Les articles de la catégorie "Le métier"

Le retour en grâce du mythique Polaroid

24 mai 2013   //   Actualité, Quel avenir ?  //  Laissez un commentaire

L’appareil photo Polaroid n’a pas encore rendu son dernier cliché. Des passionnés de l’appareil à développement instantané résistent et cherchent à le développer, face à l’immense succès de son concurrent direct : le numérique. Commercialisé à partir de 1948 par la firme Polaroid, la production de l’appareil à développement instantané a été abandonnée en 2007.

Le principe est simple : cadrez, déclenchez et attendez quelques minutes. Le tour est joué lorsque la photographie apparaît sous vos yeux.
Inventé en 1948 par Edwin H. Land, le premier appareil photo Polaroid (Polaroid 95) est mis en vente dans un grand magasin de Boston au prix de 89,75 dollars. Initialement monochrome, il est adapté à la couleur en 1963.

Face à la concurrence du numérique, le groupe Polaroid abandonne la production d’appareils à développement instantané en 2007 et fait faillite en 2008.

Contrairement à la photographie numérique où chaque détail compte, le Polaroid n’a pas le souci de la précision. Dans son format carré, il reproduit ce qu’il voit et enjolive plus qu’il ne décrit.

polaroid0

Andy Warhol était un admirateur de l’appareil à développement instantané

 © Daniel Naupold/DPA/MAXPPP

 Cette méthode de prise de vue a fait de nombreux inconditionnels, dont plusieurs figures artistiques. L’artiste Andy Warhol, le photographe Walker Evans ou encore le photographe de modePaolo Roversi en ont été de grands inconditionnels. Plus récemment, c’est la chanteuse Patti Smith que l’on a vue, armée de l’appareil photographique.

Aujourd’hui, 300 millions de vieux Polaroid seraient encore en état de marche. Cachés dans les greniers, chez des collectionneurs ou en vente sur la toile, les appareils circulent encore. L’usine Polaroid a été rachetée par des anciens employés de la firme, en 2008, aux Pays-Bas, et a relancé la production de films Polaroid sous le nom de  »The Impossible Project ».

Les fans de la photographie à développement instantané peuvent donc retrouver l’appareil mythique. Des amateurs de l’outil ont également créé le « Pola Festival », un festival de la photographie instantanée à Paris, qui s’est déroulé du 06 au 30 septembre 2012.

Le prix Pulitzer pour un pigiste de l’AFP

20 avr 2013   //   Actualité, Les prix, Pulitzer  //  Laissez un commentaire

Un pigiste de l’AFP a été distingué lundi par un prix Pulitzer, l’une des récompenses américaines les plus prestigieuses en matière de journalisme, pour une photographie de deux rebelles syriens.

Javier Manzano a reçu cette récompense pour ce que le comité Pulitzer a qualifié « d’extraordinaire photo… de deux rebelles syriens campant sur leur position dans une atmosphère tendue, éclairés par des rais de lumière filtrant à travers les impacts de balles trouant derrière eux un mur ». Javier Manzano avait lui-même proposé au Pulitzer cette image, qu’il avait prise en octobre à Alep, la plus grande ville syrienne.

pulitzer2

2013 © Javier Manzano/AFP


Né au Mexique et désormais installée à Istanbul, le photographe s’était installé aux Etats-Unis à l’âge de 18 ans. Il a notamment  beaucoup travaillé sur la frontière américano-mexicaine. Après avoir débuté sa carrière comme photographe et vidéaste pour des
journaux, il a également travaillé pour la télévision et des médias en ligne, résume le comité Pulitzer. Il a travaillé comme pigiste au Mexique et en Afghanistan et en Syrie depuis que son dernier employeur régulier, le Rocky Mountain News, a fermé ses portes en 2009.

Sa photographie a été récompensée dans la catégorie « Photographie Magazine ». Le comité a également récompensé cinq  photographes d’Associated Press pour leur couverture du conflit en Syrie, dans la catégorie « Photographie d’actualité ». En presse écrite, des journalistes du New York Times ont été récompensés dans quatre catégories différentes, aux côtés notamment de journalistes du  Wall Street Journal, du Washington Post, du Denver Post, du Star Tribune (Minneapolis), du Sun Sentinel (Floride) ou du Tampa Bay Times (Floride).

Le photographe de l’AFP Massoud Hossaini avait lui aussi reçu un prix Pulitzer en 2012 dans la catégorie « Breaking News Photography » pour la photo d’une fillette en pleurs après un attentat suicide à Kaboul en décembre 2011.

