Hedi Slimane – Anthology of a decade 2000-2010
Créateur, styliste, designer et photographe, Hedi Slimane se consacre à plein temps à son métier de photographe, depuis 2007, et la fin de son contrat chez Dior. Après plusieurs expositions à travers le monde dont deux qui vivent leurs dernières heures à Bruxelles (Fragments Americana) et à Paris (California dreamin), le français sort, au mois d’avril 2011, une compilation qui regroupe dix ans de travail.

Anthology of a Decade retrace dix années de la vie d’Hedi Slimane, de son passage chez Yves Saint Laurent, à son poste de directeur artistique de Dior Homme jusqu’a ses dernières expositions, plébiscitées par le public. « J’ai commencé la photographie avant de m’intéresser à la mode, vers 16 ans. J’ai acheté mon premier appareil photos à 11 ans. J’ai toujours pris des photos, un peu comme d’autres griffonnent les pages de carnets » avait expliqué Hedi au magazine Interview, en 2003.
Séries mode, clichés d’artistes (Slimane avait déjà sorti en 2004 Stage, recueil de clichés de groupes de rock), street style, souvenirs de collections Haute Couture et travail plus personnel sont réunis sur plus de 700 pages. Puisant son inspiration dans la culture street, sans jamais oublier les références classiques de la mode et de la photographie, Hedi Slimane livre avec son Anthology of a Decade une partie de son intimité.
Bien plus puissant que des mots et plus révélateur qu’une dizaine d’interviews.
Hedi Slimane, « Anthology of a decade 2000-2010″ – Edition limitée chez JRP-Ringier Publishing.
Source : http://www.puretrend.com
Julian Schnabel – son quotidien en Polaroids
Depuis dix ans, le peintre et réalisateur américain Julian Schnabel tient une sorte de journal de son quotidien – avec un Polaroïd !
De la part d’un artiste connu pour ses grands formats, il ne fallait pas s’attendre à des carnets de croquis. L’artiste new-yorkais utilise en effet un appareil photo des années soixante-dix, un Polaroïd 20 x 24 de la taille d’un réfrigérateur.
Ses clichés charismatiques dévoilent sa famille et ses amis, de Lou Reed à Placido Domingo, en passant par Mickey Rourke ou les Beastie Boys. Sans oublier des autoportraits avec ou sans chien, des photos de son atelier ou d’autres œuvres.
Le Forum NRW à Düsseldorf présente une facette méconnue de ce célèbre artiste. Metropolis a visité l’exposition et interrogé l’excentrique de Manhattan à propos de ses instantanés où se mêlent vie et travail.
Né en 1951 à New York, Julian Schnabel, déménage très tôt et passe son enfance dans une petite ville du Texas. Il étudie les beaux-arts à l’université de Houston puis revient s’installer dans sa ville natale où il expose seul pour la première fois en 1979 à la Mary Boone Gallery sur la cinquième avenue. Il devient rapidement une figure importante du néo-expressionisme.
Aujourd’hui son oeuvre est visible dans les plus grands musées d’art contemporain du monde : le Metropolitan Museum of Art de New York, la Tate Gallery de Londres, le Museum of Contempory Art de Los Angeles, et le Centre George Pompidou de Paris.
Julian Schnabel : Polaroids
Éditeur : Prestel
München, 2010
Langue : anglais
199 pages
Relié
Pour le commander, cliquez ici
Nomad’s land – Les bidonvilles du froid
Ce livre se veut le reflet du reportage diffusé dans l’émission Envoyé spécial sur France 2 le 28 février 2008. Produit par Capa, ce film avait pour objectif de sensibiliser les Occidentaux à la détresse et à l’immense pauvreté des paysans et de leurs enfants au nord de la Mongolie. Que connaissons-nous de la Mongolie au-delà des steppes, des chevaux et de Gengis Khan ? Que savons-nous de ces populations paysannes qui subissent les affres de conditions climatiques de plus en plus extrêmes ? Samuel Le Bihan et Richard Aujard sont partis à la rencontre de ces familles, de ces enfants obligés pour survivre de se réfugier dans les égouts d’Oulan Bator, capitale de la Mongolie.
