Le photographe français Bruno Serralongue parcourt le monde depuis près de 20 ans pour photographier les foules. Il couvre aussi bien des manifestations de soutien au Tibet, que de grands concerts festifs ou encore, l’anniversaire de l’indépendance du Kosovo.
Ce qui l’intéresse n’est pas le message politique de ces évènements, mais la manière dont l’information circule.
Le jeu de Paume lui consacre une grande rétrospective jusqu’au 5 septembre 2010.

© Bruno Serralongue
Photographe formé à la Villa Arson de Nice et à l’Ecole nationale de la Photographie d’Arles, Bruno Serralongue s’intéresse aux foules. Mais son œuvre n’est pas celle d’un photo-journaliste. Il s’agit plutôt d’enquête dans les coulisses de l’évènement pour comprendre comment l’information se forme et est transmise. Il sélectionne ces évènements partout dans le monde et voyage pour les couvrir. Une des séries les plus réussies est par exemple celle qui fixe les festivités du 1er anniversaire de l’indépendance du Kosovo en février 2009.
Dans la sélection de ses œuvres des années 2000 actuellement exposées au Jeu de Paume, des petites planches au fond blanc présentent les séries de photos liées à un évènement et explicitent les dates ainsi que les raisons du rassemblement que l’on peut observer sur les photos. Elles rappellent ainsi quels clichés ont été pris en même temps et autour de quel message. Mais la logique même de la rétrospective est toute différente : le photographe n’a pas hésité à démanteler ces séries pour retrouver 7 thématiques centrales à l’ensemble de son travail des dernières années : « répertoire de l’action collective », « conférences de presses », « rassemblements/assemblées », « manifestations », « feux d’artifices », « feux », « portraits » et « à lire ». Par exemple, dans les « feux », on trouvera aussi bien les machines enflammées par des salariés en grève qu’un foyer de réchauffement pour migrants à Calais.
A travers ses nombreuses et immenses scènes de foules et ses portraits qui semblent tirer un représentant du mouvement hors du contexte (comme le fan de Johnny s’étant déplacé jusqu’à Los Angeles pour voir la star que l’on voit sur l’affiche de l’expo), Serralongue interroge la manière dont l’information est faite, dont elle se transmet, et le rôle qu’elle joue dans nos communautés aujourd’hui bien souvent désœuvrées.
Bruno Serralongue « Feux de camp », jusqu’au 5 septembre 2010
Jeu de Paume, 1, place de la Concorde, 75008 Paris
M° 1, 8, 12 : arrêt Concorde
Ouverture le Mardi (nocturne) : 12h à 21h, du Mercredi au vendredi de 12h à 19h, Samedi et dimanche : 10h à 19h, Fermeture le lundi
Tarifs : 5 à 7 €, les le dernier mardi du mois, de 17h à 21h : entrée gratuite pour les étudiants et les moins de 26 ans.
Source : http://www.laboiteasorties.com



Visa pour l’image, qui a lieu tous les ans à Perpignan, est le le rendez-vous exceptionnel des amoureux de la photographie. Le festival réunit des milliers de visiteurs autour d’une même passion. Explorez les expositions réparties dans toute la ville et découvrez de saisissants reportages, réalisés par des photojournalistes du monde entier. Assistez aux soirées-projections en plein air dans le somptueux cadre médiéval du cloître du Campo Santo ; participez aux colloques et rencontres ; rendez-vous aux stands des agences et des grandes marques de la technologie photographique.
Expositions
Du 28 août au 12 septembre 2010.
Les expositions – reportages ou anthologies d’un photographe – abordent une grande diversité de sujets : guerre, nature, environnement, populations, religions, faits de société et grands fléaux de notre époque.
Soirées de projection
Les soirées de Visa pour l’Image au Campo Santo retracent les événements les plus marquants de l’année écoulée et présentent des reportages sur de nombreux sujets (faits de société, conflits…), sujets dont on parle et sujets que l’on tait.
Rencontres
Perpignan constitue un forum de discussion pour les professionnels qui peuvent évoquer leurs problèmes et débattre des questions de production et d’utilisation d’images, et de l’avenir de la profession. De nombreux sujets sont abordés lors du colloque et des rencontres avec les photographes.
Visa pour l’image est devenu au fil des années le lieu incournable du photojournalisme. Il permet aussi à des professionnels de la presse venus du monde entier de se rencontrer et d’échanger.
Toutes les infos sur http://www.visapourlimage.com

