Publié le 20th juin 2010

Steve McCURRY né a Philadelphie en 1950, s’est fait remarquer en 1979 par son reportage photo réalisé en Afghanistan.

Son sens des couleurs, de la lumière, sa sensibilité et sa poésie ont porté son œuvre bien au delà des frontières journalistiques, pour devenir une référence en photographie contemporaine.

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Bylakuppe, Inde, 2001. Ici le regard est photographié, mais la composition de l’ensemble, couleurs très douces et arme à la main, est d’autant plus évocatrice


Exposition « Le Regard des Autres » de Steve McCurry

Jusqu’au 31 juillet
35 rue Guénégaud 75006
Du mardi au samedi de 10h à 19h

www.artchic.com


Publié le 5th octobre 2009

Photographe de la prestigieuse agence Magnum depuis 1986, Steve Mc Curry a reçu la médaille d’or Capa en 1980 pour son travail sur l’Afghanistan. On ne peut réduire l’œuvre d’un tel artiste à une destination. Mais ce véritable carrefour de l’Asie centrale occupe une place à part dans la vie du photographe. « Si je persiste à y retourner, c’est peut-être parce que l’Afghanistan reste pour moi une énigme. » Ni reporter de guerre, ni documentariste, Steve Mc Curry traverse le pays à contre-courant des événements. « De plus en plus, le théâtre de l’ordinaire, les accalmies de la vie trouvaient le chemin de mon objectif. » Le résultat est saisissant.

Fille au châle vert, Peshawar, Pakistan, 2002 ©Steve McCurry

À l’ombre des montagnes rassemble 110 clichés en couleurs, réalisés sur plus d’une vingtaine d’années. Des scènes de rue, des instants de vie quotidienne, avec des ruines omniprésentes, fondues dans le décor. En fil rouge, des portraits. Magnifiques. Inoubliables. Comme celui, célèbre, de Shabat Gula, cette jeune fille afghane aux yeux verts que Steve Mc Curry photographie en 1980 pour National Geographic. Cet ouvrage en contient beaucoup d’autres. À la fin de l’ouvrage, chaque image est décortiquée, replacée dans son contexte, avec les explications du photographe.

Éditions Phaidon

152 pages – 47,46 €

Publié le 30th septembre 2009

Voyageant à travers le monde, Steve McCurry a photographié de nombreux visages dans tous les recoins de la planète. Sa manière de photographier directe et sans compromis lui a permis de produire quelques images mémorables dont celle d’une jeune afghane réfugiée au Pakistan.

En 1984 lors de la prise du cliché publié l’année d’après, elle vivait dans le camp de réfugiés de Nasir Bagh au Pakistan. Elle avait douze ans, des yeux verts pénétrants et elle était orpheline. Sa photo, fascinante, fit la couverture du célèbre magazine américain National Geographic et des milliers de lecteurs en tombèrent amoureux. « C’est sans nul doute l’image la plus mémorable que nous ayons jamais publiée en 114 ans d’existence », dit William Allen, rédacteur en chef du journal.

Publié le 30th septembre 2009

Steve McCurry était dans son bureau à New York, dans un immeuble près de Washington Square, lorsque les avions percutèrent les tours du World Trade Center. Il venait juste, la nuit précédente, de rentrer du Tibet.

On l’appelle pour lui dire de regarder par la fenêtre. Lorsqu’il vit la fumée et les flammes, il saisit son appareil-photo et grimpa en courant jusqu’au toit de son immeuble, d’où il avait une vue dégagée sur tout le centre-ville. Entre le moment où il a commencé à photographier depuis son toit et l’écroulement de la première tour, il ne s’est écoulé que quarante minutes. Il s’est ensuite précipité sur place avec son assistant, et après avoir franchi les barrages de police, il a pu photographier le chaos indescriptible qu’il avait sous les yeux, jusqu’à la tombée de la nuit.

