A l’occasion de la commémoration des 10 ans de l’assassinat du Commandant Massoud, les médias sont revenus sur une décennie de guerres, d’espoirs et de bouleversements profonds en Afghanistan. Reza a souhaité s’associer au projet de webdocumentaire réalisé par Arte Reportage. Celui-ci prévoit la diffusion quotidienne de modules vidéos réalisés en interne, mais également par de jeunes réalisateurs afghans, le cinéaste Barmak Akram et Reza, sur la plate-forme web : « AFGHANISTAN : 10 ANS, 100 REGARDS ».
A travers le premier module « Résistance », Reza livre ses souvenirs d’une amitié profonde avec le chef de la résistance afghane. Il porte un regard inédit sur la capacité de résistance du peuple afghan ainsi que le combat mené par Massoud et ses hommes contre l’envahisseur russe et les Talibans.
Cette plate-forme multimédia, dédiée à l’Afghanistan, rejoint l’esprit des formations aux métiers de l’information et de la communication menées par l’ONG Ainaworld depuis 10 ans, en donnant la parole aux Afghans.
Découvrez la plate-forme multimédia enrichie quotidiennement jusqu’au 4 novembre 2011



En face de Hong Kong, de l’autre coté du delta de la rivière des Perles, il est une ville qui s’appelle Zongshan. Préfécture de la province la plus riche et la plus peuplée de Chine, cette ville a une particularité : la majorité des jeans vendus dans le monde y sont fabriqués.
Pour en savoir plus sur l’histoire de cette ville qui il y a 10 ans encore n’existait pas et où désormais sont implémentées 5 000 usines de jean qui tournent jour et nuit.
Des conditions de travail difficiles pour les employés qui viennent pour la plupart de la campagne. Émanations toxiques provenant des colorants, des cadences très élevées sur des machines dangereuses. 18 h de travail par jour pour un salaire de 150 €. Malgrè tout les patrons commencent à comprendre l’utilité d’améliorer les conditions de travail en ouvrant des cantines sur place par exemple.
Pour lire l’article et parcourir les photos de Justin Jin, vous pouvez vous procurer le magazine « 6 mois » en librairie ou en kiosque.

Comment êtes-vous venu à la photographie?
J’ai eu mon premier appareil photo numérique un an avant la naissance de ma première fille. J’ai vraiment aimé prendre des photos et avoir pu en profiter tout de suite après grâce au numérique.
Comment vous est venue cette envie de faire des photos si créatives de vos filles ?
La plupart de mes idées viennent de mes filles, en les observant et en les écoutant. Leur vie quotidienne joue un rôle important pour mon inspiration.
Comment être sur Flickr vous a aidé dans votre entreprise?
En général, j’utilise Flickr pour partager les photos de mes enfants, mais par ce biais j’ai eu plusieurs demandes pour des photos de mariages après que les gens aient vu mon travail.
Avez-vous des conseils pour les photographes en herbe ?
Ne pas avoir peur d’expérimenter. Prenez des notes. Lorsque vous avez une idée, notez quelque part pour plus tard. Pratique, pratique, pratique. Démarrer un projet 365, ou au moins essayer de tirer quelque chose sur une base cohérente.
Découvrez + de photos de Jason Lee en cliquant ici
Source : http://www.mymodernmet.com