Jusqu’au 31 juillet, sur l’invitation de l’association Argian, cinq reporters photographes installés au Pays Basque exposent leurs clichés. À la prison des évêques, le visiteur peut voyager au Nicaragua, dans le Sahara, et au Pays Basque, grâce aux photographies d’Angela Mejias, Jacques Pavlovsky, Daniel Velez, et Gaizka Iroz. Plus bas, au 7 rue de la Citadelle, Christiane Geslin nous transporte au cœur de l’Himalaya.
L’espagnole Angela Mejias a été correspondante de l’Agence France Presse, et a collaboré avec les journaux « El Wattan », « l’Observateur », « le Monde diplomatique » et « Libération ». Aujourd’hui, elle travaille pour les quotidiens locaux « Sud Ouest », « Egin », « Egunkaria »… Elle présente ici ses photos en noir et blanc de la vie quotidienne au Nicaragua comme ces chiffonniers de la décharge municipale de Managua.
Jacques Pavlovsky, d’origine luzienne, était photojournaliste de l’agence de presse Sygma à Paris. Il a parcouru le monde pour couvrir de nombreux sujets d’actualité. Il expose ses photos, en noir et blanc, de femmes du Front Polisario, mouvement politique et armé du Sahara occidental.
Daniel Velez, lui aussi d’origine luzienne, a collaboré avec le journal « l’Equipe » puis avec le « Sud Ouest » où il travaillait comme reporter photographe. Puis il a été, pendant plus de dix ans, correspondant de l’AFP. Ses photos exposées sont autant de témoignages des mœurs basques des années 70 à nos jours.
Le Bayonnais Gaizka Iroz a longtemps travaillé en tant que moniteur d’escalade et canyoning, sans mettre de côté la photographie qu’il pratique depuis son bac. Il contribue au journal du Pays Basque et collabore régulièrement avec « Gara », « Berria », « Pays Basque Magazine »… et dernièrement l’AFP. Comme Daniel Velez, il présente ses instantanés de la vie au Pays Basque : la mascarade, les manifestations et fêtes locales.
Enfin, Christiane Geslin, d’origine normande, a pour passion la marche et la montagne qui l’ont conduite à travers les Pyrénées mais surtout dans de nombreux endroits du globe : l’Himalaya et le Népal en particulier, puis l’Islande, le Groenland, le Pérou, l’Ile de la Réunion et dernièrement la Birmanie ! Le Mustang et le Dolpo, thèmes de cette exposition, restent pour elle des découvertes exceptionnelles, terres quasiment ignorées entre Népal et Tibet.

Entre New York et le Japon, Ethan Levitas creuse l’appartenance et l’individualité. Né en 1971 et diplômé de l’université de Cornell, son travail s’inscrit dans la durée, et émerge d’un véritable plongeon dans les univers qu’il photographie. En découle une rigueur presque maladive dès qu’il s’agit de son oeuvre, un profond respect pour ses photographies, et avant tout pour les personnes d’ici et d’ailleurs dont il a pu pénétrer l’histoire et figer l’expression. De ses nombreux séjours au Japon, où il a vécu et même enseigné, il nous rapporte des séries d’une singularité et d’un esthétisme époustouflants. Et il parvient à sublimer un sujet à première vue aussi banal que le métro new-yorkais. Ethan Levitas est en outre portraitiste pour la revue américaine « The New Yorker ».

Steve McCURRY né a Philadelphie en 1950, s’est fait remarquer en 1979 par son reportage photo réalisé en Afghanistan.
Son sens des couleurs, de la lumière, sa sensibilité et sa poésie ont porté son œuvre bien au delà des frontières journalistiques, pour devenir une référence en photographie contemporaine.
Bylakuppe, Inde, 2001. Ici le regard est photographié, mais la composition de l’ensemble, couleurs très douces et arme à la main, est d’autant plus évocatrice
Exposition « Le Regard des Autres » de Steve McCurry
Jusqu’au 31 juillet
35 rue Guénégaud 75006
Du mardi au samedi de 10h à 19h
www.artchic.com

