Publié le 7th août 2010

Le nouvel album de Reporters Sans Frontières sortira le 9 septembre. À l’honneur, les Boulat, père et fille.

Vingt-cinq ans que Reporters Sans Frontières lutte en faveur de la liberté de la presse a travers le monde. Pour célébrer cette date anniversaire, une exposition aura lieu en parallèle au Petit Palais, à Paris, du 9 septembre au 27 février 2010. Elle rassemblera les cent images publiées dans le numéro 34 de la collection 100 photos pour la liberté de la presse.

Co-fondatrice de l’agence VII, auréolée de nombreux prix pour ses reportages en zones de conflits, Alexandra Boulat, décédée en 2007, était la fille de Pierre Boulat, illustre photojournaliste. Ce dernier collabore longtemps avec le prestigieux magazine américain Life avant de s’épanouir au sein de Paris Match, à l’époque où l’hebdomadaire français publiait de nombreux grands reportages. Dans un bel hommage, la femme du défunt photographe, Annie Boulat, témoigne de deux univers très opposés. Celui de son mari s’évertuait à raconter « des histoires d’un monde qui retrouve la joie de vivre et se reconstruit. » L’œuvre de sa fille, en revanche, nous montre « le côté le plus noir de l’humanité et tente d’y trouver une lumière. » Avant de conclure : « Les regards de Pierre et d’Alexandra se croisent et se retrouvent dans la même volonté de voir et de partager. » À lire également, un superbe texte de Florence Aubenas, grand reporter au Nouvel Observateur.

Elle rend hommage à la famille Boulat dans la préface de l’album. Parle des difficultés du métier de reporter de guerre, constamment en proie au doute. Surtout, la présence d’Aubenas, retenue captive en Irak pendant de longs mois, fait écho à la situation des deux journalistes de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, otages des Talibans en Afghanistan depuis 217 jours.


100 photos de Pierre et Alexandra Boulat pour la liberté de la presse
Éditions RSF
9,90 €


Source : http://www.lemondedelaphoto.com, Benjamin Favier


Publié le 22nd juillet 2010

Derrière l’objectif est une collection sur la photographie fondée sur une idée : demander à un grand photographe de choisir une centaine de ses propres photos et de livrer une série de commentaires personnels qui définissent la valeur artistique de son travail. Et, tout en indiquant les éléments de réflexion qui l’ont conduit à tel cadrage, telle composition, tel éclairage et bien sûr tel sujet, de dégager le fil rouge qui sous-tend son oeuvre.


Né en 1952, Eric Valli a exercé la profession d’ébéniste. Epris d’aventure, il décide à l’âge de 18 ans de tout abandonner pour vivre sa passion des grands espaces. Il sillonne l’Afghanistan à cheval puis s’installe à Katmandou, au Népal, au milieu des années 1970. Grand connaisseur des pays de l’Himalaya, il devient l’un des plus grands photographes et documentaristes de cette région.

Ses collaborations régulières avec les magazines Géo, National Géographic, Sunday Times, Smithsonian, Life ou encore Paris Match, lui valent une réputation internationale.

L’ouvrage qui l’a fait connaître du grand public Chasseurs de miel, est paru en 1991. Puis Chasseurs des ténèbre en 1998 l’a définitivement classé parmi les plus grands.

Eric Valli a réalisé plusieurs documentaires et deux films de fiction dont le célèbre Himalaya, l’enfance d’un chef en 1997, qui remporta un très grand succès avec plus de 2,5 millions de spectateurs.

Aujourd’hui, il partage son temps entre Paris et les pays himalayens où il a rencontré et découvert des habitants fascinants.

 

 

19,5 x 25 cm, 160 p.

Paru le 25/03/2010

23.75€ sur Amazon


 

 

Publié le 7th mai 2010

Cela fait maintenant 25 ans que Reporters Sans Frontières se bat pour la liberté des journalistes dans le monde. Cette année c’est le 20 ème anniversaire de la Journée Internationale de la liberté de la presse. Pour marquer cette date symbolique, RSF publie un album anniversaire, regroupant des clichés célèbres ou méconnus de grands photographes de presse du XXème siècle. De David Seymour à Robert Capa, en passant par Henri Cartier-Bresson, tous ont posé leur propre regard sur notre monde.

Cet album exceptionnel, intitulé « Magnum Photos, 101 photos pour la liberté de la presse » et préfacé par Robert Badinter est vendu au prix de 9,90 €.


