A première vue, on pourrait croire à une campagne de pub pour un voyagiste. Mais, si l’on regarde un peu mieux les murs de la station RER Luxembourg, on risque de manquer son train. Jusqu’au 12 septembre, le photographe iranien Reza y présente l’exposition « Chemins parallèles ». A l’origine de ces oeuvresn une promesse de l’artiste à son fils : un voyage à deux autour du monde, dont la première étape les a entraînés sur la Route de la soie, de Pékin à Paris. En chemin, Reza a fixé sur pellicule, la Mongolie, la Russie, le Caucase. Et surtout leurs habitants, aux regards troublant.
1985. Afghanistan. Province du Nouristan. Rires et jeu d’imitation du photographe de passage dans un pays en guerre. Copyright Reza/Webistan.
L’exposition revient aussi sur plus de 30 ans de voyages. Un turmène et son cheval se découpent sur un ciel éblouissant, un viel homme lit le Coran en tailleur sur un lit pisé sur les mntagnes afghanes… « Ma vie de nomade et d’exilé m’a transformé en citoyen du monde » écrit le photographe. Il en sera de même, pur quelques minutes, des voyageurs de la ligne B.
Une série documentaires sera diffusé du 24 au 28 mai prochain à 20h10 sur National Geographic Channel.
Le livre « Chemins parallèles » est paru aux éditions Hoëberke (192p. 24€)
Source :20 minutes du mardi 27 avril 2010, Hélène Colau



Né en 1952 à Tabriz en Iran, Reza est aujourd’hui l’un des reporters-photographes les plus reconnus de sa profession. Basé à Paris, il parcourt le monde depuis trente ans, du Bosphore à la grande Muraille de Chine, du Cap à la Camargue témoignant des blessures et des joies de ceux qu’il croise sur sa route tel un écho aux tourments que lui-même a subi. Reza témoigne des soubresauts du monde et dit : «Le monde est mon champs de vision. De la guerre à la paix, de l’ineffable aux instants de poésie, mes images se veulent des témoignages de notre humanité sur les routes du monde.»