« Images de guerre, images de femmes, Sipahioglu navigue entre deux eaux, entre deux zones de réalité : la rage et la volupté, la nudité et la mort. » Ces mots de l’auteur-compositeur Yves Simon, ami de celui que l’on baptise Sipa, résument parfaitement l’esprit et la force de l’oeuvre de ce grand photojournaliste de 84 ans, né en Turquie et vivant à Paris.
Comme le célèbre reporter de Magnum, Robert Capa, Sipa capta la beauté, l’élégance, au coeur des guerres et de la misère. Comme Capa, Sipa a fondé une célèbre agence (qui porte son nom) et a pris tous les risques comme en témoigne l’un de ses clichés exposés parmi une vingtaine d’autres à la galerie Basia Embiricos. Djibouti, mars 67. Quatre hommes tirent sur lui. Sipa a entendu siffler. « Les balles m’ont manqué de justesse », raconte-t-il. Il a tenu bon, il a pris la photo. Et le soir-même, peut-être, ou le surlendemain, il photographiait les maisons closes d’Afrique et les bordels de Bangkok. Une série d’images inédites qui ne figuraient pas dans sa rétrospective à la Maison européenne de la Photo en 2009.
Goksin Sipahioglu – Paris, France – 10 et 11 Mai 1968 – Exposition « Passions » – Galerie Basia Embiricos
Et puis, il y a BB que Sipa a photographiée, solitaire, au milieu de la foule d’un défilé. Bardot, songeuse et sublime à la conférence du film de Louis Malle Viva Maria ! à New York en 1965.
Sur une autre image, on croirait elle encore. Non, c’est une autre beauté, apprêtée, qui, au lieu d’un sac à main, porte un fusil, à La Havane, en 62. Sipa fut alors le seul journaliste à couvrir la crise des missiles depuis Cuba. Et d’autres femmes, toujours et encore sur tous les continents, de Pékin à Alger, une ode à la vie et à l’amour pour ce séducteur qui continue à charmer la gent féminine.
Passions, Goksin Sipahioglu.
Galerie Basia Embiricos, 14, rue des Jardins Saint-Paul, Paris 4e. 01.48.87.00.63.
Métro : Saint-Paul.
Prolongé jusqu’au 30 juin.
Entrée libre.
Mardi-samedi 14-18 heures.
Source : « Hommage au grand photographe Sipa » de Marie Audran, http://www.lepoint.fr

L’exposition Esprit Nomade porte sur l’homme et ses valeurs, sur son lien originel et profond avec la Terre et la Nature. Elle est un voyage à la découverte d’hommes, les nomades, qui sont les gardiens de comportements et de valeurs qui constituent le fondement de l’être humain.
Cette exposition permet de découvrir la beauté des paysages des déserts de sable, d’herbe et de neige ainsi que l’esprit des nomades qui, attachés à leurs troupeaux, continuent de vivre dans une nature exigeante.
Nomades des déserts de sable, d’herbe, de neige, de Tiziana et Gianni Baldizzone, En partenariat avec Survival
Jusqu’au 18 juillet sur les grilles du jardin du Luxembourg

Depuis quelques jours, les bénévoles de l’association Force 10 sont en plein montage de la 2 e édition du festival du Bout du Quai.
Grâce à l’aide de la Ville de Saint-Pierre, cette 2 e édition a pu voir le jour avec des photos qui vont se retrouver sur les façades des maisons du village, jusqu’au 20 juin, dans les ruelles du village de Portivy.
Trois thèmes principaux cette année. Devant les émotions et le vif intérêt remporté l’an dernier par les photos des « 30 ans de photojournalisme du Figaro Magazine », les organisateurs, un peu frustrés de ne pas avoir pu tout présenter en une fois, ont à nouveau sollicité Cyril Drouhet, rédacteur en chef photo du Figaro Magazine, venu l’an dernier.
Pour diversifier et enrichir le festival, deux autres expositions se sont invitées à Portivy :Les éléphants géants du photographe américain du National Geographic Michael Nichols, qui se sont imposés majestueusement sur les murs des Portyviens, ainsi que des oeuvres saisissantes du photographe allemand Christian Ziegler qui s’est rendu dans toutes les forêts primaires du monde pour en ramener des photos qui sont autant de témoignages de la biodiversité de notre planète.

