Stanley Greene- Yuri Kozyrev : Russie[s]
La Maison Robert Doisneau présente à partir du 5 juillet une exposition rassemblant deux grands photographes de l’agence Noor, Stanley Greene et Yuri Kozyrev, autour d’un thème unique : la Russie.
Cette exposition rassemble deux grands photographes de l’agence NOOR pour un thème unique, la Russie, dont les approches multiples ont été menées au cours des deux dernières décennies.
L’immensité de son territoire et la diversité de ses populations, la complexité de son histoire passée et récente ainsi que son important rôle politique, ont inspiré cette présentation de la Russie en diverses facettes, afin d’ouvrir différents chapitres à la réflexion et d’éviter les écueils des clichés réducteurs. De l’évocation d’Octobre rouge (1993), deux ans après la disparition de l’URSS, à celle de nouveaux extrémistes s’affichant en ce début d’année 2012, la trame des événements tisse tout le propos, tant cette histoire en marche pénètre tous les sujets. Il en est ainsi des images rappelant les évènements tragiques de Beslan en septembre 2004 et également de cet ensemble consacré aux mères de soldats russes disparus.

«Octobre rouge», Moscou, octobre 1993. © Stanley Greene NOOR
Tel un puissant contrechamp aux guerres, à celles de Tchétchénie particulièrement, cette dernière série de photographies révèle le sort des familles restées dans l’ignorance de ce que sont devenus leur fils, leur frère ou leur père, et raconte leur quête qui dure souvent plusieurs années. Le Transsibérien, Moscou la nuit, la pollution industrielle, la vie des Nenets au nord-ouest de la Sibérie, sont autant de volets présentés dans cette exposition.
Tout au long de ce parcours, on découvre aussi des portraits de Russes, de ceux qui vivent dans des conditions misérables ou de ceux qui préparent leur avenir dans un internat de cadets. Bien connus pour avoir couvert de nombreux conflits à travers le monde, Stanley Greene et Yuri Kozyrev ont produit tous deux des reportages de longue haleine rigoureux et engagés, pour lesquels ils ont été maintes fois récompensés.
Cette exposition inédite atteste des mêmes qualités tout en conjuguant les regards complémentaires de ces deux photographes exceptionnels qui illustrent le meilleur du photojournalisme d’aujourd’hui.

©Yuri Kozyrev
« Bien connus pour avoir couvert de nombreux conflits à travers le monde, Stanley Greene et Yuri Kozyrev ont produit tous deux des reportages de longue haleine rigoureux et engagés. Cette exposition inédite atteste des mêmes qualités tout en conjuguant les regards complémentaires de ces deux photographes exceptionnels qui illustrent le meilleur du photojournalisme d’aujourd’hui ». (Annie-Laure Wanaverbecq, directrice artistique – Maison de la photographie Robert Doisneau)
Stanley Greene- Yuri Kozyrev : Russie[s]
Du 5 juillet au 14 octobre 2012
Vernissage le jeudi 5 juillet à 19h en présence du photographe Stanley Greene
Maison de la Photographie Robert Doisneau
1 rue de la Division du Général Leclerc – 94250 Gentilly
Horaires d’ouverture : Mercredi, vendredi et samedi de 12h à 19h, dimanche de 14h à 19h.
Stanley Greene à la Petite Poule Noire
Stanley Greene a vécu 1000 vies: membre des Black Panthers et militant anti-guerre du Vietnam à l’adolescence, presque tué lors d’un attentat à la Maison Blanche de Moscou, remarqué par la légendaire W. Eugene Smith, il a été témoin de toutes les guerres contemporaines, notamment la Tchétchénie de 1994 à 2003 dont témoigne l’impressionnant «Open Wound: Chechnya.» L’existence de Stanley est dévouée corps et âme à son engagement photographique. A la fois timide et déterminé, il a cette impudeur des grands témoins; c’est cette impudeur que nous avons souhaité questionner avec lui.
Avec l’aide de Nathalie Lopparelli de l’atelier Fenêtre sur cour, son tireur depuis toujours, il a accepté de se plonger dans ses archives, de les redécouvrir, de se confronter à nouveau à l’horreur de certaines scènes, parfois longtemps occultées. De cette plongée en apnée est née l’exposition Entre chien et loup, un voyage non chronologique dans son travail – certains tirages étant exposés pour la première fois -, où l’Azerbaïdjan côtoie le Liban, où les femmes moscovites frôlent les soldats d’Irak, où la nuit parisienne se prolonge dans les eaux sombres de la Nouvelle Orléans, comme autant de fragments d’une longue histoire photographique où chaque image révèle une obscurité ou une tendresse là où on ne l’attendait pas.

