Publié le 28th janvier 2012

Le Musée de la Photographie André Villers de la ville de Mougins présente pour la première fois une exposition personnelle de Sarah Caron du 11 février au 3 Juin 2012. Cette exposition nous donne l’opportunité de voir l’oeuvre photographique de Sarah, images captées au cours de ces quinze dernières années au sein de cultures et de pays aussi différents comme l’Afghanistan, la Cisjordanie, le Chili, le Cameroun, Gaza, Cuba, Haïti, les Etats Unis, le Cambodge, l’Inde, le Pakistan, la Birmanie ou encore l’Indonésie, toutes marquées par la même géographie de la lumière qu’elle a créée avec cette écriture personnelle, et publiées par les plus importants medias des Etats Unis et d’Europe.

 

Sarah ne se contente pas de photographier ce qu’elle voit et de le refléter dans un reportage, elle nous dévoile un univers visuel créatif qui l’habite quel que soit le thème traité. Elle habite tellement l’image qu’elle en capte et en régule l’intensité de la lumière en fonction de la conscience du drame dont elle veut témoigner. Ces images ne disparaissent pas quand on a cessé de les regarder, elles s’arrêtent dans notre conscience car le niveau de suggestion dramatique avec lequel elles furent prises invite à réfléchir sur ce qui est en train de se passer, ce qui est arrivé avant et ce qui va se passer après la photo…

 

L’exposition présentée au musée de la photographie André Villiers à Mougins est composée de trois parties: A Fragile world, A land of Pure /Pakistan, In the Night for love.

 

Cette exposition nous donne l’opportunité de voir l’oeuvre photographique de Sarah Caron, images captées au sein de cultures et de pays aussi différents que sont l’Afghanistan, la Cisjordanie, le Chili, le Cameroun, Gaza, Cuba, Haïti, les Etats Unis, le Cambodge, l’Inde, le Pakistan, la Birmanie et l’Indonésie, elles sont toutes marquées par la même géographie de la lumière que Sarah a créée pour nous, avec une écriture qu’elle affirme dans l’ensemble de cette exposition personnelle. Ainsi est présenté son travail de photo - reporteur pour les plus importants médias des Etats-Unis et d’Europe au cours des quinze dernières années.

 

Au regard de la présentation, on est frappé par le nombre de thèmes traités au cours de ces années de travail : des veuves en Inde à la récente catastrophe Haïtienne en passant par la richesse culturelle du Pakistan, le caractère religieux catholique de la population cubaine. D’autres sujets comme l’homosexualité, le travestisme ou la vie des combattants dans les camps de réfugiés palestiniens sont également traités.
Sarah ne se contente pas de photographier ce qu’elle voit pour le refléter ensuite dans un reportage. Elle dévoile un univers visuel créatif qui l’habite quelque soit le thème traité. Cette créativité fait que les combattants (Brigade des Martyrs d’Al Aqsa) ou « les civils volontaires » surveillant la frontière aux Etats unis pour que les mexicains illégaux ne passent pas, aient moins d’importance que les ombres et leurs contrastes, que leurs regards et leurs gestes révélant leurs angoisses et leurs malheurs .

 

Du 11 février au 3 juin 2012 au musée de la photographie André Villiers

Porte Sarrazine – 06250 Mougins
Ouvert tous les jours: 10h/12h30 et 14h/18h

 

Publié le 18th décembre 2011

Stanley Greene a vécu 1000 vies: membre des Black Panthers et militant anti-guerre du Vietnam à l’adolescence, presque tué lors d’un attentat à la Maison Blanche de Moscou, remarqué par la légendaire W. Eugene Smith, il a été témoin de toutes les guerres contemporaines, notamment la Tchétchénie de 1994 à 2003 dont témoigne l’impressionnant «Open Wound: Chechnya.» L’existence de Stanley est dévouée corps et âme à son engagement photographique. A la fois timide et déterminé, il a cette impudeur des grands témoins; c’est cette impudeur que nous avons souhaité questionner avec lui.

 

Avec l’aide de Nathalie Lopparelli de l’atelier Fenêtre sur cour, son tireur depuis toujours, il a accepté de se plonger dans ses archives, de les redécouvrir, de se confronter à nouveau à l’horreur de certaines scènes, parfois longtemps occultées. De cette plongée en apnée est née l’exposition Entre chien et loup, un voyage non chronologique dans son travail – certains tirages étant exposés pour la première fois -, où l’Azerbaïdjan côtoie le Liban, où les femmes moscovites frôlent les soldats d’Irak, où la nuit parisienne se prolonge dans les eaux sombres de la Nouvelle Orléans, comme autant de fragments d’une longue histoire photographique où chaque image révèle une obscurité ou une tendresse là où on ne l’attendait pas.

