Les articles de la catégorie "Les expos"

« Droits de regards » Une exposition d’Amnesty International

mai 6, 2012   //   Actualité, Les expos  //  Laissez un commentaire

Conçue pour poser un autre regard sur 50 ans de combats pour les droits humains, cette exposition rappelle le lien étroit qui depuis ses débuts en 1961 rapproche Amnesty International des photographes.

La sélection présentée souligne toute l’ampleur du rôle joué par la photographie dans le combat pour les droits humains. Les images peuvent en effet être un appui déterminant dans le travail des organisations et des mouvements qui se donnent, comme Amnesty International, la mission d’identifier, de nommer, de dénoncer les violations des droits humains.

« Au-delà d’un éclairage sur les combats au cœur d’Amnesty International, nous espérons que cette exposition apporte un ‘‘autre’’ regard sur le monde qui ne se contente pas du fatalisme ; un regard à travers lequel les injustices ne sont pas inévitables » Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France.

Des plus iconiques – images qui ont gravé dans la mémoire collective des faits majeurs – aux témoignages plus intimes d’engagements personnels ou de victoires décisives, ces photographies montrent aussi la complexité d’un combat qui n’est pas linéaire.

Le projet invite à se replonger dans une histoire mouvementée, guide pour ne pas oublier et comprendre le sens de l’engagement.

« La photographie joue un rôle déterminant dans la dénonciation et la prise de conscience des violations des droits humains ainsi que sur l’évolution des mentalités, notamment des publics les plus jeunes », affirme Michel Christolhomme, directeur photo de l’association Pour Que l’Esprit Vive.

De grands noms du photojournalisme ont été rassemblés pour proposer une déambulation et une réflexion sur la violence du monde mais aussi l’espoir porté par la mobilisation pour la défense des droits humains.

Cette exposition a été initialement montrée dans le cadre des Rencontres d’Arles. Sa reprise à Paris s’accompagne d’une série de rencontres et événements – notamment en direction de jeunes publics, autour d’Amnesty International et de certains des photographes.

58 rue Quincampoix 75004 Paris
Du jeudi 12 avril au samedi 2 juin 2012

Paolo Pellegrin à la Maison européenne de la photo

avr 19, 2012   //   Actualité, Les expos, Paolo Pellegrin  //  Laissez un commentaire

La Maison européenne expose les photos sombres de Paolo Pellegrin. Un retour sur quinze ans de travail à travers le monde sur les conflits et les catastrophes

Il s’agit de la première grande rétrospective consacrée au travail magistral de Paolo Pellegrin, déjà présentée à Milan en 2011.

Né à Rome en 1964, Paolo Pellegrin a étudié l’architecture avant de se lancer dans le photojournalisme. Il est membre de l’agence Magnum depuis 2005 et a couvert depuis quinze ans les grands conflits. Il a reçu de nombreux prix internationaux, dont pas moins de huit World Press Photo dans différentes catégories.

Deux cents photos, pour la plupart en noir et blanc, racontent les drames du monde, du Cambodge en 1998 au séisme en Haïti en 2010. L’exposition est intitulée « Dies Irae », jour de colère. Il y a beaucoup d’ombre et d’obscurité, dans les images somptueuses de Paolo Pellegrin.

Paolo Pellegrin était en Irak lors de l’invasion américaine en 2003, au Soudan en 2004. De Guantanamo, il a fait un grand panneau d’images barrées de grillages et de barbelés, pleines de flèches absurdes, où l’ironie à placé un panneau interdisant de faire des photos.

©Paolo Pellegrin / Magnum Photos

Un hélicoptère utilisé par la Drug Enforcement Administration et par les troupes afghanes atterrissant à Kaboul après avoir achevé un mission. Afghanistan, 2006.

Le photographe nous montre également les décombres de l’ouragan Katrina, en 2005, des pièces d’un hospice dévasté, où le mobilier a été arraché. Ou un grand tableau d’apocalypse, après le tsunami au Japon en 2011

« Mon rôle et ma responsabilité, c’est de constituer des archives pour notre mémoire collective », explique Paolo Pellegrin sur le site de Magnum.

Pellegrin est allé à de nombreuses reprises dans les territoires palestiniens, à Jenine en 2002 ou en 2009 à Gaza. Il y a rencontré l’armée israélienne comme les combattants des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, masqués et armés. Il a photographié des mutilés palestiniens, aveugles ou amputés, ou des mères éplorées.

Maison européenne de la photographie
5/7 rue de Fourcy, 75004 Paris
Du mercredi au dimanche, 11h-20h
jusqu’au 17 juin 2012

Les orphelins de Ceausescu, 20 ans après

avr 10, 2012   //   Actualité, Les expos  //  Laissez un commentaire

Nicolae Ceaucescu, principal dirigeant du régime communiste roumain, a forcé des femmes à avoir des enfants qu’elles ne voulaient pas. Son dessein : créer une armée de travailleurs dévoués à sa grandeur… Le résultat est terrifiant : en 1989, après l’assassinat du dictateur roumain, on découvre 100 000 enfants abandonnés, dont des milliers sont porteurs du SIDA.