Depuis seize ans, la photoreporter Sarah Caron travaille sur les terrains les plus chauds de la planète et collabore avec les plus grands medias internationaux. De sa dernière immersion, elle a tiré un long récit, Le Pakistan à vif (Jean-Claude Gawsewitch) et une magnifique planche photographique, Pakistan/Land of the Pure (ed. Images en manoeuvres). Trois ans de voyage au coeur d’un pays rongé par l’instabilité politique (plus de 400 attentats ayant tué près de 4000 personnes), qui l’amènent à suivre de près les dernières heures de Benazir Bhutto, à entrer dans les zones tribales, interdites aux étrangers, ou à s’immiscer dans la fashion week de Lahore…
Vous êtes habituellement discrète sur vos conditions de travail. Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire ce livre?
On me posait beaucoup de questions sur mon expérience de photo-reporter… Nous ne sommes pas si nombreux à avoir travaillé au Pakistan dans de telles conditions. C’est l’éditeur Jean-Claude Gawsewitch qui m’a contactée pour me convaincre de raconter mes expériences. Je me suis dit que j’avais le devoir de raconter ce que j’avais vu là-bas, en trois ans de reportage.
Vous atterrissez au Pakistan aux premiers jours de novembre 2007, avec une commande pour Time – un portrait de Benazir Bhutto – qui est de retour au pays après neuf ans d’exil, et vous vous retrouvez « assignée à résidence » avec elle, trois semaines avant son assassinat… Quelle impression vous a-t-elle faite?
Une présence très forte, un regard fort, elle prenait bien la lumière, comme on dit. J’étais très impressionnée à l’idée de la rencontrer. Elle m’a invitée à dîner et a appris qu’elle venait d’être assignée à résidence par le président Musharraf qui avait décrété l’état d’urgence. Et je suis restée avec elle… Elle était stressée, elle se sentait clairement en danger. Elle entendait bien mener une campagne électorale exemplaire, mais son intention, en fait, était d’avoir la peau de Musharraf. Sa bataille se déroulait sous un habillage démocratique mais il s’agissait d’un règlement de comptes avec lui.
Elle est alors la candidate préférée des Américains…
Oui, une icône. Et tout le monde a oublié les années de corruption de ses premiers mandats et son soutien aux religieux (1994-1995) qui ont favorisé la montée des talibans et leur prise de pouvoir à Kaboul… Au moment de son deuxième mandat de Premier ministre, la formation des talibans, recrutés dans les écoles coraniques des régions tribales le long de la frontière afghane, se faisait sous la houlette de l’ISI (services secrets). Benazir était alors convaincue qu’elle pouvait compter sur les talibans pour faire de l’Afghanistan une nation stable et qu’elle en retirerait à terme les bénéfices. Et elle était alors conseillée par l’ISI…
Vous êtes allée dans les régions tribales, interdites aux étrangers, vous avez interviewé des talibans… Etes-vous une tête brûlée?
Non, je ne crois pas. Les risques que j’ai encourus sont simplement le prix à payer de l’engagement photojournalistique. Je reste pragmatique et lucide, je fais toujours très attention au choix du « fixeur », très important dans ces pays-là… Ma vie peut en dépendre. Il doit parler les langues locales, se montrer diplomate, malin, fiable… Pour me sortir de situations critiques, j’ai aussi appris à me servir de mes « antennes ». L’intuition fait partie intégrante de mon « job ».
Vous décrivez une talibanisation accélérée dans le nord-ouest.
Oui, et depuis les inondations, c’est encore plus inquiétant, car le gouvernement n’a pas soutenu la population. Les islamistes ont pris la main auprès des plus démunis, leur cote de sympathie a beaucoup grimpé. C’est la ligne dure qui prévaut dans ces endroits : interdiction de l’école pour les filles, pas une femme non voilée dans la rue… L’armée a fait des opérations militaires pour détalibaniser la vallée de Swat, mais ils se sont déplacés au Nord. C’est un jeu de l’oie.
Vous passez trois à quatre mois par an à Paris, le reste du temps en voyage. Aucune envie de vous arrêter un peu?
Non! Ma vie se déroule dans ces reportages. Je suis toujours contente de revenir, même si j’ai rapidement envie de repartir.
Source : http://www.lexpress.fr