Jean-Marie Périer à la Polka galerie

james_brownLa galerie Polka présente «Rock’n’Roll», du 2 mars au 4 mai, une exposition de vingt-trois tirages photographiques issus des archives
anglo-saxonnes de Jean-Marie Périer. Photographe incontournable des années 60, Jean-Marie Périer profite de sa collaboration avec le magazine Salut les copains pour suivre les plus grands noms de la scène musicale de l’époque et être le témoin d’une société en pleine révolution.
«Rock’n’Roll» est une balade au cœur du star system des années 60. Les photographies exposées, véritable patrimoine de la scène artistique internationale, accompagnent la naissance des futures légendes du rock’n’roll: les Stones, les Beatles, Chuck Berry, Bob Dylan ou encore Stevie Wonder. Passionné de l’image et de la mise en scène, Jean-Marie Périer ose tout et réalise des photographies en couleur, langage alors peu utilisée par ses pairs, une marque de son travail, symbole d’une époque pop en mutation.
Parce qu’il développe une relation unique avec les artistes de l’époque, dont beaucoup deviendront des symboles planétaires, Jean-Marie
Périer sait pénétrer l’intimité des stars. Pendant douze ans, le photographe les suit dans leurs tournées, s’assoit à leur table, accède à leurs
appartements privés. Mick Jagger l’appelle personnellement lors de ses séjours à Paris. Alors, jeune photographe, il immortalise les folkloriques parties de poker de Keith Richards dans le Boeing très personnalisé du groupe. Il capte les longues heures d’attente des Beatles, coincés dans des hôtels entre deux concerts. Certaines photographies présentées sont devenues des images icônes comme la «Porte rouge» des Beatles ou le portrait de James Brown à côté de son jet privé.

Témoin de ces moments uniques, l’artiste se souvient de cette époque «où la liberté de photographier était une évidence. Un droit». Aujourd’hui, aucun photographe ne pourrait se targuer de prendre les mêmes images: «Autrefois rien n’était sérieux, tout était possible.»

A la Polka galerie

Cour de Venise- 12 rue Saint-Gilles 75003 Paris

Jusqu’au 2 mai 2013

Le World Press Photo attribué à Paul Hansen

15 fév 2013   //   Actualité, World Press Photo  //  Laissez un commentaire

Le jury du World Press Photo a attribué, vendredi 15 février, ce prix, le plus prestigieux du photojournalisme, à une image prise à Gaza par le Suédois Paul Hansen.

la-photographie-du-suedois-paul-hansen

Funérailles, des hommes transportant les cadavres de deux enfants à Gaza. (Photo Paul Hansen. AFP)

Le cliché de Paul Hansen, publié par le quotidien suédois Dagens Nyheter a été pris le 20 novembre 2012 dans les rues de Gaza. Il montre un groupe d’hommes transportant les cadavres de leurs deux neveux, tués à l’âge de deux et trois ans dans la destruction de leur maison par un missile israélien, vers la mosquée pour la cérémonie funéraire.

«La force de cette photo est dans le contraste entre la colère et la souffrance des adultes par rapport à l’innoncence des enfants», a déclaré Mayu Mohanna, un membre du jury, cité dans un communiqué : «c’est une photo que je n’oublierai pas».

Selon le président du jury, Santiago Lyon, de l’agence Associated Press : « Une bonne image doit frapper l’esprit, l’estomac ou le cœur. Et certaines, comme celles-ci, sont capable de frapper les trois à la fois. »

La photo… une passion française en plein essor

9 fév 2013   //   Actualité, Le métier, Quel avenir ?  //  1 commentaire

Les Français aiment prendre des photos mais aussi en acheter. Le nombre de photos ne cesse d’augmenter chaque année. En 2012, numérique oblige, ce sont plus de 4 000 photos qui ont été prises, par personne, en France contre seulement 72 il y a 20 ans… On estime entre 600 et 850 milliards le nombre de photos qui ont été prises dans le monde en 2012.

Les Français aiment de plus en plus en plus la photo, tout simplement parce que les moyens d’en faire se sont multipliés, que ce soit avec les smartphones ou les appareils photo numériques.

En France, près de 5,5 millions d’appareils photo sont vendus chaque année et plus de 70% des ménages en possèdent un. Les réseaux sociaux y sont également pour quelque chose, puisque près de 7 milliards de photos sont postées sur Facebook chaque mois dans le monde…

Le boom de la photo numérique n’a pas pour autant tué la photo papier, comme beaucoup l’avaient prédit. Au contraire, de nouveaux types de galeries se sont créées pour répondre à la demande de photographies d’art.

Reportage : D. Wolfromm, J-C. Guichard, L. Marques, K. Annette 

Le photoreporter Alessio Romenzi reçoit le prix Lucas Dolega

25 jan 2013   //   Alessio Romenzi, Les prix  //  Laissez un commentaire
Le Prix Lucas Dolega, porté par Nikon, a été remis au photoreporter Alessio Romenzi lors d’une cérémonie à la Mairie de Paris, en présence de Bertrand Delanoë, des représentants de l’association Lucas Dolega et de nombreux photographes professionnels. Alessio Romenzi s’est vu remettre une dotation en matériel photo Nikon d’une valeur totale de 10 000 euros ( un Nikon D800, un objectif et un chèque de 6800 euros). C’est pour son reportage sur le terrain en Syrie qu’il a été récompensé. Le reportage s’intitule « surviving Syria ». Son travail sur la Syrie, où il s’est rendu plusieurs fois, fait partie d’une étude plus vaste sur les révolutions du « printemps arabe ».

 

NIKON D4

Photo : Alessio Romenzi.