Elisabeth Blanchet, photographe freelance travaillant à Londres, les a connus dans les années 1990. Elle revient en Roumanie 20 ans après pour les retrouver dans leur vies actuelles. La série issue regagne la tendresse dans la vieille photographie blanc et noir et la joie de vie dans le cliché parallèle en couleurs.

©Elisabeth Blanchet

« Leurs grands yeux nous regardaient derrière les barreaux, leurs corps attachés aux lits dans lesquels ils dormaient. Qui peut oublier les terribles images des orphelins roumains qui nous fixaient depuis la une des journaux après la chute du dictateur roumain Nicolae Ceausescu en 1989 ? Je me suis demandée ce qui leur est arrivé depuis. Je suis donc retournée en Roumanie pour essayer de les retrouver. J’ai entrepris cette extraordinaire aventure grâce à mon ami roumain Dan, un ancien assistant social de l’orphelinat. Il m’a aidé à retrouver les enfants. » (Elisabeth Blanchet)

Exposition ouverte jusqu’au 31 mai, du lun. au ven. 10h – 18h
Institut Culturel Roumain
1 rue de l’exposition - Paris 75007

Photojournalistes 4 à la galerie de l’instant

La 4ème édition de l’exposition Photojournalistes de la Galerie de l’Instant mélange photographes reconnus et jeunes espoirs.

Avec entre autres :
Graciela Iturbide, dont l’exposition aux dernières rencontres d’Arles était une des plus réussies, a accepté de confier quelques unes de ses images emblématiques, dont le très émouvant corset de Frida Kahlo, ou encore son étrange « Notre Dame des Iguanes ». Peu connue du grand public, mais reconnue par ses pairs comme une des plus grandes photographes actuelles, ces images sont comme hors du temps, dans un espace mystérieux, entre rêve et réalité, toujours empruntes de poésie…

 

Hans Silvester participe pour la 1è fois à cette exposition. Mondialement connu pour ses images de chats en Grèce, et ses voyages, Hans est avant tout un amoureux de la nature, et ses séries sur les peuples de l’Omo en Ethiopie, en sont une belle preuve. Son témoignage est un hommage constant à la créativité de ces tribus/artistes, et continue encore aujourd’hui puisqu’il s’apprête à retourner en Ethiopie ce mois ci.

 

La célèbre image de Tadashi Okubo sera aussi exposée, cette image iconique depuis 1an de cette mère, juste après le tsunami au Japon, à la recherche de son fils perdu. Cette image qui a fait le tour du monde sera mise aux enchères. Les bénéfices iront, bien évidemment, aux victimes du tsunami.

 

De nouvelles photos de Paolo Pellegrin seront présentes, juste avant son exposition à la MEP, en Avril : une image réalisée l’an dernier, à la frontière mexicaine, de nuit lors du passage de 2 clandestins mexicains vers les USA ; une autre plus classique de NY, et enfin un emblème du métier de reporter, une photo appelée « No Photography », réalisée aux camps de prisonniers de Guantanamo en 2006.

 

Comme chaque année depuis 4 ans, le propos de cette exposition collective est de présenter des images de sensibilités et de styles très différents, mais ayant en commun la même humanité.

 

Horaires : 
du Mardi au Vendredi de 11h à 19h
Samedi: 11h à 19h
Dimanche: 14h30 à 18h30

Transport : Métro : ligne 8 : Saint Sébastien-Froissart ou Filles du Calvaires

Tarif : Gratuit

Helmut Newton au Grand Palais

mar 24, 2012   //   Actualité, Les expos  //  Laissez un commentaire

Depuis la mort d’Helmut Newton (1920 – 2004), aucune rétrospective du photographe n’a eu lieu en France, pays où il a cependant créé une partie majeure de son œuvre, notamment en travaillant pour l’édition française de Vogue.
Sulfureux, parfois choquant, l’œuvre de Newton a cherché à restituer la beauté, l’érotisme, l’humour, parfois la violence que sa sensibilité lui permettait de relever dans les rapports sociaux des mondes qu’il fréquentait : la mode, le luxe, l’argent, le pouvoir.

L’exposition réunit plus de deux cents images, quasi exclusivement des tirages originaux ou « vintage » réalisés sous le contrôle d’Helmut Newton : polaroïds, tirages de travail de divers formats, œuvres monumentales. Elle sera enrichie d’un extrait du film réalisé par June Newton, épouse du photographe pendant soixante ans et elle-même photographe : Helmut by June.