Richard Aujard est né en 1965 à Hasparren au Pays Basque. Passionné par l’image, il devient à 19 ans assistant pour le studio Vogue et commence à réaliser des photos de mode pour de grands magazines. Il décide ensuite de se tourner vers de nouveaux horizons en photographiant des monstres sacrés du cinéma, de la musique et du sport. « La sophistication me met mal à l’aise, j’aime à la fois la force et les fêlures chez les êtres. » Richard parcourt le monde en quête de nouveaux visages et a publié plusieurs ouvrages : la légende Harley Davidson (Filipacchi, 1989) avec Mickey Rourke sur les Moto Club Harley, L’Armée française (Assouline, 1998)…
Les photographies de Richard Aujard ont été publiées dans des magazines tels Photo, Paris Match, VSD, Première, Studio, Ciné Live, Optimum, Max, GQ, Esquire… Il a aussi travaillé pour la publicité (Nike, Bic, Liptonic, Bollé…). Parallèlement à son travail de photographe, passionné de cinéma, il a réalisé deux courts métrages sélectionnés dans de nombreux festivals : Question d’honneur (1998) et Vendetta (2003).
Nomad’s land – Les bidonvilles du froid
Nb. de pages : 144 pages
« Quels chiens ! » – Tim Flach
Depuis l’époque lointaine où le loup s’est pour la première fois glissé dans la caverne de nos ancêtres afin de partager la chaleur de leurs feux, Canis lupus familiaris n’a jamais cessé de tenir compagnie à l’homme.
Dans cet ouvrage étonnant qui fait suite à Equus, universellement salué par la critique, le photographe Tim Flach se penche à nouveau sur les liens qui unissent l’homme et l’animal, nous offrant un regard unique sur l’un de nos compagnons les plus proches.
Des spécimens exquis présentés dans les expositions canines de Crufts et du Westminster Kennel Club aux chiens abandonnés recueillis par les bénévoles des associations de protection des animaux, en passant par les greyhounds de course, les lévriers afghans, les komondors hongrois, les chiens chinois à crête ou nos plus humbles compagnons domestiques, Tim Flach étudie en profondeur nos relations avec les chiens et nous aide à mieux comprendre « le meilleur ami de l’homme »
Né à Londres en 1958, Tim Flach a étudié les beaux-arts au Central St Martin’s College of Art and Design. Depuis, sa passion pour la photographie lui a permis de décrocher de nombreuses commandes et de nombreux prix. Son oeuvre, maintes fois exposée et présente dans des collections permanentes de musées, est surtout connue pour l’originalité du regard porté sur le comportement animal et sur les caractéristiques des différentes races. Le photographe se plaît particulièrement à explorer les relations étroites qui existent entre les animaux et l’homme.
Le photojournaliste James Natchwey expose à Lyon
James Nachtwey est considéré comme l’un des plus grands photographes anti-guerre de ces trente dernières années. Il a couvert quasiment tous les conflits ou drames humains de notre époque. De la Somalie à l’Afghanistan, de la Bosnie Herzégovine au Rwanda.
Son exposition :
Son livre :
« j’étais présent, et ces images sont mon témoignage. Les évènements que j’ai enregistré ne devraient pas être oubliés, et ne doivent jamais se répéter ». Voilà ce qu’écrit James Nachtwey, photographe américain de 59 ans sur la postface de son livre l’ENFER. L’enfer justement, Nachtwey le connaît bien et il n’a eu de cesse de le côtoyer un peu partout sur le globe ces 30 dernières années. Ses images forcent la réflexion.