Le Prix photo Lucas Dolega est organisé par l’association éponyme pour rendre hommage au photoreporter franco-allemand mort à 32 ans le 17 janvier 2011 à Tunis alors qu’il couvrait la « Révolution du Jasmin ». Ce prix à pour objet de soutenir les photographes qui exercent leur activité dans des conditions souvent difficiles et sur des zones dangereuses pour assurer la diffusion d’une information libre et indépendante. Il récompense un photographe qui par son engagement personnel, son implication sur le terrain, ses prises de position et la qualité de son travail, témoigne de son attachement à la liberté d’expression.

NIKON D4

Photo : Alessio Romenzi.

Les participants à ce concours photo devaient présenter un reportage photo centré sur un conflit, que ce soit une guerre civile, militaire, des émeutes, des attentats, etc. ou d’une catastrophe naturelle ou sanitaire, et de leurs conséquences pour les populations civiles.

Alessio Romenzi est photographe depuis 2005 et a travaillé pour l’AFP, l’ONU ou encore la Croix Rouge. Il est représenté par l’agence Corbis. Il a été publié dans des journaux de renom comme le New York Times, le Washington Post, Le Monde, Der Spiegel, etc.

100 photos de Sam Shaw pour la liberté de la presse

Sam Shaw débuta sa carrière dans les années quarante via une série de documentaires qui illustraient les Etats-Unis. Par la suite il s’est inséré dans l’univers du cinéma, grâce à son portrait de Marlon Brando dans « Un tramway nommé désir ». Un milieu qui affectionne et qu’il ne quittera plus. Au début des années 50, il rencontre celle qui deviendra sa « muse » : Marilyn Monroe. Fasciné par cette femme, il la suivra durant toute sa carrière et capturera des clichés de la star qui sont désormais mythiques. Lorsqu’il était conseiller de Billy Wilder dans le film « The Seven Year Itch », c’est Sam Shaw qui soufflera l’idée de la jupe flottante et de l’air chaud sur Lexington Avenue. On connait aujourd’hui l’impact et la renommé que cette photographie a acquise. A côté de Monroe, le photographe cinéphile a tiré le portrait de nombreuses figures Hollywoodiennes des ces années là. Il est qualifié aujourd’hui de véritable référence en matière de culture cinématographique et photographique de cette grande époque.

thumb

Marilyn in Central Park, New York By Sam Shaw 1957

© 1940-2012 Sam Shaw Inc. / Shaw Family Archives / Roger-Viollet

Les clichés de Sam Shaw ont longtemps figuré en Une de Life et de Look. Il est vrai que le photographe a immortalisé tout ce que Hollywood comptait de stars dans les années 1950 et 1960. Ingrid Bergman, Elizabeth Taylor, Sophia Loren, Audrey Hepburn, Marlon Brando, John Cassavetes, Anthony Quinn ou encore Woody Allen. Adepte des prises sur le vif, spontanées, naturelles, Sam Shaw fait pénétrer le lecteur dans les coulisses de la création cinématographique.

1192542_100-photos-de-sam-shaw-pour-la-liberte-de-la-presse

Sophia Loren en répétition, Orgueil et passion, réalisé par Stanley Kramer, Espagne, 1957.

© 1940-2012 Sam Shaw Inc. / Shaw Family Archives / Roger-Viollet

 

« 100 Photos de Sam Shaw pour la liberté de la presse », aux éditions Reporters sans frontières, 9,90 €.

Pour le commander cliquez ici

Marco Longari, photographe de l’année 2012 pour « Time »

21 déc 2012   //   Les prix, Marco Longari  //  Laissez un commentaire

Le prestigieux magazine américain Time a désigné jeudi Marco Longari, de l’Agence France-Presse (AFP), meilleur photographe d’agence 2012. Cette distinction attribuée chaque année n’est pas dotée d’un prix mais salue la production d’un photographe.

Des printemps arabes à la dernière incursion israélienne à Gaza en passant par la guerre en Georgie, Marco Longari a couvert pour l’AFP les principaux conflits de ces dernières années.

4961676

Opposés à la police antiémeute, certains manifestants égyptiens improvisent des tenues de protection avec trois fois rien. L’image est à la fois insolite et triste… (AFP PHOTO/MARCO LONGARI)

Le travail de cet Italien de 47 ans, responsable photo au bureau de l’AFP à Jérusalem depuis 2007, a été remarqué parmi les photographies d’autres références du métier, comme Goran Tomasevic de l’agence Reuters ou Manu Brabo d’Associated Press. «C’est en 2012 au Moyen-Orient que son travail est passé de remarquable à indispensable. Son travail est essentiel à la compréhension des bouleversements de la région durant cette période», écrit Time.

«Je ne participe pas aux prix photo car je suis quelqu’un qui raconte des histoires, pas un compétiteur», a déclaré Marco Longari. «C’est la victoire d’une certaine vision de la photographie que Patrick Baz (responsable régional de la photo au Moyen-Orient pour l’AFP, ndlr) a autorisée, en me permettant de travailler avec mon style», a-t-il ajouté.