© Helmut Newton

© Helmut Newton

Le propos s’inscrit dans un parcours rétrospectif et thématique. Présentant les grands thèmes newtoniens : mode, nus, portraits, sexe, humour, l’exposition entend montrer comment s’est constitué, bien au-delà de la photographie de mode, l’œuvre d’un grand artiste. Un œuvre qu’il n’a eu de cesse de libérer de toute contrainte imposée, alors qu’il travaillait le plus souvent dans un cadre de « photographie appliquée » à la mode et aux portraits. Un œuvre éminemment classique en ce sens qu’il s’inscrit dans une perspective artistique très large. Un œuvre qui fait l’expérience de la liberté, dans ses thèmes comme dans ses formats. Un œuvre qui donne à voir une vision nouvelle et unique du corps féminin contemporain.

On a dit d’Yves Saint Laurent qu’il a par ses créations donné le pouvoir à la Femme. On pourrait dire la même chose d’Helmut Newton, qui accompagna longtemps et intimement – ce n’est pas un hasard – la démarche du premier. Nues ou en smoking, les femmes de Newton sont puissantes, séductrices, dominantes, jamais glaciales mais toujours impressionnantes, voire intimidantes. Ce sont des femmes qui, fortes de leur révolution sexuelle, assument la pleine liberté de leur corps, sans heure ni cadre, ouverte à tous les fantasmes. Ce sont des femmes riches, qui ont conquis le monde et son argent, et vivent dans un raffinement extrême, de leurs robes à leur lit. Luxe, classe et volupté : tel pourrait être l’adage de la Femme newtonienne. Quand Newton publie un livre intitulé Un monde sans hommes, il formule l’expression visionnaire d’une société où les femmes ont conquis assez de pouvoir pour parvenir, le cas échéant, à se passer des hommes.

L’exposition ne s’attache pas à l’unique représentation de la Femme par Newton, mais restitue les divers champs, parfois plus secrets, de son travail. Conçue par June Newton et ponctuée de citations du photographe, elle est aussi, à double titre, « Newton par Newton »

  • Du 24 mars au 17 juin 2012 : Tous les jours, sauf le mardi, de 10h à 22h. Fermé le 1er mai
  • Plein tarif : 11 euros - Tarif réduit : 8 euros (13-25 ans, demandeur d’emploi, famille nombreuse)
  • Gratuit pour les moins de 13 ans bénéficiaires du RSA et du minimum vieillesse.

Rock et photo : Richard Bellia pose un œil sur la musique

mar 5, 2012   //   La musique en photo, Les expos  //  Laissez un commentaire

Le Transbordeur, célèbre salle de concert lyonnaise, propose une exposition très Rock’n roll à découvrir jusqu’au 3 avril 2012. Trente ans de tout ce que la scène musicale compte d’icônes, immortalisées par l’objectif du photographe Richard Bellia. Soixante cinq clichés sont présentées : David Bowie, The Cure, Joe Strummer, Nirvana, James Brown, Paul McCartney, Kylie Minogue, Serge Gainsbourg, Iggy Pop, Morrissey, Siouxsie, Lee Perry….

Robert Smith © Richard Bellia

Richard Bellia travaille exclusivement en argentique, avec un avis assez arrêté sur le numérique (il l’a testé une vingtaine de mois dans les années 2005) : «Croire que multiplier les photos donne plus de chance d’en avoir une qui sort du lot est faux. Il vaut mieux capter l’attention des gens. Moi je prends dix secondes pour régler la lumière. Après, je parle de musique, hors promotion, dans une relation privilégiée, à hauteur d’homme. Et c’est là que le naturel s’exprime… Du moins je l’espère.».

Au delà de toute polémique, parce que l’argentique n’est pas une pierre philosophale qui transforme toute photo en oeuvre d’art, Richard Bellia offre avec cette exposition, une très belle anthologie de la scène musicale de ces trente dernières années.

« Un Oeil sur la Musique 1982 – 2011″ de Richard Bellia
Le Transbordeur  (Lyon-Villeurbanne), jusqu’au 3 avril 2012

Les Boulat père et fille, regards croisés en photo à Bordeaux

fév 29, 2012   //   Boulat, Les expos  //  Laissez un commentaire

Un quart de siècle de photographies, deux esthétiques affirmées et un dénominateur commun évident : l’humanisme… L’un en noir et blanc, l’autre en couleur, le premier pendant les Trente Glorieuses et la seconde durant les conflits des années 90…

Père et fille, Pierre et Alexandra Boulat ont laissé derrière eux leurs regards sous la forme de clichés intenses, qu’ils soient argentiques ou numériques. Une exposition à la base sous-marine de Bordeaux leur rend hommage en 100 clichés, dans le cadre du cycle des Photographes de l’Histoire.

 

Les cadets de West Point “Beast Barracks” 1957 ©Pierre Boulat

Afghane brûlée sous voile. ©Alexandra Boulat.

L’exposition Pierre et Alexandra Boulat, Deux regards / Deux Générations est à voir à la Base sous-marine de Bordeaux jusqu’au 18 mars 2012. Entrée libre

Robert Doisneau – Hotel de ville de Paris

fév 11, 2012   //   Les expos, Robert Doisneau  //  Laissez un commentaire

Parmi les nombreuses photographies que Robert Doisneau a consacrées au quartier des Halles de 1933 à sa mort, 150 tirages, pour la plupart vintages, seront présentés au public. Une salle consacrée aux photographies en couleur des années 1960, permettra de porter un regard nouveau à la fois sur les Halles et sur l’oeuvre du photographe.

