A l’occasion de la commémoration des 10 ans de l’assassinat du Commandant Massoud, les médias sont revenus sur une décennie de guerres, d’espoirs et de bouleversements profonds en Afghanistan. Reza a souhaité s’associer au projet de webdocumentaire réalisé par Arte Reportage. Celui-ci prévoit la diffusion quotidienne de modules vidéos réalisés en interne, mais également par de jeunes réalisateurs afghans, le cinéaste Barmak Akram et Reza, sur la plate-forme web : « AFGHANISTAN : 10 ANS, 100 REGARDS ».
A travers le premier module « Résistance », Reza livre ses souvenirs d’une amitié profonde avec le chef de la résistance afghane. Il porte un regard inédit sur la capacité de résistance du peuple afghan ainsi que le combat mené par Massoud et ses hommes contre l’envahisseur russe et les Talibans.
Cette plate-forme multimédia, dédiée à l’Afghanistan, rejoint l’esprit des formations aux métiers de l’information et de la communication menées par l’ONG Ainaworld depuis 10 ans, en donnant la parole aux Afghans.
Découvrez la plate-forme multimédia enrichie quotidiennement jusqu’au 4 novembre 2011



Le parc de la Villette présente « Une terre, une famille », installation de photographies de Reza spécialement conçue avec le photographe comme une installation monumentale sur les 55 hectares du parc.
Déployées sur les folies, petits bâtiments rouges créés par l’architecte Bernard Tschumi, vingt-deux photos grand format invitent le promeneur à un face-à-face avec des histoires de vies remarquables, prises dans le maelstrom de l’histoire, de notre destinée commune.
Un homme s’est réfugié dans un camp, suite aux massacres ayant précédés le génocide au Rwanda.
Du Rwanda à l’Afghanistan, du Cambodge à la Chine, la Mongolie et le Pakistan, du Caire à Jérusalem, c’est une invitation à un questionnement sur notre appartenance commune, à rencontrer, à travers les conflits, les douleurs, les rêves qui les animent, les divisent, les rassemblent, des femmes, des hommes des enfants, d’en approcher les singuliers récits, de réfléchir à un monde possible, plus juste.
Lassitude pour le soldat américain NevilleBridgeford après une patrouille pénible et dangereuse.
« Une terre, une famille »
Installation en plein air sur les folies du parc
Du 16 septembre 2010 au 3 janvier 2011, toute la journée et en soirée.
Info/résa 01 40 03 75 75
Accès libre
Métro Porte de Pantin (ligne 5) ou Porte de la Villette (ligne 7)

A première vue, on pourrait croire à une campagne de pub pour un voyagiste. Mais, si l’on regarde un peu mieux les murs de la station RER Luxembourg, on risque de manquer son train. Jusqu’au 12 septembre, le photographe iranien Reza y présente l’exposition « Chemins parallèles ». A l’origine de ces oeuvresn une promesse de l’artiste à son fils : un voyage à deux autour du monde, dont la première étape les a entraînés sur la Route de la soie, de Pékin à Paris. En chemin, Reza a fixé sur pellicule, la Mongolie, la Russie, le Caucase. Et surtout leurs habitants, aux regards troublant.
1985. Afghanistan. Province du Nouristan. Rires et jeu d’imitation du photographe de passage dans un pays en guerre. Copyright Reza/Webistan.
L’exposition revient aussi sur plus de 30 ans de voyages. Un turmène et son cheval se découpent sur un ciel éblouissant, un viel homme lit le Coran en tailleur sur un lit pisé sur les montagnes afghanes… « Ma vie de nomade et d’exilé m’a transformé en citoyen du monde » écrit le photographe. Il en sera de même, pur quelques minutes, des voyageurs de la ligne B.
Une série documentaires sera diffusé du 24 au 28 mai prochain à 20h10 sur National Geographic Channel.
Le livre « Chemins parallèles » est paru aux éditions Hoëberke (192p. 24€)
Source :20 minutes du mardi 27 avril 2010, Hélène Colau

Né en 1952 à Tabriz en Iran, Reza est aujourd’hui l’un des reporters-photographes les plus reconnus de sa profession. Basé à Paris, il parcourt le monde depuis trente ans, du Bosphore à la grande Muraille de Chine, du Cap à la Camargue témoignant des blessures et des joies de ceux qu’il croise sur sa route tel un écho aux tourments que lui-même a subi. Reza témoigne des soubresauts du monde et dit : «Le monde est mon champs de vision. De la guerre à la paix, de l’ineffable aux instants de poésie, mes images se veulent des témoignages de notre humanité sur les routes du monde.»


Jürgen Schadeberg – Polka Galerie


