Henri Cartier- Bresson au Centre national d’art vivant de Tunis
Co-fondateur, en 1947, de la prestigieuse agence coopérative Magnum Photos, Henri Cartier-Bresson (1908-2004) a parcouru le XXe siècle d’un oeil lucide et humaniste. Formé au double regard des peintres, qu’il ne cessera, toute sa vie, de fréquenter (Matisse, Picasso, Braque, Rouault…), et du cinéma (Paul Strand, Jacques Becker, Jean Renoir), c’est en photographe de « l’instant décisif » qu’il choisira de témoigner, de l’Afrique des années 30 à l’Espagne républicaine, de la Libération de Paris à l’Inde de Gandhi, en Union Soviétique ou en France, et de Bali à Mexico ou New York, d’une présence photographique qui est, avant tout, une manière d’être au monde.
» Photographier: c’est mettre sur la même ligne de mire la tête, l’oeil et le coeur. »
« L’oeil du siècle » est exposé pour la première fois, ce printemps, à Tunis, au Centre National d’Art Vivant de Tunis et dans tout l’espace public de la ville. Réalisée grâce au soutien de notre partenaire Vision +, une galerie de plein air propose en effet au public tunisois de découvrir, en accompagnement de l’exposition, 6 grandes photographies de Henri Cartier-Bresson dans le réseau de transport public de la ville de Tunis. Un dispositif inédit pour mettre l’art et la culture à la portée du plus grand nombre.
C’est sans doute la plus belle leçon de regard sur l’autre que pouvait nous offrir ce photographe curieux, généreux et tolérant, qui n’a cessé, toute sa vie, de promener avec lui son appareil photographique, « l’instrument de l’intuition et de la spontanéité, le maître de l’instant ».

Un concours de photographie sera lancé à partir de cet évènement. Capter un regard d’un enfant ou d’un citoyen tunisien découvrant pour la première fois les images du photographe français Henri Cartier-Bresson sera l’objet du concours.
Après sélection une exposition sera organisée au Centre National d’Art Vivant de Tunis. Les photographies de Henri Cartier-Bresson seront exposées dans l’espace public à partir du 30 mars 2013.
Marc Garanger, photographe et capteur de mondes
Le centre d’art contemporain de Dreux, l’Ar[T]senal, donne carte blanche au photographe et cinéaste, Marc Garanger. Passionné des hommes et de la nature il sillonne les territoires lointains depuis son adolescence. L’exposition intitulée « Chemin Faisant » riche d’un fonds de 200 photos est à contempler jusqu’au 14 avril 2013.
Faiseur d’images et d’histoire, Marc Garanger est tombé dans la photo alors qu’il sortait à peine de l’enfance. Il acquiert son premier appareil photo un vieux Folding 6X9 de 1935 (son année de naissance) à 15 ans puis reçoit de son père un Foca 35 mm à 17 ans. Dès lors il tombe amoureux de tout ce qu’il perçoit à travers l’objectif.
« Marc Garanger, un regard amoureux » à l’Ar[T]senal de Dreux © Marc Garanger
En 1960 il part en Algérie pour y effectuer son service militaire. Etant bachelier et photographe amateur, il se trouve nommé par son commandant photographe officiel du régiment. De cette période sous les drapeaux (deux ans à l’époque) il ramènera dans ses bagages des qualités qui ne le quitteront pas : tolérance, regard sur le monde bienveillant et savoir faire photographique. Dans sa valise algérienne il rapporte une série qui lui vaudra sa renommée : plus de 2000 photographies d’identité de femmes algériennes.
« J’ai reçu leur regard à bout portant, premier témoin de leur protestation muette, violente. Je me suis juré de lancer un jour ces images à la face du monde ».
Revenu au pays, il n’a qu’une envie repartir pour rencontrer le monde et découvrir des contrées lointaines. Dès lors il ne cessera de voyager. En 1966, il reçoit le Prix Niepce qui lui permet de payer ses excursions. Louisiane, Pays de l’est, Grand Nord, territoires hostiles de la Taïga, il approche au plus près les rites orthodoxes et le chamanisme.
Les visages qu’il immortalise dans ses images semblent nous parler au delà du cadre. Marie-Josée Mondzain, philosophe et écrivain, dit de Marc Garanger : « Je crois qu’il est incapable de photographier sans être lui-même épris de ce qu’il regarde ». Photoreporter, portraitiste, photographe animalier… Sa photothèque est maintenant riche de plus de deux millions de photographies. Aujourd’hui il continue de sillonner le monde pour les magazines et les éditeurs.
« Marc Granger, un regard amoureux » à l’Ar[T]senal de Dreux jusqu’au 14 avril 2013
Jean-Marie Périer à la Polka galerie
La galerie Polka présente «Rock’n’Roll», du 2 mars au 4 mai, une exposition de vingt-trois tirages photographiques issus des archives
anglo-saxonnes de Jean-Marie Périer. Photographe incontournable des années 60, Jean-Marie Périer profite de sa collaboration avec le magazine Salut les copains pour suivre les plus grands noms de la scène musicale de l’époque et être le témoin d’une société en pleine révolution.
«Rock’n’Roll» est une balade au cœur du star system des années 60. Les photographies exposées, véritable patrimoine de la scène artistique internationale, accompagnent la naissance des futures légendes du rock’n’roll: les Stones, les Beatles, Chuck Berry, Bob Dylan ou encore Stevie Wonder. Passionné de l’image et de la mise en scène, Jean-Marie Périer ose tout et réalise des photographies en couleur, langage alors peu utilisée par ses pairs, une marque de son travail, symbole d’une époque pop en mutation.
Parce qu’il développe une relation unique avec les artistes de l’époque, dont beaucoup deviendront des symboles planétaires, Jean-Marie
Périer sait pénétrer l’intimité des stars. Pendant douze ans, le photographe les suit dans leurs tournées, s’assoit à leur table, accède à leurs
appartements privés. Mick Jagger l’appelle personnellement lors de ses séjours à Paris. Alors, jeune photographe, il immortalise les folkloriques parties de poker de Keith Richards dans le Boeing très personnalisé du groupe. Il capte les longues heures d’attente des Beatles, coincés dans des hôtels entre deux concerts. Certaines photographies présentées sont devenues des images icônes comme la «Porte rouge» des Beatles ou le portrait de James Brown à côté de son jet privé.
Témoin de ces moments uniques, l’artiste se souvient de cette époque «où la liberté de photographier était une évidence. Un droit». Aujourd’hui, aucun photographe ne pourrait se targuer de prendre les mêmes images: «Autrefois rien n’était sérieux, tout était possible.»
A la Polka galerie
Cour de Venise- 12 rue Saint-Gilles 75003 Paris
Jusqu’au 2 mai 2013
Le festival de la jeune photographie européenne Circulation(s)
Le festival de la jeune photographie européenne Circulation(s) a ouvert sa troisième édition à Bagatelle, dans le bois de Boulogne à Paris, avec une sélection de 43 photographes qui proposent des univers divers, de l’intime au documentaire ou à la fiction fantastique
Au cœur du bois de Boulogne, au bout d’une allée, on franchit les grilles de Bagatelle, et on est accueilli, dès le jardin, par les images de deux photographes. Au fil des salles de la galerie Côté Seine et du Trianon de Bagatelle, on passe d’un univers à un autre. Impossible de citer tous les photographes. La plupart ont autour de la trentaine. Français, allemands, lituaniens, espagnols, belges, bulgares, ils ont souvent moins de trente ans, parfois un peu plus.
Le jury de Circulation(s), qui vise à faire émerger de jeunes talents, a choisi 29 de ces jeunes photographes européens parmi 800 dossiers. Plus quelques projets spéciaux, sous forme de projection, d’installation ou d’exposition.