 

Goz Beida, Tchad. Janvier 1995. ©Stanley Greene

 

En fouillant dans leurs archives, Stanley et Nathalie ont aussi retrouvé des images qui avaient été considérées comme immontrables. Oubliées pendant des années, elles lui sont revenues comme le ressac, l’ont hanté, puis se sont imposées. Exposées dans la salle du sous-sol, c’est une descente dans l’enfer de Greene; l’enfer, comme dans ces salles cachées qui abritaient autrefois les livres censurés de la BNF.

 

Peu de photo-journalistes sont capables de mettre des mots sur les intentions contenues derrière leurs images, sur la nécessité de couvrir les horreurs du monde, sur la difficulté de vivre avec. Stanley Greene fait partie de ceux qui peuvent, et il nous fera l’immense plaisir d’une rencontre avec le public, et de se livrer, aux côtés de ses images…

 

Jusqu’au 23 décembre 2011

A la Petite Poule Noire

12 bd des Filles du Calvaire / 75011 paris
Ouvert de 12h à 19h / du mardi au samedi
Métro Saint Sébastien Froissart

 

Publié le 18th novembre 2011

L’ombre de Tim Hetherington plane sur le Bronx Documentary Center. Un autel recouvert de fleurs et de bougies trône dans  l’entrée de ce nouveau lieu dédié aux arts documentaires. Sous un gigantesque panneau où se lit, en anglais et en espagnol, la biographie du photojournaliste anglais, un large et émouvant photomontage attire l’œil.

 

Il est mort le 20 avril dernier à Misurata et Michael Kamber et Danielle Jackson, fondateurs de cette galerie et proches d’Hetherington, ne cachent pas qu’il s’agit là d’une exposition particulière : « Nous voulions rendre hommage à Tim. Quand nous avons décidé de créer ce lieu, il était même question qu’il habite au-dessus de la galerie », explique Jackson. Quand la terrible nouvelle est tombée, ce photographe de guerre et cette ancienne de Magnum ont rapidement décidé de présenter une sélection de ses toutes dernières photos.

Les larges clichés en couleur révèlent des rebelles libyens, appareils photo et téléphones portables à la main, obsédés par leur autoreprésentation. Les photos témoignent du chaos et de la violence de la révolution libyenne. « Je ne me considère pas comme un photographe de guerre », disait Hetherington, récompensé par le World Press. « Ce qui compte c’est le récit ».  L’exposition propose également des vidéos de travaux plus anciens de cet habitué des zones de conflits ainsi que des interviews. A voir jusqu’au 2 décembre 2011.

 

Au Bronx Documentary Center

 Jusqu’à 2 décembre, du mercredi au jeudi, 11h-18h

614 Courtlandt Avenue Bronx, New York 10451

Pour plus d’infos, visitez le site

 

Publié le 12th novembre 2011

Organisé par un ensemble de galeristes, le festival dévoile, au fil d’un parcours éclaté, la richesse et la diversité des lieux consacrés à la photographie à Saint-Germain-des-Prés, qu’ils soient galeries d’art, librairies spécialisées, institutions ou agences photographiques.

 

Le festival réunit une cinquantaine de lieux autour du thème « Regards croisés : images et mots à Saint Germain-des-Prés ».
Ce thème explore la complicité entre photographes et écrivains, images et textes dont l’association renvoie à l’identité même du quartier. Objet de fiction, sujet de récit, essence du désir, ou miroir qui se souvient, la photographie a toujours entretenu de nombreuses relations avec la littérature. D’Emile Zola à Hervé Guibert, en passant par Denis Roche ou Michel Tournier, de nombreux écrivains se sont intéressés à la pratique photographique.

 

Le thème des images et des mots se décline de différentes manières.

 

Travaux de photographes en relation à l’écrit ou à l’univers de la littérature :« Hommage à Théodore Brauner » chez Le Minotaure et Alain le Gaillard, « Dédipix to Futur / Lionel Bayol-Thémines 2011 » chez Maïa Muller, « Claude Jeanmart, Kafka : récits inachevés » chez GNG Art Contemporain, « Polaroids : Femmes-Fleurs » d’Araki chez Daniel Blau à la galerie Anthony Meyer, « Open See » de Jim Goldberg chez Magnum Gallery , Estelle Lagarde et IN GI chez Galerie Lefor Openo…

 

Inge Morath © The Inge Morath Foundation / courtesy Magnum Gallery
Place Furstemberg. Saint-Germain-des-Prés, Paris 1958

 

Portraits d’écrivains du 19e et 20e siècle :
« En regard : portraits d’écrivains » à la Librairie Signatures, « Gisèle Freund, portraits d’artistes » à la galerie Lucie Weill & Seligmann – Charles Zalber, « Dans l’intimité des mots » chez Roger Viollet, « Livres, Manuscrits, Photographies – liaisons littéraires et artistiques » chez Librairie A Saint-Benoît-des-Prés…