Sur 480 pages, dans une édition de très grande qualité, l’horreur s‘étale devant nos yeux. En grand format. Dans son livre, pas de compromis. Il capte l’instant extrême de la souffrance. La misère, la violence, la mort nous font face et nous sautent à la gorge. Images pornographiques disent certains. Intolérable étalage trop composé de ce que l’homme peut faire de plus abject écrivent d’autres.
Il est vrai : les photographies de James Nachtwey dérangent. Elles choquent par leurs compositions magistrales, la quintessence de leurs cadrages, cette lumière toujours parfaite. Elles gênent par leurs aspects emblématiques, pour leurs absences de référence au contexte géopolitique, pour leurs seules focalisations sur la douleur brute des victimes. Il produit une image symbole à l’esthétisme très sophistiqué, quasi théâtrale. Bref, ce que l’on reproche à James Nachtwey ce sont des images trop abouties où la seule esthétique tient lieu d’éthique.
A voir : James Nachtwey, photographies
Du 18 septembre au 15 janvier 2011 à la bibliothèque de la Part-Dieu
Du mardi au vendredi de 10h à 19h – le samedi de 10h à 18h - 30 boulevard Vivier-Merle 69003 Lyon
A lire : « L’Enfer », pour le commander cliquez ici
A regarder : « War Photographer », Film documentaire de Christian Frei , voir un extrait
Sources : http://culturebox.france3.fr et http://blogs.laprovence.com
Saint-Tropez à travers l’objectif de Jean-Marc Fichaux
Brutalement disparu l’an passé, Jean-Marc Fichaux aura laissé de nombreux reportages photographiques dont chacun s’accorde à louer non seulement la qualité mais aussi la sensibilité. Via son dernier livre posthume, il nous livre un magnifique ouvrage sur le village de Saint-Tropez, village cher à son oeuvre, où il s’était définitivement installé.
Qu’elles soient d’été ou d’hiver, qu’elles décrivent les fêtes traditionnelles et patronales, qu’elles parlent des gens d’ici et des spectaculaires paysages ou vues du village et du golfe, ses photographies montrent que l’artiste avait tout retenu, tout capturé dans son objectif.
Jean-Marc Fichaux avait pour projet de faire un livre sur Saint-Tropez. Il n’a hélas pas eu le temps de s’en occuper lui-même. C’est donc sa soeur qui a réalisé cet ouvrage pour lui , avec la précieuse collaboration de plusieurs personnalités du village dont le photographe Gérard Sioen, qui ont bien voulu préfacer ou commenter le livre.
Paru durant l’été, « Saint-Tropez, mon village » publié chez Equinoxe dans la collection Impressions du sud, donnera au lecteur un aperçu du grand talent du photographe, mais aussi un magnifique panorama de la cité et de ses habitants. Un incontournable, pour tous ceux qui aiment Saint-Tropez.
A se procurer pour le plaisir, la qualité et le souvenir.
« Saint-Tropez, mon village »
Jean-Marc Fichaux
Editions Equinoxe
Prix : 26 €
Pour le commande, cliquez ici
Source : « Le village à travers l’objectif de Jean-Marc Fichaux », 31 août 2010
Gilles Jacob – « Livre d’or »
Je ne suis pas photographe. J’ai fait des photos comme tout le monde. Des scènes familiales, des baignades. Plus tard, je me suis intéressé à la photo à cause du cinéma. J’ai utilisé des bancs-titres pour animer des photos de films ou d’archives. Mais j’y suis vraiment venu quand les appareils numériques sont entrés dans nos vies. C’est alors devenu un passe-temps, puis une passion.
Comme je pratique la marche, je me suis mis à regarder autour de moi à travers un objectif. La facilité d’utilisation, la technologie embarquée, la légèreté du matériel permettent d’apprendre avec le plaisir et les émotions que cet exercice éveille. Petit à petit, j’ai cadré, j’ai trouvé les angles, j’ai choisi mes sujets, j’ai constitué une collection.
J’ai voulu comprendre, c’est tout.