 Pour ceux qui n’ont pas connu « le trou des Halles » ou encore les pavillons Baltard, l’exposition montre la vie, la couleur et le caractère du quartier entre les années 30 et les années 70.

Le regard du photographe se pose sur tous ces corps de métiers, qui font des Halles, un endroit mythique d’échange et de commerce en plein cœur de la capitale.

Dans les années 1950, le quartier regroupe pas moins de 5000 personnes, véritable fourmilière que Doisneau affectionne particulièrement et photographie sans limite.

Puis arrive l’époque du changement, trop à l’étroit pour encaisser sa mutation, inadapté et obsolète, les halles doivent évoluer, Doisneau en colère vient alors une fois par semaine pour immortaliser la mutation en cours.

© Atelier Robert Doisneau

« Je me levais à 3 heures du matin, à Montrouge, pour me rendre là-bas, parmi les travailleurs de l’aube, ceux qui déchargeaient les camions, ceux qui mettaient la marchandise en place. Difficile à photographier : manque de lumière, réflexes ralentis par la fatigue, tellement d’images possibles ! Et puis c’était intimidant. Mais je me suis accroché. Je savais que cela allait disparaître. Je voulais absolument en fixer le souvenir. »

Le regard du photographe, esthétique et sociologique, se fait patrimonial. Il enregistre tout : la destruction des Pavillons en 1971, les différents états du « trou », le chantier de reconstruction. Robert Doisneau va jusqu’à Rungis, pour comprendre et voir ce que ses amis sont devenus, et ne peut que constater la disparition, dans un univers de béton, de ce qui faisait l’esprit des Halles parisiennes.

Vidés de leur activité de destination, les pavillons Baltard et leur magnifique architecture métallique sont menacés : infatigable, Robert Doisneau photographie les arcs, les entrelacs, les transparences. Ces images constituent aujourd’hui un témoignage précieux sur ce patrimoine disparu.

Le visage des Halles change au cours des années et le travail de Doisneau prend un regard documentaire sous son œil humaniste pour laisser une trace de ce passé, de ces moments d’échange et de vie au cœur de ce vieux quartier parisien.

Un témoignage esthétique et historique auquel la mairie de Paris consacre une exposition gratuite à l’Hôtel de Ville, jusqu’au 28 avril

Pour ceux qui n’auront pas la chance de passer à Paris, un livre Robert Doisneau : Paris Les Halles est disponible aux éditions Flamarion qui reprend au travers de 159 pages l’essentiel de l’exposition

Pour le  commander cliquez ici

 

 

Au moment de l’exposition « Doisneau Paris Les Halles », les murs de la station Hotel de Ville se parent des tirages du célèbre photographe pour les plus grand bonheur des voyageurs.

Découvrez en vidéo la conception et l’installation de ces oeuvres dans le métro, en partenariat avec la RATP.

Paris les Halles par Robert Doisneau
Jusqu’au 28 avril 2012
29 rue de Rivoli / 75004 Paris

Métro : Hôtel de ville – ligne 1 - Bus : 70/72/74/76/96

Horaires : Tous les jours sauf dimanches et fêtes de 10h à 19h. Dernier accès à 18h30.

Accessible aux personnes à mobilité réduite. Pour toutes informations : 01.42.76.51.53

Entrée libre

Je me souviens… – Exposition de Sarah Caron

jan 28, 2012   //   Actualité, Les expos, Sarah Caron  //  Laissez un commentaire

Le Musée de la Photographie André Villers de la ville de Mougins présente pour la première fois une exposition personnelle de Sarah Caron du 11 février au 3 Juin 2012. Cette exposition nous donne l’opportunité de voir l’oeuvre photographique de Sarah, images captées au cours de ces quinze dernières années au sein de cultures et de pays aussi différents comme l’Afghanistan, la Cisjordanie, le Chili, le Cameroun, Gaza, Cuba, Haïti, les Etats Unis, le Cambodge, l’Inde, le Pakistan, la Birmanie ou encore l’Indonésie, toutes marquées par la même géographie de la lumière qu’elle a créée avec cette écriture personnelle, et publiées par les plus importants medias des Etats Unis et d’Europe.

Sarah ne se contente pas de photographier ce qu’elle voit et de le refléter dans un reportage, elle nous dévoile un univers visuel créatif qui l’habite quel que soit le thème traité. Elle habite tellement l’image qu’elle en capte et en régule l’intensité de la lumière en fonction de la conscience du drame dont elle veut témoigner. Ces images ne disparaissent pas quand on a cessé de les regarder, elles s’arrêtent dans notre conscience car le niveau de suggestion dramatique avec lequel elles furent prises invite à réfléchir sur ce qui est en train de se passer, ce qui est arrivé avant et ce qui va se passer après la photo…

L’exposition présentée au musée de la photographie André Villiers à Mougins est composée de trois parties: A Fragile world, A land of Pure /Pakistan, In the Night for love.

