Le photographe de l’Agence France-Presse John MacDougall, en poste à Berlin, s’est vu décerner l’un des prix allemands de photographie les plus renommés, « Rückblende » (flashback), pour un cliché lors d’une cérémonie d’hommage à trois soldats tués en Afghanistan.
Sur cette image, le reporter franco-américain a choisi de se concentrer sur la dimension humaine de la manifestation officielle, avec une femme soldat prenant dans ses bras pour le consoler un proche de la victime.
« Parmi les quatre photos que j’avais sélectionnées pour concourir à ce prix, je suis content que ce soit celle-ci qui ait été choisie car elle était pour moi la plus forte », a déclaré John MacDougall, lors de la remise de son prix mercredi soir.
© John MacDougall / AFP
Né en 1965 à Paris, John MacDougall a commencé par travailler comme traducteur dans une maison d’édition parisienne après des études de littérature à New York.
En 1989, il a été engagé comme éditeur au desk photo international de l’AFP à Paris avant de partir pour Hong Kong, l’Indonésie et les pays d’Asie du sud-est. En 2003, il s’est installé à Berlin, où il a participé à la fondation du service photo allemand de l’agence.
C’est la première fois qu’un journaliste de l’AFP reçoit le prix Rückblende, créé en 1995, qui comptait cette année 247 participants.



Le Visa d’or catégorie News du 23e festival Visa pour l’Image de Perpignan a été décerné dimanche au photographe russe Yuri Kozyrev de l’agence Noor, pour un reportage sur « Les chemins de la révolution » dans les pays arabes.
Connu pour ses reportages sur les conflits dans le monde, Yuri Kozyrev a suivi ces derniers mois les mouvements de contestation en Egypte, au Bahrein et en Libye.

Des rebelles libyens hissent leur drapeau à un poste-frontière. Ras Lanouf, Libye, 8/03/11. © Yuri Kozyrev
Le Visa d’or catégorie Magazine a été attribué au photographe français Olivier Jobard de l’agence Sipa Press pour son reportage « Zarsis-Lampedusa, l’odyssée de l’espoir ». Le photojournaliste qui a suivi l’exode de Tunisiens vers l’île italienne à bord d’un chalutier pour le magazine Paris-Match.
Le Visa d’or catégorie Presse quotidienne a été remis à l’International Herald Tribune pour la couverture du photographe japonais Shiho Fukada sur les conséquences du séisme qui a frappé le Japon, avec le tsunami puis l’accident de la centrale de Fukushima.
Enfin, un Visa d’or « humanitaire » du Comité international de la Croix Rouge (CICR) a été décerné à la photographe franco-espagnole Catalina Martin Chico pour son reportage sur la révolution yéménite. Le festival Visa pour l’Image, qui réunit les plus grands photographes de presse, fermera ses portes le 11 septembre.

