Sam Shaw débuta sa carrière dans les années quarante via une série de documentaires qui illustraient les Etats-Unis. Par la suite il s’est inséré dans l’univers du cinéma, grâce à son portrait de Marlon Brando dans « Un tramway nommé désir ». Un milieu qui affectionne et qu’il ne quittera plus. Au début des années 50, il rencontre celle qui deviendra sa « muse » : Marilyn Monroe. Fasciné par cette femme, il la suivra durant toute sa carrière et capturera des clichés de la star qui sont désormais mythiques. Lorsqu’il était conseiller de Billy Wilder dans le film « The Seven Year Itch », c’est Sam Shaw qui soufflera l’idée de la jupe flottante et de l’air chaud sur Lexington Avenue. On connait aujourd’hui l’impact et la renommé que cette photographie a acquise. A côté de Monroe, le photographe cinéphile a tiré le portrait de nombreuses figures Hollywoodiennes des ces années là. Il est qualifié aujourd’hui de véritable référence en matière de culture cinématographique et photographique de cette grande époque.
Marilyn in Central Park, New York By Sam Shaw 1957
Les clichés de Sam Shaw ont longtemps figuré en Une de Life et de Look. Il est vrai que le photographe a immortalisé tout ce que Hollywood comptait de stars dans les années 1950 et 1960. Ingrid Bergman, Elizabeth Taylor, Sophia Loren, Audrey Hepburn, Marlon Brando, John Cassavetes, Anthony Quinn ou encore Woody Allen. Adepte des prises sur le vif, spontanées, naturelles, Sam Shaw fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de la création cinématographique.
Sophia Loren en répétition, Orgueil et passion, réalisé par Stanley Kramer, Espagne, 1957.
Sur la planète des stars la personnalité de Charlotte Rampling n’a cessé d’être entourée de ce mystère que reflète l’étrangeté énigmatique de son regard. Après avoir marqué de son empreinte le cinéma, le théâtre, et la chanson, Charlotte Rampling dévoile sa relation originale avec l’univers de la photo.
Pour son propre travail centré sur sa vie intime, Charlotte Rampling ouvre les pages de son album consacrées à la petite enfance, à ses adolescents qu’elle a vu grandir, images qui expriment un hymne à la vie, et aussi l’appétit de ses voyages vécus en Extrême-Orient à l’époque où la Chine n’était pas encore une escale très fréquentée.
Du côté des photos qu’elle a inspirées et pour la première fois rassemblées, on découvrira celles de Cecil Beaton, Bettina Rheims, Helmut Newton, Alice Springs, Paolo Roversi, Peter Lindbergh, sans oublier Pierre et Gilles, chacune contenant sa part de surprise et de choc – comme c’est également le cas pour Juergen Teller – .
Enfin au niveau des autoportraits choisis dans les collections de la Maison Européenne, Charlotte Rampling a retenu notamment ceux de Larry Clark, Ralph Gibson, Marie-Laure de Decker, Duane Michals… …
Une musique originale faisant l’objet d’une installation sonore a été spécialement conçue par Jean Michel Jarre pour cette exposition.
Jusqu’au 26 août 2012 à la Maison Européenne de la Photographie, 5/7 rue de Fourcy Paris 4.
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés. Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.
A l’origine, ils sont quatre. Quatre à photographier les exactions commises en Afrique du Sud entre 1990 et 1994. Plongés dans l’enfer des townships livrés au feu et au sang, Kevin Carter, Greg Marinovich, Ken Oosterbroek, tout trois Sud-africains, et João Silva, Portugais installé en Afrique du Sud, affrontent la folie humaine.
Alors qu’ils couvrent les émeutes dans les ghettos symboles de l’Apartheid, ils sont surnommés par le journal sud-africain Living les « Bang Bang Paparazzi », référence à la fois aux balles qui fusent et à un terme propre aux photographes de guerre. Ce collectif informel préfère au terme paparazzi, qu’il trouve, si ce n’est péjoratif, peu représentatif de son travail, celui de club. Le Bang Bang Club est né.
Reconnu par leurs pairs et le public, les quatre photographes sont rapidement récompensés par des prix prestigieux. Ken Oosterbroek est ainsi désigné meilleur photographe de l’année en Afrique du Sud en 1991. Mais surtout, parmi quatre de ces jeunes photoreporters -aucun d’entre eux n’avait plus de 30 ans en 1990- deux ont remporté le Pulitzer.