Cette exposition nous donne l’opportunité de voir l’oeuvre photographique de Sarah Caron, images captées au sein de cultures et de pays aussi différents que sont l’Afghanistan, la Cisjordanie, le Chili, le Cameroun, Gaza, Cuba, Haïti, les Etats Unis, le Cambodge, l’Inde, le Pakistan, la Birmanie et l’Indonésie, elles sont toutes marquées par la même géographie de la lumière que Sarah a créée pour nous, avec une écriture qu’elle affirme dans l’ensemble de cette exposition personnelle. Ainsi est présenté son travail de photo - reporteur pour les plus importants médias des Etats-Unis et d’Europe au cours des quinze dernières années.

Au regard de la présentation, on est frappé par le nombre de thèmes traités au cours de ces années de travail : des veuves en Inde à la récente catastrophe Haïtienne en passant par la richesse culturelle du Pakistan, le caractère religieux catholique de la population cubaine. D’autres sujets comme l’homosexualité, le travestisme ou la vie des combattants dans les camps de réfugiés palestiniens sont également traités.
Sarah ne se contente pas de photographier ce qu’elle voit pour le refléter ensuite dans un reportage. Elle dévoile un univers visuel créatif qui l’habite quelque soit le thème traité. Cette créativité fait que les combattants (Brigade des Martyrs d’Al Aqsa) ou « les civils volontaires » surveillant la frontière aux Etats unis pour que les mexicains illégaux ne passent pas, aient moins d’importance que les ombres et leurs contrastes, que leurs regards et leurs gestes révélant leurs angoisses et leurs malheurs .

 

Du 11 février au 3 juin 2012 au musée de la photographie André Villiers

Porte Sarrazine – 06250 Mougins
Ouvert tous les jours: 10h/12h30 et 14h/18h

Stanley Greene à la Petite Poule Noire

déc 18, 2011   //   Les expos, Stanley Greene  //  Laissez un commentaire

Stanley Greene a vécu 1000 vies: membre des Black Panthers et militant anti-guerre du Vietnam à l’adolescence, presque tué lors d’un attentat à la Maison Blanche de Moscou, remarqué par la légendaire W. Eugene Smith, il a été témoin de toutes les guerres contemporaines, notamment la Tchétchénie de 1994 à 2003 dont témoigne l’impressionnant «Open Wound: Chechnya.» L’existence de Stanley est dévouée corps et âme à son engagement photographique. A la fois timide et déterminé, il a cette impudeur des grands témoins; c’est cette impudeur que nous avons souhaité questionner avec lui.

Avec l’aide de Nathalie Lopparelli de l’atelier Fenêtre sur cour, son tireur depuis toujours, il a accepté de se plonger dans ses archives, de les redécouvrir, de se confronter à nouveau à l’horreur de certaines scènes, parfois longtemps occultées. De cette plongée en apnée est née l’exposition Entre chien et loup, un voyage non chronologique dans son travail – certains tirages étant exposés pour la première fois -, où l’Azerbaïdjan côtoie le Liban, où les femmes moscovites frôlent les soldats d’Irak, où la nuit parisienne se prolonge dans les eaux sombres de la Nouvelle Orléans, comme autant de fragments d’une longue histoire photographique où chaque image révèle une obscurité ou une tendresse là où on ne l’attendait pas.

Goz Beida, Tchad. Janvier 1995. ©Stanley Greene

 En fouillant dans leurs archives, Stanley et Nathalie ont aussi retrouvé des images qui avaient été considérées comme immontrables. Oubliées pendant des années, elles lui sont revenues comme le ressac, l’ont hanté, puis se sont imposées. Exposées dans la salle du sous-sol, c’est une descente dans l’enfer de Greene; l’enfer, comme dans ces salles cachées qui abritaient autrefois les livres censurés de la BNF.

Peu de photo-journalistes sont capables de mettre des mots sur les intentions contenues derrière leurs images, sur la nécessité de couvrir les horreurs du monde, sur la difficulté de vivre avec. Stanley Greene fait partie de ceux qui peuvent, et il nous fera l’immense plaisir d’une rencontre avec le public, et de se livrer, aux côtés de ses images…

Jusqu’au 23 décembre 2011

A la Petite Poule Noire

12 bd des Filles du Calvaire / 75011 paris
Ouvert de 12h à 19h / du mardi au samedi
Métro Saint Sébastien Froissart

 

Dans le Bronx, les derniers clichés d’un photographe de guerre

nov 18, 2011   //   Hommage, Les expos, Magnum, Tim Hetherington  //  Laissez un commentaire

L’ombre de Tim Hetherington plane sur le Bronx Documentary Center. Un autel recouvert de fleurs et de bougies trône dans  l’entrée de ce nouveau lieu dédié aux arts documentaires. Sous un gigantesque panneau où se lit, en anglais et en espagnol, la biographie du photojournaliste anglais, un large et émouvant photomontage attire l’œil.