 

Collaborations entre photographes et écrivains :
« A travers sables… Aleix Plademunt et Benjamin Pelletier » chez Olivier Waltman, « Contributions, Alain Bublex et Raphaële Bertho » chez Georges-Philippe et Nathalie Vallois, « Le Crazy Horse, Images, Corps et Mots » par Antoine Poupel et Gilbert Lascault chez Espaces 54…

 

Mise en relation d’oeuvres avec des citations littéraires ou de la poésie :
« Mario Giacomelli (1925-2000), photographe et poète » chez Berthet-Aittouarès et Galerie Aittouarès, « Lucien Clergue, photographie et poésie » chez Patrice Trigano, « Cinétisations de Pol Bury et textes d’ Eugène Ionesco » chez Antoine Laurentin…

 

Festival Photo Saint Germain des Prés 2011

Jusqu’au 30 novembre 2011

Point Info du festival
27 rue Jacob
75006 Paris

Du lundi au vendredi de 9 heures 30 à 18 heures 30.
Le samedi de 12h à 19h samedi de 14 à 19 heures

 

Pour plus d’infos cliquez ici

 

Publié le 8th novembre 2011

Jusqu’au 15 janvier 2012, le Sénat présente « Cœurs de nature en France », une exposition photographique sur les grilles du Jardin du Luxembourg.


Une exposition, 80 photographies, 2 saisons :

- Du 15 septembre au 4 décembre : «Saison 1» consacrée aux cœurs de nature de métropole et d’outre- mer

- Du 6 décembre au 15 janvier : «Saison 2» entièrement dédiée à l’Outre-mer avec des photos des cœurs de nature de ces territoires. L’occasion d’une éclairage particulier de cet exceptionnel patrimoine naturel ultramarin qui abrite la majorité de la biodiversité nationale.

 

Exposition Coeurs de Nature en France 
Jusqu’au 15 janvier 2012
Grilles du Jardin du Luxembourg
Rue de Médicis – 75006 Paris.
Accès libre.


Pour accompagner l’exposition présentée par le Sénat sur les grilles du Jardin du Luxembourg, Terre sauvage publie un numéro hors-série de prestige spécial Cœurs de nature.

 

Découvrez les coulisses de la mission photo, des reportages dans les espaces naturels, les acteurs, de nombreux portfolios…

Publié le 1st novembre 2011

Établissement public, l’Agence Française de Développement (AFD) agit depuis près de soixante dix ans pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en oeuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français..

 

A l’occasion de son  70e anniversaire, l’AFD a choisi de s’associer à Magnum Photos pour mieux faire connaître ses valeurs et son savoir-faire: le développement des pays du Sud. Une exposition gratuite et en plein air ira à la rencontre du public.

 

Repiquage de jeunes plants de riz produits en pépinère. L’agriculteur choisit les plants les plus vigoureux, ce qui améliore les rendements de manière importante. ©Dacolma Kapatchez.

 

Cette exposition vise à susciter un nouveau regard sur les pays du Sud, loin de l’image qui leur est trop souvent associée. Les photographies présentées mettent en lumière les défis et les réponses du développement. Elles montrent des projets, mettent en avant leurs résultats et racontent l’implication des partenaires du Sud. Grâce à des cubes dépliés qui évoquent les différentes facettes du développement, ces histoires de vie nous rappellent combien nous sommes aujourd’hui tous responsables d’un monde en pleine mutation.

 

L’exposition présente les regards de 7 photographes sur 7 enjeux de développement. Réalisés en 2011, ces reportages couvrent les thèmes suivants:

 

• L’agriculture en Guinée (Jonas Bendiksen)
• Le soutien à la croissance au Cambodge (John Vink)
• L’eau et l’assainissement dans les Territoires palestiniens (Paolo Pellegrin)
• L’éducation au Burkina-Faso (Bruno Barbey)
• Le développement urbain en Colombie (Thomas Dworzak)
• La santé mère-enfant en Mauritanie (Olivia Arthur)
• Les enjeux du climat en Indonésie (Jean Gaumy)

 

Pour plus d’infos cliquez ici

 

Publié le 26th octobre 2011

Exposant 200 clichés issus de la courte carrière (15 ans) de Diane Arbus et venus de nombreux musées et collections particulières, le Jeu de paume lève le voile sur une œuvre exceptionnelle, sans jamais chercher à en percer le troublant mystère. Jusqu’au 5 février 2012.

« Une photographie est un secret sur un secret. Plus elle vous en dit, moins vous en savez« . Diane Arbus.