Qui dit photos, dit légendes. Les images que j’ai rassemblées m’évoquaient l’univers d’artistes que j’admire. Procédant par affinités et par associations d’idées, j’ai proposé à mes correspondants écrivains, réalisateurs, comédiens, de rêver à leur guise autour de photos choisies. À chacun d’inventer son histoire, d’y mettre sa couleur, son style. Lorsque j’ai senti que l’ensemble avait trouvé son équilibre, j’ai eu la surprise d’entreprendre, passant d’un univers à l’autre, de l’ombre aux lumières, un voyage intime qui me ressemble étrangement.
Gilles Jacob
Gilles Jacob est président du Festival de Cannes, Festival International du Film.
« Livre d’or » de Gilles Jacob
Relié : 216 pages
Editeur : Seuil
Collection : Albums
Source : http://www.cawa.fr
Jürgen Schadeberg – Polka Galerie
De nombreuses photos marquantes de Jürgen Schadeberg (né en 1931 à Berlin) sont entrées dans l’histoire. En 1950, ce jeune photographe émigre en Afrique du sud et y travaille pour Drum, premier magazine à s’adresser aux lecteurs noirs, puis pour Time Life et Stern. Au début des années cinquante, il photographie le jeune avocat Nelson Mandela, la chanteuse Miriam Makeba et la vie nocturne débridée dans le dynamique quartier noir de Sophiatown. En 1964, alors qu’il devient de plus en plus difficile de faire des photos, Schadeberg quitte le pays et passe les décennies suivantes en Europe et aux Etats-Unis.
En 1985, Schadeberg retourne en Afrique du Sud et y réalise en 1994 une photographie qui fera le tour du monde : Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud, à la fenêtre de son ancienne cellule à Robben Island.
Source : http://www.photosapiens.com – Laurent Farby
Actuellement à la Polka Galerie
12 rue St Gilles, Paris 3e
www.polkagalerie.com
Et en librairie

Relié : 32x32cm, 288 pages, 250 illustrations duotone
Editeur : Hatje Cantz Publishers ; Édition : Mul (20 mai 2008)
Photographes de Magnum sur le front de la 2nde Guerre Mondiale
Prises sur le front, au cours de la Seconde Guerre mondiale, deux cents photographies de l’agence Magnum Photos ont été réunies dans cet ouvrage. Dans les déserts d’Afrique, dans les steppes enneigées de Russie, dans la jungle des îles du Pacifique ou dans les montagnes d’Italie, ces instantanés exceptionnels ont été pris par une quinzaine de photographes de différentes nationalités, témoins sur le terrain parfois au péril de leur vie. Bien des années plus tard, ces images fixes n’ont rien perdu de leur force, et beaucoup sont à jamais imprimées dans la mémoire collective.
Né à Cherbourg, Rémy Desquesnes a soutenu à Caen une thèse de doctorat d’État en histoire sur le Mur de l’Atlantique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages historiques dont « Le mur de l’Atlantique » et « Normandie 44″ aux Éditions Ouest-France. Il travaille en collaboration avec le Mémorial de Caen.
Jimmy Fox, ancien rédacteur en chef de Magnum à New-York nous parle de ce livre
Date de parution : octobre 2009
Format : 24 cm x 30 cm
Illustrations : noir et blanc et couleur
Éditeur : Ouest France
Pour le commander c’est ici
« Black Passport » – Stanley Greene
Célèbre photographe américain, disciple d’Eugène Smith, Stanley Greene revient ici sur sa carrière : de la photo de mode au reportage de guerre (Soudan, Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Irak) en passant par des photos plus personnelles. Ses commentaires en « voix-off » nous éclairent sur sa pratique et rappellent que le professionnel et le personnel se tressent l’un à l’autre pour dessiner une approche du monde et de ses fracas, un regard sur les individus qui le peuplent.