En 1991, Greg Marinovich, alors employé par l’Associated Press, se voit décerner le Pulitzer pour un reportage sur le meurtre d’un homme suspecté d’être un espion zoulou par l’African National Congress (ANC, socialiste), parti pour la défense des noirs aboli en 1960 et rétabli en 1990. En 1994, Kevin Carter est à son tour désigné lauréat du plus célèbre des prix journalistiques, pour son cliché, très controversé, nomméLa Fillette et le Vautour.
« La fillette et le vautour » – Kevin Carter – 1994
Année de la libération de Nelson Mandela, 1994 marque paradoxalement le tournant dramatique du Bang Bang Club. Ken Oosterbroek n’a pas la joie d’assister aux premières élections libres en Afrique du Sud. Le 18 Avril 1994, quelques jours avant la ruée vers les urnes, il est tué dans le township de Kotoza lors d’un échange de tirs entre l’ANC et des miliciens, alors que Greg Marinovich est sérieusement blessé.
Trois mois plus tard, le 27 juillet 1994, Kevin Carter, hanté par les conflits et la misère côtoyés depuis longtemps et sans doute touché par la polémique autour de La Fillette et Le Vautour - le photographe a été injustement accusé d’avoir laissé l’enfant mourir sous ses yeux- met fin à ses jours. Le Bang Bang Club est à terre. Dès lors, Greg Marinovich et João Silva laissent derrière eux l’Afrique du Sud en pleine transition politique et couvrent les conflits à travers le monde.
João Silva parcourt les terres ravagées par les guerres: Soudan, Balkans, Asie Centrale ou encore Russie, Proche-Orient et Afghanistan. Toujours fermement engagé, le photographe est plusieurs fois récompensé par le prix World Press Photo. En octobre 2010, en reportage en Afghanistan pour le New York Times, il est grièvement blessé par une mine et amputé des deux jambes.
Attaque au mortier dans le village de Kahrizak, le 10/09/99 – Joao Silva
Greg Marinovich couvre, pour les plus grands journaux mondiaux, parmi lesquels le New York Times ou Newsweek, les événements en Russie, en Inde, en Bosnie et dans de nombreux pays africains. Il devient photographe en chef de l’Associated Press en Israël et Palestine en 1996 – 1997. En 2001, après avoir été désigné lauréat de multiples prix, il abandonne le métier de photographe de guerre.
Comme pour mieux tourner la page, Greg Marinovich et João Silva ont raconté l’histoire du Bang Bang Club, dans un livre éponyme adapté au cinéma par Steven Silver. Une histoire qui, née de la tourmente, s’est achevée dans la douleur.
Source : « Le Bang Bang Club: des photographes à l’épreuve des balles » de Constance Dubus, 23/05/2011
Après l’australienne Nicole Kidman, c’est la star américaine Uma Thurman qui devient la nouvelle égérie de la célèbre boisson gazeuse. Le clip et la série de photos, réalisées en studio à Los Angeles et mas dernier, sont mis en scène par David LaChapelle, le plus pop des créateurs d’images contemporain avec son univers toujours aussi baroque, flashy et pétaradant de couleurs.
La campagne comprend 4 visuels dont « Lemon » qui fait la couverture de Photo n°479, et un clip au cinema. Le chef-opérateur du clip Dion Beebe, avait remporté un Oscar pour la direction photo de « Mémoires d’une geisha » en 2006. La publicité réalisée par l’agence Fred & Farid est diffusée en Europe, et pour un an.
Monstre sacré du cinéma américain James Dean aurait fête ses 80 ans, le 8 février. Pour cette occasion une exposition « On the road… une vie programmée » de photographies lui rend hommage à la boutique Renoma. Une cinquantaine de clichés des photographes les plus courus de l’époque et de ses amis.
James Dean véritable météorite dans le cinéma des années 50 est mort à l’âge de 24 ans. Il devient en l’espace de trois films cultes (A l’Est d’Eden, La Fureur de vivre, Géant) un acteur incontournable au milieu du XXème siècle. D’une élégance rare et doté d’un charme fou il incarne aussi la rebellion et la révolte de la jeunesse dans une époque d’après guerre. Il a boulversé la vie de nombreux adolescents qui se reconnaissait en lui. Cinquante-cinq ans après sa mort le mythe se perpétue encore.