 

Photographe pour Esquire, Harper’s bazaar, Show et The London Sunday Time, Diane Arbus signait parfois les textes qui accompagnaient ses photos. Son suicide en 1971, à l’âge de 48 ans, interrompt une carrière fulgurante. Mais dès l’année 1972,  250 000 personnes se pressent au MOMA pour voir la première grande rétrospective qui lui est consacrée.

 

Résolue à laisser le  visiteur seul avec les clichés mystérieux de Diane Arbus, l’exposition du Jeu de Paume prend le parti d’éviter tout accrochage thématique ou chronologique. Les photos mènent les unes aux autres, comme dans un rêve, de l’orée des années 1950 à celle des années 1970. Cette exposition-fleuve se déroule sur deux étages et laisse le visiteur aux prises avec sa seule sensibilité, lui offrant tout de même en fin de parcours deux salles de documentation sur la vie de Diane Arbus et les aspects techniques de l’art la photographe, carnets personnels et fresques murales de son appartement compris.

©Diane Arbus

 

Jeune homme et sa femme à Washington square Park, 1965

 

Dans un désordre assumé, le visiteur  découvre donc les « rites » américains. Embarqués pour l’Amérique d’après-guerre l’ on voyage avec Arbus un peu partout dans les États-Unis des années 1960  : à Central Park, grands bourgeois au Bal  masqué ou à l’Opéra, Disneyland, baigneurs à Coney Island ou autres grandes fêtes populaires, tous les « Rites, manières et coutumes de l’Amérique » sont interrogés. Arbus fixe également toute une série d’interlopes et de marginaux : nudistes, travestis, nains; dès les années 1950, l’on sent sa sympathie aussi bien pour ces figures étranges que pour les populations réprimées ou immigrés (Mexicains, noirs). La photo d’un « Jeune homme et de sa femme à Washington square Park » (1965) lui noir, l’air timide et elle blanche sûre d’elle même et enceinte est probablement un des clichés les plus fort sur le Civil Right Mouvement.


©Diane Arbus

Jeune homme en bigoudis chez lui, 20e Rue, N.Y.C. 1966

 

Les photos de Diane Arbus dérangent; elles dégagent une aura d’inquiétante étrangeté, et sur ce point, tous son égaux : une danseuse étoile vieillissante dans son lit (« La débutante de l’année 1938″ en 1966), tous ses portraits de nouveaux-nés, les icône James Brown (chez lui en bigoudis, 1966 !), Susan Sontag (1966) et Jorge Luis Borges (1969)sont aussi déroutants, si ce n’est plus que les couples de vieux nudistes, les nains ou les travestis et actrices burlesques qu’Arbus sait saisir sans leur voler leur mystère. Au paroxysme de ce climat inquiétant, l’on peut signaler deux sublimes clichés :  « Petite fille assise dans un lit avec son petit-ami » (1966), où les deux enfants ont à peu près dix ans, ou encore l’inquiétante « Évêque à la mer » (1964). « Je crois vraiment qu’il y des choses que personne ne verrait si je ne les photographiais pas », estimait la photographe. En nous révélant ces choses que nous ne voulons ou ne pouvons pas voir, Diane Arbus nous met très sainement mal à l’aise et nous fait réfléchir sur notre rapport trop balisé et trop rassurant avec le réel.

 

A partir du 18 octobre 2011 jusqu’au 12 février 2012

Lieu: Jeu de paume, 1, place de la Concorde, Paris 8e, m° Concorde, 8,50 euros (TR 5,50 euros)

Horaire: 
Mardi (nocturne) : 12h à 21h
Mercredi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h

gratuit pour les -26 ans de 17hà 21h tous les derniers mardis du mois

Publié le 10th octobre 2011

Qu’elles vivent en ville ou à la campagne, qu’elles soient femmes politiques ou brodeuses, chauffeurs de taxi ou réalisatrices, ingénieurs ou chefs d’entreprises, toutes sont actrices du changement profond de la société indienne et font évoluer chaque jour les frontières et le visage d’une Inde en perpétuel mouvement. Cette exposition a été présentée dans 5 villes indiennes (Bombay, Delhi, Kochi, Chennai, Calcutta), à Milan, Londres et Bruxelles avant d’arriver à Paris.

 

Ce projet combine les talents de l’agence Magnum Photos et de Zubaan, une maison d’édition basée à Delhi et spécialisée dans les livres pour et sur les femmes en Asie du Sud.

Six sujets sont couverts par six célèbres photographes de Magnum : Martine Franck, Alex Webb, Patrick Zachmann, Alessandra Sanguinetti, Olivia Arthur, et Raghu Rai ont été désignés pour souligner la diversité culturelle et géographique de l’existence des femmes en Inde. Chaque sujet met en évidence l’évolution du rôle, des aspirations, des opportunités et des défis que rencontrent les femmes indiennes.