Le FIGRA a rendu hommage cette année à Christian Poveda, réalisateur et grand reporter de nationalité française, assassiné au Salvador en septembre 2009, alors son documentaire « LA VIDA LOCA » témoignage exceptionnel et explosif sur les gangs du Salvador sortait sur les écrans de cinéma en France.
Son film est une véritable plongée aux images “choc” dans la vie de ces gangs surtout connus du grand public pour leurs tatouages spectaculaires sur tout le corps, les fameux « maras ».
Christian Poveda savait parfaitement l’importance du FIGRA pour les réalisateurs et producteurs de documentaires. Assassiné le 30 septembre au Salvador, il appartient aujourd’hui au panthéon des trente-neuf journalistes qui ont payé de leur vie la passion de filmer au plus près de la réalité des faits et des hommes.
Il eût été ravi d’être là pour débattre avec le public des raisons essentielles de son investissement quatre ans durant pour mener à terme la réalisation de « La Vida Loca ». Revenu en 2001 dans le pays qui l’avait fait connaître dans les années 1980, en pleine guerre civile, il n’avait pas supporter la banalisation dans la capitale salvadorienne de la mort (10 victimes en moyenne par jour), que générait la guerre sans pitié des gangs viscéralement attachés à leur slogan « Tuer pour vivre, vire pour tuer ».
Les « Pandilleros » l’appelaient « l’Ami », tant il avait fait de sa caméra un coup de poing qui n’était que main tendue vers l’espoir d’un pacte de paix entre la « Salvatrucha » et la « 18 ». Certains chefs de gangs voulaient faire de lui leur médiateur. Mais condamnés par la majorité d’entre eux, ils l’ont précédé dans la mort.
Christian Poveda a payé de sa vie l’œuvre ultime d’un journaliste, réalisateur fidèle à des convictions, qui font l’honneur et la grandeur du métier.
Source : http://culturebox.france3.fr/

Soixante-dix mariages parisiens immortalisés en deux ans. A partir de demain, la Mairie de Paris joue les romantiques et présente l’exposition « Paris d’amour », 170 clichés de Gérard Uferas. Le photographe a commencé par les mariages de ses amis, puis ceux des amis de ses amis. Et a même parfois démarché dans le métro de futures mariées en plein enterrement de vie de jeune fille, leur exposant son projet. « J’avais envie d’un thème positif. On dit que Paris est une ville dure, où les gens s’ignorent, que les Parisiens ne sont pas très accueillants. C’est un discours général, qui selon moi est faux. »
Le mariage, un élément commun à toutes les cultures
Entre son mariage civil du matin et son mariage religieux de l’après-midi, la mariée a choisi de faire une pause chez ses grands-parents
Il a donc choisi « de montrer que les gens partagent tous le même rêve, celui de rencontrer l’amour. On a beaucoup parlé du repli communautaire, mais je crois que les gens vivent beaucoup mieux que ce que l’on pense », explique-t-il. Ses images, réalisées lors de mariages de différentes cultures ou confessions religieuses, montrent en effet des valeurs partagées. « Le mariage est un point commun à toute l’humanité », ajoute-t-il. Loin des clichés ringards de photos de mariage représentant des familles en rang d’oignons, Gérard Uferas s’est attaché aux coulisses du sujet. Une mariée grignote un sandwich au jambon chez sa grand-mère entre midi et deux. Une autre a écrit le mot « oui » dans sa main, en guise de pense-bête. Un marié essuie discrètement les larmes de sa femme sur l’autel de l’église. « C’était un moment intime, j’étais très ému de prendre ce cliché », se souvient le photographe. Il a également interviewé ses sujets, et des extraits audio sont diffusés dans les couloirs de l’exposition. « Je l’ai dragué, susurre une jeune fille. J’avais un Pisco dans le nez, c’est l’alcool du Chili. Je le trouvais beau, je lui ai demandé si je pouvais lui faire un bisou. Il a dit oui. Aujourd’hui, on est mariés. » Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.
Paris d’amour. Al’hotel de Ville, au 29, rue de Rivoli (4e), jusqu’au 31 juillet.
De 10h à 19h, tous les jours sauf dimanche et jours fériés.
Entrée gratuite.
Source : 20minutes.fr, Magali Gruet

A première vue, on pourrait croire à une campagne de pub pour un voyagiste. Mais, si l’on regarde un peu mieux les murs de la station RER Luxembourg, on risque de manquer son train. Jusqu’au 12 septembre, le photographe iranien Reza y présente l’exposition « Chemins parallèles ». A l’origine de ces oeuvresn une promesse de l’artiste à son fils : un voyage à deux autour du monde, dont la première étape les a entraînés sur la Route de la soie, de Pékin à Paris. En chemin, Reza a fixé sur pellicule, la Mongolie, la Russie, le Caucase. Et surtout leurs habitants, aux regards troublant.
1985. Afghanistan. Province du Nouristan. Rires et jeu d’imitation du photographe de passage dans un pays en guerre. Copyright Reza/Webistan.
L’exposition revient aussi sur plus de 30 ans de voyages. Un turmène et son cheval se découpent sur un ciel éblouissant, un viel homme lit le Coran en tailleur sur un lit pisé sur les mntagnes afghanes… « Ma vie de nomade et d’exilé m’a transformé en citoyen du monde » écrit le photographe. Il en sera de même, pur quelques minutes, des voyageurs de la ligne B.
Une série documentaires sera diffusé du 24 au 28 mai prochain à 20h10 sur National Geographic Channel.
Le livre « Chemins parallèles » est paru aux éditions Hoëberke (192p. 24€)
Source :20 minutes du mardi 27 avril 2010, Hélène Colau