Cette exposition veut ainsi montrer les facettes moins connus du personnage. Car c’est aussi un passionné de sculpture, de peinture, de photographie et de musique. L’écrivain Jean Noël Coghe s’est occupé de cette exposition avec Renoma. Il a écrit une biographie « Jimmy the Kid » parue en 2007 . Il décrit un garçon extrêment cultivé « Même s’il était issu d’un milieu paysan, il était passionné par les arts ». James Dean a toujours eu soif de conquêtes.
Parmi ces photos, vous allez découvrir un James Dean photographe, sculpteur et musicien. Mais aussi des portaits plus intimistes pris chez lui. Une série de clichés signés des plus grands photographes de l’époque et de ses amis comme Sanford Roth, Roy Schatt ainsi qu’une sélection d’archives de Getty Images.
Il a fallu attendre longtemps pour que Steve Shapiro obtienne enfin la reconnaissance qu’il mérite. Il y a d’abord eu l’exposition de quelques unes de ses photographies chez Thierry Marlat qui présentait le travail de photojournaliste de Shapiro, notamment la campagne des primaires de Bobby Kennedy, en 1968, mais aussi les marches pour la reconnaissance des droits civiques des noirs.
Après cette première exposition, Taschen a publié les livres sur deux des plus célèbres films pour lesquels Steve Shapiro a été le photographe de plateau, The Godfather et Taxi Driver. A partir du 21 mars, A. Galerie présentera les photographies de ces deux tournages. « Pendant le tournage d’un film, » explique Shapiro, « le photographe est vu comme un accessoire. Il ne contribue pas directement à la réalisation du film, le « click » de son appareil photo peut déranger l’équipe, mais lorsque le film sort, ce sont ses images qui vont s’imprégner dans la conscience des gens et les inciter à venir voir le film. »
Robert de Niro, Taxi Driver. c Steve Shapiro
Shapiro était le photographe idéal pour travailler avec Martin Scorsese sur Taxi Driver. New Yorkais, admirateur d’Henri Cartier-Bresson, il arpentait les rues de New York depuis son adolescence, espérant capter, comme HCB, « l’instant décisif ». Il connaissait bien New York et la nuit dans la ville, dans ces années-là, des nuits dangereuses, loin du Manhattan d’aujourd’hui.
Au moment où l’on va célébrer les 35 ans du film de Martin Scorsese, l’exposition des tirages de Steve Shapiro montre comment la photographie peut enrichir le cinéma, comment l’un et l’autre sont inséparables.
Photographies de Steve Shapiro. Sur le tournage du Parrain et de Taxi Driver.
Son premier long-métrage « No man’s land », sur le conflit bosniaque fut une révélation. Une autre façon de parler de la guerre et plus particulièrement de ce conflit ethnique. Quand on lui propose le scénario de « Eyes of war », d’après le roman de Scott Anderson, Danis Tanovic accepte parce que là encore il voit l’occasion « de dépasser les seuls enjeux du film de guerre ». Une déclaration d’intention tout à fait respectée dans ce récit sur la guerre au Kurdistan que l’on découvre à travers le double regard d’un docteur kurde et d’un photographe anglais.
L’histoire : Alors qu’ils sont au Kurdistan pour couvrir les tragiques évènements qui s’y déroulent pendant les années 80, deux amis photographes se séparent. L’un, David veut rentrer au pays pour y retrouver sa femme sur le point d’accoucher. Le second, Mark, désire rester dans l’espoir de dénicher le cliché de sa carrière mais ne gagne qu’une grave blessure l’handicapant. Finalement Mark, réussi à rentrer avec un traumatisme physique mais aussi psychologique qui l’isolent de son entourage. Pendant ce temps, David n’est toujours pas rentré et ne donne pas de signe de vie…
Le FIGRA a rendu hommage cette année à Christian Poveda, réalisateur et grand reporter de nationalité française, assassiné au Salvador en septembre 2009, alors son documentaire « La vida loca » témoignage exceptionnel et explosif sur les gangs du Salvador sortait sur les écrans de cinéma en France.
