Elles changent l’Inde – 100 photos pour la liberté de la presse
Qu’elles vivent en ville ou à la campagne, qu’elles soient femmes politiques ou brodeuses, chauffeurs de taxi ou réalisatrices, ingénieurs ou chefs d’entreprises, toutes sont actrices du changement profond de la société indienne et font évoluer chaque jour les frontières et le visage d’une Inde en perpétuel mouvement. Cette exposition a été présentée dans 5 villes indiennes (Bombay, Delhi, Kochi, Chennai, Calcutta), à Milan, Londres et Bruxelles avant d’arriver à Paris.
Ce projet combine les talents de l’agence Magnum Photos et de Zubaan, une maison d’édition basée à Delhi et spécialisée dans les livres pour et sur les femmes en Asie du Sud.

Six sujets sont couverts par six célèbres photographes de Magnum : Martine Franck, Alex Webb, Patrick Zachmann, Alessandra Sanguinetti, Olivia Arthur, et Raghu Rai ont été désignés pour souligner la diversité culturelle et géographique de l’existence des femmes en Inde. Chaque sujet met en évidence l’évolution du rôle, des aspirations, des opportunités et des défis que rencontrent les femmes indiennes.
Poursuivant un partenariat avec le Petit Palais initié en 2010 avec l’exposition Pierre et Alexandre Boulat, Reporters sans frontières a choisi Elles changent l’Inde pour l’ édition 2011 de son album 100 photos pour la liberté de la presse (sortie le 15 septembre) qui sera vendu au profit de l’association.
Pour commander l’album cliquez ici
Pour visiter l’exposition, rendez vous au Petit Palais du 21 octobre au 8 janvier 2012. Entrée gratuite.
Du mardi au dimanche de 10h à 18h. Nocturne le jeudi jusqu’à 20h. Fermé le lundi et jours fériés.
Petit Palais - Avenue Winston Churchill – 75008 Paris
Retrospective Lewis Hine à la Fondation Henri Cartier-Bresson
Evénement de la rentrée photographique, la rétrospective dédiée au grand photographe américain Lewis Hine (1874-1940) comprend cent cinquante tirages originaux noir et blanc issus de grandes institutions américaines. Ils retracent les différentes périodes de sa carrière, des portraits d’immigrants d’Ellis Island à ses reportages sur le travail des enfants. Son regard humaniste sur la condition noire, ses images de la construction de l’Empire State Building restent absolument saisissants.

© Lewis Hine
Des ouvriers prenant leur pause pendant la construction du Rockefeller Center en 1928.
Du 2 octobre au 18 décembre 2011 à la Fondation Henri Cartier-Bressson, 2, impasse Lebouis. Paris 14e. Tél. : 01-56-80-27-00. Du mardi au dimanche, de 13 heures à 18 h 30, le samedi de 11 heures à 18 h 45, nocturne gratuite le mercredi. Mo Gaîté et Edgar-Quinet. 6 € et 4 €.
Sur le Web : Henricartierbresson.org
Photoquai 2011
La troisième biennale des images du monde, consacrée à la photographie non occidentale, se tiendra du 13 septembre au 11 novembre au Musée du Quai Branly. Photoquai présente 46 chasseurs d’images de 29 pays, sélectionnés par la photographe et réalisatrice Françoise Huguier. Photo-reportages, portraits saisis sur le vif, scènes patiemment composées, natures mortes ou photomontages : tous les coups sont permis pour montrer le monde à travers différentes réalités.
L’exposition regroupe 400 images mises en espace par le scénographe Patrick Jouin. Des tables rondes, des projections et des débats viendront enrichir l’évènement. Une exposition d’œuvres inédites des 46 photographes de la biennale se tiendra également au premier étage de la Tour Eiffel du 13 septembre au 4 décembre, tandis qu’une dizaine de galeries partenaires exposeront des photographes en provenance d’Inde, d’Australie, du Brésil, de Corée ou d’Australie.

Retour sur le 23eme festival Visa pour l’image
Cette année, un des éléments particulièrement intéressant du Festival « Visa pour l’Image » est le printemps arabe. Les images de l’exposition restituent l’atmosphère tragique vécue par les populations arabes qui ont fui les zones de conflits, de manière très réaliste.