Il est mort le 20 avril dernier à Misurata et Michael Kamber et Danielle Jackson, fondateurs de cette galerie et proches d’Hetherington, ne cachent pas qu’il s’agit là d’une exposition particulière : « Nous voulions rendre hommage à Tim. Quand nous avons décidé de créer ce lieu, il était même question qu’il habite au-dessus de la galerie », explique Jackson. Quand la terrible nouvelle est tombée, ce photographe de guerre et cette ancienne de Magnum ont rapidement décidé de présenter une sélection de ses toutes dernières photos.

©Tim Hetherington

 

Les larges clichés en couleur révèlent des rebelles libyens, appareils photo et téléphones portables à la main, obsédés par leur autoreprésentation. Les photos témoignent du chaos et de la violence de la révolution libyenne. « Je ne me considère pas comme un photographe de guerre », disait Hetherington, récompensé par le World Press. « Ce qui compte c’est le récit ».  L’exposition propose également des vidéos de travaux plus anciens de cet habitué des zones de conflits ainsi que des interviews. A voir jusqu’au 2 décembre 2011.

 

 

Au Bronx Documentary Center

 Jusqu’à 2 décembre 2011, du mercredi au jeudi, 11h-18h

614 Courtlandt Avenue Bronx, New York 10451

Pour plus d’infos, visitez le site

Festival photo à St germain des prés

nov 12, 2011   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

Organisé par un ensemble de galeristes, le festival dévoile, au fil d’un parcours éclaté, la richesse et la diversité des lieux consacrés à la photographie à Saint-Germain-des-Prés, qu’ils soient galeries d’art, librairies spécialisées, institutions ou agences photographiques.

Le festival réunit une cinquantaine de lieux autour du thème « Regards croisés : images et mots à Saint Germain-des-Prés ».
Ce thème explore la complicité entre photographes et écrivains, images et textes dont l’association renvoie à l’identité même du quartier. Objet de fiction, sujet de récit, essence du désir, ou miroir qui se souvient, la photographie a toujours entretenu de nombreuses relations avec la littérature. D’Emile Zola à Hervé Guibert, en passant par Denis Roche ou Michel Tournier, de nombreux écrivains se sont intéressés à la pratique photographique.

Le thème des images et des mots se décline de différentes manières.

Travaux de photographes en relation à l’écrit ou à l’univers de la littérature :« Hommage à Théodore Brauner » chez Le Minotaure et Alain le Gaillard, « Dédipix to Futur / Lionel Bayol-Thémines 2011 » chez Maïa Muller, « Claude Jeanmart, Kafka : récits inachevés » chez GNG Art Contemporain, « Polaroids : Femmes-Fleurs » d’Araki chez Daniel Blau à la galerie Anthony Meyer, « Open See » de Jim Goldberg chez Magnum Gallery , Estelle Lagarde et IN GI chez Galerie Lefor Openo…

Inge Morath © The Inge Morath Foundation / courtesy Magnum Gallery
Place Furstemberg. Saint-Germain-des-Prés, Paris 1958

Portraits d’écrivains du 19e et 20e siècle :
« En regard : portraits d’écrivains » à la Librairie Signatures, « Gisèle Freund, portraits d’artistes » à la galerie Lucie Weill & Seligmann – Charles Zalber, « Dans l’intimité des mots » chez Roger Viollet, « Livres, Manuscrits, Photographies – liaisons littéraires et artistiques » chez Librairie A Saint-Benoît-des-Prés…

Collaborations entre photographes et écrivains :
« A travers sables… Aleix Plademunt et Benjamin Pelletier » chez Olivier Waltman, « Contributions, Alain Bublex et Raphaële Bertho » chez Georges-Philippe et Nathalie Vallois, « Le Crazy Horse, Images, Corps et Mots » par Antoine Poupel et Gilbert Lascault chez Espaces 54…

Mise en relation d’oeuvres avec des citations littéraires ou de la poésie :
« Mario Giacomelli (1925-2000), photographe et poète » chez Berthet-Aittouarès et Galerie Aittouarès, « Lucien Clergue, photographie et poésie » chez Patrice Trigano, « Cinétisations de Pol Bury et textes d’ Eugène Ionesco » chez Antoine Laurentin…

Festival Photo Saint Germain des Prés 2011

Jusqu’au 30 novembre 2011

27 rue Jacob /75006 Paris

Du lundi au vendredi de 9 heures 30 à 18 heures 30. Le samedi de 12h à 19h samedi de 14 à 19 heures

Pour plus d’infos cliquez ici

Exposition « Cœurs de nature en France » – Jardin du Luxembourg

nov 8, 2011   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

Jusqu’au 15 janvier 2012, le Sénat présente « Cœurs de nature en France », une exposition photographique sur les grilles du Jardin du Luxembourg.