«Dans les photos, je pense qu’il faut un point de vue d’auteur, plus personnel, plus engagé. C’est ça que les journaux et les magazines recherchent», a estimé Marco Longari. «Sur un événement, il faut trouver un parcours de narration à l’image qui raconte la vie au quotidien, à ce moment-là de l’humanité. Même si ce n’est pas facile et que cela prend beaucoup de temps», a-t-il conclu.

4961688

Alep, en Syrie, le 14 septembre. « Je me trouve à un checkpoint rebelle lorsque je vois ce civil, un monsieur très distingué, s’approcher d’une zone où un sniper du régime tire à vue. L’homme traverse en courant, sacs de course à la main. (AFP PHOTO/MARCO LONGARI)

(Source : AFP)

Marc Riboud remporte le prix Nadar 2012

12 déc 2012   //   Les prix, Marc Riboud  //  Laissez un commentaire

Le Prix Nadar 2012 des Gens d’Images a été attribué à l’ouvrage « Vers l’Orient » du photographe Marc Riboud publié par les Editions Xavier Barral. Ce coffret contient les plus belles photographies prises lors du long voyage du photographe entre 1955 et 1958 à travers sept pays. Un parcours qui l’a conduit de la Turquie, à l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Inde, la Chine puis le Japon.

 

riboud

 Vers l’Orient, coffret de cinq ouvrages, est un véritable carnet de notes visuelles réunissant les plus belles photographies prises lors de ce voyage entrepris pour rejoindre initialement Calcutta.

Comme beaucoup d’autres avant lui, Marc Riboud a eu besoin de partir, de quitter la France, sa famille et la reconstruction de l’après-guerre. Âgé de 30 ans, ingénieur de formation, il achète la vieille Land Rover de George Rodger et se met en route au printemps 1955.

Désireux de découvrir ces civilisations millénaires, il s’arrête d’abord à Istanbul, avant de poursuivre son chemin par les admirables paysages de Cappadoce et d’Anatolie. Il traverse la Perse pour rejoindre l’Afghanistan et ses zones tribales, comme l’avait fait peu de temps avant lui Nicolas Bouvier.

En 1956, il arrive en Inde, sa destination initiale, qu’il sillonne pendant près d’une année : Calcutta, Bombay, Delhi, Darjeeling, le Rajasthan, Bénarès jusqu’au Népal. C’est de là qu’il entre en Chine communiste, où il est l’un des rares Occidentaux à obtenir un visa. Il termine son « Grand Tour » au Japon en 1958, alors en pleine reconstruction après la guerre et en pleine mutation sociétale. De retour en France, Marc Riboud ramène des milliers de photographies, traces de ces cultures ancestrales, que l’on retrouve partout, dans les monuments, les gestes, la beauté des femmes, l’hospitalité des gens, le temps qui n’est pas compté. Ceux qui connaissent l’Orient d’aujourd’hui découvriront peut-être dans ces photos réalisées il y a près de soixante ans ce qui reste quand tout semble changer, et, derrière l’occidentalisation grandissante, le fil caché de l’intemporalité.

Le Prix Nadar récompense chaque année depuis 1955 un livre consacré à la photographie ancienne ou contemporaine édité en France au cours de l’année. Il n’est pas doté. Le jury, présidé par Agnès Sire, directrice de la Fondation Henri Cartier-Bresson, était composé de personnalités appartenant aux diverses professions impliquées dans la réalisation, la production, la critique et l’édition de photographies.

Pour commander le coffret cliquez ici

Keith Richards : L’album rock d’une vie

Après avoir publié une biographie vendue à des millions d’exemplaires, le célèbre guitariste des Rolling Stones Keith Richards publie un livre qui compile plus de 150 photographies de lui, intitulé Keith Richards – L’album rock d’une vie.  Se voulant exhaustif, le livre comprend des clichés pris dans divers contextes : sur scène, en studio, dans les coulisses ou encore dans l’intimité. Pour accompagner les nombreuses photographies, Bill Milkowski, critique jazz new-yorkais mordu de rock n’roll, a écrit les textes parsemés dans l’ouvrage.

 

Pour la commander c’est ici

Le Herald Tribune vend ses photographies

10 nov 2012   //   Le métier, Quel avenir ?  //  Laissez un commentaire

Est-ce un nouveau marché pour le photojournalisme? Jusque-là, ce domaine était encore en marge des enchères. Mais les mutations profondes de la presse et les bouleversements techniques de diffusion de l’image avec le passage au tout-numérique ont relancé l’intérêt pour cette création. En témoignent des manifestations comme Visa pour l’image à Perpignan ou des prix comme celui de Carmignac Gestion. La crise financière qui frappe la presse écrite n’est pas étrangère au fait que l’ International Herald Tribuneveuille se séparer de ses archives photographiques. Sous prétexte de célébrer son 125e anniversaire, ce titre mythique vend son trésor de guerre. Soit plus de 500.000 clichés recensés par Viviane Esders, au moment où la rédaction a quitté l’immeuble de Neuilly pour Levallois. «Personne n’avait étudié ces archives qui sont la mémoire de la maison depuis 1887», ­explique l’experte parisienne. Cette dernière a travaillé plus d’un an pour ouvrir une après une les enveloppes contenant les clichés disposés sur des rayonnages. Le nom de chaque personnalité, célèbre ou pas, y était inscrit soigneusement.