Atras del Muro, 2002-2009. De gauche à droite : Nero Worker, Brujo Loco et La Negra © Stanislas Guigui
Le « parrain » de l’édition 2013 est François Cheval, le directeur du musée Nicéphore Niépce de Chalon-sur-Saône. Il a invité quatre autres artistes, parmi lesquels on remarquera particulièrement Stan Guigui (« Atras del muro « ): il expose des personnages d’El Cartucho, quartier hyper dangereux de Bogotà qui abrite l’ultime misère du monde, entre trafic de drogue et combats au couteau.
Le photographe y a vécu avec une bande et a voulu rendre dignité à ses compagnons, les « réhumaniser » en les photographiant comme pour un défilé de mode : « Pendant presque une semaine, 300 clochards hirsutes et en guenilles vont passer devant mon appareil. Hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux… Ils sentent mauvais, ils sont grossiers et bruyants, violents, désespérés et malgré tout, je les vois beaux. » Et c’est vrai, ses portraits sont forts et beaux.
Dans le cadre de Circulation(s) sont organisés des ateliers gratuits (autoportrait, éclairage portrait), des lectures de portfolios, des projections de photos proposées par d’autres festivals européens
Circulation(s), festival de la jeune photographie européenne, parc de Bagatelle, Paris 16e
Entrée libre, du 23 février au 31 mars
Liu Bolin, l’art du camouflage
Artiste chinois mondialement connu pour sa série de photographies-performances de camouflage, « Hiding in the City », Liu Bolin dévoile jusqu’au 9 mars à la Galerie Paris Beijing-Paris, des images réalisées en Chine et à Paris en 2012.
C’est en 2005 que Liu Bolin a exprimé sa révolte et sa frustration à sa manière, à l’occasion de la démolition de son atelier d’artiste (comme celui de 200 autres), à quelques encablures de Pékin, en raison de la volonté du pouvoir de donner une image moderne de la capitale, lors des Jeux Olympiques d’été de 2008. C’est alors, dit-il lui-même, qu’il a pris conscience du fait que «l’individu n’est rien face à la machine gouvernementale». Il ne lui restait que son corps pour s’exprimer…

Plutôt que de se lancer, dans une contestation frontale vite réprimée, Liu Bolin a choisi la voie de la protestation «silencieuse», de la résistance subtile pour «toucher les consciences, coloniser les imaginaires dans le but de faire évoluer les mentalités» Pour interroger les rapports de force entre la société et le pouvoir, entre la société consumériste et l’individu, il choisit de poser dans des lieux chargés de symboles et de se faire photographier, camouflé dans un environnement qui «l’avale». Pour cela, il utilise la performance : il pose immobile pendant des heures, le temps que ses assistants peignent à l’identique, sur sa combinaison, des éléments qui composent le fond puis il est pris en photo dans un angle bien précis qui exclut tout relief, toute ombre, etc.
Ainsi, son corps disparaît aux regards, comme l’individu dans des systèmes politiques ou économiques qui mettent à mal, insidieusement son libre arbitre.

Jusqu’au 9 mars à la Galerie Paris Beijing-Paris. 54, rue du Vertbois. 75003
Joel Meyerowitz, un pionnier de la couleur exposé à Paris
La Maison européenne de la photographie à Paris expose Joel Meyerowitz, un des précurseurs de la couleur en photographie, dès 1962. William Klein avait fait bouger New York en noir et blanc, Meyerowitz fait trépider les couleurs de sa ville. Il voyage aussi à travers les USA et l’Europe. En 2001, il photographie les ruines du World Trade Center (jusqu’au 7 avril 2013)
Joel Meyerowitz est un des premiers artistes à avoir photographié en couleur, dès le début des années 1960 : New York beaucoup, puis le reste des Etats-Unis et l’Europe. A ses débuts déjà, la couleur est pour lui une évidence. Meyerowitz a vingt ans et il ignore qu’elle est mal vue dans le milieu « très sérieux » de la photographie artistique où seul le noir et blanc est considéré.
La révélation de la photographie, il l’a eue en 1962, dit-il, en voyant Robert Frank travailler, bouger avec son appareil photo. Il aime lui-même « danser » avec son Leica. « C’est à cause de Robert Frank que je fais de la photographie », confiait-il au Guardian en novembre dernier, tout en précisant : « Mais ce n’est pas de voir son travail qui m’a bouleversé, c’est de le voir travailler. »
Robert Frank et son livre « Les Américains », c’est la référence pour toute une génération de photographes. Et Robert Frank, comme tous les autres à cette époque, travaille en noir et blanc.
Pendant quelques années, Meyerowitz fait du noir et blanc et de la couleur, parallèlement. Dans les années 1960, il se promène toujours avec deux appareils.
Joel Meyerowitz, NYC, 1975 © Joel Meyerowitz, Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York City
« J’étais un enfant des rues élevé dans des immeubles de l’East Bronx à New York », raconte Meyerowitz dans un livre paru en 2012, « Joel Meyerowitz : Taking My Time » (Phaidon). C’est donc tout naturellement qu’il fait de la photo de rue dans sa ville, en noir et blanc et en couleur. Il y photographie des gens perdus qui jamais ne se regardent.
Il passe ses journées dans la rue. Avec son ami Gary Winogrand, il marche toute la journée. « On était comme des pêcheurs sur la 5e Avenue. On filtrait les informations humaines qui s’écoulaient dans la rue », raconte Meyerowitz dans une vidéo diffusée par les Editions Phaidon, où il dit qu’il a appris la vie en regardant la rue.
New York paraît bien terne en noir et blanc, alors que les orange, les rouges, les verts claquent, animant la réalité d’une ville trépidante.
Meyerowitz part aussi sur les routes de l’Ouest « dans les pas » de Robert Frank : « J’apprenais à laisser le monde prendre vie devant mes yeux », raconte-t-il.
Après avoir fait quelques économies, en 1966-1967, il voyage en Europe. De ce périple, de l’Allemagne à l’Irlande en passant par la France, l’Espagne ou l’Italie, il dit qu’il a été un tournant dans sa vie. Là encore, il fait des photos de Paris ou de Malaga en couleur et en noir et blanc. On se dit que le noir et blanc va bien à la Turquie ou à l’Espagne. Mais derrière l’objectif de Meyerowitz, la couleur traduit mieux peut-être l’intensité dramatique de la rue espagnole, quand un attroupement regarde un cheval renversé avec sa carriole, entre ombre et soleil.
Parfois, le photographe s’est amusé à prendre la même scène en noir et blanc et en couleur et il les a juxtaposées. Quelques-unes de ces vues doubles sont exposées à la MEP. Et la supériorité de la couleur ne fait aucun doute. Elle donne un relief indéniable aux jardins de Chenonceaux, sinon d’une triste griseur. Elle fait frémir la lumière de Floride et réchauffe une image du Jeu de Paume à Paris.
En rentrant d’Europe, Meyerowitz a examiné ses «doublons » et en est arrivé à la conclusion que « l’image en couleur était plus riche d’informations, qu’il y avait beaucoup plus à voir et à réfléchir, tandis que le noir et blanc réduisait le monde à des nuances de gris ».
Au Guardian, il déclarait : « Le monde était en couleur. Ca me semblait tellement évident (…). Pour moi, le noir et blanc, c’était le passé, c’était l’histoire. »
En tout cas, Meyerowitz n’est pas un photographe du noir et blanc et, dans les années 1970, il l’a abandonné pour s’en remettre entièrement à son inclination première pour la couleur, devenant ainsi un des premiers photographes américains à l’adopter.