Les autres thèmes représentés sont le 10e anniversaire des attaques terroristes du 11 septembre, le tsunami au Japon, les affrontements violents en Côte d’Ivoire, les élections en Haïti, les manifestations en Grèce, l’industrialisation en Inde et les traces de guérilla encore visibles dans les Balkans. Parmi les photojournalistes dont les œuvres sont exposées se trouvent Yuri Kozyrev, Jonas Bendiksen, Cédric Gerbehaye, Lu Nan, Valerio Bispuri, Fernando Moleres, Joao Silva et Ed Ou. Des agences telles que Getty images, EPA, Corbis et Agence Vu sont aussi présentes.
Qui plus est deux thèmes importants ont été débattus lors de ce festival : la question de l’avenir du photojournalisme et de la photographie en règle générale. Une des institutions les plus importantes en France pour le photojournalisme est l’Association Nationale des Iconographes. Sa présidente, Aline Manoukian, estime qu’une des conséquences d’internet est l’augmentation très importante du nombre de photographies ce qui n’est pas sans conséquence selon elle. « Les gens ont perdu confiance dans le photojournalisme à cause de photos de mauvaise qualité ou trafiquées. A l’avenir, les gens pourraient ne plus faire confiance aux journaux pour la même raison. C’est pour cela que les journaux doivent éviter d’utiliser des photographies en lesquelles ils n’ont pas entièrement confiance » ajoute Aline Manoukian.
Mme Manoukian ajoute que les photographes finissent par vendre leur travail à des journaux et à des magazines à un prix trop bas qui ne leur permet pas de rentrer dans leurs frais. Elle estime qu’une rémunération minimum devrait être mise en place pour cette profession. Claire Guillot, qui travaille pour le journal Le Monde, remarque que les photographes et les photojournalistes présents au festival ne sont pas seulement des Occidentaux, mais que le monde entier y est représenté. « Auparavant, les événements de par le monde étaient couverts par des photographes occidentaux et véhiculaient certains stéréotypes.
Aujourd’hui les photographes issus de la région peuvent suivre des événements plus facilement » explique-t-elle. Elle ajoute que le manque de formation en photographie fait cruellement défaut dans de nombreux pays.
Festival visa pour l’image 2011 – Interview de Catalina Martin-Chico
La 23e édition du festival international du photojournalisme, Visa pour l’image, débute aujourd’hui à Perpignan. à travers 26 expositions, près de 200 photojournalistes exposent leurs clichés. Catalina Martin-Chico est l’une d’entre-eux.
Elle a commencé la photo « sur le tard » et a étudié à l’International Center of Photography de New-York. à 41 ans, Catalina Martin-Chico a été primée par le Comité international de la Croix-Rouge pour son travail au Yémen, présenté à Visa pour l’image. Rencontre avec cette franco-espagnole qui s’est donnée pour mission de témoigner du quotidien des populations dont on ne parle pas.
Comment est née l’exposition « Révolution Yéménite » ? Cela fait déjà 4 ans que je fais des reportages dans ce pays. Suivre les événements historiques tels que la Révolution de ce Printemps, est donc la suite logique de mon travail. Cette année, j’y suis allée pour deux commandes pour des magazines français : une sur des guerriers Yéménite pacifiques et une autre sur les femmes. Puis, j’ai décidé de rester plus longtemps, pour couvrir la Révolution. Au final, l’exposition est composée de dix photos sur les difficultés du corps médical et vingt-quatre autres sur le soulèvement en général.
Comment êtes-vous devenue « spécialiste » du Yémen ? Je suis arrivée au Yémen pour réaliser un projet personnel sur les orphelinats dans le monde. Une fois là-bas, je me suis passionnée pour ce pays peu médiatisé. Alors, j’ai voulu prendre plus de temps pour explorer le pays. Aujourd’hui, j’en suis encore là !
Sur place, comment travaillez-vous avec les populations ? Je passe beaucoup de temps avec les gens que je photographie. Pour les mettre en confiance. Je plaisante avec eux, j’accepte leur invitation à manger par exemple. Le plus important est de les mettre à l’aise.
Que recherchez-vous à travers la photo ? Je veux raconter des histoires humaines. Immortaliser des moments de vie. Aller à un endroit donné, découvrir, comprendre et traduire le tout en photos.
