 ANS, 100 REGARDS ».
A travers le premier module « Résistance », Reza livre ses souvenirs d’une amitié profonde avec le chef de la résistance afghane. Il porte un regard inédit sur la capacité de résistance du peuple afghan ainsi que le combat mené par Massoud et ses hommes contre l’envahisseur russe et les Talibans.
Cette plate-forme multimédia, dédiée à l’Afghanistan, rejoint l’esprit des formations aux métiers de l’information et de la communication menées par l’ONG Ainaworld depuis 10 ans, en donnant la parole aux Afghans.
Découvrez la plate-forme multimédia enrichie quotidiennement jusqu’au 4 novembre 2011

« J’ai appris la nouvelle à mon arrivée à New York. Ta photo était partout sur les écrans de CNN dans l’aéroport. Tu étais, disait-on, entre la vie et la mort, touché à la tête par un éclat d’obus à Misrata, en Libye. Immédiatement, je t’ai imaginé, allongé à l’arrière d’un pick-up en route vers l’hôpital. Je te voyais, les jambes inertes, ballotté sur une route chaotique avec ces bottes que tu portais en reportage. Ces bottines noires, auxquelles souvent collait la poussière d’Irak ou d’Afghanistan, je les ai toujours trouvées tellement inconfortables. Comment pouvais-tu marcher avec des chaussures pareilles? On aurait dit qu’elles te tordaient les pieds. Dieu sait si j’ai eu le temps de les observer.
Il y a six mois, je les avais devant moi tous les jours. En arpentant les champs de mines de Kandahar en compagnie des soldats de la 101e Division aéroportée, je tâchais de mettre mes pieds à l’endroit où tu avais posé les tiens. Précaution dérisoire quand on sait qu’il ne faut parfois que quelques centimètres pour perdre ses jambes et qu’une mine peut sauter alors que les éclaireurs ont déjà marché dessus. C’est hélas ce qui est arrivé à ton camarade, photographe du «New York Times», Joao Silva. Par moments, j’étais devant toi, et c’est toi qui posais tes pieds dans mes traces. Pas une seule fois je n’ai imaginé que tu puisses (ou que je puisse) sauter. Mais à chaque retour de patrouille, nous poussions un soupir de soulagement en nous regardant. Une de plus. Et à la fin du séjour, nous prenions bien soin de ne jamais dire que demain, ça serait la dernière, ou bien sinon… Au cours des cinq voyages que nous avons faits tous les deux en Irak et en Afghanistan, j’ai imaginé bien des scénarios tragiques, sauf celui d’avoir un jour à écrire ces lignes.
Je t’ai rencontré, la première fois, pendant la campagne présidentielle de John Kerry en 2004. J’ai d’abord vu ton nom écrit sur la porte d’une chambre d’hôtel de Cleveland dans l’Ohio. J’avais en tête la photo du guerrier en dreadlocks tirant une roquette au Liberia, ta première «plaque» comme on dit dans le jargon. Il me fallait un photographe pour suivre Kerry. On a conclu un accord. Tout de suite notre amitié fut faite de longues conversations sur le monde, l’Amérique, la France, etc., que nous arrêtions puis reprenions à chaque reportage. Tu me disais souvent: «Régis, il faut que tu viennes en Irak.» Correspondant de Paris Match aux Etats-Unis, j’écrivais à l’époque de plus en plus d’histoires de soldats revenus au pays défigurés. «Il te manque un morceau du puzzle», répétais-tu. En mars 2006, après avoir convaincu ma rédaction, nous nous sommes retrouvés dans un hôpital de campagne américain, au nord de Bagdad. Depuis, je t’ai suivi partout.
Tu m’as appris la patience au long de ces interminables attentes — hélicoptère retardé, convoi inexistant, gradé peu coopérant – qui nous menaient d’un camp retranché à un autre. Tu m’as appris l’humilité car, dans la guerre, il ne sert à rien de forcer les choses, elles viennent très vite à vous. Tu m’as même appris à dormir, à profiter de la moindre parcelle de temps libre pour fermer les yeux et regonfler les batteries. Il n’y a que sur le terrain de la musique que je refusais de m’aventurer avec toi. Tu étais fou de classique. Un jour où nous roulions au beau milieu d’un ouragan au Texas, tu me fis écouter les variations Goldberg de Bach. «Tu entends? Le piano de Glenn Gould, c’est comme des gouttes d’eau qui tombent.» La pluie au-dehors tombait si fort que j’entendais à peine la musique. J’acquiesçais. Va pour le piano qui imite les gouttes d’eau. J’aimais ton enthousiasme, ton détachement aussi, cette façon que tu avais de prendre la vie parfois très sérieusement.
Tu détestais la techno que je me mettais dans les oreilles, le soir, en Irak, pour oublier la trouille que j’avais à l’idée de ce qui nous attendait le lendemain. Mais ce n’était pas cela la bande-son de nos aventures. Ni le classique, ni la techno. Parfois, c’était la prière du muezzin, comme le soir de cette longue patrouille dans la province du Helmand en Afghanistan. Cette fois, c’est moi qui avais pris ton appareil et appuyé sur le déclencheur. On te voit juché sur le toit d’un véhicule blindé, dans la tombée du jour. C’était le samedi 13 mars, l’année dernière. Tu avais 40 ans. Parfois, c’était un air de country. Tu as passé tellement de temps avec les soldats américains… Tu partais jusqu’à deux mois d’affilée avec eux, si longtemps qu’un jour, au beau milieu d’un quartier paumé de Bagdad, tu reçus un coup de fil de la fourrière de New York. Ta vieille Toyota, garée comme toujours sur la 35ième rue, allait être embarquée. Tu passas la matinée, je me rappelle, à appeler pour trouver, depuis l’Irak, quelqu’un qui aille la déplacer.
Il y eut le jazz, aussi, des notes timides entendues à la Nouvelle-Orléans après l’ouragan Katrina, lorsque nous parcourions à la rame, parmi des chiens affamés et des cadavres flottants, les rues de la cité engloutie. Tu venais de me rejoindre, prenant la place du photographe Alvaro Canovas qui avait dû rentrer à Paris. Dire que c’est avec Alvaro que tu as passé à Misrata le dernier jour de ta vie ! Chris, tu n’avais pas d’enfants. Pour y remédier, tu allais te marier en août prochain avec ta fiancée, Christina. Tu adorais les miens. Tu en as photographié aussi beaucoup. Ton plus célèbre cliché restera cette petite fille, maculée du sang de ses parents tués par erreur par les soldats américains, alors que leur voiture franchissait un check-point.
Quelques jours après cette tragédie, tu reçus un appel de Paul Wolfovitz. Le cliché avait beau dénoncer les errances militaires de Bush, le numéro deux du Pentagone, admiratif, t’invita à déjeuner pour te demander comment on faisait pour devenir photographe de guerre. Il faut croire que, comme beaucoup, tu l’avais interpellé. Aujourd’hui, je me demande avec qui je vais bien pouvoir continuer ces conversations du bout du monde. Et si jamais je retourne en Afghanistan, j’ignore qui guidera mes pas. »