La vente servira à financer les actions de lutte pour la liberté des journalistes à travers le monde.


Le mini site de l’album c’est ici

Pour le commander cliquez ici


Publié le 29th avril 2010

Je ne suis pas photographe. J’ai fait des photos comme tout le monde. Des scènes familiales, des baignades. Plus tard, je me suis intéressé à la photo à cause du cinéma. J’ai utilisé des bancs-titres pour animer des photos de films ou d’archives. Mais j’y suis vraiment venu quand les appareils numériques sont entrés dans nos vies. C’est alors devenu un passe-temps, puis une passion.

Comme je pratique la marche, je me suis mis à regarder autour de moi à travers un objectif. La facilité d’utilisation, la technologie embarquée, la légèreté du matériel permettent d’apprendre avec le plaisir et les émotions que cet exercice éveille. Petit à petit, j’ai cadré, j’ai trouvé les angles, j’ai choisi mes sujets, j’ai constitué une collection.

J’ai voulu comprendre, c’est tout.

Qui dit photos, dit légendes. Les images que j’ai rassemblées m’évoquaient l’univers d’artistes que j’admire. Procédant par affinités et par associations d’idées, j’ai proposé à mes correspondants écrivains, réalisateurs, comédiens, de rêver à leur guise autour de photos choisies. À chacun d’inventer son histoire, d’y mettre sa couleur, son style. Lorsque j’ai senti que l’ensemble avait trouvé son équilibre, j’ai eu la surprise d’entreprendre, passant d’un univers à l’autre, de l’ombre aux lumières, un voyage intime qui me ressemble étrangement.

Gilles Jacob


Gilles Jacob est président du Festival de Cannes, Festival International du Film.

« Livre d’or » de Gilles Jacob

Relié : 216 pages

Editeur : Seuil

Collection : Albums


Source : http://www.cawa.fr
Publié le 15th mars 2010

Nelson Mandela - Jurgen schadeberg

De nombreuses photos marquantes de Jürgen Schadeberg (né en 1931 à Berlin) sont entrées dans l’histoire. En 1950, ce jeune photographe émigre en Afrique du sud et y travaille pour Drum, premier magazine à s’adresser aux lecteurs noirs, puis pour Time Life et Stern. Au début des années cinquante, il photographie le jeune avocat Nelson Mandela, la chanteuse Miriam Makeba et la vie nocturne débridée dans le dynamique quartier noir de Sophiatown. En 1964, alors qu’il devient de plus en plus difficile de faire des photos, Schadeberg quitte le pays et passe les décennies suivantes en Europe et aux Etats-Unis.

En 1985, Schadeberg retourne en Afrique du Sud et y réalise en 1994 une photographie qui fera le tour du monde : Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud, à la fenêtre de son ancienne cellule à Robben Island.


Source : http://www.photosapiens.com – Laurent Farby


Actuellement à la
Polka Galerie
12 rue St Gilles, Paris 3e
www.polkagalerie.com

Et en
librairie

Relié : 32x32cm, 288 pages, 250 illustrations duotone
Editeur : Hatje Cantz Publishers ; Édition : Mul (20 mai 2008)


Publié le 11th février 2010

Prises sur le front, au cours de la Seconde Guerre mondiale, deux cents photographies de l’agence Magnum Photos ont été réunies dans cet ouvrage. Dans les déserts d’Afrique, dans les steppes enneigées de Russie, dans la jungle des îles du Pacifique ou dans les montagnes d’Italie, ces instantanés exceptionnels ont été pris par une quinzaine de photographes de différentes nationalités, témoins sur le terrain parfois au péril de leur vie. Bien des années plus tard, ces images fixes n’ont rien perdu de leur force, et beaucoup sont à jamais imprimées dans la mémoire collective.

Né à Cherbourg, Rémy Desquesnes a soutenu à Caen une thèse de doctorat d’État en histoire sur le Mur de l’Atlantique. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages historiques dont « Le mur de l’Atlantique » et « Normandie 44″ aux Éditions Ouest-France. Il travaille en collaboration avec le Mémorial de Caen.


