Publié le 22nd octobre 2011

La série Derrière l’Objectif des éditions Hoëbeke propose à des photographes de raconter l’histoire de leurs clichés. Après Willy Ronis et Reza, le photographe allemand Hans Silvester s’est prêté à l’exercice.


Pour Hans Silvester, la nature est… une seconde nature. On peut voir en lui le premier militant écologiste à s’être emparé de l’outil photographique comme d’une arme de persuasion. Mais son œuvre est également une approche sociologique et patrimoniale, qu’il chronique pendant trente ans l’évolution des habitants d’un village basque ou saisisse les derniers rites de peuples primitifs en Éthiopie.

© Hans Silvester

Amoureux de la Terre, il l’est aussi des êtres qui la peuplent, y compris les animaux. Ses photos de chevaux ou de chats – immenses succès en librairie – en témoignent. Impossible, donc, de réduire le travail de Hans Silvester à un « genre ».


Son œuvre est un tout qui nous dit la beauté du monde et témoigne d’une grande indépendance : le photographe ne recherche jamais l’effet, il veut décider lui-même de ses reportages et se laisser porter par la chance, bonne fée dévouée à ceux qui, persévérants, la sollicitent.


Pour chacune de ces 200 images choisies au sein d’une œuvre foisonnante, toutes saisies sur le vif, toutes composées d’instinct, Hans Silvester confie commentaires, anecdotes et réflexions sur son travail. Ses propos dessinent l’aventure de la création photographique.


Derrière l´objectif de Hans Silvester
19,5 X 25 cm
160 pages
Éditions Hoëbeke
25 euros

Pour le commander cliquez ici


Publié le 9th octobre 2009
Lorsque Hans Silvester est parti pour un voyage dans le nord de l’Inde, il était loin de se douter qu’il rencontrerait des femmes évoluant dans un univers où, malgré des moyens précaires, elles partagent un bonheur quotidien. Il suffit de voir leur rire, leur beauté, leurs créations artistiques pour se rendre compte qu’elles vivent autrement et que le bonheur n’est pas celui que l’on connaît. C’est beau et serein. Chaque chose est à sa place. Et si le village est détruit par la mousson, il sera reconstruit par des mains de femmes qui le rendront plus beau et plus agréable à vivre. Une leçon à méditer.

Hans Silvester  »Les filles de Mirabai », du 9 Octobre au 22 Décembre 2009, Galerie de l’Etrave, 4 bis avenue d’Evian, Thonon-les-Bains.

Publié le 8th octobre 2009
Hans Silvester

Hans Silvester

Membre de l’agence Rapho depuis 1965, Hans Silvester est né le 2 octobre 1938 à Lörrach en Allemagne. En 1964 il est envoyé en Amérique du Sud pour le compte d’une organisation caritative, puis il passe six mois aux Etats-Unis et en Amérique centrale. Suit une longue série de reportages dans le monde entier : Japon, Portugal, Egypte, Tunisie, Hongrie, Pérou, Etats-Unis, Italie, Espagne… sans oublier la Provence. Chaque voyage donne lieu à un livre ou à une publication, le plus souvent pour le magazine Geo, dont il inaugure le premier numéro avec une chronique d’un village du pays Basque en 1977.

Il photographie les chevaux de Camargue durant cinq ans, travail qui aboutit à la publication d’un livre récompensé à la Foire du Livre de Leipzig. partir des années 80, ses reportages sont marqués par son engagement écologiste. Hans Silvester est par excellence le photographe des grands problèmes d’environnement : surexploitation agricole, pluies acides, déforestation, pollution de la terre, de l’air et de l’eau, etc.… Avec la publication de deux ouvrages de référence sur l’eau, sujet exposé à Visa pour l’Image en 1990, il célèbre la beauté de la nature en même temps qu’il analyse les menaces qui pèsent sur les ressources naturelles de la planète.

Autre sujet de prédilection, les animaux : chevaux en Egypte, en Amérique, en Camargue, chats des îles grecques font l’objet de nombreuses publications et d’albums photographiques publiés chez De La Martinière dans les années 90. Il fait ensuite plusieurs voyages au Rajasthan pour en ramener un magnifique témoignage sur la vie des femmes du désert indien. Voyageur infatigable, toujours animé par sa passion des lumières et des couleurs de la terre, il photographie les cerfs-volants dans le monde entier. Plusieurs voyages en Ethiopie dans la vallée de Omo lui procurent les sujets de ses dernières publication : « Les peuples de l’Omo – Entre la nature et l’homme ».

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