Livrer ainsi son journal intime était un pari risqué. S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement, ses doutes et ses peurs, ses interrogations sur la motivation de la violence et la notion de courage, son quotidien chaotique, l’amour et les séparations. Avec sincérité. Composé de courts récits où les images privées cohabitent avec les documents les plus durs sur la Tchétchénie ou le Rwanda, ce livre offre une passionnante introspection.

Broché : 200 pages
Editeur : Textuel
Prix : 45€ chez amazon
Nick Brandt
Il y a un souffle ardent dans les photos de Nick Brandt, quelque chose qui confine au sublime. Depuis une dizaine d’années, l’artiste anglais immortalise les animaux d’Afrique.
A la fois des éléphants en majesté, des lions crinière au vent, des singes malicieux, de vieux rhinocéros, qui évoluent des un décor prodigieux, fait de grands espaces verts, de ciels qui se déchirent, d’acacias imposants. Les contrastes sont magiques. Loin de toute mièvrerie, Nick Brandt photographie les créatures de la savane comme si il s’agissait d’êtres humains. Ces photos panoramiques d’animaux et de paysages évoquent une terre vierge et idyllique.

A lire : L’Afrique au crépuscule, La Martinière, 132 p, 39 €
Source : Le Figaro Magazine, Daphné Thiery
Paris Match 60 Ans, 60 Photographes
Paris Match vient d’avoir 60 ans. Tout au long de ces décennies, le magazine français le plus populaire a raconté en images la marche du monde, ses joies et ses peines, ses fêtes et ses tragédies. Soixante photographes ont participé à cette formidable aventure. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Quelle a été leur vie, parfois fastueuse, souvent dangereuse ? A travers ces soixante portraits émaillés de témoignages et d’anecdotes, cet ouvrage retrace l’histoire d’un hebdomadaire qui a révolutionné le domaine de l’image et de la presse en se plaçant toujours au coeur de son époque. Près de 400 documents issus des archives de Paris Match rappellent la forte identité visuelle de ce magazine de reportage qui a marqué plusieurs générations.

- Broché: 285 pages
- Editeur : Editions de la Martinière (19 mars 2009)
- Collection : HORS COLL
- Langue : Français
Rendez-vous en terre inconnue
Lancée en 2005 sur France 3 puis France 2, l’émission « Rendez-vous en terre inconnue » connait un succès grandissant auprès du public : entre 5 et 6 millions de téléspectateurs à chaque diffusion !
Il faut dire que le concept de l’émission, imaginée par Frédéric Lopez qui en est aussi le présentateur, est génialement séduisant : Frédéric Lopez embarque une personnalité connue à bord d’un avion pour une destination inconnue.
Ce qui attend l’invité, c’est une immersion totale d’une quinzaine de jours dans le quotidien d’une famille, au sein d’un peuple du bout du monde.
A travers le regard novice de Muriel Robin, Patrick Timsit, Charlotte de Turkheim, Bruno Solo, Edouard Baer, Adrianna Karembeu, Zazie, Gilbert Montagné et Marianne James, nous découvrons ainsi de l’intérieur les problématiques spécifiques de peuples dont la culture et la survie sont en danger.
Autant de peuples attachants et fiers dont le mode de vie est fascinant, mais dont les préoccupations, les aspirations et l’humour se révèlent bien souvent si semblables aux nôtres…
En plus de 300 photos commentées par Frédéric Lopez et ponctuées par les citations pleines de sagesse des autochtones, cet album retrace, avec la complicité de chacun des invités, les grands moments de chacune de ces 9 émissions extraordinaires.
Un magnifique album qui permet des arrêts sur images sur des paysages d’une rare beauté et un éclairage documenté sur les problématiques de vie des peuples menacés par l’homogénéisation culturelle qui guette notre monde.
Photos de Jean-Michel Turpin
Nb. de pages : 212 pages
Prix : 30€
Don’t Take My Pictures, Iraqis Don’t Cry
La Bosnie, Mogadiscio, Gaza et maintenant l’Irak : autant de visages de la guerre du Liban démultipliée, déformée et recomposée, en images et aujourd’hui en split-screen par ce photojournaliste à l’AFP qui couvre les conflits depuis près de 30 ans.