©Ludivine guilloteaux

Une exposition, 80 photographies, 2 saisons :

- Du 15 septembre au 4 décembre : «Saison 1» consacrée aux cœurs de nature de métropole et d’outre- mer

- Du 6 décembre au 15 janvier : «Saison 2» entièrement dédiée à l’Outre-mer avec des photos des cœurs de nature de ces territoires. L’occasion d’une éclairage particulier de cet exceptionnel patrimoine naturel ultramarin qui abrite la majorité de la biodiversité nationale.

Exposition Coeurs de Nature en France 
Jusqu’au 15 janvier 2012
Grilles du Jardin du Luxembourg
Rue de Médicis – 75006 Paris.
Accès libre.

Pour accompagner l’exposition présentée par le Sénat sur les grilles du Jardin du Luxembourg, Terre sauvage publie un numéro hors-série de prestige spécial Cœurs de nature.

Découvrez les coulisses de la mission photo, des reportages dans les espaces naturels, les acteurs, de nombreux portfolios…

7 reportages photos et vidéos pour un nouveaux regards sur le sud

nov 1, 2011   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

Établissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis près de soixante dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en oeuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français..

A l’occasion de son  70e anniversaire, l’AFD a choisi de s’associer à Magnum Photos pour mieux faire connaître ses valeurs et son savoir-faire: le développement des pays du Sud. Une exposition gratuite et en plein air ira à la rencontre du public.

©Dacolma Kapatchez

 

Repiquage de jeunes plants de riz produits en pépinère. L’agriculteur choisit les plants les plus vigoureux, ce qui améliore les rendements de manière importante.

 

Cette exposition vise à susciter un nouveau regard sur les pays du Sud, loin de l’image qui leur est trop souvent associée. Les photographies présentées mettent en lumière les défis et les réponses du développement. Elles montrent des projets, mettent en avant leurs résultats et racontent l’implication des partenaires du Sud. Grâce à des cubes dépliés qui évoquent les différentes facettes du développement, ces histoires de vie nous rappellent combien nous sommes aujourd’hui tous responsables d’un monde en pleine mutation.

L’exposition présente les regards de 7 photographes sur 7 enjeux de développement. Réalisés en 2011, ces reportages couvrent les thèmes suivants:

• L’agriculture en Guinée (Jonas Bendiksen)
• Le soutien à la croissance au Cambodge (John Vink)
• L’eau et l’assainissement dans les Territoires palestiniens (Paolo Pellegrin)
• L’éducation au Burkina-Faso (Bruno Barbey)
• Le développement urbain en Colombie (Thomas Dworzak)
• La santé mère-enfant en Mauritanie (Olivia Arthur)
• Les enjeux du climat en Indonésie (Jean Gaumy)

Pour plus d’infos cliquez ici

Diane Arbus au Jeu de Paume

oct 26, 2011   //   Les expos  //  Laissez un commentaire

Exposant 200 clichés issus de la courte carrière (15 ans) de Diane Arbus et venus de nombreux musées et collections particulières, le Jeu de paume lève le voile sur une œuvre exceptionnelle, sans jamais chercher à en percer le troublant mystère. Jusqu’au 5 février 2012.

« Une photographie est un secret sur un secret. Plus elle vous en dit, moins vous en savez« . Diane Arbus.

Photographe pour Esquire, Harper’s bazaar, Show et The London Sunday Time, Diane Arbus signait parfois les textes qui accompagnaient ses photos. Son suicide en 1971, à l’âge de 48 ans, interrompt une carrière fulgurante. Mais dès l’année 1972,  250 000 personnes se pressent au MOMA pour voir la première grande rétrospective qui lui est consacrée.

Résolue à laisser le  visiteur seul avec les clichés mystérieux de Diane Arbus, l’exposition du Jeu de Paume prend le parti d’éviter tout accrochage thématique ou chronologique. Les photos mènent les unes aux autres, comme dans un rêve, de l’orée des années 1950 à celle des années 1970. Cette exposition-fleuve se déroule sur deux étages et laisse le visiteur aux prises avec sa seule sensibilité, lui offrant tout de même en fin de parcours deux salles de documentation sur la vie de Diane Arbus et les aspects techniques de l’art la photographe, carnets personnels et fresques murales de son appartement compris.

Jumelles identiques, Roselle, N.J. 1967 ©The Estate of Diane Arbus

Dans un désordre assumé, le visiteur  découvre donc les « rites » américains. Embarqués pour l’Amérique d’après-guerre l’ on voyage avec Arbus un peu partout dans les États-Unis des années 1960  : à Central Park, grands bourgeois au Bal  masqué ou à l’Opéra, Disneyland, baigneurs à Coney Island ou autres grandes fêtes populaires, tous les « Rites, manières et coutumes de l’Amérique » sont interrogés. Arbus fixe également toute une série d’interlopes et de marginaux : nudistes, travestis, nains; dès les années 1950, l’on sent sa sympathie aussi bien pour ces figures étranges que pour les populations réprimées ou immigrés (Mexicains, noirs). La photo d’un « Jeune homme et de sa femme à Washington square Park » (1965) lui noir, l’air timide et elle blanche sûre d’elle même et enceinte est probablement un des clichés les plus fort sur le Civil Right Mouvement.