Vous avez reçu le prix du Visa d’Or humanitaire… Cela m’a fait très plaisir. D’abord parce que c’est un moyen d’être reconnue par la profession, mais c’est aussi important pour le Yémen. Ma mission est accomplie, une fenêtre est ouverte sur ce pays. Bien sûr, le soutien financier qui vient avec le prix n’est pas négligeable. Notre métier est précaire et difficile, et la somme reversée permet souvent soit de réinvestir dans un autre projet, soit de tout simplement payer le loyer.
le programme
Jusqu’au 11 septembre, expositions des photojournalistes dans toute la ville de Perpignan : au couvent des Minimes, à l’église des Dominicains, au palais des Corts, au couvent Sainte Claire, à la Caserne Gallieni, à la chapelle du Tiers Ordre, à l’ancienne Université, à l’Arsenal des Carmes, à l’hôtel Pams. Du samedi 27 août au dimanche 4 septembre, de 10h à 20h, à la caserne Gallieni, espace Webdocumentaire.
Tous les matins, du lundi 29 août au samedi 3 septembre, au palais des Congrès, salle Charles Trénet : rencontres avec les photographes ouvertes aux professionnels et au grand public. Du lundi 29 août au samedi 3 septembre à 21 h 45, au campo Santo, soirée projection retraçant les événements les plus marquants de septembre 2010 à août 2011. www.visapourlimage.com
Source : Propos receuilli par Joanne Profeta, www.ladepeche.fr, 27/08/2011
Exposition des meilleures photos de presse 2010 au siège de l’ONU
Le portrait d’une Afghane défigurée pour avoir quitté la maison de son époux, Bibi Aisha, âgée de 18 ans, œuvre de la photographe sud-africaine Jodi Bieber, sera présentée dans le cadre d’une exposition des meilleures œuvres de photojournalisme de 2010, au Siège de l’ONU, à New York, du 4 au 28 août 2011.
L’exposition s’ouvrira jeudi 4 août à 18 heures dans la galerie principale du hall des visiteurs de l’ONU.
Cette exposition itinérante présente les 177 images lauréates de la cinquante-quatrième édition du concours le plus prestigieux de photojournalisme, après une sélection par un jury international à Amsterdam. Cette année, 5 691 photographes provenant de 125 pays différents y ont participé, soumettant au total 108 059 images.
Avec sa photo de l’Afghane défigurée, Jodi Bieber a gagné le prix de la Photo de presse mondiale de 2010, concours qui récompense des images représentant des questions, des situations ou des évènements d’une grande importance d’un point de vue journalistique.
Cette exposition annuelle de World Press Photo circule chaque année dans 45 pays, étant présentée dans environ 100 centres différents, sans aucune censure.
World Press Photo, organisation fondée en 1955, est basée à Amsterdam. Elle soutient et promeut sur le plan international les œuvres des photojournalistes. World Press Photo est également devenue une plateforme de photojournalisme et d’échange d’informations. Elle mène des projets éducationnels et organise des séminaires et ateliers dans les pays en développement, ouverts aux photographes individuels et aux agences de photo.
Cette exposition est parrainée par la World Press Photo Foundation et la Mission permanente des Pays-Bas auprès de l’ONU, en coopération avec le Département de l’information (DPI) de l’ONU.
Il est possible de télécharger une sélection des images lauréates du concours aux fins de publication dans la presse, en allant sur le site Internet de World Press Photo à l’adresse suivante: www.worldpressphoto.org/downloads.
Pour obtenir davantage d’informations sur les expositions aux Nations Unies, consultez le site Web http://visit.un.org
La valise mexicaine de Robert Capa – Rencontres d’Arles
Cette valise de négatifs fut laissée par Robert Capa dans son atelier parisien lors de son départ précipité de France en 1939. Elle fut récupérée après bien des péripéties en 2007 par l’International Center of Photography qui s’est chargé du développement des 126 pellicules de photos inédites qu’elle contenait, appartenant à Gerda Taro, David Seymour et Robert Capa pour la plupart, et Fred Stein pour 2 rouleaux.
L’exposition proposée au musée présente 100 planches contacts, 70 tirages encadrés, 60 magazines ou pages de magazines ainsi que 2 films.

La valise mexicaine RIP 2011 © Chim (David Seymour) – Madrid, Octobre–Novembre 1936
La légendaire valise mexicaine de Robert Capa, contenant des négatifs de la guerre d’Espagne, était considérée comme perdue depuis 1939. Récemment retrouvée à Mexico, elle est exposée aujourd’hui pour la première fois en Europe. La valise – il s’agit en réalité de trois petites boîtes – renferme près de 4 500 négatifs : non seulement des photographies de Capa mais également celles de ses compagnons, tous juifs et exilés, les photojournalistes Chim (David Seymour) et Gerda Taro.