La 23e édition du festival international du photojournalisme, Visa pour l’image, débute aujourd’hui à Perpignan. à travers 26 expositions, près de 200 photojournalistes exposent leurs clichés. Catalina Martin-Chico est l’une d’entre-eux.
Elle a commencé la photo « sur le tard » et a étudié à l’International Center of Photography de New-York. à 41 ans, Catalina Martin-Chico a été primée par le Comité international de la Croix-Rouge pour son travail au Yémen, présenté à Visa pour l’image. Rencontre avec cette franco-espagnole qui s’est donnée pour mission de témoigner du quotidien des populations dont on ne parle pas.
Comment est née l’exposition « Révolution Yéménite » ?
Cela fait déjà 4 ans que je fais des reportages dans ce pays. Suivre les événements historiques tels que la Révolution de ce Printemps, est donc la suite logique de mon travail. Cette année, j’y suis allée pour deux commandes pour des magazines français : une sur des guerriers Yéménite pacifiques et une autre sur les femmes. Puis, j’ai décidé de rester plus longtemps, pour couvrir la Révolution. Au final, l’exposition est composée de dix photos sur les difficultés du corps médical et vingt-quatre autres sur le soulèvement en général.
Comment êtes-vous devenue « spécialiste » du Yémen ?
Je suis arrivée au Yémen pour réaliser un projet personnel sur les orphelinats dans le monde. Une fois là-bas, je me suis passionnée pour ce pays peu médiatisé. Alors, j’ai voulu prendre plus de temps pour explorer le pays. Aujourd’hui, j’en suis encore là !
Sur place, comment travaillez-vous avec les populations ?
Je passe beaucoup de temps avec les gens que je photographie. Pour les mettre en confiance. Je plaisante avec eux, j’accepte leur invitation à manger par exemple. Le plus important est de les mettre à l’aise.
Que recherchez-vous à travers la photo ?
Je veux raconter des histoires humaines. Immortaliser des moments de vie. Aller à un endroit donné, découvrir, comprendre et traduire le tout en photos.
Vous avez reçu le prix du Visa d’Or humanitaire…
Cela m’a fait très plaisir. D’abord parce que c’est un moyen d’être reconnue par la profession, mais c’est aussi important pour le Yémen. Ma mission est accomplie, une fenêtre est ouverte sur ce pays. Bien sûr, le soutien financier qui vient avec le prix n’est pas négligeable. Notre métier est précaire et difficile, et la somme reversée permet souvent soit de réinvestir dans un autre projet, soit de tout simplement payer le loyer.
le programme
Jusqu’au 11 septembre, expositions des photojournalistes dans toute la ville de Perpignan : au couvent des Minimes, à l’église des Dominicains, au palais des Corts, au couvent Sainte Claire, à la Caserne Gallieni, à la chapelle du Tiers Ordre, à l’ancienne Université, à l’Arsenal des Carmes, à l’hôtel Pams. Du samedi 27 août au dimanche 4 septembre, de 10h à 20h, à la caserne Gallieni, espace Webdocumentaire.
Tous les matins, du lundi 29 août au samedi 3 septembre, au palais des Congrès, salle Charles Trénet : rencontres avec les photographes ouvertes aux professionnels et au grand public. Du lundi 29 août au samedi 3 septembre à 21 h 45, au campo Santo, soirée projection retraçant les événements les plus marquants de septembre 2010 à août 2011. www.visapourlimage.com
Source : Propos receuilli par Joanne Profeta, www.ladepeche.fr, 27/08/2011

La photographe Jodi Bieber remporte le prix de la « Photo de l’année 2010″ et du « Portrait » du World Press Photo avec son portrait d’une Afghane mutilée.
Cette jeune femme, Bibi Aisha dont le nez et les oreilles ont été coupés par les talibans a connu la mutilation pour avoir fuit la maison conjugale. Originaire de la province de Oruzgan en Afghanistan, cette jeune fille de 18 ans, battue par son mari qui était retournée chez ses parents a été rattrapée par des talibans qui lui « ont fait justice ». Abandonnée, elle a été secourue par des humanitaires et militaires américains. Recueillie dans un refuge pour femmes à Kaboul, elle a reçu des soins aux Etats-Unis et une opération de chirurgie reconstructive. Elle n’est pas retournée dans son pays.
Jodi Bieder avait déjà remporté 8 prix du World Press Photo dans différentes catégories et elle devient seulement le deuxième photographe d’Afrique du Sud à remporter le prix suprême. Elle est représentée par le Institute for Artist Management and Goodman Gallery.
Pour David Burnett, président du jury, photojournaliste et membre fondateur de Contact Press Images : «Ceci pourrait devenir le genre de photo dont, si quelqu’un dit tu sais, la photo de cette fille, tout le monde saura exactement de quelle photo on parle. Il n’y en a peut-être que dix sur une vie»
Deux photographes de l’Agence France-Presse ont aussi été récompensés. Il s’agit de Français : Olivier Laban-Mattei qui remporte le premier prix dans la catégorie « information générale » pour son reportage à Port-au-Prince après le tremblement de terre en Haïti, et Christophe Archambault qui décroche le troisième prix dans la catégorie « Nature » pour ses clichés sur le volcan Bromo sur l’île de Java en Indonésie.
Source photo.fr

