Le photographe américain Dennis Stock est mort le 11 janvier 2010 à Sarasota en Floride, des suites d’un cancer. Il avait 81 ans. Photographe du tout Hollywood dans les années 1950-1960, le plus emblématique de ses clichés est peut-être celui de James Dean à Times Square, pris en 1955. Le jeune homme, tête rentrée dans les épaules, marche, solitaire, une cigarette aux lèvres. Stock a contribué à créer la légende de l’acteur

Passeront devant son objectif Audrey Hepburn, Marylin Monroe, John Wayne, Marlon Brando.
A la mort de James Dean, qui était un de ses proches amis, il se consacre à une série de portraits des grandes figures du jazz : Billie Holiday, Miles Davis, Gene Krupa ou encore Duke Ellington seront immortalisés dans son recueil de photographies « Jazz Street » paru en 1960.
A la fin des années 1960, il s’intéresse à la communauté hippie de Californie, parcourant les festivals de musique, fascinés par ces «marginaux» qu’il apprend à connaître. Puis, dans les années 1970, il passe à la couleur, photographiant des paysages naturels. Ses dernières œuvres étaient, selon l’Agence Magnum qui lui consacre un porte-folio, «des fleurs à la limite de l’abstraction».
En 2007, ses photographies avaient été l’objet d’une rétrospective à Perpignan, à l’occasion du Festival International du Photojournalisme.



Il y a un souffle ardent dans les photos de Nick Brandt, quelque chose qui confine au sublime. Depuis une dizaine d’années, l’artiste anglais immortalise les animaux d’Afrique. Une vingtaine de ses plus beaux tirages noir et blanc sont exposés sur les murs de la A. Galerie. On y croise des éléphants en majesté, des lions crinière au vent, des singes malicieux, de vieux rhinocéros, qui évoluent des un décor prodigieux, fait de grands espaces verts, de ciels qui se déchirent, d’acacias imposants. Les contrastes sont magiques. Loin de toute mièvrerie, Nick Brandt photographie les créatures de la savane comme si il s’agissait d’êtres humains. Ces photos panoramiques d’animaux et de paysages évoquent une terre vierge et idyllique.
A voir : Nick Brandt « A Shadow Falls », A. Galerie, 12 rue Léonce-Reynaud, 75016 Paris. Exposition prolongée du 4 au 23 janvier 2010.
A lire : « L’Afrique au crépuscule« , La Martinière, 132 p, 39 €

Source : Le Figaro Magazine, Daphné Thiery