Le photographe et réalisateur de films britannique Tim Hetherington, bien connu du Festival Visa pour l’Image de Perpignan, est décédé ce mercredi à Misrata, en Libye.
Ce journaliste de 41 ans, présent depuis plusieurs semaines dans la ville assiégée par les forces de Muammar al-Kadhafi, a succombé à ses blessures, suite à une violente attaque au mortier, selon une information de la BBC, confirmée par ce mercredi soir par le ministère des Affaires étrangères du Royaume-Uni. Lors d’un assaut qui a blessé également blessé trois journalistes, six personnes ont trouvé la mort, une soixantaine ont été blessées, notamment par des tirs de sniper.
Tim Hetherington, né à Liverpool, résidait aux États-Unis, disposait de la double nationalité, et s’était fait une spécialité dans le témoignage des grands conflits armés dans le monde, pour le compte du magazine Vanity Fair. Il était l’auteur d’unephotographie qui a fait le tour du monde, intitulée « Soldat américain au repos dans un bunker », en l’honneur de laquelle il avait reçu en 2007 la distinction suprême du World Press Photo Award, après une intense couverture du conflit en Afghanistan.
En 2004, Tim Hethenrington avait exposé une sélection de clichés, « Rien n’est permanent », un reportage réalisé dans des conditions dangereuses, parmi les lignes rebelles lors de la guerre civile au Libéria. Le directeur de Visa pour l’Image, Jean-François Leroy, a lui-même été membre du jury du World Press, et a défendu la plus célèbre des photographies d’Hetherington, critiquée par son aspect éminemment émotionnel.