Organisé dans le care du partenariat UE-UA, ce concours vise à promouvoir les activités d’artistes photographes et de photojournalistes travaillant en Afrique. L’objectif étant de mettre en valeur des interprétations personnelles et créatives de l’idée de beauté sur le continent et de contribuer à promouvoir des représentations originales de l’Afrique contemporaine loin des perceptions stéréotypes qui perdurent.
Le jury a nommé un gagnant au niveau du continent et attribué cinq prix régionaux.
Les trois photographies de l’artiste marocaine, retenues dans le cadre de l’exposition, reflètent parfaitement les principes de « fraternité « , « d’amitié » et de « diversité « . »Ces œuvrent mettent en exergue les valeurs qui prévalent au Maroc à savoir la fraternité, la diversité, le respect mutuel et la tolérance « , s’est-elle félicitée.
Née à Casablanca en 1980, Leïla Ghandi est diplômée de Sciences Po Paris. Auteur et photographe indépendante, elle parcourt le monde en solitaire depuis l’âge de 15 ans munie, entre autres, d’un appareil photo et d’une caméra. Son objectif, dit-elle, est de dresser « un portrait humain de ce qui nous entoure » et de « raconter le monde autrement ».
L’artiste marocaine, qui collabore avec la presse nationale et internationale, la radio et la télévision, ainsi qu’avec des institutions comme l’UNESCO, a participé à de nombreuses expositions à travers le monde.
Elle est l’auteur de « Chroniques de Chine », un recueil de textes et de photographies publié en France et au Maroc.
Leïla Ghandi a reçu au Sénat français le Trophée EuroMed de la Réussite au Féminin en 2008, le Prix Littérature de l’USAID en 2009, et en 2010 elle est nommée opinion leader par l’organisme de l’ONU Search for Common Ground.
Pour plus d’informations rendez vous sur sont site : http://www.leilaghandi.com
30/01/2011 18:45.
(MAP) Maghreb Arabe Presse

Damon Winter, photographe du New York Times a été récompensé lors du 22ème Visa pour l’image pour son travail sur le tremblement de terre en Haïti.
Une femme errant au milieu des décombres, des hommes levant les mains au ciel… Damon Winter a été le premier photographe du New York Times à découvrir le chaos provoqué par le tremblement de terre en Haïti. C’est pour son travail sur la catastrophe qui a ravagé l’île le 12 janvier 2010 qu’il s’est vu décerner la plus prestigieuse récompense de Visa pour l’image, le Visa d’or news.
Photographe pour le célèbre quotidien américain depuis 2007, Winter s’était déjà fait remarquer l’an dernier pour une série photo sur Barack Obama, le chef d’Etat américain. Il avait reçu le prix Pulitzer pour son reportage.
Le festival a récompensé Frédéric Sautereau du Visa d’or catégorie presse quotidienne. Le photographe des territoires palestiniens, a été distingué pour son travail sur la bande de Gaza et le Hamas. Quatre voyages auront été nécessaires pour constituer ce reportage, publié par le quotidien La Croix.
Le Visa d’or catégorie magazine a été remis à Stéphanie Sinclair. La photographe américaine de l’agence photo « VII » a été primée pour son reportage sur la polygamie chez les mormons américains.
3000 professionnels du photojournalisme ont participé à la 22ème édition du forum mondial du reportage en images. Les expositions resteront visibles jusqu’au 12 septembre.
Ahmad, 27 ans avec son fils. Il fait partie des brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas. C’est un combattant. Il a été grièvement blessé le 26 juillet 2008 lors d’une opération israélienne, mais souhaite continuer à combattre. « Notre terre est sous occupation et c’est le droit de n’importe qui de résister à une occupation»

L’Association des Femmes Journalistes et Canon France organisent, avec Images Evidence, la dixième édition du Prix Canon de la femme photojournaliste, décerné par l’Association des Femmes Journalistes (AFJ).
Ce prix, soutenu par Le Figaro Magazine et remis chaque année à Perpignan au festival Visa pour l’Image, est doté d’un montant de 8000 Euros par Canon France. Il est destiné à soutenir une femme photographe dans la réalisation d’un projet de reportage. Il est ouvert aux femmes photojournalistes professionnelles, sans exclusion d’âge ou de nationalité.
La lauréate sera sélectionnée en juin par un jury composé de professionnels de la photographie et de la presse ainsi que de membres de l’Association des Femmes Journalistes. Les candidates seront jugées sur présentation de leur projet et de leurs réalisations précédentes. Parmi les critères de sélection : la qualité photographique, mais aussi la démarche journalistique et la pertinence du sujet choisi.
Le prix sera remis à la lauréate à Perpignan, en septembre 2010, lors d’une des soirées de projection du festival Visa pour l’Image. Le projet soutenu devra aboutir en un an, afin d’être présenté à l’édition 2011 du festival, sous la forme d’une projection ou d’une exposition.
Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 31 mai 2010
Source : http://www.pixfan.com