Pour l’heure, c’est une première vente à Drouot, sous le marteau de Yann Le Mouël, avec 2500 tirages d’époque regroupés en trois cents lots. La plupart sont uniques et ont encore leur marque de cadrage pour la publication. Estimé modestement de 320.000 à 400.000 €, cet ensemble inédit retrace toute l’histoire du XXe siècle et, en particulier, celle des relations politiques, diplomatiques, sociales et culturelles entre les États-Unis et l’Europe. Le Cercle France-Amériques à Paris accueille, jusqu’au 13 novembre, une sélection de 125 images emblématiques. Impossible de ne pas être attiré vers les icônes que sont John et Jackie Kennedy le jour de leur mariage, le 12 septembre 1953 (5000 à 5500 €), le général de Gaulle, lors de l’appel de juin 1940 à la BBC (2000 à 2500 €), Mao saluant la foule lors du 14e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 10 septembre 1963 (3000 à 4000 €) ou Nixon les bras levés au ciel sur les Champs-Élysées en 1969 (3000 à 3500 €). À leurs côtés, figurent aussi quelques monstres sacrés de la scène artistique: Jean Cocteau, Igor Stravinsky, Cary Grant, John Lennon, Jean Seberg, Alberto Giacometti,Yves Saint Laurent et la mythique Marylin.

Créé à Paris en 1887 par le légendaire journaliste américain James Gordon Bennett senior, le quotidien est d’abord destiné aux Américains expatriés. Il s’appelle alors le New York Herald Tribunepour être l’édition internationale du grand quotidien New York Herald, créé et développé par le même Bennett. Jusqu’en 1947, ce sont les «goldensyears» du journal. LeHerald réunit une communauté d’écrivains, d’éditeurs et d’artistes légendaires qui contribuent au renforcement de sa réputation. En 1944, il offre pour la première fois une page entière pour publier les tribunes et les lettres d’opinion de ses lecteurs. À la suite de l’arrêt de l’édition new-yorkaise en 1966, l’édition internationale fut reprise par le Washington Post et le New York Times qui le rebaptisèrent International Herald Tribune. Depuis 2003, la New York Times Company est son actionnaire unique.

Ronald Reagan à la Maison-Blanche, 1986. De 1000 à 1200 €. Crédits photo : ©John McDonnell/Washington Post

Cette vente qui sera suivie par plusieurs dispersions au cours de l’année 2013 donne des idées à d’autres patrons de presse. On vient d’apprendre que le célèbre National Geographic, inspirateur des photographes de voyages depuis plusieurs décennies, va aussi mettre aux enchères son fonds photographique. La vente orchestrée par Christie’s, le 6 décembre, à New York, devrait rapporter 3 millions de dollars. Le produit devrait aller dans un programme de soutien aux jeunes photographes.

Ce nouveau marché de la photographie de presse suscite de nombreuses questions. En 2000 déjà, l’exposition des archives photo du New York Timesdans le cadre du salon Paris Photo avait fait du bruit dans le monde de la photographie. L’Agence Magnum s’était formellement opposée à la mise en vente de clichés d’Elliott Erwitt ou de Henri Cartier-Bresson arguant du fait que ces tirages avaient été mis à disposition du journal pour une utilisation spécifique. En aucun cas, le New York Times n’était propriétaire de ces tirages. Il est vrai que la législation française en matière de droits d’auteurs est particulière depuis la promulgation de la loi Lang en 1986. En France, le photographe reste propriétaire de son œuvre, fût-elle réalisée en commande pour la presse.

On s’interroge ainsi sur le devenir des archives de France Soir récemment mises sur le marché. En octobre dernier, un entrepreneur du secteur immobilier, Patrice Heaulme, s’était porté acquéreur pour 11.000 € du fonds photographique postérieur aux années 1980, reliquat de ce qui n’avait pas été récupéré en 1987 par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Depuis, plusieurs agences auraient réclamé leurs clichés.

Pour la dispersion par le Herald Tribune des tirages d’agence de presse, l’expert Viviane Esders s’est assurée que chaque agence photo avait été consultée pour obtenir l’autorisation de procéder à leurs ventes. Certaines ont refusé comme l’Agence France Presse, d’autres ont accepté comme Associated Press. Une question de législation? En attendant, difficile de savoir si les auteurs de ces photographies ou leurs ayants droit percevront quelque chose sur la vente de leurs tirages.

Mort de Wilhelm Brasse, ancien prisonnier et photographe d’Auschwitz

25 oct 2012   //   Hommage, Le métier  //  Laissez un commentaire

Sur ordre des autorités, Wilhelm Brasse, ancien détenu du camp d’extermination nazi d’Auschwitz-Birkenau, avait pris en photo des dizaines de milliers de ses compagnons. Il s’est éteint mardi à 95 ans à Zywiec, dans le sud de la Pologne.

Wilhelm Brasse a également fourni des documents sur les expérimentations pseudo-médicales du docteur Josef Mengele et d’Eduard Wirths, médecin en chef SS d’Auschwitz-Birkenau.