Esprit libre et indépendant, préférant la lumière naturelle à l’artificielle, les grands espaces au studio et l’inconfort aux commodités d’un bureau, le photographe voyageur quitte le Liban. Il traque, poursuit, capte l’image et tente de digérer l’injustice, les souffrances, les malheurs. En 2006, il quitte Bagdad, contourne le blocus et rentre au Liban « pour photographier à nouveau (mon) peuple qui pleure », dit-il.
Dans ce bel ouvrage, Patrick Baz partage ses coups de gueule, son désarroi devant tant de haine, sa solitude d’intrus au milieu de jeunes soldats américains « avec qui j’avais parfois du mal à communiquer ».
Lancé en avant première le 10 octobre au prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, Don’t Take My Picture. Iraqis Don’t Cry a reçu un très bon accueil de la part du public et de la presse français. Au Salon du livre de Beyrouth, c’est le regard de ses compatriotes qui se posera sur son livre. Patrick Baz espère qu’ils y liront un grand « non » à la guerre.
Unreasonable behaviour – McCullin
Entre l’érection du mur de Berlin au cours de l’été 1961 et son travail sur les ravages du sida en Afrique australe en 2001, Don McCullin n’a cessé de regarder les souffrances des autres à travers les conflits majeurs de ces quatre décennies. Un regard chargé de colère toujours, de tristesse aussi, de désespérance même, sur les inqualifiables cruautés infligées par les hommes à leurs semblables.
Un regard empli d’incompréhension et de compassion tout à la fois, regard de solidarité à l’égard des plus faibles, des démunis, des réprouvés, des victimes de ces inacceptables situations. Chypre divisée, le Congo meurtri, le Vietnam bombardé et torturé, le Moyen-Orient déchiré, le Biafra affamé, le Bangladesh ravagé, le Cambodge assassiné, le Salvador révolté, l’Irlande tourmentée, l’Irak insurgé.

Ni voyeur, ni chasseur, ni même vraiment chroniqueur ou historien, Don McCullin, autodidacte en photographie comme dans sa lecture du monde, est un homme au visage marqué mais à l’oeil limpide et innocent, incrédule devant la barbarie. A travers ses puissantes images publiées régulièrement durant vingt ans dans l’important Sunday Times Magazine, il se voue à déranger le confort dominical de ses compatriotes en leur présentant ces injustices faites à l’homme par l’homme à travers la planète. Dans sa photographie, il y a et Zola et Goya.
En même temps, il proclame sa propre culpabilité avec ses images impuissantes à changer le cours des choses… comme il n’a pu empêcher la mort de son père lorsqu’il avait quatorze ans, ou plus tard celle de ses proches. Son regard demeure l’émouvant miroir de celui des sujets qu’il photographie, auxquels il s’identifie. Il est profondément solidaire. Et puis il y a l’Angleterre qu’il photographiera souvent entre les reportages de guerre. Et cette fois il y a du Dickens chez McCullin.
Une Angleterre qu’il continue de photographier aujourd’hui. Personnage hors du commun, difficile à cerner de façon définitive, ses intérêts sont divers :les bords du Gange ; les paysages du Somerset ; les tribus perdues du Sud éthiopien ; les traces de l’empire romain autour du bassin méditerranéen. Mais toujours avec ce même regard profond et inquiet sur l’homme.
Il aura fallu attendre plus de vingt ans pour que cette autobiographie de Don McCullin, qui se termine en 1982, soit enfin publiée en français. Elle nous amène à nous demander qui nous racontera le quart de siècle écoulé depuis, celui durant lequel le grand photographe de guerre a choisi de devenir un homme en quête d’une paix impossible.
Texte de Robert Pledge, Directeur de l’agence Contact Press Images
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