Il shoote les rues vides de Saint Louis, Missouri, des pavillons et des enseignes dans la lumière irréelle du crépuscule ou de la nuit.
Plus tard, il s’attelle au portrait, attiré inconsciemment par les roux (« redheads ») sur les plages de Cape Cod, où ils sont rendus encore plus roux par le bleu du ciel. Il s’interroge sur l’art du portrait, l’humilité qui lui semble essentielle pour le pratiquer, la « simplicité et l’honnêteté » qu’il requiert selon lui.
Enfin, Joel Meyerowitz a eu l’autorisation exceptionnelle de faire des images pendant neuf mois, dans les ruines du World Trade Center à New York, après le 11 septembre 2001. Il voulait laisser des documents sur l’événement, pour les générations à venir. En couleur bien sûr.
Joel Meyerowitz, une rétrospective, Maison européenne de la photographie
5 / 7 rue de Fourcy, 75004 Paris
tous les jours sauf lundi, mardi et jours fériés
du mercredi au dimanche, 11h-20h
tarifs : 8 € / 4,5 €, gratuit le mercredi de 17h à 20h
du 23 janvier au 7 avril 2013
L’exposition « Rapporteur de guerre » – Patrick Chauvel
Déjà exposé à Bastia, Patrick Chauvel est également à l’honneur au Centre Mondial de la Paix de Verdun jusqu’au 26 mai. Des photos violentes, étonnantes, qui témoignent d’une carrière entière passée à montrer la réalité, pour que plus jamais l’on ne puisse dire « on ne savait pas ».

© Patrick Chauvel
De guérillas en révolutions, de batailles en exécutions, ce témoin de la guerre retrace ici 30 années de conflit à travers des photos prises en Afghanistan, en Tchétchénie, en Haïti, au Liban ou encore au Vietnam. Une sélection qui, si elle choque, sensibilise forcément le public par le trouble que crée la vue de ces corps, de ces enfants, de la torture et de la mort.

Au Centre Mondial de la Paix à Verdun jusqu’au 26 mai 2013
Sabine WEISS – « Photographies 1950-1990 »
La Galerie Guillaume réunit petits et grands formats de l’artiste autour de la thématique de la main, qui est en filigrane dans l’ensemble de son travail.
« Chez Sabine Weiss, la photographie est toujours un grand geste vers l’autre, un dialogue synthétisé en un cliché. Ses photos humanistes parlent de la vie qui ne s’arrête pas à une pose, mais qui s’inscrit dans chaque être, comme les lignes de la main» explique Guillaume Sébastien.
A travers les clichés de Sabine Weiss exposés à la Galerie Guillaume, on découvre des êtres saisis dans leur quotidien. Sans artifice, avec un sens aigu du cadrage et une maîtrise parfaite de la lumière et des contre-jours, Sabine Weiss capte l’essentiel. « Le photographe est lié à l’instant, cet instant fugitif et merveilleux qu’il faut saisir tout en composant l’impact visuel de la photographie », raconte-t-elle.
Sabine Weiss a rapporté des images de ses nombreux voyages, guidée par son regard complice et mutin porté sur ses contemporains qu’elle croise en chemin. « J’aime ce dialogue constant entre mon appareil, mon sujet et moi, ce qui me différencie d’autres photographes qui ne cherchent pas cet échange et qui préfèrent se distancier de leur sujet » explique la photographe.
Les clichés de Sabine Weiss figurent dans les collections du MOMA, du Metropolitan Museum of Art, du Musée National d’Art Moderne à Paris, de la Maison européenne de la photographie. Sabine Weiss est régulièrement exposée à la Galerie Guillaume. Toutefois, c’est la première exposition personnelle que la galerie lui consacre.

Sabine Weiss s’éloigne du portrait codifié. Elle laisse la personnalité du modèle s’exprimer à travers des mouvements naturels et involontaires. La photographe dévoile des corps vrais et sans mise en scène et s’étonne de l’universalité du geste spontané : « Le réflexe de mettre sa main devant la bouche lorsqu’on est étonné est le même dans tous les âges et toutes les civilisations. Le geste est révélateur de la pensée et de l’émotion du sujet que je photographie ».
Le travail de Sabine Weiss mêle habilement poésie et observation sociale : « Lumière, geste, regard, mouvement, silence, repos, rigueur, détente, je voudrais tout incorporer dans cet instant pour que s’exprime avec un minimum de moyen l’essentiel de l’homme. Mes photos expriment un certain amour que j’ai pour la vie » explique-t-elle.
« Je n’aime pas les choses très éclatantes mais plutôt la sobriété… il ne s’agit pas d’aimer bien, il faut être ému. L’amour des gens, c’est beau. C’est grave, il y a une profondeur terrible. Il faut dépasser l’anecdote, dégager le calice, le recueillement. Je photographie pour conserver l’éphémère, fixer le hasard, garder en image ce qui va disparaître : gestes, attitudes, objets qui sont des témoignages de notre passage. L’appareil les ramasse, les fige au moment même où ils disparaissent ».
Après avoir travaillé pour Willy Maywald, Sabine Weiss a ensuite fait de la photographie pour la mode et la publicité et le reportage. Elle entre à l’agence Rapho en 1952 et elle collabore aussi à des revues, parmi les plus renommées aux Etats-Unis et en Europe (Vogue, Match, Life, Time, Newsweek etc.). Sabine Weiss a également participé aux plus importantes manifestations photographiques de son temps à commencer par « The Family of Man », réalisée en 1955 par Edward Steichen pour le MoMa avant de faire le tour du monde.
Depuis quelques années, celle qui fut l’amie de Robert Doisneau et de Willy Ronis se consacre entièrement à de nombreuses expositions et publications qui témoignent de l’importance de son œuvre.
Robert Doisneau dit à propos des photographies de Sabine Weiss : « Ses scènes, en apparence inoffensives, ont été inscrites avec une volontaire malice juste à ce moment précis de déséquilibre où ce qui est communément admis se trouve remis en question ».
Jusqu’au samedi 12 janvier 2013 de 14h à19h
Lieu : Galerie Guillaume, 32, Rue De Penthièvre / Paris 75008
Métro/Transport : Miromesnil
Life’s a beach: Martin Parr expose à Lyon
« Life’s a beach ! ». Pourtant, dans la vie ce qu’il aime, ce sont les plages, les stations balnéaires, leur lumière, leur chaleur. Et montrer l’absurdité du comportement humain qui frappe chacun de ces lieux. Martin Parr ne se voit pas comme un artiste, sa photo est sociale et témoigne simplement d’une vision du monde. Il expose ces travaux drôles ou énervants à la Bibliothèque Municipale de Lyon 3ème, jusqu’au 29 décembre.

Brésil, Rio de Janeiro Copacabana Beach, 1996 © Martin Parr/Magnum Photo
Martin Parr est un photographe britannique, fasciné par le kitsch, par la médiocrité, l’absurde et l’ennui. Il a entre autres photographié les plages, la Grande-Bretagne, les travailleurs blasés, pressés, frustrés, puis comme il s’ennuyait il s’est même photographié lui-même. Il a reçu en 2006 le Prix Erich Salomon et continue à présenter à travers le monde son oeuvre ambiguëe, mais drôle, touchante et toujours très vraie.
Life’s a Beach, par Martin Parr
Jusqu’au 29 décembre
Bibliothèque Municipale de Lyon 3ème
246 rue Duguesclin 69003 Lyon
Entrée libre
Salon de la photo 2012
Les expositions du salon de la photo
La jeune fille dans la ville
Le Salon de la Photo, partenaire du Mois de la Photographie 2012, est heureux de pouvoir rendre hommage au talent de l’inspiratrice de cette collection (ne serait-ce que par l’entremise d’une partie de cet ensemble), à travers une sélection d’œuvres qu’agnès b. a choisies sur le thème de « LA JEUNE FILLE DANS LA VILLE ».