Yonathan Weitzeman est un photographe israélien, né en 1977, à Haïfa. Il a travaillé pour pour le quotidien Haaretz puis pour les agences Corbis, Reuters avant de rejoindre BluePress. Prix du Press Photographer’s of the year 2007, World Press Photo 2008 et 2007, Best Photo Journalism 2007, Picture of the Year International 2008 et 2005, il est spécialisé dans le reportage de guerre.
Pouvez-nous nous présenter l’origine et la motivation pour ce travail surJérusalem présenté dans Polka ?
Des milliers de livres ont été écrits sur Jérusalem. Des centaines d’auteurs musulmans, chrétiens et juifs bien sûr ont essayé de décrire ce qui fait que cette ville est à nulle autre pareille. Quelle est cette magie et comment l’exprimer ? A mon sens, aucun auteur de grande littérature, aucun journaliste n’a jamais vraiment réussi à faire partager à ses lecteurs les émotions qui nous saisissent quand le paysage de Jérusalem s’offre à nous. Je pense que Jérusalem appartient aux hommes d’images : peintres, cinéastes, et bien sûr photographes. Au XIX siècle, quand l’Empire Ottoman a laissé les chrétiens entrer en Terre Sainte, tous les grands auteurs d’Europe et d’Amérique de Flaubert à Mark Twain ont fait le voyage à Jérusalem, mais la ville leur a pour ainsi dire « échappé ». Ils n’en ont vu que certains aspects, les plus fascinants ou les plus sordides. Voyez ce que le grand écrivain Pierre Loti disait de la misère des juifs à Jérusalem… Je pense que le premier à avoir exprimé la réalité magique de Jérusalem a été le peintre britannique David Roberts. La ville est là, dans ses dessins, belle et aride, douce et violente, éclairée par la sagesse de ses sages, enténébrée par la violence des fanatiques. Modestement, j’ai voulu mettre mes pas dans ceux de tous ces artistes qui ont voulu montrer Jérusalem.
Quelle est votre approche de la photographie ?
Je suis un raconteur d’histoires. Un raconteur d’histoires vraies. Je suis à la fois journaliste et artiste. J’ai besoin de temps pour entrer dans la réalité des faits que je veux restituer. Je me fais violence quand les impératifs de dead line m’obligent à plonger dans l’action. Mais une fois le premier pas franchi, je suis à l’aise dans le tumulte et la furie des événements. Je me laisse, porter, emporter, et je « vole » quelques instantanés d’un réel qui nous dépasse tous. La photographie c’est le seul art qui m’offre cette possibilité d’aller de la lenteur à la frénésie, du temps étiré au millième de seconde. Je pense être quelqu’un de complexe évoluant, comme tout un chacun, à des rythmes et à des vitesses différentes. La photographie c’est l’art qui me permet d’additionner mes contraires, mes contradictions pour en tirer le meilleur.
Quel matériel avez-vous utilisé pour ce reportage ? Quels avantages lui avez-vous trouvé ?
J’ai utilisé le Nikon D3S. Ce fut une expérience vraiment positive. J’ai apprécié l’ergonomie de ce matériel. Sa force et sa légèreté. C’est un matériel idéal pour les photographes intuitifs et exigeants à la fois. Rapide et fiable, il est parfait pour les histoires à saisir dans la discrétion et les basses lumières. La palette dynamique m’a semblé particulièrement étendue : c’est également un gros avantage. J’ai beaucoup travaillé avec l’AFS Nikkor 24-70mm f/2.8 C’est l’optique qui couvre 90 % de mes besoins quotidiens, avec un piqué enthousiasmant.
Vous avez également décliné le sujet en vidéo : en tant que photographe, comment abordez-vous la vidéo ?
J’ai utilisé les capacités vidéo du nIkon D3s jusqu’à ses limites. Ce boîtier est une véritable libération : il permet à tous ceux qui ont quelque choses à dire, à montrer, à exprimer de réaliser de la vidéo de qualité professionnelle.
Source : http://nikonhub.typepad.com

Retour sur le vernissage de l’exposition « Aller-Retour » de Johann Soussi dans le cadre de la nuit blanche 2010.
Première impression lors de notre arrivée, le cadre ne pouvait être mieux choisi. Il s’y dégage une atmosphère particulière, loin de l’agitation parisienne, nous sommes transportés dans un autre monde, un monde intriguant : celui du métro.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit Johann Soussi est allé à la rencontre d’un endroit, que beaucoup de monde côtoie au jour le jour sans pour autant le regarder et pour lequel, nous n’avons pas beaucoup d’affinité. Une fois à l’intérieur, nous faisons tout pour écourter ce moment et attendons avec impatience l’instant, où l’on pourra de nouveau respirer l’air frais de dehors.
Donc un décor choisi avec soin, mais aussi une ambiance restaurée via les jeux de lumière et le fond sonore : le métro passant juste au dessus de nous sans oublier l’entente de ses annonces vocales.
Pour finir, de magnifiques poèmes de Michaël Soussi sont venus accompagner les photos à la fois drôles et poignants, ne laissant indifférents les invités et passants venus nombreux admirer le travail de Johann Soussi.
Arretsulemonde

©Aurélie Tanézie

Luc Hardy
Aventurier franco-américain oscillant antre la France et les Etats-Unis Luc Hardy est un passionné d’expéditions lointaines. Sa curiosité pour le monde et son goût de l’aventure, nés dans la ferme familiale en Bretagne, ont mûri dans les pays les plus lointains pour s’affirmer à ce jour à travers une photographie décisive et rigoureuse dans laquelle le photographe ne fait que transiter.
Quand il ne se repose pas dans son tipi du Connecticut, il poursuit sa passion en voyageant fréquemment autour du monde, photos et reportages de terres lointaines sont habituellement effectués pour des causes globales. Membre de l’Explorers Club de New York, Luc Hardy a conduit plusieurs expéditions scientifiques dans les régions polaires et est l’auteur de Aventure Antarctique – Voyage au bout du rêve (2005), Groenland – Impressions (2007) et Arctique – Transitions (2008).
Les profits de la vente de ces photos sont versés aux organisations environnementales Pax Arctica et Green Cross International, l’ONG fondée par Mikhaïl Gorbatchev.
Patrick de Wilde
Après des études aux Beaux Arts puis à l’Ecole Supérieure d’Arts Graphiques de Paris, Patrick de Wilde devient directeur artistique au groupe Marie Claire. Il crée ensuite des magazines et revues dans le cadre d’un studio d’arts graphiques tout en poursuivant une activité artistique.
Rédacteur en chef de l’Expansion Voyages, directeur de collection aux éditions Atlas, chef de rubrique à Jeune Afrique, il a collaboré depuis une trentaine d’années à de nombreux magazines tels que « Grands Reportages », « BBC Wilde Life », « Géo », « Terre Sauvage », « Animan », « Airone », « Terra »… au titre de photo reporter. Il a publié une trentaine d’ouvrages dont « La Thaïlande des Bonzes », « L’Inde des Jaïns »…
Après s’être consacré aux religions, aux milieux extrêmes et à la vie sauvage Patrick de Wilde a travaillé sur les peuples les moins accessibles du monde. Il a en résulté un DVD sur le chamanisme: « Les Visages de l’Invisible ».
Source : www.yellowkorner.com