Jeune homme en bigoudis chez lui, 20e Rue, N.Y.C. 1966 ©Diane Arbus

Les photos de Diane Arbus dérangent; elles dégagent une aura d’inquiétante étrangeté, et sur ce point, tous son égaux : une danseuse étoile vieillissante dans son lit (« La débutante de l’année 1938″ en 1966), tous ses portraits de nouveaux-nés, les icône James Brown (chez lui en bigoudis, 1966 !), Susan Sontag (1966) et Jorge Luis Borges (1969)sont aussi déroutants, si ce n’est plus que les couples de vieux nudistes, les nains ou les travestis et actrices burlesques qu’Arbus sait saisir sans leur voler leur mystère. Au paroxysme de ce climat inquiétant, l’on peut signaler deux sublimes clichés :  « Petite fille assise dans un lit avec son petit-ami » (1966), où les deux enfants ont à peu près dix ans, ou encore l’inquiétante « Évêque à la mer » (1964). « Je crois vraiment qu’il y des choses que personne ne verrait si je ne les photographiais pas », estimait la photographe. En nous révélant ces choses que nous ne voulons ou ne pouvons pas voir, Diane Arbus nous met très sainement mal à l’aise et nous fait réfléchir sur notre rapport trop balisé et trop rassurant avec le réel.

 

Jusqu’au 12 février 2012

Lieu: Jeu de paume, 1, place de la Concorde, Paris 8e, m° Concorde, 8,50 euros (TR 5,50 euros)

Horaire: 
Mardi (nocturne) : 12h à 21h
Mercredi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h

gratuit pour les -26 ans de 17hà 21h tous les derniers mardis du mois

Pages :1234567»

Inscription newsletter

Mots clés

afghane afghanistan afrique arles capa cartier-bresson chauvel chine conflits congo femmes festival guerre haïti inde irak japon liberté libye life magnum marc riboud mccurry MEP New-York noir et blanc pakistan palestine paris perpignan peuple portraits Reza rock rsf rémi ochlik seisme sipa Stanley Greene tchetchenie time tunisie vietnam visa world press photo Actualité (12)
Boulat (1)
CARE International (1)
Catalina Martin-Chico (3)
Chris Jordan (1)
Christian Poveda (3)
David Burnett (1)
David LaChapelle (1)
Dennis Stock (1)
Don Mc Cullin (1)
Dorothea Lange (1)
Elliot Erwitt (2)
Ethan Levitas (1)
Eugène Richards (2)
Gamma (2)
Gilles Caron (1)
Ground Zero (1)
Hans Silvester (3)
Henri Cartier-Bresson (2)
Henri Huet (2)
Hobo by L'Equipe (1)
Hommage (8)
Hondros Chris (1)
Izis (1)
James Nachtwey (2)
Jane Evelyn Atwood (4)
Jodi Bieber (1)
Johann Soussi (3)
Julian Schnabel (1)
Jürgen Schadeberg (1)
La musique en photo (6)
La photo au cinema (13)
La révolution arabe (7)
La revue 6 mois (4)
La série derrière l'objectif (2)
Larry Burrows (1)
Le métier (18)
Les album RSF (7)
Les beaux livres (21)
Les enjeux (2)
Les expos (91)
Les livres (33)
Les poches (1)
Les prix (5)
Les rencontres (4)
Lewis Hine (2)
Lisette Model (1)
Luca Gonzaga (1)
Lucas Mebrouk Dolega (1)
Lynsey Addario (1)
Magnum (5)
Marc Riboud (4)
Nick Brandt (1)
Olivier Föllmi (2)
Paolo Pellegrin (2)
Patrick Chauvel (7)
Prix Canon féminin (1)
Prix de Bayeux (2)
Pulitzer (1)
Quel avenir ? (9)
Raymond Depardon (1)
Rémi Ochlik (6)
René Burri (1)
Reportages (12)
Reporters (8)
Reza (4)
Robert Capa (4)
Robert Doisneau (2)
Rückblende (1)
Sarah Caron (1)
Sipa (2)
Stanley Greene (5)
Stephen Dupont (2)
Steve Shapiro (1)
Sygma (2)
Tim Hetherington (3)
Titouan Lamazou (1)
Un album nazi refait surface (1)
Une photo, une histoire (16)
Visa pour l'image (2)
Weitzman Yonathan (1)
Wiedenhöfer kai (1)
Willy Ronis (1)
World Press Photo (6)
Yann Arthus Bertrand (1)
Yuri Kozyrev (3)

WP Cumulus Flash tag cloud by Roy Tanck and Luke Morton requires Flash Player 9 or better.

Nous contacter

Photos Agencies