James Nachtwey est considéré comme l’un des plus grands photographes anti-guerre de ces trente dernières années. Il a couvert quasiment tous les conflits ou drames humains de notre époque. De la Somalie à l’Afghanistan, de la Bosnie Herzégovine au Rwanda.
Son exposition :
Son livre :
« j’étais présent, et ces images sont mon témoignage. Les évènements que j’ai enregistré ne devraient pas être oubliés, et ne doivent jamais se répéter ». Voilà ce qu’écrit James Nachtwey, photographe américain de 59 ans sur la postface de son livre l’ENFER. L’enfer justement, Nachtwey le connaît bien et il n’a eu de cesse de le côtoyer un peu partout sur le globe ces 30 dernières années. Ses images forcent la réflexion.
Sur 480 pages, dans une édition de très grande qualité, l’horreur s‘étale devant nos yeux. En grand format. Dans son livre, pas de compromis. Il capte l’instant extrême de la souffrance. La misère, la violence, la mort nous font face et nous sautent à la gorge. Images pornographiques disent certains. Intolérable étalage trop composé de ce que l’homme peut faire de plus abject écrivent d’autres.
Il est vrai : les photographies de James Nachtwey dérangent. Elles choquent par leurs compositions magistrales, la quintessence de leurs cadrages, cette lumière toujours parfaite. Elles gênent par leurs aspects emblématiques, pour leurs absences de référence au contexte géopolitique, pour leurs seules focalisations sur la douleur brute des victimes. Il produit une image symbole à l’esthétisme très sophistiqué, quasi théâtrale. Bref, ce que l’on reproche à James Nachtwey ce sont des images trop abouties où la seule esthétique tient lieu d’éthique.
A voir : James Nachtwey, photographies
Du 18 septembre au 15 janvier 2011 à la bibliothèque de la Part-Dieu
Du mardi au vendredi de 10h à 19h – le samedi de 10h à 18h
Entrée libre
30 boulevard Vivier-Merle 69003 Lyon
métro : ligne B Part-Dieu
tramway : T1 et T3 Vivier-Merle
bus : C3 / 25 / 28 / 36 / 37 / 41 / 47 / 59 / 59E / 70 / 99
A lire : « L’Enfer », pour le commander cliquez ici
A regarder : « War Photographer », Film documentaire de Christian Frei , voir un extrait
Sources : http://culturebox.france3.fr et http://blogs.laprovence.com

Le parc de la Villette présente « Une terre, une famille », installation de photographies de Reza spécialement conçue avec le photographe comme une installation monumentale sur les 55 hectares du parc.
Déployées sur les folies, petits bâtiments rouges créés par l’architecte Bernard Tschumi, vingt-deux photos grand format invitent le promeneur à un face-à-face avec des histoires de vies remarquables, prises dans le maelstrom de l’histoire, de notre destinée commune.
Un homme s’est réfugié dans un camp, suite aux massacres ayant précédés le génocide au Rwanda.
Du Rwanda à l’Afghanistan, du Cambodge à la Chine, la Mongolie et le Pakistan, du Caire à Jérusalem, c’est une invitation à un questionnement sur notre appartenance commune, à rencontrer, à travers les conflits, les douleurs, les rêves qui les animent, les divisent, les rassemblent, des femmes, des hommes des enfants, d’en approcher les singuliers récits, de réfléchir à un monde possible, plus juste.
Lassitude pour le soldat américain NevilleBridgeford après une patrouille pénible et dangereuse.
« Une terre, une famille »
Installation en plein air sur les folies du parc
Du 16 septembre 2010 au 3 janvier 2011, toute la journée et en soirée.
Info/résa 01 40 03 75 75
Accès libre
Métro Porte de Pantin (ligne 5) ou Porte de la Villette (ligne 7)