Ces négatifs couvrent la guerre d’Espagne (1936-1939) à travers les chroniques détaillées de Chim en 1936-1937, la documentation de l’intrépide Taro, qui a photographié jusqu’à sa mort sur le champ de bataille en juillet 1937, et les reportages incisifs de Capa menés du début de la guerre aux derniers mois du conflit.
On y trouve également celles du photographe et ami Fred Stein, représentant Taro, des images qui sont devenues, depuis la mort de celle-ci, intimement liées aux images de la guerre elle-même.
Entre 1936 et 1940, les négatifs passent de main en main dans un souci de préservation, pour finalement refaire surface à Mexico en 2007. La guerre d’Espagne a éclaté le 19 juillet 1936. Au sens le plus large du terme, il s’agissait d’un coup d’État militaire mené par le général Francisco Franco et dont le but était de renverser le gouvernement de la République d’Espagne, élu démocratiquement et constitué d’une coalition entre la gauche et le centre. Dès ses premières heures, la guerre d’Espagne a attisé les passions de ceux qui voyaient l’attitude de Franco – qui jouissait d’un soutien matériel de l’Allemagne et de l’Italie – comme révélatrice de la montée du fascisme en Europe. De nombreux intellectuels et artistes de gauche se sont alors ralliés à la lutte antifasciste soutenant, dans des publications pour la presse internationale, la cause républicaine.

Courtesy of ICP Nen-York, MAGNUM Photos and the David « Chim » Seymour estate
Les négatifs de la valise mexicaine permettent de regarder d’un oeil nouveau l’immense production des trois photographes, à travers des portraits, des scènes de combat, ainsi que des images rappelant les effets désastreux de la guerre sur les civils. Si certaines de ces oeuvres nous sont déjà familières grâce à des tirages d’époque ou des reproductions, les négatifs de la valise mexicaine, présentés ici sous la forme de planches-contact agrandies, dévoilent pour la première fois l’ordre de la prise de vue, ainsi que certaines images totalement inédites. Ce fonds ne représente pas seulement un panorama exceptionnellement riche de la guerre d’Espagne – un conflit qui a changé le cours de l’histoire de l’Europe – mais révèle également les trois photojournalistes en tant que fondateurs de la photographie de guerre moderne. Première présentation après New York de cette exposition réalisée par l’International Center of Photography, New York.
Cette exposition et son catalogue ont reçu le soutien du National Endowment for the Arts, de la Fondation Joseph et Joan Cullmann pour l’art, de Frank et Mary Ann Arisman et de Christian Keesee. Elle a aussi reçu le soutien de Sandy et Ellen Luger.
Musée départemental Arles antique – Presqu’île du Cirque-Romain – BP 205 – 13635 Arles cedex
Du lundi 4 juillet au dimanche 18 septembre 2011
Le musée est ouvert tous les jours de 10h à 18h SAUF LE MARDI.
Il est fermé les mardis, le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et le 25 décembre.
Gratuit pour tous les publics les 1ers dimanches du mois.
Jane Evelyn Atwood à la MEP
Jane Evelyn Atwood, immense artiste new-yorkaise, parisienne d’adoption depuis les années 70, est à l’honneur cet été dans la capitale. Touchante et sans misérabilisme, elle s’est attardé sur le sort des prostituées, femmes incarcérées ou enfants aveugles. Cet humanisme revisité est d’une force impérieuse. Il y a toujours à la fois une belle distance et une proximité touchante dans ses clichés, une exposition à ne pas manquer à la Maison Européenne de la photographie.

©Jane Evelyn Atwood
En 1989, elle entreprend de photographier les femmes incarcérées et parvient à avoir accès à certains des pires centres pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d’Europe et aux États-Unis, reste aujourd’hui un témoignage photographique déterminant sur le sort des femmes emprisonnées. Il a fait l’objet d’un livre publié en anglais et en français et continue d’être exposé dans le monde entier.
En 2005, Jane Evelyn Atwood se rend à Haïti, sa vision rompt radicalement avec l’imagerie que l’actualité impose régulièrement pour évoquer ce pays. Fascinée par ses habitants, la photographe choisit d’utiliser la couleur, avec ses ombres et ses contrastes, pour témoigner de la dignité et des espoirs d’un peuple qui ne se résout pas à la fatalité.