Une soixantaine de photographies, courant du début du 20e siècle à aujourd’hui et confrontant des œuvres de Brassaï, Walter Evans, Diane Arbus, ou encore Martin Parr, Martine Barrat,… pour ne citer très arbitrairement que quelques noms parmi les dizaines exposés, les autres n’étant pas de moindre importance ou notoriété ! Et s’il faut résumer de A à Z, ce sera de l’Américaine Berenice Abbott à l’Italien Franco Zecchin.
Parlez moi d’amour
La collection de la MEP, riche de plus de 20 000 œuvres, couvre la deuxième partie du XXe siècle. Dans cette collection voisinent photographes illustres et talents encore peu reconnus. « A l’occasion de cette exposition, nous avons sélectionné, Jean-Pierre Bourgeois et moi-même, sur un thème volontairement léger et sérieux à la fois – l’amour – des images souvent emblématiques de Henri Cartier-Bresson, de Robert Doisneau, de Frank Horvat…, mais aussi des photographies moins connues et parfois inédites, comme celles de Claude Alexandre, de BernardPierre Wolff, ou même du célèbre photographe italien, Mario Giacomelli. L’ensemble s’offre ainsi comme un portrait nuancé de l’amour à travers tous les âges de la vie.»
Jean-Luc Monterosso
Directeur de la Maison Européenne de la Photographie
Sonia Sief
Née dans la photographie, Sonia Sieff participe pour la première fois à une exposition collective à 18 ans. Elle travaillera ensuite pour Elle, Vogue Italie, De l’Air…Ses domaines de prédilection sont la mode, le portrait et le nu. Elle a notamment photographié Sœur Emmanuelle, Yan Pei Ming, Natalie Portman, Eva Green, Kate Moss… et cette année l’affiche du Salon de la Photo.
Les grandes rencontres du salon de la photo
Jeudi 8 novembre
14h30 . GRANDE RENCONTRE GILLES OUAKI
A 12 ans, Gilles Ouaki gagne son premier Prix avec un Kodak «Brownie» : première vision d’une vocation. L’artiste débute sa carrière à travers le photojournalisme. Pendant vingt ans, Gilles Ouaki, tour à tour grand reporter au Parisien puis à Paris-Match, suit l’actualité du fait divers au glamour des stars. Mesrine, Action Directe, Carlos, l’objectif de Ouaki sublime la mort d’un gangster ou le sourire des people. Il obtient en 1982, le Grand Prix de la Ville de Paris et le Grand Prix Paris Match pour son travail. Parallèlement, il développe une passion pour l’art contemporain et le design.
16h00 . GRANDE RENCONTRE RÉINVENTION DU REPORTAGE
Quel est le nouveau visage du reportage dans le contexte contemporain ? Quelle place pour la fiction dans la nouvelle pratique du photojournalisme ? Et pour la photo «plasticienne» ?
. WILLIAM DANIELS
Ses travaux concernent essentiellement des thèmes de société et l’actualité internationale. Ses nombreuses collaborations, avec la presse internationale et des ONG, lui permettent de traiter des sujets comme la santé dans les pays en développement. Mais ce que William Daniels préfère avant tout, c’est s’engager sur des projets à long terme, pour les travailler en profondeur.
. JOAN BARDELETTI
Entre reportage et documentaire, Joan Bardeletti privilégie les travaux de longue durée, liés mais distanciés de l’actualité immédiate. Il intègre l’agence photographique PictureTank en 2005. Il lance en 2008 le projet “Les Classes Moyennes en Afrique” qui associe photographie et recherche.
. NYABA LEON OUEDRAOGO
Photographe burkinabé indépendant et voyageur de profession, il a parcouru plusieurs pays d’Afrique et d’Europe. Il a commencé sa carrière avec une série de photographies abstraites de paysages urbains de France, d’Italie, de Turquie, du Maroc, où l’être humain est au centre de la complexité de l’époque contemporaine, avec une attention particulière pour les phénomènes de marginalité et d’exclusion. Nyaba Ouedraogo a aussi réalisé des reportages au Brésil et aux Etats-Unis.
17h30 . GRANDE RENCONTRE PIERRE DE VALLOMBREUSE
Au contact de Joseph Kessel, il ressent très tôt l’envie d’être un témoin de son temps. En 1984, il rentre à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris avec l’idée de faire une carrière de dessinateur de presse. Mais un voyage à Bornéo, l’année suivante, va bouleverser le cours de sa vie. Il partage en effet son quotidien avec les Punans, derniers nomades de la jungle. D’artiste sédentaire, il décide de devenir un témoin nomade, et la photographie devient son mode d’expression. De 2007 à 2012, il a réalisé son projet : Hommes Racines, témoignage de la diversité des modes de vie, des pratiques et des savoirs traditionnels des peuples autochtones aujourd’hui menacés.
Vendredi 9 novembre
10h30 . conférence SIPEC
PHOTOFINISHING : STRATÉGIES ET SOLUTIONS GAGNANTES.
Le succès du marché des albums photo imprimés et des objets personnalisés ne parvient pas à lever toutes les interrogations sur l’avenir du marché des tirages photographiques. A la lumière des données comportementales du dernier baromètre API/Ipsos* et des chiffres délivrés par Future Source Consulting**, nos invités exposeront leur vision de l’évolution des services photo et feront le point sur les stratégies et les solutions qui répondent le mieux aux nouveaux besoins des consommateurs et redynamisent ainsi l’activité « travaux photo ».
• IMPRESSION DES PHOTOS EN 2012 : COMMENT LES FRANÇAIS S’ORGANISENT-ILS ?
• PANORAMA 2012 DU MARCHÉ FRANÇAIS ET EUROPÉEN DU PHOTOFINISHING
12h00 . conférence UPP
CONCOURS PHOTO : POUR OU CONTRE LES PHOTOGRAPHES ?
14h30 . GRANDE RENCONTRE BERNARD DESCAMPS
Depuis vingt cinq ans, Bernard Descamps explore la photographie dans tous ses états, du reportage au paysage en passant par la ville et ses couleurs. Il travaille méticuleusement ses cadrages : ses photographies sont systématiquement centrées, symétriques, équilibrées. Proche du mouvement Photographie Créative évoquant les photographies artistiques des années 1960-70, il est représenté à Lyon par la Galerie Le Réverbère et l’Agence VU.
16h00 . GRANDE RENCONTRE GÉRARD RONDEAU
Pendant quinze ans, il accompagne les missions internationales de Médecins du Monde. Grand portraitiste, il réunit une importante collection de portraits de peintres et d’écrivains contemporains. Rondeau voyage dans un monde en noir et blanc, il emprunte des chemins sans fin, joue avec les mots, les jeux d’ombre et les silences, il assemble des histoires et restitue des mondes en souffrance.
17h30 . GRANDE RENCONTRE 40 ANS DE PHOTOJOURNALISME
Quels sont les événements majeurs qui ont forgé l’identité de l’agence SIPA depuis sa création en 1973 ? Comment cette agence emblématique a-t-elle modifié la définition du photojournalisme ?
. MICHEL SETBOUN
Michel Setboun a parcouru la planète pendant près de vingt ans, couvrant les grands événements au gré de l’actualité pour Sipa Press, notamment. Devenu photographe indépendant, il continue à
travailler sur des sujets au long cours.