 

Poursuivant un partenariat avec le Petit Palais initié en 2010 avec l’exposition Pierre et Alexandre BoulatReporters sans frontières a choisi Elles changent l’Inde pour l’ édition 2011 de son album 100 photos pour la liberté de la presse (sortie le 15 septembre) qui sera vendu au profit de l’association.

Pour commander l’album cliquez ici

 

Pour visiter l’exposition, rendez vous au Petit Palais du 21 octobre au 8 janvier 2012. Entrée gratuite.

Du mardi au dimanche de 10h à 18h.  Nocturne le jeudi jusqu’à 20h. Fermé le lundi et jours fériés.

Petit Palais - Avenue Winston Churchill – 75008 Paris

 

 

Publié le 2nd octobre 2011

Evénement de la rentrée photographique, la rétrospective dédiée au grand photographe américain Lewis Hine (1874-1940) comprend cent cinquante tirages originaux noir et blanc issus de grandes institutions américaines. Ils retracent les différentes périodes de sa carrière, des portraits d’immigrants d’Ellis Island à ses reportages sur le travail des enfants. Son regard humaniste sur la condition noire, ses images de la construction de l’Empire State Building restent absolument saisissants.

 

Des ouvriers prenant leur pause pendant la construction du Rockefeller Center en 1928 ; © Lewis Hine

 

Du 2 octobre au 18 décembre 2011 à la Fondation Henri Cartier-Bressson, 2, impasse Lebouis. Paris 14e. Tél. : 01-56-80-27-00. Du mardi au dimanche, de 13 heures à 18 h 30, le samedi de 11 heures à 18 h 45, nocturne gratuite le mercredi. Mo Gaîté et Edgar-Quinet. 6 € et 4 €.

Sur le Web : Henricartierbresson.org

 

Publié le 22nd septembre 2011

La troisième biennale des images du monde, consacrée à la photographie non occidentale, se tiendra du 13 septembre au 11 novembre au Musée du Quai Branly. Photoquai présente 46 chasseurs d’images de 29 pays, sélectionnés par la photographe et réalisatrice Françoise Huguier. Photo-reportages, portraits saisis sur le vif, scènes patiemment composées, natures mortes ou photomontages : tous les coups sont permis pour montrer le monde à travers différentes réalités.


L’exposition regroupe 400 images mises en espace par le scénographe Patrick Jouin. Des tables rondes, des projections et des débats viendront enrichir l’évènement. Une exposition d’œuvres inédites des 46 photographes de la biennale se tiendra également au premier étage de la Tour Eiffel du 13 septembre au 4 décembre, tandis qu’une dizaine de galeries partenaires exposeront des photographes en provenance d’Inde, d’Australie, du Brésil, de Corée ou d’Australie.

 

http://www.photoquai.fr

 

Publié le 8th septembre 2011

Cette année, un des éléments particulièrement intéressant du Festival « Visa pour l’Image » est le printemps arabe. Les images de l’exposition restituent l’atmosphère tragique vécue par les populations arabes qui ont fui les zones de conflits, de manière très réaliste.


Les autres thèmes représentés sont le 10e anniversaire des attaques terroristes du 11 septembre, le tsunami au Japon, les affrontements violents en Côte d’Ivoire, les élections en Haïti, les manifestations en Grèce, l’industrialisation en Inde et les traces de guérilla encore visibles dans les Balkans. Parmi les photojournalistes dont les œuvres sont exposées se trouvent Yuri Kozyrev, Jonas Bendiksen, Cédric Gerbehaye, Lu Nan, Valerio Bispuri, Fernando Moleres, Joao Silva et Ed Ou. Des agences telles que Getty images, EPA, Corbis et Agence Vu sont aussi présentes.




Qui plus est deux thèmes importants ont été débattus lors de ce festival : la question de l’avenir du photojournalisme et de la photographie en règle générale. Une des institutions les plus importantes en France pour le photojournalisme est l’Association Nationale des Iconographes. Sa présidente, Aline Manoukian, estime qu’une des conséquences d’internet est l’augmentation très importante du nombre de photographies ce qui n’est pas sans conséquence selon elle. « Les gens ont perdu confiance dans le photojournalisme à cause de photos de mauvaise qualité ou trafiquées. A l’avenir, les gens pourraient ne plus faire confiance aux journaux pour la même raison. C’est pour cela que les journaux doivent éviter d’utiliser des photographies en lesquelles ils n’ont pas entièrement confiance » ajoute Aline Manoukian.