Son film est une véritable plongée aux images “choc” dans la vie de ces gangs surtout connus du grand public pour leurs tatouages spectaculaires sur tout le corps, les fameux « maras ».
Christian Poveda savait parfaitement l’importance du FIGRA pour les réalisateurs et producteurs de documentaires. Assassiné le 30 septembre au Salvador, il appartient aujourd’hui au panthéon des trente-neuf journalistes qui ont payé de leur vie la passion de filmer au plus près de la réalité des faits et des hommes.
Il eût été ravi d’être là pour débattre avec le public des raisons essentielles de son investissement quatre ans durant pour mener à terme la réalisation de « La Vida Loca ». Revenu en 2001 dans le pays qui l’avait fait connaître dans les années 1980, en pleine guerre civile, il n’avait pas supporter la banalisation dans la capitale salvadorienne de la mort (10 victimes en moyenne par jour), que générait la guerre sans pitié des gangs viscéralement attachés à leur slogan « Tuer pour vivre, vire pour tuer ».
Les « Pandilleros » l’appelaient « l’Ami », tant il avait fait de sa caméra un coup de poing qui n’était que main tendue vers l’espoir d’un pacte de paix entre la « Salvatrucha » et la « 18 ». Certains chefs de gangs voulaient faire de lui leur médiateur. Mais condamnés par la majorité d’entre eux, ils l’ont précédé dans la mort.
Christian Poveda a payé de sa vie l’œuvre ultime d’un journaliste, réalisateur fidèle à des convictions, qui font l’honneur et la grandeur du métier.
S’il est bien un photographe qu’on n’attendait pas à Cannes, c’est lui. Sans doute les cinéastes ou actrices seront-ils intrigués par ce Noir à la voix caverneuse, qui arbore plusieurs bagues argentées et qui aime porter – même en été – des vêtements sombres de mauvais garçon et un béret frappé du drapeau tchétchène.
Stanley Greene est l’un des photographes de guerre les plus célèbres dans le monde. Dans le photojournalisme, son aura est grande. Ses premières images d’actualité, il les prend, en 1989, lors de la chute du mur de Berlin. Depuis, cet ancien assistant du photographe américain Eugene Smith multiplie les reportages sur des terres disloquées. Il s’est rendu pendant dix ans, illégalement, en Tchétchénie, d’où il a ramené des images et un livre mémorable, Plaie à vif (éd. Trolley, 2003), sur les douleurs d’un peuple.
Il a travaillé en Afghanistan, au Darfour, en Irak, au Rwanda. En 1993, il rapporte des images stupéfiantes du Parlement russe (la « Maison blanche »), à Moscou, investi par des insurgés et que les troupes d’Eltsine détruisent. Il s’en sort par miracle.
Ses photos sont comme coupées à la serpe, contrastées, retenues ou lyriques, pointées sur des détails, des visages, immergées dans la matière et la boue. Sa vie, il l’a racontée à la première personne dans Black Passport (éd. Textuel, 2009), qui mêle aventures sentimentales et terrain.
C’est lui qui nous a proposé de suivre le Festival de Cannes. L’idée nous a semblé incongrue. Stanley Greene n’a jamais suivi un événement aussi codifié, parfois clinquant. Le seul sujet similaire, et encore, c’est en 1986, quand il s’installe en France et qu’il devient brièvement photographe de mode. Grâce à Meredith, une conquête et belle fille qu’il avait connue à San Francisco. Elle lui dit alors: « Seigneur, si seulement tu étais riche ! ».
Stanley Greene n’est pas devenu riche. Mais c’est un obstiné, qui sait ce qu’il veut. Le voilà donc à Cannes. Sans doute pointera-t-il son objectif plus sur l’envers du festival que sur les stars lovées dans un sofa. D’un autre photographe de guerre fameux, Don McCullin, l’écrivain John Le Carré a dit que, « partout où il va, il en fait un champ de bataille ». On n’en sera sans doute pas loin.
Source : Le Monde, « Un photographe de guerre dans la bataille cannoise », Michel Guerrin, article paru dans l’édition du 14.05.10
Je ne suis pas photographe. J’ai fait des photos comme tout le monde. Des scènes familiales, des baignades. Plus tard, je me suis intéressé à la photo à cause du cinéma. J’ai utilisé des bancs-titres pour animer des photos de films ou d’archives. Mais j’y suis vraiment venu quand les appareils numériques sont entrés dans nos vies. C’est alors devenu un passe-temps, puis une passion.