Jimmy Fox, ancien rédacteur en chef de Magnum à New-York nous parle de ce livre

Date de parution : octobre 2009

Format : 24 cm x 30 cm

Illustrations  : noir et blanc et couleur

Éditeur : Ouest France

Pour le commander c’est ici

Publié le 8th février 2010


Célèbre photographe américain, disciple d’Eugène Smith, Stanley Greene revient ici sur sa carrière : de la photo de mode au reportage de guerre (Soudan, Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Irak) en passant par des photos plus personnelles. Ses commentaires en « voix-off » nous éclairent sur sa pratique et rappellent que le professionnel et le personnel se tressent l’un à l’autre pour dessiner une approche du monde et de ses fracas, un regard sur les individus qui le peuplent.

Livrer ainsi son journal intime était un pari risqué. S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement, ses doutes et ses peurs, ses interrogations sur la motivation de la violence et la notion de courage, son quotidien chaotique, l’amour et les séparations. Avec sincérité. Composé de courts récits où les images privées cohabitent avec les documents les plus durs sur la Tchétchénie ou le Rwanda, ce livre offre une passionnante introspection.

Broché :  200 pages

Editeur :  Textuel

Prix : 45€ chez amazon

Publié le 26th janvier 2010

Situé sur le territoire de l’Arabie Saoudite et en bordure des territoires du Yémen, d’Oman et des Émirats arabes unis, le Rub’ al-Khali, (littéralement le « Quart Vide ») occupe 650 000 kilomètres carrés. Pour tout amoureux des déserts, il est le « désert des déserts ».

À la fois objet de fascination et de crainte, il est le voyage ultime des aventuriers confirmés. Alors qu’il survolait l’Afrique, George Steinmetz s’est mis à rêver qu’il pourrait, à l’aide de son parachute motorisé, photographier des endroits vierges de toute présence humaine. Bravant les difficultés pour obtenir visas et permis de vol, il s’est attaqué à la plus grande étendue ininterrompue de sable au monde.

Revenant sur les traces des premiers Occidentaux à l’avoir traversé, George Steinmetz relate ici son expérience dans l’un des lieux les plus inhospitaliers et les plus fascinants de la planète.

  • Editeur(s) : La Martinière
  • Auteur(s) : G. Steinmetz
  • Parution : 18/11/2009
  • Nb de pages : 208 pages
  • Format : 33 x 24
  • Prix : 37€ sur Amazon
Publié le 29th décembre 2009

Il y a un souffle ardent dans les photos de Nick Brandt, quelque chose qui confine au sublime. Depuis une dizaine d’années, l’artiste anglais immortalise les animaux d’Afrique. Une vingtaine de ses plus beaux tirages noir et blanc sont exposés sur les murs de la A. Galerie. On y croise des éléphants en majesté, des lions crinière au vent, des singes malicieux, de vieux rhinocéros, qui évoluent des un décor prodigieux, fait de grands espaces verts, de ciels qui se déchirent, d’acacias imposants. Les contrastes sont magiques. Loin de toute mièvrerie, Nick Brandt photographie les créatures de la savane comme si il s’agissait d’êtres humains. Ces photos panoramiques d’animaux et de paysages évoquent une terre vierge et idyllique.

A voir : Nick Brandt « A Shadow Falls », A. Galerie, 12 rue Léonce-Reynaud, 75016 Paris. Exposition prolongée du 4 au 23 janvier 2010.

A lire : « L’Afrique au crépuscule« , La Martinière, 132 p, 39 €

Source : Le Figaro Magazine, Daphné Thiery

Publié le 16th décembre 2009

Paris Match vient d’avoir 60 ans. Tout au long de ces décennies, le magazine français le plus populaire a raconté en images la marche du monde, ses joies et ses peines, ses fêtes et ses tragédies. Soixante photographes ont participé à cette formidable aventure. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Quelle a été leur vie, parfois fastueuse, souvent dangereuse ? A travers ces soixante portraits émaillés de témoignages et d’anecdotes, cet ouvrage retrace l’histoire d’un hebdomadaire qui a révolutionné le domaine de l’image et de la presse en se plaçant toujours au coeur de son époque. Près de 400 documents issus des archives de Paris Match rappellent la forte identité visuelle de ce magazine de reportage qui a marqué plusieurs générations.

  • Broché: 285 pages
  • Editeur : Editions de la Martinière (19 mars 2009)
  • Collection : HORS COLL
  • Langue : Français
Publié le 5th décembre 2009

GEO, fidèle à son idée que « le monde reste à découvrir », contribue depuis 30 ans à rendre accessible à tous le photojournalisme. C’est donc tout naturellement que Reporters sans frontières s’est associée à GEO pour la publication de son nouvel album. Cet album présente 100 des plus belles photographies de 10 photographes emblématiques du magazine GEO dont Jane Evelyn Atwood, Julien Goldstein, ou encore Pascal Maitre qui nous offrent un regard inédit sur notre planète, sur les hommes et les femmes qui la peuplent.