 

Mme Manoukian ajoute que les photographes finissent par vendre leur travail à des journaux et à des magazines à un prix trop bas qui ne leur permet pas de rentrer dans leurs frais. Elle estime qu’une rémunération minimum devrait être mise en place pour cette profession. Claire Guillot, qui travaille pour le journal Le Monde, remarque que les photographes et les photojournalistes présents au festival ne sont pas seulement des Occidentaux, mais que le monde entier y est représenté. « Auparavant, les événements de par le monde étaient couverts par des photographes occidentaux et véhiculaient certains stéréotypes.

Aujourd’hui les photographes issus de la région peuvent suivre des événements plus facilement » explique-t-elle. Elle ajoute que le manque de formation en photographie fait cruellement défaut dans de nombreux pays.

Publié le 27th août 2011

La 23e édition du festival international du photojournalisme, Visa pour l’image, débute aujourd’hui à Perpignan. à travers 26 expositions, près de 200 photojournalistes exposent leurs clichés. Catalina Martin-Chico est l’une d’entre-eux.

 

Elle a commencé la photo « sur le tard » et a étudié à l’International Center of Photography de New-York. à 41 ans, Catalina Martin-Chico a été primée par le Comité international de la Croix-Rouge pour son travail au Yémen, présenté à Visa pour l’image. Rencontre avec cette franco-espagnole qui s’est donnée pour mission de témoigner du quotidien des populations dont on ne parle pas.

 

Comment est née l’exposition « Révolution Yéménite » ?

 Cela fait déjà 4 ans que je fais des reportages dans ce pays. Suivre les événements historiques tels que la Révolution de ce Printemps, est donc la suite logique de mon travail. Cette année, j’y suis allée pour deux commandes pour des magazines français : une sur des guerriers Yéménite pacifiques et une autre sur les femmes. Puis, j’ai décidé de rester plus longtemps, pour couvrir la Révolution. Au final, l’exposition est composée de dix photos sur les difficultés du corps médical et vingt-quatre autres sur le soulèvement en général.

 

Comment êtes-vous devenue « spécialiste » du Yémen ?

 Je suis arrivée au Yémen pour réaliser un projet personnel sur les orphelinats dans le monde. Une fois là-bas, je me suis passionnée pour ce pays peu médiatisé. Alors, j’ai voulu prendre plus de temps pour explorer le pays. Aujourd’hui, j’en suis encore là !

 

Sur place, comment travaillez-vous avec les populations ?

Je passe beaucoup de temps avec les gens que je photographie. Pour les mettre en confiance. Je plaisante avec eux, j’accepte leur invitation à manger par exemple. Le plus important est de les mettre à l’aise.

 

Que recherchez-vous à travers la photo ?

Je veux raconter des histoires humaines. Immortaliser des moments de vie. Aller à un endroit donné, découvrir, comprendre et traduire le tout en photos.

 

Vous avez reçu le prix du Visa d’Or humanitaire…

Cela m’a fait très plaisir. D’abord parce que c’est un moyen d’être reconnue par la profession, mais c’est aussi important pour le Yémen. Ma mission est accomplie, une fenêtre est ouverte sur ce pays. Bien sûr, le soutien financier qui vient avec le prix n’est pas négligeable. Notre métier est précaire et difficile, et la somme reversée permet souvent soit de réinvestir dans un autre projet, soit de tout simplement payer le loyer.

 

le programme

Jusqu’au 11 septembre, expositions des photojournalistes dans toute la ville de Perpignan : au couvent des Minimes, à l’église des Dominicains, au palais des Corts, au couvent Sainte Claire, à la Caserne Gallieni, à la chapelle du Tiers Ordre, à l’ancienne Université, à l’Arsenal des Carmes, à l’hôtel Pams. Du samedi 27 août au dimanche 4 septembre, de 10h à 20h, à la caserne Gallieni, espace Webdocumentaire.

 

Tous les matins, du lundi 29 août au samedi 3 septembre, au palais des Congrès, salle Charles Trénet : rencontres avec les photographes ouvertes aux professionnels et au grand public. Du lundi 29 août au samedi 3 septembre à 21 h 45, au campo Santo, soirée projection retraçant les événements les plus marquants de septembre 2010 à août 2011. www.visapourlimage.com

 

 

Source :  Propos receuilli par Joanne Profeta, www.ladepeche.fr, 27/08/2011

 

Publié le 5th août 2011

Le portrait d’une Afghane défigurée pour avoir quitté la maison de son époux, Bibi Aisha, âgée de 18 ans, œuvre de la photographe sud-africaine Jodi Bieber, sera présentée dans le cadre d’une exposition des meilleures œuvres de photojournalisme de 2010, au Siège de l’ONU, à New York, du 4 au 28 août 2011.

L’exposition s’ouvrira jeudi 4 août à 18 heures dans la galerie principale du hall des visiteurs de l’ONU.

