La Coupe d’Afrique des nations (CAN) s’est achevée dimanche 31 janvier par la victoire de l’Egypte 1 à 0 face au Ghana. Si la compétition a été entâchée par la fusillade du bus de l’équipe du Togo et des décisions d’arbitrage douteuses, le spectacle sur le terrain et l’ambiance si spéciale de la CAN étaient quand même au rendez-vous.



Un photographe italien, Pietro Masturzo, est le lauréat du World Press Photo Award 2009 pour un cliché sur la contestation en Iran, ont annoncé vendredi les organisateurs du plus prestigieux concours de photojournalisme qui ont aussi récompensé trois photographes de l’AFP.
Sur la photo aux tonalités sombres du photographe indépendant Pietro Masturzo, une femme sur le toit-terrasse d’un immeuble de Téhéran crie, les mains en entonnoir autour de la bouche, quelques jours après la réélection le 12 juin 2009 du président Mahmoud Ahmadinejad, qu’elle conteste. «La photo montre le commencement de quelque chose, le commencement d’une histoire énorme», explique la présidente du jury Ayperi Karabuda Ecer dans un communiqué. «Elle donne de la perspective à l’information et touche tant visuellement qu’émotionnellement», ajoute-t-elle.
«La photo rend de manière puissante l’atmosphère, la tension, la peur, mais aussi la tranquillité et le calme», souligne la jurée Kate Edwards. «Nous recherchions une photo attirante, qui nous emmène plus loin et nous fasse réfléchir davantage – et qui ne se contente pas de montrer ce que nous savons déjà».
Pietro Masturzo se verra remettre son prix, doté de 10.000 euros, le 2 mai à Amsterdam.
(Source AFP)


Né à New York en 1949, Stanley Greene se lance dans la photographie après sa rencontre avec Eugène Smith, l’un des plus grands et des plus anciens photojournalistes, dont il remportera d’ailleurs le prestigieux prix en 2004, pour son reportage sur la guerre en Tchétchénie.
D’abord photographe de mode, il se spécialise, pour l’agence Vu qu’il a rejointe en 1991, dans les reportages durs, sur la misère, la guerre en Afrique, en ex-URSS, en Asie, en Amérique Centrale ou au Moyen-Orient. Il participe avec d’autres photographes à la création de l’agence Noor en 2007, en affichant une ligne éditoriale pure : un retour à l’essai photographique comme genre à part entière. Stanley a remporté trois World Press.
Voici une interview prise dans les locaux de Polka Magazine. Un très bon magazine photo qui organise des expositions gratuites en lien avec le numéro paru en kiosque. Je conseille à tout le monde d’y aller, qui plus est, ils ont déménagés dans le 3e arrondissement de Paris, beaucoup plus accessible que ménilmontant.
Prix remporté par Stanley Greene :
Open Society Institute, 2006
W. Eugene Smith Award, 2004
World Press Photo, 2004, 2001, 1993
Prix Scam Roger Pic, 2002
Pour plus d’informations sur Polka Gallerie cliquez ici

Rendez-vous exceptionnel des amoureux de la photographie, le festival Visa pour l’Image réunit des milliers de visiteurs autour d’une même passion : la photographie et plus précisément le photojournalisme à travers notamment des expositions réparties dans toute la ville et des reportages saisissants, réalisés dans le monde entier.


Le 20 septembre 2009, une femme assise entre les wagons du train qui part de Dhaka pour Mymensing. Des millions de résidents de Dhaka rentrent chez eux pour célébrer la fête musulmane de l’Eid al-Fitr.

Le 25 septembre 2009, un bébé de quatre jours qui pèse 8,7 kg dort à côté des bébés de poids normaux, dans l’Hopital général d’Abdul Manan à Kisaran, en Indonésie.