Comme je pratique la marche, je me suis mis à regarder autour de moi à travers un objectif. La facilité d’utilisation, la technologie embarquée, la légèreté du matériel permettent d’apprendre avec le plaisir et les émotions que cet exercice éveille. Petit à petit, j’ai cadré, j’ai trouvé les angles, j’ai choisi mes sujets, j’ai constitué une collection.
J’ai voulu comprendre, c’est tout.
Qui dit photos, dit légendes. Les images que j’ai rassemblées m’évoquaient l’univers d’artistes que j’admire. Procédant par affinités et par associations d’idées, j’ai proposé à mes correspondants écrivains, réalisateurs, comédiens, de rêver à leur guise autour de photos choisies. À chacun d’inventer son histoire, d’y mettre sa couleur, son style. Lorsque j’ai senti que l’ensemble avait trouvé son équilibre, j’ai eu la surprise d’entreprendre, passant d’un univers à l’autre, de l’ombre aux lumières, un voyage intime qui me ressemble étrangement.
Gilles Jacob
Gilles Jacob est président du Festival de Cannes, Festival International du Film. « Livre d’or » de Gilles Jacob
Aventurier et photographe humaniste, Olivier Föllmi est l’un des plus célèbres photographes contemporains. Cité par le Time en 2007 comme l’un des 15 plus célèbres photographes du monde, c’est à partir de 1989 que la renommée de son travail photographique s’internationalise : le World Press Photo prime alors son sujet sur le fleuve gelé (en Himalaya) parmi les meilleurs reportages du monde. Il fut nominé au Visa d’or du 11ème festival international de photojournalisme avec « les forçats de l’Himalaya » et a reçu plusieurs prix et distinctions dans différents festivals.
Comment devient-t-on un photographe de renommée internationale ? Où puise-t-on cette sensibilité qui fait le regard unique, du photographe ? Le film « Föllmis’ Destiny » retrace le parcours de l’ « homme », Olivier Föllmi et de ceux qui l’entourent. De ses aventures en Himalaya, en passant par l’adoption d’enfants tibétains, les rencontres, les épreuves ont façonné son regard.
Aux côtés de ce grand homme, il y a une grande femme : Danielle Pons-Föllmi, elle aussi profondément marquée par les mêmes aventures qui ont tissé leur vie à tous les deux. D’abord spécialiste de médecine tropicale, elle s’est tournée ensuite vers la réanimation et l’anesthésie car elle se sentait capable de redonner ce souffle de vie qu’elle avait elle-même senti si fragile, plusieurs fois, aux côtés d’Olivier. Elle est aujourd’hui chercheur en sciences humaines, chemin logique d’une vie inondée de rencontres.
Ensemble, ils ont uni leur sensibilité et leur talent pour faire partager au monde les graines de sagesses qu’ils ont collectées en Himalaya. Ils ont créé une oeuvre « Sagesses de l’Humanité », qui rassemble des textes et des images pour rendre hommage à toutes les cultures du monde et surtout, pour donner à chacun d’entre nous des clés pour les comprendre.
Föllmis’ Destiny nous fait revivre, pour la première fois dans un film, les 30 ans de vie et d’aventure en Himalaya de Olivier et Danielle Föllmi. A travers leurs témoignages, on comprend comment s’est construit le regard humaniste du photographe et la vocation d’auteur de Danielle.
Véritable hommage à la rencontre, ce film est aussi un plaidoyer pour le respect et la richesse des différentes cultures, et une ode à la puissance humaine de l’aventure.
Ce film est réalisé par Céline Moulys qui a elle aussi une longue expérience himalayenne. C’est cette passion pour cette région du monde qui l’a rapprochée de ce couple et lui a permis de réaliser un film sensible, axé sur les rencontres et les témoignages des protagonistes de cette histoire de vie hors du commun.
Pour suivre toute l’actualité du film, abonnez-vous à la newsletter sur le site www.follmisdestiny.info
Le photographe américain Dennis Stock est mort le 11 janvier 2010 à Sarasota en Floride, des suites d’un cancer. Il avait 81 ans. Photographe du tout Hollywood dans les années 1950-1960, le plus emblématique de ses clichés est peut-être celui de James Dean à Times Square, pris en 1955. Le jeune homme, tête rentrée dans les épaules, marche, solitaire, une cigarette aux lèvres. Stock a contribué à créer la légende de l’acteur
Passeront devant son objectif Audrey Hepburn, Marylin Monroe, John Wayne, Marlon Brando.
