La Maison Européenne de la Photographie présente une exposition rétrospective d’Elliott Erwitt, photographe américain né à Paris.
Cette exposition s’inspire d’un choix d’Elliott Erwitt parmi ses images préférées, ses coups de cœur. À travers plus de cent trente oeuvres, dont de nombreux tirages d’époque très peu vus, l’exposition retrace l’ensemble de son parcours depuis soixante ans.
Photographe depuis 1948, membre de l’agence Magnum Photos depuis 1953, Elliott Erwitt est un observateur vif et espiègle de la vie quotidienne ; on trouve parmi ses sujets de prédilection les enfants, les chiens, la plage, la politique et les célébrités. Témoin des grands événements du vingtième siècle, ce maître de l’instant est aussi un infatigable homme d’esprit ; il est un humoriste subtil et poétique dont le travail mélange satire et mélancolie. « Certaines personnes disent que mes photos sont tristes, d’autres les trouvent drôles. Drôlerie et tristesse, c’est un peu la même chose, non ? »
En dehors de ses photographies commerciales et personnelles, Elliott Erwitt a également réalisé de nombreux films documentaires, consultables pour certains en parallèle de l’exposition, à la vidéothèque de la Maison Européenne de la Photographie.
L’exposition est réalisée en collaboration avec Magnum Photos et le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia.
Du 3 février – 4 avril 2010 à la Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.
Plein tarif: 6,50 € - Tarif-réduit: 3,50 €



Né à Paris de parents russes, Erwitt passe son enfance à Milan en Italie avant d’émigrer avec sa famille aux États-Unis. Adolescent, alors qu’il vit à Hollywood, il s’intéresse à la photographie et travaille dans un laboratoire commercial avant d’étudier la photographie à l’université de Los Angeles.
En 1949, Erwitt voyage en France et en Italie, son appareil Rolleiflex au poing. Appelé sous les drapeaux en 1951, il est posté en Allemagne et en France dans le service de transmissions de l’armée où il est chargé de différents travaux photographiques.
Robert Capa sera l’un des premiers à le remarquer et à l’inviter à devenir membre de l’agence Magnum. Il travaille alors en freelance pour « Look », « Life », et autres célèbres magazines illustrés qui connaissent alors une époque faste.
Erwitt devient président de Magnum pendant trois ans à la fin des années 60. En 1980, il produit des comédies pour Home Box Office. Dans les années 70, il réalise plusieurs documentaires célèbres, dont Beauty Knows No Pain (1971), The Glassmakers of Herat, Afghanistan (1977) et The Many Faces of Dustin Hoffman.
Ses deux ouvrages Photographs and Anti-Photographs (1972) et Son of Bitch(1974), le rendent célèbres pour son ironie bienveillante et son sens de l’humour teinté de mélancolie. Il est en outre doté d’une sensibilité humaniste typique de l’esprit de Magnum. Ses œuvres sont exposées dans des galeries de prestiges et plusieurs grands musées aux quatre coins du monde et sont également très prisées des collectionneurs privés.

Lisette Model Jeu de Paume du 9 février au 6 juin