Un photographe italien, Pietro Masturzo, est le lauréat du World Press Photo Award 2009 pour un cliché sur la contestation en Iran, ont annoncé vendredi les organisateurs du plus prestigieux concours de photojournalisme qui ont aussi récompensé trois photographes de l’AFP.
Sur la photo aux tonalités sombres du photographe indépendant Pietro Masturzo, une femme sur le toit-terrasse d’un immeuble de Téhéran crie, les mains en entonnoir autour de la bouche, quelques jours après la réélection le 12 juin 2009 du président Mahmoud Ahmadinejad, qu’elle conteste. «La photo montre le commencement de quelque chose, le commencement d’une histoire énorme», explique la présidente du jury Ayperi Karabuda Ecer dans un communiqué. «Elle donne de la perspective à l’information et touche tant visuellement qu’émotionnellement», ajoute-t-elle.
«La photo rend de manière puissante l’atmosphère, la tension, la peur, mais aussi la tranquillité et le calme», souligne la jurée Kate Edwards. «Nous recherchions une photo attirante, qui nous emmène plus loin et nous fasse réfléchir davantage – et qui ne se contente pas de montrer ce que nous savons déjà».
Pietro Masturzo se verra remettre son prix, doté de 10.000 euros, le 2 mai à Amsterdam.
(Source AFP)

Le prix de la meilleure photo de presse de l’année 2008 fut décerné à Anthony Suau en février dernier.
La scène, dramatisée par l’emploi du noir et blanc, se déroule à Cleveland, Ohio, alors qu’un policier patrouille arme au poing dans un logement de toute évidence abandonné par ses occupants ruinés, dans le scandale des prêts hypothécaires. L’absurdité de la scène mais aussi le poids de cette actualité, qui a entraîné le monde dans une crise économique douloureuse, ont certainement fait pencher le jury en faveur de cette photo.
Spécialiste du noir et blanc, à 52 ans Anthony Suau n’est pas un débutant. Photographe attitré de Time depuis 1991 et fournisseur d’une dizaine d’agences, il avait remporté le même prix en 1987 (manifestations en Corée du sud) et un prix Pullitzer en 1984 (famine en Ethiopie). Il détient la Médaille d’or Robert Capa pour son travail en Tchétchénie en 1995 et 1996.

Avec sa photographie intitulée “American soldier resting at bunker”, représentant un soldat américain dans un bunker de la vallée Afghane de Korengal, Tim Hetherington reçu le prix de la meilleure photo de l’année en 2007.
« Cette photo nous touche tous. C’est l’image d’un homme à bout de forces », a souligné le président du jury, Gary Knight. Adossé à une toile de camouflage, en treillis et le casque à la main, le soldat se frappe le front. Avec sa bouche ouverte et son regard fuyant, il semble anéanti.

En mettant en scène la dure condition des enfants travailleurs au Népal, Luca Catalano Gonzaga remporte le Grand Prix CARE International du Reportage Humanitaire 2009. Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), plus de 2,6 millions d’enfants de 5 à 14 ans travaillaient au Népal en 2007, soit plus de 40 %. Ils gagnent en moyenne un dollar par jour pour fabriquer et transporter entre 1000 et 2000 briques de 4 kilos chacune.
CARE est engagé pour la protection des droits des enfants et lutte plus particulièrement contre le travail de ces derniers. Dans de nombreux pays, CARE permet à des enfants de retrouver le chemin de l’école. C’est le cas au Togo auprès des petites filles exploitées souvent comme domestiques, au Pérou auprès des enfants travailleurs dans les mines, ou encore au Maroc auprès des jeunes trieurs de déchets sur les décharges.
Depuis 1997, le Grand Prix CARE du Reportage Humanitaire est organisé en partenariat avec Visa pour l’Image, qui expose le lauréat et les finalistes pendant la durée du Festival à Perpignan.

Le trophée de la photo du 16e prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre a été décerné samedi à Walter Astrada (AFP) pour un reportage à Madagascar en février dernier.
Lancé en 1994 par la ville de Bayeux, le prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre récompense des reportages sur une situation de conflit ou ses conséquences pour les populations civiles, ou sur un fait d’actualité concernant la défense des libertés et la démocratie.
Le jury a été présidé le photographe Patrick Chauvel.
Le prix du public a honoré Jérôme Delay de l’Associated Press, pour son reportage sur les troubles au Congo de novembre 2008 à mai 2009.
Trophée Photo:
- 1er prix: Walter Astrada (AFP) – « Madagascar, une crise politique sanglante » – Madagascar
- 2e prix: Uriel Sinai (Getty Images) – « La guerre en Ossetie du Sud » – Georgie
- 3e prix: Jérôme Delay (Associated Press) – « Trouble au Congo » – RDC

A quelques kilometres des plages du débarquement, la ville de Bayeux récompense pour la 16e année consécutive le travail des photoreporters de guerre. Pendant 5 jours, conférences, débats et expositions se succéderont pour sensibiliser le grand public au douleurs du monde.
Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre jusqu’au 10 octobre 2009

Prix Canon femme photojournaliste