. SYLVIE DAUVILLIER
Sylvie Dauvillier est journaliste. Après des débuts à Radio France, elle a réalisé, pendant une quinzaine d’années, des grands reportages à travers le monde. Toujours accompagnée d’un photographe, elle découvre ainsi le métier de photojournaliste. Aujourd’hui, elle travaille essentiellement pour les pages culture de magazines. Elle participe également à l’écriture de films, de longs métrages et de documentaires pour le cinéma.
. FERIT DUZYOL
Proche collaborateur de Goksin Sipahioglu, rédacteur, responsable des rétrospectives et des expositions à l’Agence SIPA.
. JEAN-FRANÇOIS LEROY
Depuis 1989, Jean-François Leroy est directeur du Festival de photojournalisme Visa pour l’ImagePerpignan
Samedi 10 novembre
12h00 . GRANDE RENCONTRE MICHELINE PELLETIER
Journaliste par vocation, Micheline Pelletier est convaincue que ce métier peut s’écrire aussi par l’image. Reporter-photographe depuis plus de 25 ans, elle a réalisé tout au long de sa carrière de grands reportages sur les événements mondiaux marquants, notamment au Cambodge et en Iran, et effectue également des reportages sur des personnalités hors du commun. Micheline Pelletier est à l’origine du reportage photographique réalisé sur les vingt-cinq lauréats vivants du Prix Nobel de la Paix en collaboration avec l’association « Figures de Paix »
14h30 . GRANDE RENCONTRE MIQUEL DEWEVER-PLANA & ISABELLE FOUGÈRE
D’origine catalane et parisien d’adoption, Miquel Dewever-Plana, qui vient d’intégrer l’Agence VU, a choisi de mettre sa passion de la photographie au service de la cause des peuples indigènes Mayas du Guatemala dont il a partagé le quotidien pendant près de 5 ans. Isabelle Fougère est journaliste pour la presse magazine et suit depuis vingt ans le quotidien de femmes et d’hommes confrontés à la guerre, aux inégalités ou à l’exil.
16h00 . table ronde LE PHOTOJOURNALISME AU FÉMININ
CAROLINE POIRON, CATALINA MARTIN-CHICOT et LIZZIE SADIN animée par ALAIN GENESTAR et DIMITRI BECK de Polka Magazine
17h30 . GRANDE RENCONTRE DENIS ROUVRE
Ses portraits sont publiés dans la presse internationale. Ses dernières séries personnelles, recherches sur la puissance et la fragilité de l’homme, sont exposées en France et à l’étranger.Son travail sur les rescapés du tsunami au Japon a été publié dans le New-York Times Magazine et lui a valu un 3ème PrixWorld Press Photo 2012 «Portraits isolés». Il a reçu le 2ème prix World Press Photo 2010 pour sa série Lamb, 2 èmeprix SONY World Photography Award 2011 pour sa série « After meeting » et un Hasselblad Masters en 2012. Il a publié plusieurs livres, dont Sortie de match aux Editions de la Martinière et sortient en novembre deux nouveaux livres chez Somogy Editions d’art, Low Tide, sur les rescapés du tsunami de mars 2011 au Japon et Lamb, sur les lutteurs sénégalais.
Dimanche 11 novembre
12h00 . GRANDE RENCONTRE HADY SY
Hady Sy se sert de son travail pour lutter contre le terrorisme, l’injustice, la guerre, la discrimination religieuse, le racisme. L’art est son arme.
. IN GOD WE TRUST, message de paix et de tolérance, basé sur des radiographies de corps humains.
. NOT FOR SALE, « catalogue raisonné » des armes à feu les plus meurtrières utilisées dans les conflits depuis la Première Guerre Mondiale.
. ONE BLOOD, BEYROUTH 2012 est un projet mené durant quatre années aux quatre coins du monde afin de sensibiliser les populations à la nécessité du don du sang
14h30 . GRANDE RENCONTRE VEE SPEERS
D’origine australienne, Vee Speers vit et travaille à Paris depuis une vingtaine d’années. L’intemporalité de ses portraits est essentielle. Souvent la photographie rappelle le passé. Les couleurs délavées sont celles de cartes postales de bord de mer, ou de photos du XIX
ème siècle reprises à la main. Les enfants semblent être les survivants d’un monde anéanti, et soumis à un nouveau mode de vie périlleux. Vee Speers utilise l’enfance sur un arrière-plan de fête imaginaire pour évoquer les inquiétudes inhérentes à la société actuelle, en situation de menace permanente.
16h00 . GRANDE RENCONTRE STANLEY GREENE
Originaire de New York, il a travaillé dans le monde entier en tant que photojournaliste. Il a photographié les guerres et la pauvreté. Dès 1994, Greene est devenu célèbre pour sa documentation de la seconde guerre en Tchétchénie. Il a reçu, entre autres, le prix W. Eugene Smith et le World Press, qui lui a été décerné cinq fois. Stanley Greene est membre fondateur de l’agence NOOR
17h30 . GRANDE RENCONTRE FRANCIS GIACOBETTI
Au-delà des photographies de « charme » pour le magazine masculin Lui, Francis Giacobetti a photographié la mode, le design, la beauté… En 1992, il réalise la photo de l’affiche du Salon des Artistes Français, au Grand Palais. En 1993, il a été choisi par le service de la construction du Grand Louvre, avec des artistes César, Buren, et JeanPierre Reynaud, pour y représenter l’art contemporain. 1994 fut l’année de Francis Bacon par Francis Giacobetti, l’exposition monumentale à la Marlborough Gallery de Londres – un total de 200 photos avec des portofolios dans The Independent Magazine et The Art Newspaper. Il a fait l’objet d’un grand nombre d’expositions dans le monde entier
Lundi 12 novembre
10h30 . conférence SIPEC - PHOTOFINISHING : STRATÉGIES ET SOLUTIONS GAGNANTES.
Une table ronde organisée par le SIPEC Le succès du marché des albums photo imprimés et des objets personnalisés ne parvient pas à lever toutes les interrogations sur l’avenir du marché des tirages photographiques. A la lumière des données comportementales du dernier baromètre API/Ipsos* et des chiffres délivrés par Future Source Consulting**, nos invités exposeront leur vision de l’évolution des services photo et feront le point sur les stratégies et les solutions qui répondent le mieux aux nouveaux besoins des consommateurs et redynamisent ainsi l’activité « travaux photo ».
• IMPRESSION DES PHOTOS EN 2012 : COMMENT LES FRANÇAIS S’ORGANISENT-ILS ?
• PANORAMA 2012 DU MARCHÉ FRANÇAIS ET EUROPÉEN DU PHOTOFINISHING
12h00 . conférence UPP - LES TALENTS PHOTOGRAPHIQUES AU FÉMININ
14h30 . GRANDE RENCONTRE TRAVAIL DE COMMANDE OU ARTISTE ? Peut-on être à la fois photographe publicitaire et photographe auteur ? Comment les galeristes et les collectionneurs accueillent-ils la photographie de commande ?
. QUENTIN BERTOUX Depuis plus de vingt ans, Quentin Bertoux photographie la danse, l’architecture, la cuisine, la mode, les êtres, les objets. Dans la lumière douce de ses compositions espiègles, la vie, immobile et silencieuse,ne s’est figée en images que pour mieux se métamorphoser en récit,toute une histoire pour l’oeil qui sait écouter. Sémiologue farceur, il illustre des idées en subvertissant la nature morte dont il mine l’évidence.Calembours visuels,ses compositions sont des « jeux de choses »,de petits haïkus iconiques, qu’il nomme « natures vives ».
PHILIPPE GUÉGUEN
Philippe Guéguen nourrissait l’ambition d’être géologue, mais son intérêt pour la photographie est le plus fort, travaille pour des maisons d’édition nationales et internationales et des agences de publicité. Son travail lui a valu la reconnaissance de la profession en remportant notamment le Grand Prix de l’Affichage, la médaille d’argent dans EpicaAwards, et les prix du Paris DA Club.