©Jane Evelyn Atwood
L’œuvre de Jane Evelyn Atwood traduit une profonde intimité avec ses sujets, tissée au fil des années.
Fascinée par les personnes hors normes et par la notion d’exclusion, elle pénètre des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou décident d’ignorer.
Elle se consacre entièrement aux sujets qui la mobilisent, donnant à chacun le temps nécessaire – parfois plusieurs années – pour le sonder au-delà des apparences.
Si cette exploration, en profondeur, caractérise sa démarche photographique, elle a néanmoins couvert ponctuellement des évènements de l’actualité, tels le tremblement de terre de Kobe en 1995, les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001 et la Convention démocrate de 2004.
Les rencontres d’Arles – Photographie
Ce festival est à la photographie ce que Cannes est au cinéma. C’est en 1969 qu’il fut créé par des photographes et des passionnés de l’image, Lucien Clergue, Jean-Maurice Rouquette, Michel Tournier et d’autres. Il constitue chaque année le Rendez-vous des photographes qui permet à Arles de devenir capitale internationale de la photographie.
Cette année le Mexique est mis en valeur notamment avec la valise de Robert Capa, contenant des négatifs de la guerre d’Espagne, considérée comme perdue depuis 1939. Récemment retrouvée à Mexico, elle est exposée aujourd’hui pour la première fois en Europe. La valise – il s’agit en réalité de trois petites boîtes – renferme près de 4500 négatifs : non seulement des photographies de Capa mais également celles de ses compagnons, les photojournalistes Chim (David Seymour) et Gerda Taro. Ces négatifs couvrent la guerre d’Espagne (1936–39).
Les négatifs de la valise mexicaine permettent de regarder d’un œil nouveau l’immense production des trois photographes, à travers des portraits, des scènes de combat, ainsi que des images rappelant les effets désastreux de la guerre sur les civils. Si certaines de ces œuvres nous sont déjà familières grâce à des tirages d’époque ou des reproductions, les négatifs de la valise mexicaine, présentés ici sous la forme de planches contact agrandies, dévoilent pour la première fois l’ordre de la prise de vue, ainsi que certaines images totalement inédites. Ce fonds ne représente pas seulement un panorama exceptionnellement riche de la guerre d’Espagne -un conflit qui a changé le cours de l’histoire de l’Europe- mais révèle également les trois photojournalistes en tant que fondateurs de la photographie de guerre moderne.

Les Rencontres proposent des projections nocturnes en plein air au Théâtre antique, évènement unique au monde. Chaque soir un photographe ou un spécialiste de la photographie vient présenter des images qui parfois sont accompagnées de concerts ou de performances artistiques. Chaque soirée fait l’objet d’une création unique.
Lors de la semaine d’ouverture sont également organisés des conférences et débats.
Depuis six ans la Nuit de l’année permet de voir des photos de différents acteurs de la presse, de magazines, d’agences, … sur des écrans géants au cours d’une grande promenade photographique nocturne dans le centre ville.
Environ 60 expositions investissent des sites emblématiques du patrimoine arlésien mais aussi des lieux habituellement fermés au public, qui peuvent ainsi revivre durant l’été. Les Rencontres ont été les premières à installer il y a quelques années des expositions sur la friche industrielle des ateliers ferroviaires. C’est sur ce site, qui incarne aujourd’hui l’avenir d’Arles, que les Rencontres ont pour la première fois en 2010 proposé le Village des Rencontres d’Arles. Il s’agit d’un espace de rencontre inédit avec les amateurs, collectionneurs et professionnels présents durant les journées d’ouverture du festival.
Du 4 juillet au 18 septembre 2011.
Toutes les infos pratiques ici
L’ombre de la guerre
L’exposition propose une réflexion sur le pouvoir symbolique des images en présentant un choix de 90 photographies les plus marquantes du reportage de guerre. La période a été circonscrite en prenant comme point de départ la guerre civile espagnole – conflit qui a inauguré l’ère du photojournalisme moderne – et en s’arrêtant en 2007 pour permettre un recul suffisant par rapport à l’actualité brûlante.

© Alexandra Boulat / Association Pierre & Alexandra Boulat
Afin d’en saisir tous les enjeux, ces images iconiques sont accompagnées d’un texte qui retrace le contexte de la prise de vue, auquel s’ajoute une série de données chiffrées démontrant l’impact des guerres sur nos sociétés.