Cette année encore, le festival de photojournalisme Visa pour l’image de Perpignan a attiré son lot de passionnés. Dans la foule, à côté des visiteurs habituels, on croisait aussi nombre de directeurs photo d’ONG. Cette dernière décennie, les organisations humanitaires sont en effet passées de l’arrière-plan au centre du paysage du photoreportage. « Environ 75% des reportages sur des situations humanitaires sont commandés par des ONG », confirme Jean-François Leroy, le directeur de Visa pour l’image.
Les liens entre les humanitaires et les photojournalistes ne datent pas d’hier. Leurs métiers les amènent souvent à se retrouver sur des théâtres de crises. Cette proximité a forcément créé des liens, d’amitié et professionnels. L’ONG Médecins sans frontières en est un bon exemple. Créée en 1971 lors de la guerre du Biafra, sa direction est alors composée à la fois d’humanitaires et de journalistes.
De compagnons de route occasionnels, les ONG sont devenues au cours des ans les employeurs des photojournalistes, crise de la presse oblige. Au point que beaucoup d’entre eux avouent qu’il leur serait impossible aujourd’hui d’exercer leur métier sans cette source de revenus. Ils n’hésitent plus à solliciter des ONG comme Médecins du Monde ou Greenpeace pour financer leurs projets. (…)
Certaines ONG emploient aussi des photojournalistes sur le long terme, pour des projets d’une grande ampleur. Dans le cadre d’une vaste campagne mondiale menée autour des droits humains, Amnesty International a ainsi fait appel à des photographes de feu l’agence l’Oeil Public. « Nous leur avons imposé les zones géographiques que nous souhaitions voire couvertes, explique Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty France. On leur a demandé d’aller avec leur regard là ou nos chercheurs s’étaient déjà rendus. »
A Médecins sans Frontières, la collaboration avec les plus grands photojournalistes est une tradition maison. Déjà en 1984, Sebastiao Salgado couvrait la famine en Ethiopie pour l’organisation. « Nous avons également travaillé avec le photographe Didier Lefebvre ‘embedded’ (embarqué) dans une unité clandestine de MSF sillonnant l’Afghanistan et le Pakistan, ce qui a donné lieu à la publication d’une trilogie graphique co-écrite avec Emmanuel Guibert et Frédéric Lemercier« , rappelle Jason Cone, responsable de la communication internationale de MSF.
Actuellement, l’ONG collabore avec l’agence de photographie américaine VII, dans le cadre de la campagne « Starved for attention« qui porte sur la malnutrition. Une exposition itinérante et des productions multimédia sont en cours. (…)
De nombreuses passerelles existent donc entre ces deux mondes. Côté ONG, on s’en félicite de façon unanime. Les photojournalistes sont plus mesurés, rappelant comme Jean-François Leroy ou Frédéric Sautereau qu’ils n’ont plus vraiment l’embarras du choix des financements. Le rédacteur en chef du magazine photographique Polka* explique aussi que les contraintes des ONG et celles des photographes ne sont pas les mêmes sur le terrain. « Il peut y avoir un risque que la liberté de ton se perde », prévient Dimitri Beck. En attendant, il n’est pas rare que les médias utilisent pour illustrer leurs articles les travaux de photojournalistes… gracieusement mis à disposition par les services photos des ONG.
* Dans son numéro de septembre-octobre, Polka consacre une enquête aux liens entre ONG et photojournalistes.
Source : http://www.youphil.com ; Solène Cordier, 10/09/2010

Stephen Dupont est né à Sydney, en Australie, en 1967. Au cours des deux dernières décennies, Dupont a produit un travail remarquable. Des photographies envoûtante montrant la beauté des cultures fragiles et des populations marginalisées. Il saisit habilement la dignité humaine de ses sujets avec une grande intimité dans certaines régions les plus dangereuses du monde. Ses images ont reçu une reconnaissance internationale pour leur intégrité artistique et les précieux renseignements qu’elles donnent sur les gens, la culture et les communautés qui sont en train de disparaître de notre monde.
Son travail lui a valu de prestigieux prix comme le Prix Bayeux des correspondants de guerre ou encore la médaille d’or Robert Capa remise pour « le meilleur grand reportage photographique publié ayant requis un courage et une logistique exceptionnels ».
En 2007, il reçu le prix W. Eugene Smith pour son projet sur l’Afghanistan.

Stephen Dupont "Searching for Weapons," 2007
Son travail a été présenté dans les plus grands journaux : The New Yorker, Newsweek, Time, Le Figaro, Libération, The Sunday Times Magazine, The Independent, The Guardian, The New York Times Magazine, Vanity Fair….
Stephen Dupont a exposé un peu partout dans le monde : Londres, Paris, New York, Sydney, Canberra, Tokyo et Shanghai, mais aussi à Perpignan pour Visa Pour l’Image 2010.
Pour plus d’information, n’hésitez pas à aller voir son site internet.