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) s’est achevée dimanche 31 janvier par la victoire de l’Egypte 1 à 0 face au Ghana. Si la compétition a été entâchée par la fusillade du bus de l’équipe du Togo et des décisions d’arbitrage douteuses, le spectacle sur le terrain et l’ambiance si spéciale de la CAN étaient quand même au rendez-vous.


Né à New York en 1949, Stanley Greene se lance dans la photographie après sa rencontre avec Eugène Smith, l’un des plus grands et des plus anciens photojournalistes, dont il remportera d’ailleurs le prestigieux prix en 2004, pour son reportage sur la guerre en Tchétchénie.
D’abord photographe de mode, il se spécialise, pour l’agence Vu qu’il a rejointe en 1991, dans les reportages durs, sur la misère, la guerre en Afrique, en ex-URSS, en Asie, en Amérique Centrale ou au Moyen-Orient. Il participe avec d’autres photographes à la création de l’agence Noor en 2007, en affichant une ligne éditoriale pure : un retour à l’essai photographique comme genre à part entière. Stanley a remporté trois World Press.
Voici une interview prise dans les locaux de Polka Magazine. Un très bon magazine photo qui organise des expositions gratuites en lien avec le numéro paru en kiosque. Je conseille à tout le monde d’y aller, qui plus est, ils ont déménagés dans le 3e arrondissement de Paris, beaucoup plus accessible que ménilmontant.
Prix remporté par Stanley Greene :
Open Society Institute, 2006
W. Eugene Smith Award, 2004
World Press Photo, 2004, 2001, 1993
Prix Scam Roger Pic, 2002
Pour plus d’informations sur Polka Gallerie cliquez ici

Rendez-vous exceptionnel des amoureux de la photographie, le festival Visa pour l’Image réunit des milliers de visiteurs autour d’une même passion : la photographie et plus précisément le photojournalisme à travers notamment des expositions réparties dans toute la ville et des reportages saisissants, réalisés dans le monde entier.

Une gigantesque nappe de détritus de la taille de la France, connue sous le nom de «soupe plastique», s’est formée dans l’Océan Pacifique Nord. Située juste sous la surface de l’eau, elle n’est pas détectable sur les photographies satellites, elle est seulement visible du pont des bateaux.
L’apparition de ce «septième continent» a des implications écologiques désastreuses. L’une d’entre elles: l’intoxication des albatros qui se nourrissent dans cette zone et qui avalent des bouts de plastique à longueur de journée. Le photographe Chris Jordan s’est intéressé à ce phénomène. Il a photographié des cadavres d’oisillons d’albatros sur l’atoll de Midway, au beau milieu de l’Océan. Des images terribles où l’on voit, à l’intérieur des cadavres, des morceaux entiers de plastique à l’endroit où se situait le ventre.
«La plupart [du plastique] se décompose en petits morceaux de la taille du plancton, et est ingurgité par des centaines de millions de petits poissons qui sont en bas de la chaîne alimentaire, explique le photographe. Les albatros nourrissent leurs petits de plastique sans le vouloir, après avoir récupéré dans l’Océan ce qu’ils croyaient être de la nourriture. Chaque année, des dizaines de petits albatros meurent de faim, d’intoxication ou d’étouffement.» Chris Jordan précise qu’il n’a pas déplacé le moindre bout de plastique pour prendre ses photos.

Au Kenya, Seria Leone, Soudan et Liberia, les violences subies par les femmes lors des conflits armés africains sont l’expression de la plus extrême des descriminations dont elles sont victimes en tant de paix. En allant à leur rencontre JR témoigne de leur force, de leur courage et de leur combat : vivre d’abord pour exister ensuite.
Début 2009, JR au Kenya à utiliser les toits du plus grad bidonville d’Afrique, comme support pour une exposition sauvage.
Trailer \ »Women are heroes\ »
Source : www.women areheroes.com

Les récompensés au festival Visa pour l'image



