16h00 . GRANDE RENCONTRE VERS UN NOUVEL HUMANISME DE LA PHOTOGRAPHIE
Près de 20 ans après la mort de Robert Doisneau, la vision humaniste existe-t’elle toujours ? Comment les photographes traitent-ils l’humain aujourd’hui ?
. NOËL QUIDU A 20 ans, l’autodidacte est assistant dans un studio de photographie de publicité où il apprend son métier. Un an plus tard, il intègre l’agence Interpress à Paris. Remarqué par la profession pour ses portraits, il se consacre alors essentiellement aux portraits et aux tournages de films. En 1988, l’agence Gamma lui ouvre ses portes et l’accès au news international. Depuis, Noël Quidu a su, par l’image,donnerson point de vue sur de nombreux conflits controversés de l’histoire contemporaine.
. PAOLO VERZONE Seul ou avec son complice Alessandro Albert, Paolo Verzone se lance dans des projets de grande envergure, pour des séries qui interrogent le monde actuel. Portraits à la chambre, stricts, inscrits dans une tradition documentaire qui laisse le sourire, voire le rire, s’installer, ils imposent des personnages qui deviennent le reflet, drôle mais pas toujours réjouissant, de notre société.
. STANISLAS GUIGUI Photographe français, Stanislas Guigui est intéressé par les thématiques sociales de l’exclusion et des mondes marginaux. Il construit depuis 1996 un travail photographique où son regard n’est jamais moralisateur mais interroge notre capacité d’indignation face aux injustices créées par nos sociétés : Colombie, Marseille, Etats-Unis…
Du 8 au 12 novembre 2012
jeudi, vendredi, dimanche – de 10h à 19h
samedi – de 9h à 19h
lundi – de 10h à 18h
Inuit: une terre, un peuple, un art
Alliant une approche ethnographique et artistique, l’exposition « Inuit : une terre, un peuple, un art» entend faire connaitre la culture la plus septentrionale du monde. Dotée d’un corpus composé de sculptures, d’estampes, mais également de photographies et d’objets rares ou du quotidien, le parcours cherche à mettre en lumière les caractéristiques essentielles de la civilisation Inuit.
Parce que cet art se situe bien loin des références esthétiques occidentales, il a semblé important de conserver tout au long du parcours un ton didactique pour révéler à un public non sensibilisé à l’esthétique du grand nord, ce patrimoine matériel et immatériel exceptionnel.

Conformément à cet engagement envers un large public, l’exposition est gratuite.
Patrimoine exceptionnel, mais patrimoine en péril. Cette exposition explore l’univers d’un peuple, où la tradition s’est effacée sans disparaître, où la modernité s’est imposée tout en s’inspirant parfois du passé, et où l’environnement change au point de menacer sa culture.
DATE : Du Lundi 29 octobre 2012 au dimanche 18 novembre 2012
LIEU : Atelier Z – Centre Culturel Christiane Peugeot (Paris 75017)
HORAIRE : 11h, 19, ouvert tous les jours - PRIX : GRATUIT
Rétrospective Alice Springs à la MEP
En 1970, June Newton commence une carrière de photographe sous le pseudonyme d’Alice Springs. Depuis 2005, ses travaux sont régulièrement exposés à la Fondation Helmut Newton à Berlin dans la salle baptisée “June’s Room”. Cette rétrospective, exposée auparavant à Berlin et Milan, rend compte de 40 ans de travail, présentant à la fois ses photographies de publicité et de mode ainsi que des nus et des portraits.
L’épouse d’Helmut Newton a entamé sa propre carrière photographique à Paris en 1970. Son mari, alors alité avec la grippe, lui apprend à manier son appareil et son luxmètre, pour qu’elle puisse réaliser à sa place une photo publicitaire pour la marque de cigarettes Gitanes. Le célèbre portrait qui en résulte sera le point de départ de sa nouvelle carrière.
Installée à Paris, cette actrice de théâtre d’origine australienne, ayant dû renoncer à sa carrière, s’est investie dans la peinture, avec les pinceaux et les couleurs que son mari lui avait donnés. Mais après cette fameuse photo publicitaire, José Alvarez, alors directeur d’une agence publicitaire, lui passe une commande pour des campagnes pharmaceutiques.
Dès le milieu des années 70, Alice Springs reçoit de nombreuses commandes de portraits, dont certains deviennent légendaires. La multitude d’artistes, d’acteurs et de musiciens qu’elle photographie au cours de ces 40 dernières années est à un véritable “Who’s Who” de la scène culturelle internationale des deux côtés de l’Atlantique – d’Yves Saint-Laurent à Karl Lagerfeld, de Billy Wilder à Diana Vreeland, en passant par les Hell’s Angels. La plupart de ces portraits sont des commandes pour des magazines publiés à Paris et à Los Angeles, d’autres résultent d’initiatives privées.
La majorité de ses modèles appartiennent à la jet-set internationale, mais Alice Springs porte cependant le même regard empreint d’innocence et de simplicité sur tous ses sujets. Elle révèle leur singularité, mais aussi leur vulnérabilité.
Ses portraits se distinguent par une approche intime et spontanée. Traduire l’intensité des telles personnalités artistiques ne peut se faire que grâce à son ouverture d’esprit, sa sensibilité et sa psychologie. On pourrait imaginer que ces célébrités se prêtent aux séances photos dans une incessante quête de notoriété. Mais en fait, une séance photo peut se transformer une sorte de duel entre le modèle et le photographe, dont l’appareil devient arme.
Dans un portrait photographique, la force créatrice vient en second ; le photographe doit dépasser le simple document afin de créer une image nouvelle, imprévue, qui transgresse les stéréotypes. Alice Springs y réussit à maintes reprises dans ses portraits. C’est peut-être sa connaissance du théâtre qui l’amène à voir au-delà de l’être humain, en particulier dans ses doubles portraits qui mettent subtilement en scène l’interaction des protagonistes.
Alice Springs fait plus que capter l’apparence de ses contemporains, célèbres ou anonymes ; elle canalise leur charisme, leur aura. Derrière ses magnifiques portraits, se dessine une connivence implicite, une complicité spirituelle. Son regard se concentre surtout sur le visage ; parfois, elle rétrécit le champ pour s’attarder sur un détail, généralement les mains. Dans ses petits formats, les sujets nous regardent de manière directe, curieuse, candide – ce qui est rare dans la photographie contemporaine. Peu de ses portraits sont réalisés en atelier, la majorité est prise dans des espaces publics ou dans la maison de ses sujets. Il règne un sentiment de familiarité, entre distance et intimité. Les poses sont rarement affectées ; les prises de vue se font avec simplicité. La photographe ne trahit jamais son sujet.
Au début des années 1970, Alice Springs s’est vu confier plusieurs campagnes par le coiffeur Jean-Louis David ; ses photographies apparaissent sous son propre nom, dans des publicités en pleine page publiées par de grands magazines de mode, tels que Elle, Vogue, Marie Claire et Nova. Elle commence également à travailler pour le magazine Dépêche Mode en 1971 et, trois ans plus tard, fait pour la première fois la couverture de l’édition française du magazine Elle. Certains de ses premiers travaux de mode et de publicité sont présentés au début de cette rétrospective, qui comporte également les nus provocateurs qu’elle a réalisés dans les années 70.