Né le 3 décembre 1917, il a travaillé dans sa jeunesse comme photographe dans le sud de la Pologne. Après le début de la Seconde Guerre mondiale, malgré ses origines autrichiennes, il a refusé de signer la « Volksliste », signifiant le ralliement à l’occupant allemand, et a rejoint l’armée polonaise. Arrêté par les Allemands lors d’une tentative de passage de la frontière hongroise en 1940, il a été envoyé dans le camp d’Auschwitz-Birkenau. Il y reçoit le numéro de prisonnier 3.444.

En janvier 1941, sur l’ordre de Rudolf Höss, le commandant du camp d’Auschwitz où furent exterminées environ 1,1 million de personnes, dont un million de Juifs, une cellule d’identification de prisonniers, la Erkennungsdienst, est créée. Brasse y est affecté dès février avec sept autres détenus. Leur travail consistait surtout à prendre en photo les nouveaux prisonniers.

« Sauf ceux envoyés directement dans les chambres à gaz », a-t-il déclaré à l’AFP en 2009. « En une nuit, on m’a ordonné de photographier 1.100 déportés du camp de Drancy en France », a-t-il alors ajouté. « J’étais le seul photographe professionnel de l’unité. Les Allemands avaient besoin de moi et cela m’a permis de survivre. » Le musée du camp conserve quelque 39.000 photos dont Brasse est l’auteur.

Le 17 janvier 1945, à l’approche de l’Armée Rouge, on lui a ordonné de tout détruire. Le photographe a tout de même réussi à sauver une partie des négatifs. Après l’évacuation du camp, il fut envoyé dans les camps de Mauthausen, de Melk et d’Ebensee en Autriche où il fut libéré par les troupes américaines.

Wilhelm Brasse n’a plus retouché à une caméra après la guerre. Il sera inhumé dans le cimetière de Zywiec.

Prix Bayeux 2012

26 sept 2012   //   Alessio Romenzi, Prix de Bayeux  //  Laissez un commentaire

Au-delà des travaux du jury et de la remise des prix, le Prix Bayeux-Calvados c’est aussi une semaine de rendez-vous autour de l’actualité internationale.

Échanges, témoignages, décryptage de l’actualité avec ceux qui la couvrent au quotidien, fenêtre ouverte sur un monde en perpétuelle turbulence, c’est cet « arrêt sur images » que propose chaque année Les Rencontres du Prix Bayeux-Calvados à travers des expositions inédites, un salon du livre, des forum-médias, des soirées débats, des projections de documentaires, des opérations tournées vers les jeunes…

Des expositions inédites, produites pour le Prix Bayeux-Calvados

Karim Ben Khelifa “Portraits des ennemis”
Un face à face de portraits de combattants de chaque côté de la ligne de front (Sud Soudan, Inde/Cachemire, Israël/Palestine).

“Bosnia, 1992-1995”, Exposition collective à l’occasion du 20e anniversaire de la guerre.
L’exposition présentera une quarantaine d’images de photographes ayant contribué au livre “Bosnia 1992-1995”, dirigé par Jon Jones (éditeur photo), Gary Knight (production, avec Ziyah Gafic) et Rémy Ourdan (éditeur texte). Le livre rassemble plus de cinquante photographes et journalistes bosniens et étrangers.

Jérôme Sessini – Magnum Photos “The wrong side”
Après de nombreux reportages sur la guerre des cartels de la drogue au Mexique, un ouvrage à paraître en septembre “The wrong side” rassemble l’ensemble du travail de Jérôme Sessini sur la situation de violence et la manière dont les Mexicains vivent dans les villes les plus dangereuses du Mexicains vivent dans les villes les plus dangereuses du pays.

Syrie, un peuple sacrifié
Exposition en extérieur dans la Ville de Bayeux. Regard croisés de quatre reporters qui ont couvert l’actualité en Syrie :
Rodrigo Adb (AP), Mani, Alessio Romenzi (Corbis) et Laurent Van der Stockt.

La Maison des Journalistes a 10 ans
Pour cet anniversaire, « L’Exil » est mis en images par 40 dessinateurs du monde entier.

Zoom et décryptage : Somalie, Syrie, retour sur la Bosnie Des soirées pour aborder l’actualité internationale différemment :
Retour sur le siège de Sarajevo, les réalités de la guerre à travers le film d’Angelina Jolie “Au pays du sang et du miel”, et le témoignage de Rémy Ourdan (Le Monde).
“Somalie, l’air de la paix” en partenariat avec Arte reportage. Projection d’un documentaire inédit réalisé par Thomas Dandois (Camicas Productions) suivie d’un débat animé par Didier François (Europe 1).
Soirée grands reporters “Syrie : zone interdite”, animée et préparée par Jean-Marc Four (France Culture) en présence de ceux qui couvrent le conflit au plus prés, notamment Javier Espinosa (El Mundo), Mani (photographe indépendant)…