Le 25 août 2009, Albino siblings Esthefany Caroline (à gauche) et Kauan Fernandes (à droite) s’amusent avec leur cousine Taina (au centre), devant leur maison située dans le bidonville V9 d’ Olinda, au Brésil.
Pour parcourir toutes les photos qui ont fait l’année 2009, cliquez ici

Les photos de tous les lauréats du célèbre prix du photojournalisme depuis ses débuts en 1955, classées par années ou par photographe sont maintenant disponibles en ligne sur leur site. près de 10 000 photos des meilleurs reporters de ces 50 dernières années reparties entre les 11 catégories que compte ce concours international, nous rappellent les moments importants de notre histoire contemporaine. De l’actualité au sport en passant par le portrait ou la science, chaque photo peut être agrandie grâce à une fonction HD.
Pour venir les consulter cliquez ici

Une gigantesque nappe de détritus de la taille de la France, connue sous le nom de «soupe plastique», s’est formée dans l’Océan Pacifique Nord. Située juste sous la surface de l’eau, elle n’est pas détectable sur les photographies satellites, elle est seulement visible du pont des bateaux.
L’apparition de ce «septième continent» a des implications écologiques désastreuses. L’une d’entre elles: l’intoxication des albatros qui se nourrissent dans cette zone et qui avalent des bouts de plastique à longueur de journée. Le photographe Chris Jordan s’est intéressé à ce phénomène. Il a photographié des cadavres d’oisillons d’albatros sur l’atoll de Midway, au beau milieu de l’Océan. Des images terribles où l’on voit, à l’intérieur des cadavres, des morceaux entiers de plastique à l’endroit où se situait le ventre.
«La plupart [du plastique] se décompose en petits morceaux de la taille du plancton, et est ingurgité par des centaines de millions de petits poissons qui sont en bas de la chaîne alimentaire, explique le photographe. Les albatros nourrissent leurs petits de plastique sans le vouloir, après avoir récupéré dans l’Océan ce qu’ils croyaient être de la nourriture. Chaque année, des dizaines de petits albatros meurent de faim, d’intoxication ou d’étouffement.» Chris Jordan précise qu’il n’a pas déplacé le moindre bout de plastique pour prendre ses photos.

Au Kenya, Seria Leone, Soudan et Liberia, les violences subies par les femmes lors des conflits armés africains sont l’expression de la plus extrême des descriminations dont elles sont victimes en tant de paix. En allant à leur rencontre JR témoigne de leur force, de leur courage et de leur combat : vivre d’abord pour exister ensuite.
Début 2009, JR au Kenya à utiliser les toits du plus grad bidonville d’Afrique, comme support pour une exposition sauvage.
Trailer \ »Women are heroes\ »
Source : www.women areheroes.com

Nick Ut a photographié cette petite fille le 8 juin 1972 qui fuyait le village de Trang-Bang, à 65 km au Nord-Ouest de Saigon, après avoir été brûlée lors du bombardement par l’aviation sud-vietnamienne. Nick Ut obtenu le prix Pulitzer pour cette photographie.
Il existe également une vidéo, beaucoup moins diffusée, filmée par le cameraman britannique Alan Downes d’ITN (Independent Television News), qui montre les événements juste avant et juste après la prise de cette photographie.
La parution de la photographie a été retardée jusqu’au 12 juin 1972 au motif qu’elle mettait en scène la nudité d’enfants. Après un débat au sein de l’agence de presse et une série de décisions individuelles, il a été finalement décidé de la publier en raison de son intérêt journalistique exceptionnel, mais en évitant de faire un gros plan sur l’enfant brûlée
La véracité de ces événements et l’authenticité de la photographie a été mises en doute dés 1972, en particulier par le président américain Richard Nixon, ce qui entraîna des nombreuses réactions. Nick Ut avait alors délcaré que « la photographie était aussi authentique que la guerre du Viêt Nam elle-même ».
Considérée comme un témoignage vivant des horreurs de la guerre et symbole du pacifisme, Kim Phúc a été nommée Ambassadrice de Bonne Volonté de l’UNESCO le 10 novembre 1997.