En vente dès aujourd’hui pour 9,90 € seulement.

© GEORGE STEINMETZ

© GEORGE STEINMETZ

source : www.geo.fr

Publié le 8th novembre 2009

Lancée en 2005 sur France 3 puis France 2, l’émission « Rendez-vous en terre inconnue » connait un succès grandissant auprès du public : entre 5 et 6 millions de téléspectateurs à chaque diffusion !

Il faut dire que le concept de l’émission, imaginée par Frédéric Lopez qui en est aussi le présentateur, est génialement séduisant : Frédéric Lopez embarque une personnalité connue à bord d’un avion pour une destination inconnue.
Ce qui attend l’invité, c’est une immersion totale d’une quinzaine de jours dans le quotidien d’une famille, au sein d’un peuple du bout du monde.

A travers le regard novice de Muriel Robin, Patrick Timsit, Charlotte de Turkheim, Bruno Solo, Edouard Baer, Adrianna Karembeu, Zazie, Gilbert Montagné et Marianne James, nous découvrons ainsi de l’intérieur les problématiques spécifiques de peuples dont la culture et la survie sont en danger.

Autant de peuples attachants et fiers dont le mode de vie est fascinant, mais dont les préoccupations, les aspirations et l’humour se révèlent bien souvent si semblables aux nôtres…
En plus de 300 photos commentées par Frédéric Lopez et ponctuées par les citations pleines de sagesse des autochtones, cet album retrace, avec la complicité de chacun des invités, les grands moments de chacune de ces 9 émissions extraordinaires.

Un magnifique album qui permet des arrêts sur images sur des paysages d’une rare beauté et un éclairage documenté sur les problématiques de vie des peuples menacés par l’homogénéisation culturelle qui guette notre monde.

Photos de Jean-Michel Turpin
Nb. de pages : 212 pages
Prix : 30€

Publié le 24th octobre 2009
« Je suis né sur la ligne de démarcation au Liban, dit-il  comme un signe du destin. Lorsque j’ai réalisé que je ne pouvais prendre les armes, j’ai accroché mon appareil photo en bandoulière. C’était mon arme à moi. » Autre signe du destin : son amie lui offre un jour Nam, l’album de photos de Tim Page sur la guerre du Vietnam. « Je rêvais de faire ce métier. Tout ce que je fais, c’est prendre la guerre à contre-pied, poursuit-il. Au lieu d’être en déni comme tant de Libanais, j’ai fait front. »
La Bosnie, Mogadiscio, Gaza et maintenant l’Irak : autant de visages de la guerre du Liban démultipliée, déformée et recomposée, en images et aujourd’hui en split-screen par ce photojournaliste à l’AFP qui couvre les conflits depuis près de 30 ans.

Esprit libre et indépendant, préférant la lumière naturelle à l’artificielle, les grands espaces au studio et l’inconfort aux commodités d’un bureau, le photographe voyageur quitte le Liban. Il traque, poursuit, capte l’image et tente de digérer l’injustice, les souffrances, les malheurs. En 2006, il quitte Bagdad, contourne le blocus et rentre au Liban « pour photographier à nouveau (mon) peuple qui pleure », dit-il.

Dans ce bel ouvrage, Patrick Baz partage ses coups de gueule, son désarroi devant tant de haine, sa solitude d’intrus au milieu de jeunes soldats américains « avec qui j’avais parfois du mal à communiquer ».

Lancé en avant première le 10 octobre au prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre, Don’t Take My Picture. Iraqis Don’t Cry a reçu un très bon accueil de la part du public et de la presse français. Au Salon du livre de Beyrouth, c’est le regard de ses compatriotes qui se posera sur son livre. Patrick Baz espère qu’ils y liront un grand « non » à la guerre.

Publié le 19th octobre 2009

Entre l’érection du mur de Berlin au cours de l’été 1961 et son travail sur les ravages du sida en Afrique australe en 2001, Don McCullin n’a cessé de regarder les souffrances des autres à travers les conflits majeurs de ces quatre décennies. Un regard chargé de colère toujours, de tristesse aussi, de désespérance même, sur les inqualifiables cruautés infligées par les hommes à leurs semblables.