Salon du livre – Témoignages
Des grands noms du reportage seront présents à la rencontre du public : Hervé Ghesquière, Patrick Chauvel, Edith Bouvier, Christophe Boltanski, Benjamin Barthe, Tomas Van Houtryve, Sara Daniel, Régis Le Sommier, Jean-Marie Quemener, Bernard Lebrun, Mouhssine Ennaimi, …

Place aux documentaires, le dimanche
Quatre documentaires exceptionnels proposés en accès libre au public : “5 Broken Cameras” : l’histoire d’Emad Burnat, cinéaste palestinien autodidacte, qui se documente contre le Mur israélien en cours de construction dans son village. Des images exceptionnelles et inédites du Bahreïn avec “Bahreïn, plongée dans un pays interdit”, réalisé par Stéphanie Lamorré, une co-production Premières Lignes – Arte France. La guerre sans merci de la production d’or en Colombie : “Pour tout l’or de la Colombie” réalisé par Pascale Mariani et Roméo Langlois. “À la une du New York Times” : immersion dans le quotidien d’une institution de la presse internationale.

 

40 ans de photojournalisme – Génération Sipa

18 sept 2012   //   Hommage, Sipa  //  Laissez un commentaire

SIPA revient sur 40 ans de photojournalisme à un moment où la profession perd de sa superbe. A l’ère du numérique et à l’époque où chaque amateur produit des quantités impressionnantes d’images du monde entier, ce livre veut revenir sur toute une époque et une profession, peut être plongée dans un mal-être profond.

L’agence SIPA Press est une agence de photojournalisme crée en 1973 par le journaliste et reporter turc Gökşin Sipahioğlu. Il couvre personnellement les événements de Mai 68, ce qui lui donne l’occasion de venir en France.

C’est en 1969 que Gökşin Sipahioğlu monte sa propre agence dans un studio de 16m² sur les Champs-Elysées loué à Fernand Raynaud. Il développe les films argentiques dans les toilettes. SIPA vient de son propre nom de famille. C’est seulement en 1973 que naît officiellement l’agence SIPA Press. Mais cela n’empêche pas les problèmes logistiques, l’agence s’installe rue de Berri, où en cas de panne de courant, Gökşin Sipahioğlu fait tirer des rallonges pour brancher les agrandisseurs dessus, et les machines à écrire sont installées dans le couloir !

La période faste de l’agence se situe entre 1975 et 2000, les photos de l’agence sont omniprésentes à la une de Paris-Match, VSD et du Figaro Magazine. Il est l’homme des bons coups. Par exemple lors de l’invasion de Chypre il a l’idée de distribuer 150 appareils photo jetables aux soldats de l’armée turque pour récupérer des images du cœur de l’action.

En 1989 l’agence prend place dans 8.000m² au boulevard Murat à Paris. Gökşin Sipahioğlu est décédé en octobre dernier.

Ce livre permet de retrouver un pan de l’histoire du photojournalisme avec par exemple des images de l’IRA en 1971 par Sylvain Julienne. Lech Walesa en 1982 par Wojtek Laski, Yasser Arafat en 1983, le terroriste Carlos à l’aéroport d’Alger en 1975 par Nik Wheeler. Mais aussi des images de la Lybie en 2011 prises par Onur Coban, ou encore des images de l’attentat du 11 septembre en 2001 par Bill Biggart.

Une belle manière de rendre hommage à une profession entière et aussi une manière de garder une trace de l’histoire qui file devant nos yeux.

 

40 ans de photojournalisme – Génération Sipa
De Michel Setboun et Sylvie Dauvillier
Création graphique et mise en page : Grégory Bricout
© 2012, Éditions de La Martinière
239 pages – 39 euros

Pour le commander cliquez ici

Photojournalisme : émotion et gravité à la 24e édition du festival Visa pour l’Image

4 sept 2012   //   Visa pour l'image  //  Laissez un commentaire

Rendez-vous annuel des professionnels de la photo de presse, le festival Visa pour l’Image a démarré samedi dernier à Perpignan. Cette 24e édition met notamment l’accent sur le conflit en Syrie où trente-cinq journalistes sont morts depuis le début de l’année. Près d’une trentaine d’expositions spécifiques propose pendant quinze jours au visiteur un regard aigu et original sur le monde tel qu’il va.

L’onde de choc grecque, les violences au Nigeria, les mariages forcés en Afrique et en Asie, la prison de Guantanamo, telles sont quelques-unes des expositions marquantes du 24e festival Visa pour l’Image qui se tient à Perpignan jusqu’au 16 septembre. Fondé en 1989 par le journaliste et directeur photo Jean-François Leroy qui en est toujours le directeur, Visa pour l’Image s’est rapidement imposé comme la manifestation de référence dans le domaine de la photo de presse, permettant à des photojournalistes du monde entier de montrer et d’expliquer leur travail à un public de plus en plus nombreux (plus de 200 000 visiteurs l’an dernier).