Goz Beida, Tchad. Janvier 1995. ©Stanley Greene
En fouillant dans leurs archives, Stanley et Nathalie ont aussi retrouvé des images qui avaient été considérées comme immontrables. Oubliées pendant des années, elles lui sont revenues comme le ressac, l’ont hanté, puis se sont imposées. Exposées dans la salle du sous-sol, c’est une descente dans l’enfer de Greene; l’enfer, comme dans ces salles cachées qui abritaient autrefois les livres censurés de la BNF.
Peu de photo-journalistes sont capables de mettre des mots sur les intentions contenues derrière leurs images, sur la nécessité de couvrir les horreurs du monde, sur la difficulté de vivre avec. Stanley Greene fait partie de ceux qui peuvent, et il nous fera l’immense plaisir d’une rencontre avec le public, et de se livrer, aux côtés de ses images…
Jusqu’au 23 décembre 2011
A la Petite Poule Noire
12 bd des Filles du Calvaire / 75011 paris
Ouvert de 12h à 19h / du mardi au samedi
Métro Saint Sébastien Froissart
Séance de signature – Polka Galerie – 17 décembre 2011
Séance de signatures en présence de Marc Riboud, Stanley Greene, Jane Evelyn Atwood et Titouan Lamazou

Marc Riboud – « 1, 2, 3, image »
Avec 1,2,3, image, les enfants apprennent à compter en suivant Marc Riboud sur les routes du monde. Une manière inédite d’associer les joies et les surprises du voyage à la découverte des nombres.
Invité par Henri Cartier-Bresson et Robert Capa à rejoindre l’agence Magnum dans les années 50, Marc Riboud est l’un des plus grands photographes français. En 1957, après un séjour d’un an en Inde, il fut l’un des premiers à photographier la Chine. Il a également photographié l’Algérie et de nombreux pays d’Afrique au moment où ils accédaient à l’indépendance. On lui doit quelques-unes des icônes du siècle dernier comme le Peintre de la tour Eiffel ou encoreJeune fille à la fleur face aux baïonnettes qu’il a photographiée lors d’une manifestation contre la guerre du Vietnam. Communiqué de presse.
1. 2.. 3… Image, aux éditions Gallimard Jeunesse / Les Trois Ourses .

Stanley Greene – « Black Passport »
Stanley Greene vient de remporter le prix PIPAK 2011, succédant à Marc Riboud et Raymond Depardon. Le photographe est devenu une légende du photo-reportage, remportant notamment deux World Press.Black Passport en dit long sur le quotidien des photographes de guerre. Une profession à part, comme le souligne Stanley Greene, prenant l’exemple de cérémonies de remise de prix, qui voient ces derniers habillés en treillis kakis, quand leurs confrères endossent des costumes. Ni donneur de leçon, ni désabusé, ni voyeur, Black Passport est le témoignage puissant, vif, d’un homme blessé. Ce passeport, qui le mène en enfer aux quatre coins du monde, ne peut être que noir.
Stanley Greene – Black Passport, éditeur : Schilt Publishing

Jane Evelyn Atwood – « Rue des Lombards »