DATE : Du Mercredi 27 juin 2012 au dimanche 18 novembre 2012
LIEU : Maison européenne de la photographie (Paris 75004)
HORAIRE : 11h à 20h - TARIF : Plein tarif: 7€ / Tarif-réduit: 4 €
Festival photo à Saint-Brieuc
Du 19 octobre au 11 novembre 2012, le festival Photo-reporter en Baie de Saint-Brieuc propose au public de découvrir sous forme d’expositions des photo-reportages inédits en exclusivité sur l’Agglomération de Saint-Brieuc. Suite à l’appel à projets lancé en octobre 2011, plus de 300 dossiers ont été déposés en provenance de plus de 40 pays. Seuls 15 auront la chance d’être exposés :
Jim Brandenburg : Man and nature on the French West Coast
Ce passionné de nature devenu amoureux de la Bretagne lors d’un récent voyage, nous propose un travail photographique autour des grands sites emblématiques et touristiques normands et bretons : des falaises d’Etretat à Noirmoutier en passant par le Mont St Michel et l’île de Bréhat. Il souhaite mettre en opposition des photos de ces sites tels qu’ils existent dans l’imaginaire du touriste avec un reportage sur les usages actuels de ces lieux et la manière dont ils sont aménagés et façonnés par l’homme.
Claudine Doury : Des Etats Baltes à la Russie, les nuits blanches
Aux latitudes situées en deçà des cercles polaires, un phénomène se produit aux alentours du solstice d’été : il s’agit de la nuit blanche. Les peuples du nord ont, semble t-il, toujours célébré ce retour à la lumière après des mois de totale obscurité. On assiste aujourd’hui à un renouveau de ces rites païens tout autour du cercle polaire notamment dans les pays Baltes et en Russie. Claudine Doury nous propose de suivre les préparatifs et d’assister à deux de ces fêtes.
Gwen Dubourthoumieu : Les mangeurs de cuivre
La République Démocratique du Congo possède un des sols les plus riches de la planète notamment des abondantes ressources en cuivre. La gestion prédatrice du Maréchal Mobutu a inauguré une vaste libéralisation du secteur, marquant le coup d’envoi d’une anarchique « ruée vers le cuivre ». Motivés par une nécessité économique qui s’apparente à la survie, des creuseurs artisanaux travaillent sans aucune mesure de protection ou de sécurité et s’exposent chaque jour à des accidents qui peuvent leur coûter la vie. Aujourd’hui, on en dénombre près de 150 000 parmi eux, on compte un nombre significatif de femmes, mais aussi d’enfants, parfois très jeunes. Les révoltes sont fréquentes mais brutalement réprimées par les nantis, minorité affairiste proche du pouvoir.

Cédric Gerbehaye : Belgique
La Belgique est un Etat qui rassemble deux peuples qui, au départ, n’avaient strictement rien en commun. Une Belgique entre les cultures latine et germanique. 180 années de relations houleuses, tendues et difficiles… Aujourd’hui l’Etat-Nation flamand devenu riche, veut son indépendance économique, persuadé qu’il s’en sortira mieux une fois débarrassé du « boulet » wallon.
Antoine Gyori : La Russie de Poutine
À la veille de l’élection présidentielle en Russie du 4 mars, Antoine Gyori souhaite dresser un portrait la Russie actuelle, celle d’un pouvoir autoritaire peu respectueux des libertés individuelles et publiques et celle d’une organisation économique libérale qui a constitué pour la population un bond en arrière comme rarement il s’en est produit dans l’histoire. En profitant de l’élection présidentielle du 4 mars, il va suivre les «NASHI », des jeunes militants du parti politique mise en place par Vladimir Poutine. L’aspect religieux sera également abordé. En effet, depuis peu, la Russie connaît une recrudescence de la religion orthodoxe à travers tout le pays. Plus de deux cents églises, doivent êtres érigées dans les quartiers périphériques de la ville. Un vaste projet destiné à stimuler la foi et simplifier l’accès des fidèles moscovites.
Olivier Jobard : La vie à durée déterminée
En cette période de crise financière, de récession, de baisse du niveau de vie et du pouvoir d’achat, de plus en plus de travailleurs vivent dans des conditions précaires. Jeunes, seniors, diplômés ou non, avec ou sans papiers, l’emploi n’est stable que pour une faible partie de la population française. Ils sont peu syndiqués, rarement défendus, peu présents dans les médias …plus préoccupés à leur survie qu’à revendiquer leurs droits… On ne s’arrête jamais sur eux et pourtant leurs vies sont bien réelles, proches d’une spirale infernale dont il est difficile de sortir.… Olivier Jobard nous propose une immersion de plusieurs mois au cœur de cette France précaire.
Gary Knight : « Immigracion Topographica »
Ce sujet nous transporte au sud de l’Arizona le long de la frontière mexicaine. Chaque jour, des immigrants sud-américains tentent la traversée de ce désert hostile où beaucoup trouvent la mort. En plus des conditions climatiques difficiles, les immigrants ne peuvent compter sur personne : les locaux détruisent les réserves d’eau mises en place par des ONG, des milices privées sont engagées pour abattre les migrants. En plus d’être un point de passage vers l’Amérique du nord, c’est également une zone où se cachent des criminels en tout genre. Gary Knight va parcourir ce désert interminable, jalonné de tombes, de « Rape Trees » et de lieux de pèlerinage improvisés et nous montrer à travers les vêtements et les objets abandonnés par les migrants que ceux-ci sont parfois amenés à faire des choix qui peuvent nous paraître irrationnels.
Pierre-Yves Marzin : Une police indigène, héroïque et incorruptible
Au Mexique, démocratie déliquescente et Etat de non-droit, 95 % des affaires de justice restent non-résolues, c’est le règne de l’impunité. Il y a cependant un endroit où c’est l’inverse : cet endroit, c’est un patchwork de communautés indigènes dans l’état du Guerrero, à six heures de route au sud de Mexico. La Policia de la Montaña est parvenue à faire chuter la criminalité, les vols, les viols, les enlèvements et à décourager les bandits ou les narco-trafiquants.
C’est une police parallèle (720 policiers répartis dans 32 communautés) qui ne croit pas en la punition, mais en la rééducation : les coupables sont assignés à des travaux communautaires. Leur mérite est d’autant plus car deux menaces grondent : les groupes de narcos intéressés par ce territoire où l’on cultive le pavot et des entreprises minières canadiennes qui menacent une partie de leur environnement.
Sonia Naudy : Afghanistan, dans les prisons des femmes
Libertinage, blasphème, consommation d’alcool, adultère, fuite du domicile, et même viol… En Afghanistan, près des trois quarts des femmes enfermées dans les prisons le sont pour des crimes dits « moraux ». Mais dans un pays où les droits des femmes sont bafoués, c’est en prison qu’elles respirent enfin… L’univers pénitentiaire afghan est paradoxal. Les prisonnières jouissent d’une certaine liberté à l’intérieur du centre de détention. Elles vont et viennent à leur guise, la plupart sans le voile, fument des cigarettes, se maquillent… Elles ont accès à des cours d’alphabétisation, d’anglais ou d’informatique proposés par des ONG afghanes. Cependant, tout ceci leur sera complètement inutile à l’extérieur car elles n’auront pas le droit d’exercer une activité professionnelle. Le projet de Sonia Naudy est de montrer « l’après-prison », car c’est souvent à ce moment là que le plus dur commence pour les ex-prisonnières…

Zeng Nian : Retour au barrage des Trois Gorges
La construction du barrage des Trois Gorges, plus grand barrage hydraulique du monde situé dans la province du Hubei au cœur de la Chine a commencé en 1994. En 2011, le Conseil d’État chinois a reconnu les conséquences inquiétantes de ce barrage: 1 400 000 personnes ont été déplacées, les dégradations de l’environnement induites par le barrage sont multiples : glissements de terrain, pollution, débit trop lent de l’eau, sécheresse en aval du barrage, assèchement de deux grands lacs qui rend la navigation impossible…
Pierre Terdjman : United we were strong
Le rêve des pères fondateurs de l’État d’Israël de créer une société cimentée par son judaïsme vole en éclats aujourd’hui. À travers les banlieues et les quartiers pauvres, la nation israélienne, réputée pour son dynamisme économique et sa propension à encourager «l’aliyah» des Juifs (le retour à la terre d’Israël) et leur unité, montre ses limites : chômage, violence, drogue, discriminations ethniques fragilisent l’unité de la société israélienne. Les Arabes israéliens, tout autant que les Juifs récemment arrivés d’Afrique du Nord, de Russie ou d’Éthiopie, n’ont pas tous été intégrés dans le «melting-pot » de la Terre sainte. Nation de 7 millions d’âmes, Israël doit aujourd’hui affronter sa capacité d’intégration de tous les Juifs.