Deux soldats de la garde rapprochée du vice-président nigérian Namadi Sambo font démonstration de leurs compétences, près de sa résidence à Kaduna. Avril 2012. Bénédicte Kurzen

Le Festival permet aussi aux professionnels de se rencontrer, d’échanger, de monter des projets. Et il sert également de tremplin aux photographes les plus prometteurs. Ce fut le cas pour Rémi Ochlik, le reporter-photographe français tué à Homs en Syrie le 22 février à l’age de 28 ans (1). Jean-François Leroy avait repéré le jeune talent dès 2004 pour un reportage sur Haïti et dont le travail fait cette année l’objet d’une rétrospective sobrement intitulée 2004-2012. Les dangers encourus par les photojournalistes et reporters d’image sur le terrain s’inscriront à nouveau en filigrane dans le programme de cette édition 2012, neuf professionnels et vingt-six citoyens-journalistes ayant trouvé la mort sur le sol syrien depuis le début de l’année, selon le bilan dressé par Reporters sans frontières sur son site.

Hors des théâtres de conflits, l’actualité se décline également sous tous ses aspects à Perpignan à travers la politique, le sport, la culture et l’insolite. A signaler aussi plusieurs rétrospectives : une histoire de la Syrie de 1920 à nos jours, les conflits dans l’ex-Yougoslavie vingt ans après la guerre en Bosnie, les 50 ans de l’indépendance de l’Algérie ainsi que le centenaire du Titanic. Comme chaque année, des prix seront remis dans différentes catégories par un jury composé des directeurs photo de certains des plus grand quotidiens et magazines de la planète. Le webdocumentaire sont également à l’honneur, un mode d’expression encouragé depuis quatre ans par le prix France 24-RFI qui sera décerné mercredi soir 5 septembre.

(1) La journaliste américaine Mary Colvin du Sunday Times de Londres a également été tuée lors de cette attaque dans le quartier de Baba Amr.

Soucre : www.rfi.fr ; Christophe Carmarans

Plus d’infos sur www.visapourlimage.com

 

Pages :123456»

Inscription newsletter

Nous contacter

Mots clés

afghane afghanistan afrique arabe capa cartier-bresson chine cinema conflits congo crise femmes festival guerre haïti inde irak iran japon liban libye life magnum mccurry MEP New-York noir et blanc paris paris match patrick chauvel perpignan peuple Reza rock rsf rémi ochlik sipa Stanley Greene syrie tchetchenie time tunisie vietnam visa world press photo Actualité (14)
Alessio Romenzi (2)
Boulat (1)
CARE International (1)
Catalina Martin-Chico (3)
Chris Jordan (1)
Chris Killip (1)
Christian Poveda (3)
David Burnett (1)
David LaChapelle (1)
Dennis Stock (1)
Don Mc Cullin (2)
Dorothea Lange (1)
Elliot Erwitt (3)
Ethan Levitas (1)
Eugène Richards (2)
Gamma (2)
Gilles Caron (1)
Ground Zero (1)
Hans Silvester (3)
Henri Cartier-Bresson (3)
Henri Huet (2)
Hobo by L'Equipe (1)
Hommage (10)
Hondros Chris (1)
Izis (1)
James Nachtwey (2)
Jane Evelyn Atwood (4)
Jodi Bieber (1)
Joel Meyerowitz (1)
Johann Soussi (3)
Julian Schnabel (1)
Jürgen Schadeberg (1)
La musique en photo (9)
La photo au cinema (15)
La révolution arabe (7)
La revue 6 mois (6)
La série derrière l'objectif (3)
Larry Burrows (1)
Le Bang Bang Club (1)
Le métier (24)
Les album RSF (10)
Les beaux livres (29)
Les enjeux (2)
Les expos (115)
Les Guérill’Ados de l’ELN (1)
Les livres (39)
Les poches (1)
Les prix (9)
Les rencontres (4)
Lewis Hine (2)
Lisette Model (1)
Luca Gonzaga (1)
Lucas Mebrouk Dolega (1)
Lynsey Addario (1)
Magnum (6)
Marc Riboud (5)
Marco Longari (1)
Martin Parr (1)
Nick Brandt (1)
Olivier Föllmi (2)
Paolo Pellegrin (3)
Paris (1)
Patrick Chauvel (10)
photos envoyées en orbite autour de la Terre (1)
Prix Canon féminin (1)
Prix de Bayeux (3)
Pulitzer (3)
Quel avenir ? (14)
Raymond Depardon (1)
Rémi Ochlik (7)
René Burri (1)
Reportages (14)
Reporters (8)
Reza (4)
Robert Capa (4)
Robert Doisneau (3)
Rückblende (1)
Sabine Weiss (1)
Sarah Caron (1)
Sipa (3)
Stanley Greene (6)
Stephen Dupont (2)
Steve McCurry (2)
Steve Shapiro (1)
Sygma (2)
Tim Hetherington (4)
Titouan Lamazou (1)
Un album nazi refait surface (1)
Une photo, une histoire (17)
une ville en accéléré (1)
Visa pour l'image (4)
Weitzman Yonathan (1)
Wiedenhöfer kai (1)
Willy Ronis (1)
World Press Photo (8)
Yan Morvan (1)
Yann Arthus Bertrand (1)
Yuri Kozyrev (4)

WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck and Luke Morton requires Flash Player 9 or better.

@ArretsurleMonde

Nous contacter

Photos Agencies