 

Cette exposition itinérante présente les 177 images lauréates de la cinquante-quatrième édition du concours le plus prestigieux de photojournalisme, après une sélection par un jury international à Amsterdam.  Cette année, 5 691 photographes provenant de 125 pays différents y ont participé, soumettant au total 108 059 images.

 

Avec sa photo de l’Afghane défigurée, Jodi Bieber a gagné le prix de la Photo de presse mondiale de 2010, concours qui récompense des images représentant des questions, des situations ou des évènements d’une grande importance d’un point de vue journalistique.

Cette exposition annuelle de World Press Photo circule chaque année dans 45 pays, étant présentée dans environ 100 centres différents, sans aucune censure.

 

World Press Photo, organisation fondée en 1955, est basée à Amsterdam.  Elle soutient et promeut sur le plan international les œuvres des photojournalistes.  World Press Photo est également devenue une plateforme de photojournalisme et d’échange d’informations.  Elle mène des projets éducationnels et organise des séminaires et ateliers dans les pays en développement, ouverts aux photographes individuels et aux agences de photo.

 

Cette exposition est parrainée par la World Press Photo Foundation et la Mission permanente des Pays-Bas auprès de l’ONU, en coopération avec le Département de l’information (DPI) de l’ONU.

 

Il est possible de télécharger une sélection des images lauréates du concours aux fins de publication dans la presse, en allant sur le site Internet de World Press Photo à l’adresse suivante: www.worldpressphoto.org/downloads.

 

Pour obtenir davantage d’informations sur les expositions aux Nations Unies, consultez le site Web http://visit.un.org

 

Publié le 24th juillet 2011

Cette valise de négatifs fut laissée par Robert Capa dans son atelier parisien lors de son départ précipité de France en 1939. Elle fut récupérée après bien des péripéties en 2007 par l’International Center of Photography qui s’est chargé du développement des 126 pellicules de photos inédites qu’elle contenait, appartenant à Gerda Taro, David Seymour et Robert Capa pour la plupart, et Fred Stein pour 2 rouleaux.


L’exposition proposée au musée présente 100 planches contacts, 70 tirages encadrés, 60 magazines ou pages de magazines ainsi que 2 films.

La valise mexicaine RIP 2011

La valise mexicaine RIP 2011 © Chim (David Seymour) – Madrid, Octobre–Novembre 1936

 

La légendaire valise mexicaine de Robert Capa, contenant des négatifs de la guerre d’Espagne, était considérée comme perdue depuis 1939. Récemment retrouvée à Mexico, elle est exposée aujourd’hui pour la première fois en Europe.
La valise – il s’agit en réalité de trois petites boîtes – renferme près de 4 500 négatifs : non seulement des photographies de Capa mais également celles de ses compagnons, tous juifs et exilés, les photojournalistes Chim (David Seymour) et Gerda Taro.

 

Ces négatifs couvrent la guerre d’Espagne (1936-1939) à travers les chroniques détaillées de Chim en 1936-1937, la documentation de l’intrépide Taro, qui a photographié jusqu’à sa mort sur le champ de bataille en juillet 1937, et les reportages incisifs de Capa menés du début de la guerre aux derniers mois du conflit.

 

On y trouve également celles du photographe et ami Fred Stein, représentant Taro, des images qui sont devenues, depuis la mort de celle-ci, intimement liées aux images de la guerre elle-même.
Entre 1936 et 1940, les négatifs passent de main en main dans un souci de préservation, pour finalement refaire surface à Mexico en 2007. La guerre d’Espagne a éclaté le 19 juillet 1936. Au sens le plus large du terme, il s’agissait d’un coup d’État militaire mené par le général Francisco Franco et dont le but était de renverser le gouvernement de la République d’Espagne, élu démocratiquement et constitué d’une coalition entre la gauche et le centre. Dès ses premières heures, la guerre d’Espagne a attisé les passions de ceux qui voyaient l’attitude de Franco – qui jouissait d’un soutien matériel de l’Allemagne et de l’Italie – comme révélatrice de la montée du fascisme en Europe. De nombreux intellectuels et artistes de gauche se sont alors ralliés à la lutte antifasciste soutenant, dans des publications pour la presse internationale, la cause républicaine.

 COURTESY OF ICP NEWYORK, MAGNUM PHOTOS and the David "Chim" Seymour estate - la valise mexicaine RIP 2011

Courtesy of ICP Nen-York, MAGNUM Photos and the David « Chim » Seymour estate

 

Les négatifs de la valise mexicaine permettent de regarder d’un oeil nouveau l’immense production des trois photographes, à travers des portraits, des scènes de combat, ainsi que des images rappelant les effets désastreux de la guerre sur les civils. Si certaines de ces oeuvres nous sont déjà familières grâce à des tirages d’époque ou des reproductions, les négatifs de la valise mexicaine, présentés ici sous la forme de planches-contact agrandies, dévoilent pour la première fois l’ordre de la prise de vue, ainsi que certaines images totalement inédites. Ce fonds ne représente pas seulement un panorama exceptionnellement riche de la guerre d’Espagne – un conflit qui a changé le cours de l’histoire de l’Europe – mais révèle également les trois photojournalistes en tant que fondateurs de la photographie de guerre moderne.