Titouan Lamazou se rend en République Démocratique du Congo et rapporte, dans ce
livre, d’émouvants portraits de femmes, victimes ou activistes. Il s’adjoindra la collaboration de spécialistes universitaires et humanitaires, ou écrivains congolais, belges et français, avec des textes simples et accessibles qui viendront faire écho aux témoignages des femmes dont il aura choisi de faire le portrait.Nommé « Artiste de l’UNESCO pour la Paix » en 2003, il a réalisé de nombreux portraits de femmes entre 2001 et 2007 pour son projet Zoé-Zoé, Femmes du Monde. Depuis, il s’engage activement auprès d’associations caritatives pour la défense des droits des femmes et des enfants dans le monde.
Ténèbres au paradis. Africaines des grands Lacs (Editions Gallimard)
Séance de signatures, samedi 17 décembre de 16h00 à 18h00
Polka Galerie, 12 rue Saint-Gilles, 75003 Paris
Un photographe de guerre dans la bataille cannoise
S’il est bien un photographe qu’on n’attendait pas à Cannes, c’est lui. Sans doute les cinéastes ou actrices seront-ils intrigués par ce Noir à la voix caverneuse, qui arbore plusieurs bagues argentées et qui aime porter – même en été – des vêtements sombres de mauvais garçon et un béret frappé du drapeau tchétchène.
Stanley Greene est l’un des photographes de guerre les plus célèbres dans le monde. Dans le photojournalisme, son aura est grande. Ses premières images d’actualité, il les prend, en 1989, lors de la chute du mur de Berlin. Depuis, cet ancien assistant du photographe américain Eugene Smith multiplie les reportages sur des terres disloquées. Il s’est rendu pendant dix ans, illégalement, en Tchétchénie, d’où il a ramené des images et un livre mémorable, Plaie à vif (éd. Trolley, 2003), sur les douleurs d’un peuple.
Il a travaillé en Afghanistan, au Darfour, en Irak, au Rwanda. En 1993, il rapporte des images stupéfiantes du Parlement russe (la « Maison blanche »), à Moscou, investi par des insurgés et que les troupes d’Eltsine détruisent. Il s’en sort par miracle.
Ses photos sont comme coupées à la serpe, contrastées, retenues ou lyriques, pointées sur des détails, des visages, immergées dans la matière et la boue. Sa vie, il l’a racontée à la première personne dans Black Passport (éd. Textuel, 2009), qui mêle aventures sentimentales et terrain.
C’est lui qui nous a proposé de suivre le Festival de Cannes. L’idée nous a semblé incongrue. Stanley Greene n’a jamais suivi un événement aussi codifié, parfois clinquant. Le seul sujet similaire, et encore, c’est en 1986, quand il s’installe en France et qu’il devient brièvement photographe de mode. Grâce à Meredith, une conquête et belle fille qu’il avait connue à San Francisco. Elle lui dit alors: « Seigneur, si seulement tu étais riche ! ».
Stanley Greene n’est pas devenu riche. Mais c’est un obstiné, qui sait ce qu’il veut. Le voilà donc à Cannes. Sans doute pointera-t-il son objectif plus sur l’envers du festival que sur les stars lovées dans un sofa. D’un autre photographe de guerre fameux, Don McCullin, l’écrivain John Le Carré a dit que, « partout où il va, il en fait un champ de bataille ». On n’en sera sans doute pas loin.
Source : Le Monde, « Un photographe de guerre dans la bataille cannoise », Michel Guerrin, article paru dans l’édition du 14.05.10
« Black Passport » – Stanley Greene
Célèbre photographe américain, disciple d’Eugène Smith, Stanley Greene revient ici sur sa carrière : de la photo de mode au reportage de guerre (Soudan, Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Irak) en passant par des photos plus personnelles. Ses commentaires en « voix-off » nous éclairent sur sa pratique et rappellent que le professionnel et le personnel se tressent l’un à l’autre pour dessiner une approche du monde et de ses fracas, un regard sur les individus qui le peuplent.

Livrer ainsi son journal intime était un pari risqué. S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement, ses doutes et ses peurs, ses interrogations sur la motivation de la violence et la notion de courage, son quotidien chaotique, l’amour et les séparations. Avec sincérité. Composé de courts récits où les images privées cohabitent avec les documents les plus durs sur la Tchétchénie ou le Rwanda, ce livre offre une passionnante introspection.
Broché : 200 pages
Editeur : Textuel
Prix : 45€ chez amazon
Stanley Greene – Biographie
Né à New York en 1949, Stanley Greene se lance dans la photographie après sa rencontre avec Eugène Smith, l’un des plus grands et des plus anciens photojournalistes, dont il remportera d’ailleurs le prestigieux prix en 2004, pour son reportage sur la guerre en Tchétchénie.
D’abord photographe de mode, il se spécialise, pour l’agence Vu qu’il a rejointe en 1991, dans les reportages durs, sur la misère, la guerre en Afrique, en ex-URSS, en Asie, en Amérique Centrale ou au Moyen-Orient. Il participe avec d’autres photographes à la création de l’agence Noor en 2007, en affichant une ligne éditoriale pure : un retour à l’essai photographique comme genre à part entière. Stanley a remporté trois World Press.
Voici une interview prise dans les locaux de Polka Magazine. Un très bon magazine photo qui organise des expositions gratuites en lien avec le numéro paru en kiosque. Je conseille à tout le monde d’y aller, qui plus est, ils ont déménagés dans le 3e arrondissement de Paris, beaucoup plus accessible que le quartier de Ménilmontant.
Prix remporté par Stanley Greene :
Open Society Institute, 2006
W. Eugene Smith Award, 2004
World Press Photo, 2004, 2001, 1993
Prix Scam Roger Pic, 2002
Pour plus d’informations sur Polka Gallerie cliquez ici
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