Un regard empli d’incompréhension et de compassion tout à la fois, regard de solidarité à l’égard des plus faibles, des démunis, des réprouvés, des victimes de ces inacceptables situations. Chypre divisée, le Congo meurtri, le Vietnam bombardé et torturé, le Moyen-Orient déchiré, le Biafra affamé, le Bangladesh ravagé, le Cambodge assassiné, le Salvador révolté, l’Irlande tourmentée, l’Irak insurgé.

Ni voyeur, ni chasseur, ni même vraiment chroniqueur ou historien, Don McCullin, autodidacte en photographie comme dans sa lecture du monde, est un homme au visage marqué mais à l’oeil limpide et innocent, incrédule devant la barbarie. A travers ses puissantes images publiées régulièrement durant vingt ans dans l’important Sunday Times Magazine, il se voue à déranger le confort dominical de ses compatriotes en leur présentant ces injustices faites à l’homme par l’homme à travers la planète. Dans sa photographie, il y a et Zola et Goya.

En même temps, il proclame sa propre culpabilité avec ses images impuissantes à changer le cours des choses… comme il n’a pu empêcher la mort de son père lorsqu’il avait quatorze ans, ou plus tard celle de ses proches. Son regard demeure l’émouvant miroir de celui des sujets qu’il photographie, auxquels il s’identifie. Il est profondément solidaire. Et puis il y a l’Angleterre qu’il photographiera souvent entre les reportages de guerre. Et cette fois il y a du Dickens chez McCullin.

Une Angleterre qu’il continue de photographier aujourd’hui. Personnage hors du commun, difficile à cerner de façon définitive, ses intérêts sont divers :les bords du Gange ; les paysages du Somerset ; les tribus perdues du Sud éthiopien ; les traces de l’empire romain autour du bassin méditerranéen. Mais toujours avec ce même regard profond et inquiet sur l’homme.

Il aura fallu attendre plus de vingt ans pour que cette autobiographie de Don McCullin, qui se termine en 1982, soit enfin publiée en français. Elle nous amène à nous demander qui nous racontera le quart de siècle écoulé depuis, celui durant lequel le grand photographe de guerre a choisi de devenir un homme en quête d’une paix impossible.

  • Broché: 383 pages
  • Editeur : Delpire (7 mars 2007)
  • Collection : Des Images et des Mots
  • Texte de Robert Pledge, Directeur de l’agence Contact Press Images

    Publié le 9th octobre 2009

    Élégantes femmes indiennes, jeunes mères de famille Himba, bergères courageuses du Zanskar, villageoises du Rajasthan au travail, cet ouvrage est un vibrant hommage à ces femmes qui ont marqué le parcours photographique d’Olivier Föllmi, au cours de ses trente années de photographie autour du monde. Femmes d’éternité est un hymne à la femme universelle, celle qui porte en elle l’élan vital, la créatrice, celle qui incarne le lien social et la solidarité. Au fil des jours, images et citations se mêlent pour mettre à l’honneur la féminité. Un livre indispensable, fort, qui ne laissera personne insensible.

    Femmes déternité - Föllmi

    Publié le 9th octobre 2009
    Lorsque Hans Silvester est parti pour un voyage dans le nord de l’Inde, il était loin de se douter qu’il rencontrerait des femmes évoluant dans un univers où, malgré des moyens précaires, elles partagent un bonheur quotidien. Il suffit de voir leur rire, leur beauté, leurs créations artistiques pour se rendre compte qu’elles vivent autrement et que le bonheur n’est pas celui que l’on connaît. C’est beau et serein. Chaque chose est à sa place. Et si le village est détruit par la mousson, il sera reconstruit par des mains de femmes qui le rendront plus beau et plus agréable à vivre. Une leçon à méditer.

    Hans Silvester  »Les filles de Mirabai », du 9 Octobre au 22 Décembre 2009, Galerie de l’Etrave, 4 bis avenue d’Evian, Thonon-les-Bains.