Cette exposition permet ainsi de traiter différemment de l’histoire : il est certes question de drames, de destructions mais la vision de ce monde hostile engage une réflexion sur l’avenir de l’humanité.
Du 29 juin au 25 septembre 2011 – Maison Européenne de la Photographie – 5/7 rue de Fourcy – Paris 4
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.
Gratuit le mercredi soir.
Marc Riboud – Si vous étiez…
Insatiable, ce grand photographe de 87 ans continue d’arpenter la planète pour saisir la poésie et la fantaisie de la vie. Deux expos lui rendent hommage*, et son plus célèbre cliché, Le Peintre de la tour Eiffel, publié dans Life en 1953, sera bientôt mis aux enchères**.
Si vous étiez un paysage de rêve… Les monts Huang Shan, en Chine, ces pics de pierre nimbés de brume que j’ai tant photographiés. Les voir de près est un expérience unique. Les chinois montent à leur sommet sans difficulté par de petits escaliers improbables qui zigzaguent sur ces falaises célestes…
Si vous étiez un tableau… Un Bonnard. Ce qu’il voit, ce qu’il peint n’est pas la réalité, mais ce qu’il imagine. Et son imagination est plus vraie que la vérité ! D’autres se contentent de copier le réel. Cartier-Bresson, qui m’a appris non pas à photographier mais à regarder, me répétait : « Il faut aller au musée voir Bonnard… »
Si vous étiez une musique… Celle de Mozart, car elle élève et renvoie à l’enfance. Mais la plus belle musique reste à mes oreilles le silence…
Si vous étiez un animal… Une bête très discrète, très légère, un furet qui se faufile partout sans bruit.
Si vous étiez une devise… Photographier, c’est savourer la vie. E la vie serait si triste si nous ne rêvions pas de la changer. Ma meilleure photo sera toujours celle que je ferai demain…

©Marc Riboud "Le Peintre de la tour Eiffel"
Si vous étiez un arbre… Un chêne puissant comme l’un de ceux qui poussent dans mon pré. Je les ai « construits » jour après jour comme on bâtit une maison, en coupant leurs branches pour les rendre plus forts. Je suis fière d’eux. J’aime les regarder grandir comme mes enfants.
Si vous étiez une moyen de transport… Mes jambes ! J’adore vadrouiller. J’ai la bougeotte ! Je reviens du Vietnam, où j’ai photographié le bruit, les hordes de mobylette qui n’ont aucune considération pour les vivants ! Mrcher, c’est voir plus haur, être libre et pouvoir déclencher à tout instant avec mon Canon… Pour la photo du Peintre de la tour Eiffel, j’ai monté à pied tous les étages de l’édifice et capturé ce peintre qui dansait dans les airs, sans aucune protection !
Si vous étiez une belle rencontre… Celle qui surgit par magie, sans que l’ont ait rien demandé. Regardez en face de nous, cette femme en rose, qui nettoie la poussière à sa fenêtre. On croirait un tableau, et hop, il a déjà disparu. C’est cela pour moi, une belle rencontre, furtive et inattendue.
Si vous étiez un défaut... Je suis intransigeant avec ceux qui ne savent pas rire. L’humour est la seule chose sérieuse dans ce monde !
*Maison de la Chine, 76 rue Bonaparte, Paris (VIe), 01 40 51 95 00. Jusqu’au 30 septembre. + Festival Photo Peuples et Nature de La Gacilly (Morbihan). Jusqu’au 30 septembre.
**Le 18 juin dans le cadre du lancement des Promenades photographiques de Vendôme (Loire-et-Cher). www.promenadesphotographiques.com
Source : « Marc Riboud Si vous étiez… », Marie Audran. Questions de Styles. L’Express Styles, n°3127.
GROUND ZERO – Des photos inédites d’Hiroshima dévoilées
Dans les années qui ont suivi le largage de la bombe atomique sur Hiroshima, le 6 août 1945, les Américains ont drastiquement limité la circulation des images rendant compte des effets de l’explosion. Pendant de longues années, beaucoup de clichés ont été classés secret défense, explique le blog Fogonazos, qui en reproduit quelques-uns.

Le champignon atomique de la bombe d'Hiroshima.