 

Première présentation après New York de cette exposition réalisée par l’International Center of Photography, New York.

 

Cette exposition et son catalogue ont reçu le soutien du National Endowment for the Arts, de la Fondation Joseph et Joan Cullmann pour l’art, de Frank et Mary Ann Arisman et de Christian Keesee. Elle a aussi reçu le soutien de Sandy et Ellen Luger.

 

Musée départemental Arles antique – Presqu’île du Cirque-Romain – BP 205 – 13635 Arles cedex

Du lundi 4 juillet au dimanche 18 septembre 2011

Le musée est ouvert tous les jours de 10h à 18h SAUF LE MARDI.
Il est fermé les mardis, le 1er janvier, le 1er mai, le 1er novembre et le 25 décembre.

 

Gratuit pour tous les publics les 1ers dimanches du mois.

 

 

 

Source : http://www.culture-13.fr

 

 

Publié le 17th juillet 2011
Depuis 35 ans Jane Evelyn Atwood travaille avec exigence sur des sujets difficiles. La MEP lui offre une rétrospective.

 

Jane Evelyn Atwood, immense artiste new-yorkaise, parisienne d’adoption depuis les années 70, est à l’honneur cet été dans la capitale. Touchante et sans misérabilisme, elle s’est attardé sur le sort des prostituées, femmes incarcérées ou enfants aveugles. Cet humanisme revisité est d’une force impérieuse. Il y a toujours à la fois une belle distance et une proximité touchante dans ses clichés, une exposition à ne pas manquer à la Maison Européenne de la photographie.

 

Née à New York et vivant à Paris depuis 1971, Jane Evelyn Atwood fait l’acquisition de son premier appareil photo en 1975 et commence à photographier un groupe de prostituées à Paris. C’est en partie la force de ces images qui lui valut d’obtenir la première bourse de la Fondation W. Eugene Smith en 1980 pour un autre sujet qu’elle venait d’aborder : les enfants aveugles.

 

Elle n’avait encore jamais publié de photo. Au cours des années suivantes, Jane Evelyn Atwood réalise plusieurs séries choisies avec soin, parmi lesquelles un reportage de dix-huit mois sur un régiment de la Légion étrangère où elle suit les soldats de Beyrouth au Tchad; une chronique de quatre mois et demi sur le premier malade du sida en France, qu’elle accompagne jusqu’à sa mort; et une étude de quatre ans sur les victimes de mines antipersonnel qui la conduit du Cambodge en Angola, en passant par le Kosovo, le Mozambique et l’Afghanistan, toujours avec le même regard personnel et engagé.

 

En 1989, elle entreprend de photographier les femmes incarcérées et parvient à avoir accès à certains des pires centres pénitentiaires et prisons du monde, y compris aux quartiers des condamnées à mort. Ce travail monumental de dix années, portant sur quarante prisons dans neuf pays d’Europe et aux États-Unis, reste aujourd’hui un témoignage photographique déterminant sur le sort des femmes emprisonnées. Il a fait l’objet d’un livre publié en anglais et en français et continue d’être exposé dans le monde entier.

 

En 2005, Jane Evelyn Atwood se rend à Haïti, sa vision rompt radicalement avec l’imagerie que l’actualité impose régulièrement pour évoquer ce pays. Fascinée par ses habitants, la photographe choisit d’utiliser la couleur, avec ses ombres et ses contrastes, pour témoigner de la dignité et des espoirs d’un peuple qui ne se résout pas à la fatalité.

 

 

L’œuvre de Jane Evelyn Atwood traduit une profonde intimité avec ses sujets, tissée au fil des années.

 

Fascinée par les personnes hors normes et par la notion d’exclusion, elle pénètre des mondes que la plupart d’entre nous ignorent ou décident d’ignorer.

 

Elle se consacre entièrement aux sujets qui la mobilisent, donnant à chacun le temps nécessaire – parfois plusieurs années – pour le sonder au-delà des apparences.

 

Si cette exploration, en profondeur, caractérise sa démarche photographique, elle a néanmoins couvert ponctuellement des évènements de l’actualité, tels le tremblement de terre de Kobe en 1995, les attentats contre le World Trade Center du 11 septembre 2001 et la Convention démocrate de 2004.

 

 

Maison Européenne de la photographie - 5/7, rue de Fourcy, 75004 Paris.

 

Plein tarif : 7 euros,
tarif réduit : 4 euros.

 

 

 

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