Visa pour l’image, qui a lieu tous les ans à Perpignan, est le le rendez-vous exceptionnel des amoureux de la photographie. Le festival réunit des milliers de visiteurs autour d’une même passion. Explorez les expositions réparties dans toute la ville et découvrez de saisissants reportages, réalisés par des photojournalistes du monde entier. Assistez aux soirées-projections en plein air dans le somptueux cadre médiéval du cloître du Campo Santo ; participez aux colloques et rencontres ; rendez-vous aux stands des agences et des grandes marques de la technologie photographique.
Expositions
Du 28 août au 12 septembre 2010.
Les expositions – reportages ou anthologies d’un photographe – abordent une grande diversité de sujets : guerre, nature, environnement, populations, religions, faits de société et grands fléaux de notre époque.
Soirées de projection
Les soirées de Visa pour l’Image au Campo Santo retracent les événements les plus marquants de l’année écoulée et présentent des reportages sur de nombreux sujets (faits de société, conflits…), sujets dont on parle et sujets que l’on tait.
Rencontres
Perpignan constitue un forum de discussion pour les professionnels qui peuvent évoquer leurs problèmes et débattre des questions de production et d’utilisation d’images, et de l’avenir de la profession. De nombreux sujets sont abordés lors du colloque et des rencontres avec les photographes.
Visa pour l’image est devenu au fil des années le lieu incournable du photojournalisme. Il permet aussi à des professionnels de la presse venus du monde entier de se rencontrer et d’échanger.
Toutes les infos sur http://www.visapourlimage.com

À l’honneur, les Boulat, père et fille dans le nouvel album de Reporters Sans Frontières.
Vingt-cinq ans que Reporters Sans Frontières lutte en faveur de la liberté de la presse a travers le monde. Cet album rassemble les cent images publiées dans le numéro 34 de la collection 100 photos pour la liberté de la presse.
Co-fondatrice de l’agence VII, auréolée de nombreux prix pour ses reportages en zones de conflits, Alexandra Boulat, décédée en 2007, était la fille de Pierre Boulat, illustre photojournaliste. Ce dernier collabore longtemps avec le prestigieux magazine américain Life avant de s’épanouir au sein de Paris Match, à l’époque où l’hebdomadaire français publiait de nombreux grands reportages. Dans un bel hommage, la femme du défunt photographe, Annie Boulat, témoigne de deux univers très opposés. Celui de son mari s’évertuait à raconter « des histoires d’un monde qui retrouve la joie de vivre et se reconstruit. » L’œuvre de sa fille, en revanche, nous montre « le côté le plus noir de l’humanité et tente d’y trouver une lumière. » Avant de conclure : « Les regards de Pierre et d’Alexandra se croisent et se retrouvent dans la même volonté de voir et de partager. »
À lire également, un superbe texte de Florence Aubenas, grand reporter au Nouvel Observateur.
Elle rend hommage à la famille Boulat dans la préface de l’album. Parle des difficultés du métier de reporter de guerre, constamment en proie au doute. Surtout, la présence d’Aubenas, retenue captive en Irak pendant de longs mois, fait écho à la situation des deux journalistes de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, otages des Talibans en Afghanistan depuis 217 jours.
Exposition Pierre et Alexandra Boulat, Reporter sans frontière, Petit Palais, jusqu’au 27 février 2010
100 photos de Pierre et Alexandra Boulat pour la liberté de la presse
Éditions RSF
9,90 €
Source : http://www.lemondedelaphoto.com, Benjamin Favier

Derrière l’objectif est une collection sur la photographie fondée sur une idée : demander à un grand photographe de choisir une centaine de ses propres photos et de livrer une série de commentaires personnels qui définissent la valeur artistique de son travail. Et, tout en indiquant les éléments de réflexion qui l’ont conduit à tel cadrage, telle composition, tel éclairage et bien sûr tel sujet, de dégager le fil rouge qui sous-tend son oeuvre.
Né en 1952, Eric Valli a exercé la profession d’ébéniste. Epris d’aventure, il décide à l’âge de 18 ans de tout abandonner pour vivre sa passion des grands espaces. Il sillonne l’Afghanistan à cheval puis s’installe à Katmandou, au Népal, au milieu des années 1970. Grand connaisseur des pays de l’Himalaya, il devient l’un des plus grands photographes et documentaristes de cette région.
Ses collaborations régulières avec les magazines Géo, National Géographic, Sunday Times, Smithsonian, Life ou encore Paris Match, lui valent une réputation internationale.
L’ouvrage qui l’a fait connaître du grand public Chasseurs de miel, est paru en 1991. Puis Chasseurs des ténèbre en 1998 l’a définitivement classé parmi les plus grands.
Eric Valli a réalisé plusieurs documentaires et deux films de fiction dont le célèbre Himalaya, l’enfance d’un chef en 1997, qui remporta un très grand succès avec plus de 2,5 millions de spectateurs.
Aujourd’hui, il partage son temps entre Paris et les pays himalayens où il a rencontré et découvert des habitants fascinants.
19,5 x 25 cm, 160 p.
Paru le 25/03/2010
23.75€ sur Amazon