Au lendemain de la catastrophe nucléaire, le président américain Harry Truman avait dépêché sur place 1 150 militaires et civils, dont des photographes, afin de récolter des traces visuelles de l’ampleur des destruction dans le cadre du United States Strategic Bombing Survey. L’objectif était de photographier et d’analyser l’impact de la bombe sur les constructions avoisinant la zone d’impact, le premier « Ground Zero » de l’histoire.
Erin Barnett, conservateur adjoint des collections, organise du 20 mai au 28 août une exposition regroupant des photographies inédites au centre international de photographie des Etats-Unis. « Hiroshima : Ground Zero 1945″ raconte à travers soixante photographies le lendemain de la catastrophe. Elle regroupe une soixantaine de clichés sortis des archives.
Pour plus d’info , cliquez ici
« Kate Moss par les plus grands photographes » – Galerie de l’Instant
Rares sont les femmes autant photographiées que le mannequin britannique Kate Moss et, parmi elles, rares sont celles qui ont réussi à garder une part de mystère.
La Galerie de l’Instant, à Paris, essaie de déchiffrer cette énigme en présentant une nouvelle exposition.
« Kate Moss par les plus grands photographes » retrace en images la carrière de Kate Moss, des clichés légendaires de Corinne Day, qui l’ont rendue instantanément célèbre, à ceux de Paolo Roversi, Peter Lindbergh et Ellen Von Unwerth dans les années 90, qui en ont fait l’emblème féminin de la décennie, si loin des top-models fondatrices de l’ère précédente, comme Cindy Crawford et Claudia Schiffer.
Parmi les autres photographes exposés: Bert Stern, Rankin, Patrick Demarchelier…
L’exposition dure jusqu’au 14 septembre.
La Galerie de l’Instant
46, rue de Poitou
75003 Paris
“Ray Charles et Serge Gainsbourg : Une histoire de musiciens”
Exposition de photographies de Arlette Kotchounian
C’est dans les clubs de Saint-Germain-des-Prés que commence l’histoire déterminante d’Arlette Kotchounian avec la musique. Auteur-compositeur dans les années 60, du jazz à la chanson française et internationale, elle a mené sa vie au rythme des rencontres.
C’est en 1976 que naît en elle le désir de garder des traces des moments précieux vécus avec ses amis musiciens, sur scène et en coulisses : Herbie Hancock, Stevie Wonder, Sonny Rollins, Miles Davis, Wayne Shorter, et aussi Claude Nougaro, Jacques Higelin, Gilberto Gil, Caetano Veloso…

Pour Ray Charles, elle signe plusieurs chansons. Le photographier devient le prolongement d’une expérience riche en images, fondée sur leur amour commun pour la musique.
Au Printemps de Bourges 1987, celui que l’on surnomme “The Genius” joue avec l’Orchestre Symphonique d’Ile de France. Serge Gainsbourg y réalise un documentaire. Dans une loge, ils se rencontrent pour la première, la seule fois.
A l’hôtel Lutetia / Salon Saint-Germain du 10 mai au 31 juillet
Festival MAP : un tremplin pour les jeunes talents de la photo !
Durant tout le mois de mai, le festival de photographie MAP réunit amateurs et professionnels. De jeunes artistes inconnus du public exposent leurs réalisations dans les rues toulousaines.
Une vingtaine d’expositions libres ont pris leurs quartiers dans toute la ville. Car c’est bien l’objectif de ce festival, démocratiser la photographie, la rendre accessible à tous.
Selon Pierre Garrigues et Jean-Stéphane Cantero, les fondateurs de Map, cet évènement doit permettre à de jeunes talents d’occuper, l’espace d’un instant, le devant de la scène. « Nous voulons conserver une certaine proximité entre les passionnés et les professionnels ». Durant un mois, plusieurs animations sont proposées autour de trois concepts clés : voir, apprendre et rencontrer.
Cette année encore de nombreux invités exceptionnels ont été conviés. Reza, photographe reconnu, est le parrain de cette troisième édition. Wilfrid Estebe, photojournaliste, est l’invité d’honneur. « Ce festival peut représenter un tremplin professionnel important, c’est comme un radio-crochet de la photo », affirme Jean-Luc Marty, directeur de Géo. « Cette manifestation est une incroyable opportunité pour tous ceux qui rêvent de percer dans l’univers de la photo ».
En quelques années, le MAP est devenu le quatrième festival de photographie au monde. Cette année encore, plusieurs milliers de visiteurs sont attendus sur les bords de la Garonne.
Source : http://mcetv.fr
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