Tomas Van Houtryve : Off the radar
Ebeye est l’ile la plus peuplée de l’atoll Kwajalein des Îles Marshall. 15 000 habitants (c’est-à-dire 1/5 de la population totale du pays) vivent sur une surface d’environ 32 hectares. Certains habitants d’Ebeye sont des victimes ou des descendants de victimes des radiations de l’essai nucléaire Castle Bravo, la bombe H la plus puissante jusqu’ici testée par les États-Unis le 1er mars 1954. Tomas Van Houtryve nous propose un reportage sur les habitants de cette île surnommée le taudis du Pacifique : chômage, pauvreté, maladies héritées des essais nucléaires…
Gaël Turine : L’Inde et le mur de la honte
Des barrières entre pays, des murs autour de villes et des clôtures qui traversent des quartiers, est la solution imposée à des millions de personnes à travers le monde sous prétexte de lutte contre le terrorisme, d’immigration clandestine ou encore du trafic de drogue. En 1992, le gouvernement Indien a décidé la construction d’un mur frontalier avec son voisin Bangladeshi.
Avant la construction de cette frontière, des milliers de Bangladais traversaient quotidiennement la frontière pour travailler en Inde ce qui n’était pas vécu comme de la migration mais comme de simples aller-retour. L’objet du reportage est de montrer que l’érection de la clôture a bouleversé des mécanismes socio-économiques culturels et religieux qui précédaient le mur.
Ami Vitale : Watching the second hand of a clock
Le Cachemire est au cœur d’un conflit géopolitique qui a causé la mort de 80 000 personnes depuis une vingtaine d’années. L’Inde et le Pakistan s’arrachent sans relâche ce petit bout de terre sans qu’aucune issue à cette guerre ne soit recherchée.
Le projet d’Ami Vitale est de nous révéler, loin de l’image véhiculée par les médias, la beauté à couper le souffle des paysages du Cachemire et de montrer, à travers ce reportage, la tolérance spirituelle des habitants de ce territoire où se côtoie en harmonie l’Islam, le Bouddhisme et l’Hindouisme.
Franck Vogel : L’eau du Nil, partage ou guerre ? – Hors sélection –
Avec 6500km de long, le Nil – issu de la rencontre du Nil Blanc et du Nil Bleu – est le plus long fleuve du monde. Il est synonyme de survie et de richesse pour les onze pays qu’il traverse, mais toujours d’inégalité quant au droit à l’eau. Les tensions sont palpables dans les différents pays et la grande question se pose : vont ils réussir à s’entendre ou entrer en guerre ? L’avenir nous le dira, mais comme toujours c’est le petit peuple qui en souffrira…

Du 19 octobre au 11 novembre 2012
Baie de Saint-Brieuc
Entrée libre
Plus d’infos ici
Ciel il pleut !

L’exposition « Ciel il pleut ! », organisée par le SIAAP (Syndicat interdépartemental pour l’assainissement de l’agglomération parisienne) s’installe sur le boulevard de la Bastille à Paris jusqu’au 15 octobre.
De la reine d’Angleterre qui assortit ses tenues à son parapluie en passant par des touristes et leurs célèbres cirés jaunes dans le métro, à James Dean ruisselant dans les rues de New-York…
46 photos grand format d’anonymes ou de photographes connus tels que Robert Doisneau, Elliott Erwitt, Steve Mc Curry sont présentées, avec pour point commun, la pluie.
Car il ne faut pas l’oublier si les Parisiens aiment le ciel bleu, à l’autre bout du monde, des millions d’autres personnes regardent ce même ciel, parfois une année entière, dans l’attente de la pluie…
Visionner le micro trottoir réalisé pour l’occasion en cliquant ci dessous
Exposition photos grand format à ciel ouvert, accès libre 24/24H.
46, boulevard de la Bastille, 75012 Paris.
Métro : lignes 1, 5 ou 8, station Bastille.
En septembre, plongez dans l’univers du Polaroid
Délaissé au profit de la photographie numérique, le polaroid connait un retour fulgurant. Les photographes l’utilisent massivement, la communauté des passionnés s’agrandit, les rétrospectives se multiplient…
Premier festival entièrement dédié à la photographie instantanée, le festival POLA est né du désir de réunir amateurs et professionnels du polaroid afin de faire vivre cette pratique populaire et artistique auprès de toutes les générations.
Le festival POLA propose de cartographier les usages du polaroid et de questionner la place de l’instantanéité dans le paysage photographique actuel, d’aller à la rencontre de ce médium d’hier, de sa réinvention actuelle, et d’aujourd’hui tout en s’interrogeant sur le retour des pratiques vintages dans notre vie quotidienne.
LES DATES DU FESTIVAL :
6 septembre : Ouverture du festival
15 et 16 septembre : le week end du Polaroïd
30 septembre : brunch de clôture du festival
LES ARTISTES :
Alix Berard, Philippe Bourgoin, Raul Diaz, Marion Dubier-Clark, Emilie 79, Clément Grosjean, LiliRoze, Michael Meniane, Monsieur Paul, Cédric Nicolas, Clotilde Noblet, Cyrille Panchot, Thibault Tourmente, Laurent Villeret, Thomas Zamolo
Et les collectifs Bonjour Pola pour l’exposition « Tu veux voir mon appareil ?! » et WAYLA pour une oeuvre originale (peinture murale et installations)
AU PROGRAMME
Une soirée de vernissage
JEUDI 6 SEPTEMBRE
18h00 – 21h00, en accès libre
Remise des prix des deux concours du festival en présence du jury, peinture du mur de confluences par le collectif Wayla, cocktail et Dj
Un week end festivalier les 15 et 16 septembre
SAMEDI 15 SEPTEMBRE // 11h30-22h
Atelier photo avec Raul Diaz et Alix Bérard
Rencontre #1 “Etat des lieux de la pratique du Polaroïd”
Concerts live : Josh Houseman (auteur-compositeur américain qui promène sa guitare californienne ici et ailleurs) suivi de Mr Crock
DIMANCHE 16 SEPTEMBRE // 11h30 – 20h
> Atelier photo avec Raul Diaz et Alix Bérard
> Retransmission France Culture “Pola mon amour” en présence de la journaliste Céline Mazuret
> Rencontre #2 “Le retour en force du vintage : pourquoi? comment ?”
Un brunch de clôture
DIMANCHE 30 SEPTEMBRE
13h00 – 18h00 Un dimanche “brunch market” : l’évènement rassemblera une dizaine de stands de créateurs, stylistes, cuisiniers, designers, collectionneurs(…) qui exposeront dans le hall, la galerie des expositions et la cour de Confluences.
GRATUIT à Confluences (190, boulevard de Charonne - 75020 Paris)
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