A la mort de James Dean, qui était un de ses proches amis, il se consacre à une série de portraits des grandes figures du jazz : Billie Holiday, Miles Davis, Gene Krupa ou encore Duke Ellington seront immortalisés dans son recueil de photographies « Jazz Street » paru en 1960.
A la fin des années 1960, il s’intéresse à la communauté hippie de Californie, parcourant les festivals de musique, fascinés par ces «marginaux» qu’il apprend à connaître. Puis, dans les années 1970, il passe à la couleur, photographiant des paysages naturels. Ses dernières œuvres étaient, selon l’Agence Magnum qui lui consacre un porte-folio, «des fleurs à la limite de l’abstraction».
En 2007, ses photographies avaient été l’objet d’une rétrospective à Perpignan, à l’occasion du Festival International du Photojournalisme.
En parallèle à la sortie du film « Invictus », une exposition retraçant la carrière d’acteur et de réalisateur de Clint Eastwood se déroule actuellement sur les Champs Elysées.
Plus de 40 clichés pour revivre les temps forts de son oeuvre, en mettant en lumière les rôles inoubliables qu’il a interprétés et l’incroyable diversité de ses films.
« Clint Eastwood : le cinéma en liberté », du 11 janvier au 5 février 2010 à Paris, Champs Elysées.
Le réalisateur de La Vida Loca, documentaire sortit le 30 septembre au cinema a été retrouvé mort au Salvador, tué par balles, début septembre. Ce dernier trounait actuellement un second documentaire sur les gangs.
« La Vida Loca » traite du gang des Maras, construits sur le modèle des gangs de L.A, ils sévissent en Amérique Centrale. Pour la petite histoire, « Mara » est un mot provenant de l’argot salvadorien. Son sens a évolué de «groupe d’amis» à «groupe de criminels». Maradésigne, à l’origine, la fourmi légionnaire mais c’est également l’abréviation de marabunta : une migration massive et destructrice de ces fourmis chasseuses…
C’est dans les années 80 qur Poveda arrive pour la première fois au Salvador en tant que photo-reporter. En 81, il réalise son premier documentaire, mais c’est dans les années 90, après avoir quitté le photo-journalisme, qu’il décide de se consacrer exclusivement à la réalisation.
Caméra embarquée, Poveda nous ramène le quotidien d’une jeunesse sans espoir, livrée à elle-même et à la mort. Après une guerre révolutionnaire au Salvador, qui dura 15 ans, la nouvelle guerre oppose « les pauvres aux pauvres »! Désormais, on ne peut plus nier que les jeunes filmés par Poveda sont autant des meurtriers que des victimes…
Ce documentaire sur les gangs du Salvador, discret mais puissant, simple mais intelligent, prend avec la disparition de son auteur, un rayonnement médiatique encore plus important.
Il réalisa, entre autre au cours de sa carrière de réalisateur, On ne tue pas que le temps en 96 et Voyage au bout de la droite en 98. En tout il aura signé 15 documentaires avant La Vida Loca.
L’année 2010 sera peut-être la grande année de Robert Capa sur le grand écran. Le photographe d’origine hongroise est au centre de trois projets de films, qui tenteront de cerner l’homme et le photographe. Le co-fondateur de l’agence Magnum, né en 1913 à Budapest et décédé en 1954 en Indochine, a vécu une existence hors-norme, témoignant, appareil photo au poing, des grands conflits du XXe siècle, de la Guerre d’Espagne à la Guerre d’Indochine, sans oublier, bien sûr, la Seconde guerre mondiale.
Le réalisateur américain Michael Mann («Public Enemies»), ne pouvait être insensible au talent de celui qui a fait du photojournalisme un art en soi. L’auteur de «Heat» et studio Columbia Pictures ont ainsi acquis les droits pour l’adaptation cinématographique du roman «Waiting for Robert Capa» de la romancière espagnole Susana Fortes, qui a remporté de nombreux prix littéraires en terre ibérique.