Le prix de la meilleure photo de presse de l’année 2008 fut décerné à Anthony Suau en février dernier.
La scène, dramatisée par l’emploi du noir et blanc, se déroule à Cleveland, Ohio, alors qu’un policier patrouille arme au poing dans un logement de toute évidence abandonné par ses occupants ruinés, dans le scandale des prêts hypothécaires. L’absurdité de la scène mais aussi le poids de cette actualité, qui a entraîné le monde dans une crise économique douloureuse, ont certainement fait pencher le jury en faveur de cette photo.
Spécialiste du noir et blanc, à 52 ans Anthony Suau n’est pas un débutant. Photographe attitré de Time depuis 1991 et fournisseur d’une dizaine d’agences, il avait remporté le même prix en 1987 (manifestations en Corée du sud) et un prix Pullitzer en 1984 (famine en Ethiopie). Il détient la Médaille d’or Robert Capa pour son travail en Tchétchénie en 1995 et 1996.

Avec sa photographie intitulée “American soldier resting at bunker”, représentant un soldat américain dans un bunker de la vallée Afghane de Korengal, Tim Hetherington reçu le prix de la meilleure photo de l’année en 2007.
« Cette photo nous touche tous. C’est l’image d’un homme à bout de forces », a souligné le président du jury, Gary Knight. Adossé à une toile de camouflage, en treillis et le casque à la main, le soldat se frappe le front. Avec sa bouche ouverte et son regard fuyant, il semble anéanti.

Voyageant à travers le monde, Steve McCurry a photographié de nombreux visages dans tous les recoins de la planète. Sa manière de photographier directe et sans compromis lui a permis de produire quelques images mémorables dont celle d’une jeune afghane réfugiée au Pakistan.
En 1984 lors de la prise du cliché publié l’année d’après, elle vivait dans le camp de réfugiés de Nasir Bagh au Pakistan. Elle avait douze ans, des yeux verts pénétrants et elle était orpheline. Sa photo, fascinante, fit la couverture du célèbre magazine américain National Geographic et des milliers de lecteurs en tombèrent amoureux. « C’est sans nul doute l’image la plus mémorable que nous ayons jamais publiée en 114 ans d’existence », dit William Allen, rédacteur en chef du journal.

Steve McCurry était dans son bureau à New York, dans un immeuble près de Washington Square, lorsque les avions percutèrent les tours du World Trade Center. Il venait juste, la nuit précédente, de rentrer du Tibet.
On l’appelle pour lui dire de regarder par la fenêtre. Lorsqu’il vit la fumée et les flammes, il saisit son appareil-photo et grimpa en courant jusqu’au toit de son immeuble, d’où il avait une vue dégagée sur tout le centre-ville. Entre le moment où il a commencé à photographier depuis son toit et l’écroulement de la première tour, il ne s’est écoulé que quarante minutes. Il s’est ensuite précipité sur place avec son assistant, et après avoir franchi les barrages de police, il a pu photographier le chaos indescriptible qu’il avait sous les yeux, jusqu’à la tombée de la nuit.
Il y est retourné le lendemain matin, très tôt, profitant de l’obscurité pour pénétrer dans la zone interdite, et est resté là à prendre des photos aussi longtemps qu’il n’a pas été refoulé du secteur. Dans son Journal, il note : « la tristesse était indescriptible. J’avais vu ces bâtiments chaque jour de ma fenêtre. Ils étaient, pour moi, encadrés avec la voûte de Washington Square », et encore : « J’ai essayé de traduire sur la pellicule ce que je ressentais, l’horreur et la perte. C’était totalement un autre niveau du mal ».
McCurry est guidé par une curiosité innée et un sens de l’émerveillement au sujet du monde qui l’entoure et de chaque personne qu’il rencontre. Il a une étrange faculté à traverser les frontières du langage et de la culture pour saisir des histoires relatives à l’expérience humaine.