Il y est retourné le lendemain matin, très tôt, profitant de l’obscurité pour pénétrer dans la zone interdite, et est resté là à prendre des photos aussi longtemps qu’il n’a pas été refoulé du secteur. Dans son Journal, il note : « la tristesse était indescriptible. J’avais vu ces bâtiments chaque jour de ma fenêtre. Ils étaient, pour moi, encadrés avec la voûte de Washington Square », et encore : « J’ai essayé de traduire sur la pellicule ce que je ressentais, l’horreur et la perte. C’était totalement un autre niveau du mal ».

McCurry est guidé par une curiosité innée et un sens de l’émerveillement au sujet du monde qui l’entoure et de chaque personne qu’il rencontre. Il a une étrange faculté à traverser les frontières du langage et de la culture pour saisir des histoires relatives à l’expérience humaine.


Publié le 30th septembre 2009

McCurry a donc cherché une profession lui permettant de concrétiser cette envie. Il débute sa carrière en travaillant commephotographe dans un journal qu’il quitta pour partir en Inde, en 1978, comme photojournaliste pigiste. Là-bas, il apprend la contemplation et la patience : « Si on sait attendre, déclare-t-il, les gens finissent par oublier l’appareil photo, et leur âme devient visible ».


Sa carrière débute le jour où, vêtu du costume traditionnel local, il franchit la frontière pakistanaise pour pénétrer dans la zone afghane contrôlée par les rebelles juste avant l’invasion russe. Il coud des pellicules dans ses vêtements avant de franchir à nouveau la frontière : il tient là les premières images du conflit. Il est récompensé par la Médaille d’Or Robert Capa dans la catégorie Meilleur reportage photographique à l’étranger, une récompense consacrant les photographes ayant fait preuve d’un courage et d’un esprit d’initiative exceptionnels. La National Press Photographers Association lui décerne le titre du Photographe de Magazine de l’Année, et il décroche simultanément quatre premiers prix au concours World Press Photo.

Mc Curry couvre un grand nombre de conflits internationaux et civils, notamment la guerre Iran-Irak, le démantèlement de l’ex-Yougoslavie, Beyrouth, le Cambodge, les Philippines et la Guerre du Golfe. Il continue à se rendre régulièrement en Afghanistan. Il se concentre là-bas sur les conséquences de la guerre, photographiant paysages et visages pour en révéler les séquelles.


Le travail de McCurry est plébiscité par tous les grands magazines du monde. Le « National Geographic » publie notamment ses reportages sur le Tibet, l’Afghanistan, l’Irak, le Yémen et les temples d’Angkor Wat au Cambodge. Il se déclare animé par un émerveillement face au monde et à l’humanité. « La plupart de mes clichés sont centrés sur l’individu. Je recherche les moments d’abandon, ceux où l’âme devient visible, où l’expérience transparaît sur le visage. J’essaie de montrer à quoi ressemble la vie des gens en l’inscrivant dans une perspective plus large, tentant de capter l’essence de la condition humaine ».


L’un des temps forts de sa carrière est sa rencontre, deux décennies plus tard, avec Sharbat Gulz, la petite réfugiée afghane non identifiée, dont le portrait est considéré comme l’un des plus célèbres clichés du monde. Pour plus d’information sur la prise de cette photo cliquez ici.


Son site internet : www.stevemccurry.com

Publié le 30th septembre 2009

• The Imperial Way, Houghton-Mifflin Company (1985)

• Monsoon, Thames and Hudson (1995)

• Portraits, Phaidon Press (1999)

• Sud sud-ouest, Phaidon Press (2000)

• Sanctuaire: Les temples d’Angkor, Phaidon Press (2002)

• Les chemins de Bouddha : Pèlerinage tibétain, Phaidon Press (2003)

• Steve McCurry par Anhtony Bannon, Collection 55, Phaidon Press (2005)

• Looking east, portraits par Steve McCurry, Phaidon Press (2006)

A l’ombre des montagnes, Phaidon Press (2007)

• Instants suspendus, Phaidon Press (2009)