    Publié le 7th octobre 2009
    Larry Burrows - VietnamLarry Burrows a photographié la guerre du Vietnam depuis les premiers moments de l’engagement américain, en 1962, jusqu’à sa mort en 1971, lorsque son hélicoptère fut abattu à la frontière entre le Vietnam et le Laos. Il s’est trouvé au cœur du conflit, dans un pays dévasté, parmi des soldats et des civils traumatisés par la cruauté de la guerre. Ses images, publiées par le magazine Life, ont touché la conscience américaine et contribué à faire naître les mouvements de protestation qui ont secoué les Etats-Unis dans les années 60.
    Les photographies réunies dans cet ouvrage, dont certaines sont inédites, mettent en évidence le talent de Burrows, son courage – il n’hésitait pas à se pencher avec son appareil par les portes d’un avion en vol – et son humanité, qui apparaît à travers les images de soldats blessés ou épuisés, d’enfants vietnamiens souffrant physiquement et psychologiquement de la guerre. Ces photographies sont brutales, poignantes et terriblement réalistes. Elles constituent un brillant exercice de photojournalisme, transcrivant l’histoire en marche tout en atteignant un très haut niveau artistique.
    Comme le dit David Halberstam,  » Larry Burrows fit oeuvre d’historien autant que de photographe et d’artiste. Grâce à ses reportages, les générations nées après sa mort possèdent un témoignage unique de ce que fut cette terrible guerre. Ce livre est en quelque sorte son testament. « 
     
    Je tenais particulièrement à vous parler de ce photographe car c’est par le biais de son travail sur le Vietnam que j’ai notamment commencé à m’intéresser au photojournalisme et à y être sensibilisé.  Si vous voulez vous procurer ce livre il n’est malheureusement plus édité mais vous pouvez le faire venir des Etats-Unis en cliquant ici
    Publié le 6th octobre 2009

    Rapporteur de guerre - Patrick ChauvelPatrick Chauvel a trente-cinq ans de métier, trente-cinq ans qu’il court la planète pour photographier la guerre. Publié dans Paris Match, Times Magazine, Life, Newsweek, il a reçu le prix World Press, et est considéré comme l’un des derniers grands photoreporters vivants.
    Il est de toutes les guerres, parcourant le monde armé de son seul courage et de son appareil photo. Partageant le sort de milliers de soldats aux quatre coins du monde, il a frôlé la mort à de nombreuses reprises. Et en est toujours ressorti vivant, chargé de témoignages exceptionnels.


    C’est tout cela que l’on peut lire dans son livre « Rapporteur de guerre », un magnifique livre que je ne me lasse pas de relire et de relire, tellement l’histoire, son histoire est captivante. Pas une seule seconde de répit. Patrick Chauvel est de ceux qui ne tienne pas en place.

    Dans les deux cahiers centraux de l’ouvrage, on trouvera quelques-unes de ses photos. Elles illustrent parfaitement sa volonté d’être le plus juste possible. Le choix de ces photos comme le choix de ces mots nous fait prendre conscience que chaque jour la guerre a lieu quelque part et que nous ne devons pas feindre de l’ignorer. Patrick Chauvel écrit : « Tout ce que je sais c’est qu’il faut témoigner. Ne plus jamais entendre : On ne savait pas. Moi j’ai vu ! Alors je rapporte ces histoires et, pour le reste, j’ai fait ce que j’ai pu. »

    Publié le 5th octobre 2009

    Photographe de la prestigieuse agence Magnum depuis 1986, Steve Mc Curry a reçu la médaille d’or Capa en 1980 pour son travail sur l’Afghanistan. On ne peut réduire l’œuvre d’un tel artiste à une destination. Mais ce véritable carrefour de l’Asie centrale occupe une place à part dans la vie du photographe. « Si je persiste à y retourner, c’est peut-être parce que l’Afghanistan reste pour moi une énigme. » Ni reporter de guerre, ni documentariste, Steve Mc Curry traverse le pays à contre-courant des événements. « De plus en plus, le théâtre de l’ordinaire, les accalmies de la vie trouvaient le chemin de mon objectif. » Le résultat est saisissant.

    Fille au châle vert, Peshawar, Pakistan, 2002 ©Steve McCurry

    À l’ombre des montagnes rassemble 110 clichés en couleurs, réalisés sur plus d’une vingtaine d’années. Des scènes de rue, des instants de vie quotidienne, avec des ruines omniprésentes, fondues dans le décor. En fil rouge, des portraits. Magnifiques. Inoubliables. Comme celui, célèbre, de Shabat Gula, cette jeune fille afghane aux yeux verts que Steve Mc Curry photographie en 1980 pour National Geographic. Cet ouvrage en contient beaucoup d’autres. À la fin de l’ouvrage, chaque image est décortiquée, replacée dans son contexte, avec les explications du photographe.

    Éditions Phaidon

    152 pages – 47,46 €