Steve McCURRY né a Philadelphie en 1950, s’est fait remarquer en 1979 par son reportage photo réalisé en Afghanistan.
Son sens des couleurs, de la lumière, sa sensibilité et sa poésie ont porté son œuvre bien au delà des frontières journalistiques, pour devenir une référence en photographie contemporaine.
Bylakuppe, Inde, 2001. Ici le regard est photographié, mais la composition de l’ensemble, couleurs très douces et arme à la main, est d’autant plus évocatrice
Exposition « Le Regard des Autres » de Steve McCurry
Jusqu’au 31 juillet
35 rue Guénégaud 75006
Du mardi au samedi de 10h à 19h
www.artchic.com

Célèbre photographe américain, disciple d’Eugène Smith, Stanley Greene revient ici sur sa carrière : de la photo de mode au reportage de guerre (Soudan, Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Irak) en passant par des photos plus personnelles. Ses commentaires en « voix-off » nous éclairent sur sa pratique et rappellent que le professionnel et le personnel se tressent l’un à l’autre pour dessiner une approche du monde et de ses fracas, un regard sur les individus qui le peuplent.
Livrer ainsi son journal intime était un pari risqué. S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement, ses doutes et ses peurs, ses interrogations sur la motivation de la violence et la notion de courage, son quotidien chaotique, l’amour et les séparations. Avec sincérité. Composé de courts récits où les images privées cohabitent avec les documents les plus durs sur la Tchétchénie ou le Rwanda, ce livre offre une passionnante introspection.

Broché : 200 pages
Editeur : Textuel
Prix : 45€ chez amazon

Depuis 2001, de nombreux journalistes, photographes et reporters ont été mobilisés pour rendre compte des événements, souvent violents, qui touchent ce pays, mais aussi de l’engagement des forces internationales ans l’OTAN, de la mobilisation des forces armées afghanes, des actions des Talibans… Au delà de leur travail de photoreporters de guerre et de leur participation à la couverture d’un conflit fortement médiatisé, ces hommes et ces femmes ont souhaité apporter un éclairage personnel sur des problématiques conomiques, sociales et humaines.
Le musée de l’Armée a souhaité dépasser les partis pris et les positions partisanes auxquels il est souvent difficiles d’échapper, en permettant au public de partager le regard de ceux et celles qui ont choisi de se plonger, sans préjugés, dans la réalité et l’actualité de ce pays. 170 photographies, pertinentes, captivantes, bouleversantes, et pour certaines d’une beauté rare et inédite, seront réparties en plusieurs séquences thématiques, alternant ou rapprochant les aspects civils et militaires : la chute des Talibans, les séquelles des guerres passées et la reconstruction du pays, la mosaïque ethnique, la vie quotidienne ancrées dans les traditions ancestrales et l’Islam, la condition particulière et difficile des femmes, la dureté des combats entre les troupes américaines et les Talibans – avec le reportage de Balazs Gardi dans la Korengal Valley, situé au coeur de l’exposition – les forces britanniques dans la province du Helmand, la participation et l’action des forces françaises avec l’aide de l’armée nationale afghane, et pour conclure un ensemble de photographies sur la société afghane d’aujourd’hui et ses espoirs.
Par ailleurs, l’exposition dévoilera un reportage exclusif d’Eric Bouvet, réalisé en juin 2009, sur le quotidien et les missions des soldats français.
- Exposition seule : 7 €
- Billet couplé exposition + musée : 10 €
- Gratuit pour les moins de 18 ans
Catalogue de l’exposition en vente à la librairie du musée de l’Armée : L’Afghanistan et nous, 2001-2009 , éditions Nicolas Chaudun, 256 pages, 171 photos, 27 €
(Source : http://www.invalides.org)

Lynsey Addario, lauréate, en 2009, du prix Pulitzer, est une photojournaliste américaine d’origine turque basée à Istanbul. Elle collabore à de nombreuses publications dont National Geographic ou encore le New York Times.
Autodidacte, elle débute sa carrière en 1996 et commence à photographier les conflits puis les questions humanitaires à partir de 2000. Depuis, elle a couvert les conflits en Afghanistan, Irak, Liban, Darfour ou encore au Congo.

Femmes d'éternité - Olivier et Danielle Föllmi