Il y a 15 ans, au milieu des combats, naissait le Centre André Malraux de Sarajevo. Son objectif ? Tisser des liens culturels entre la France et la Bosnie. Agnès b., qui soutient cette institution, reçoit en ses locaux une exposition de 500 photos. Images de guerre pour ne pas oublier.
L’ouverture de cette exposition de photos déjà présentée à Sarajevo en décembre dernier a eu lieu le 6 avril dernier à Paris, en présence des photographes : Alexandra Boulat Patrick Chauvel Enrico Dagnino Luc Delahaye Ziyah Gafic Ron Haviv Milomir Kovacevic Strasni Enric Marti Christopher Morris James Nachtwey Emmanuel Ortiz Gérard Rondeau Damir Sagolj Tarik Samarah Klavdij Sluban Laurent Van Der Stockt Trio
Commissaire de l’exposition : Laura Serani
La clôture de l’exposition aura lieu le lundi 3 mai avec un concert à l’Alhambra. Carte blanche à Rodolphe Burger.
Entrée libre du lundi au samedi de 14h à 19h
« Notre histoire », Agnès b., 15-17, rue Dieu, 75010 Paris.

Jusqu’au 24 avril à la mairie de Paris, une expo photo intitulée « Femmes après coups », organisée par Médecins du monde, à partir du travail du photographe Lâm Duc Hiên dans les centres de prise en cahrge de l’ONG à destination des femmes. Sur cette photo, prise en République démcratique de Congo, N., âgée de 18 ans, montre sa cicatrice. Orpheline de mère, elle vit dans la rue. Prostitution et bagarres aux lames de rasoir sont son quotidien.
Du 8 au 24 avril 2010 à l’Hôtel de ville de Paris
Pour plus de renseignements rendez-vous là

Des portraits de victimes d’accidents de la route sont dévoilés sur le parvis de la Défense. Baptisée « Survies », cette exposition en partenariat avec la Sécurité routière rassemble, jusqu’au 20 avril, les témoignages de personnes blessées. La photographe, Catherine Cabrol, montre la vie après l’accident avec 31 portraits en noir et blanc. « J’ai voulu raconter leur histoire, en partageant leur douleur et leur émotion, pour mieux sensibiliser les gens au handicap et aux dangers de la route », explique l’artiste.
Source : Direct matin du vendredi 09 avril 2010
Pour plus d’informations, cliquez ici

Portraitiste visionnaire, photographe humaniste, Henri Cartier Bresson a marqué par son incomparable créativité l’art du XXème siècle. Avec « The Modern Century », le MOMA offre – en collaboration avec la Fondation Cartier Bresson de Paris – la première rétrospective majeure de l’œuvre de l’artiste depuis sa mort en 2004.
Après la seconde guerre mondiale, Robert Capa et Henri Cartier Bresson, à travers la formation de l’agence Magnum, avaient lutté pour la démocratisation du photojournalisme. En quête de connaissance, Cartier Bresson n’a cessé dès lors de combiner photographie et études sociales à travers le monde.
Paris, 1968. Une première salle, aérée, sans lourdeur chronologique de procession, ouvre sur Paris et sa révolte : manifestations Place de la République et au Père Lachaise. Des photos d’une neutralité franche, sans parti pris. Les locaux de la BBC à Londres font leur apparition. Puis, les lieux et les impressions se mêlent : le Caire en 1950, le Michigan en 1960, l’Inde de 1947, l’Iran, l’Italie, la Turquie, l’Espagne, la Roumanie, le Nebraska… Au milieu, quelques scènes bucoliques attrapées en Lozère, au Mans et dans le Vaucluse, suffisamment puissantes et animées pour qu’un Français en exil s’imagine dans un film de Jacques Tati.
Une autre salle présente le reportage de Cartier Bresson en Chine lors du Grand Bond en Avant en 1958. Ce projet a connu un succès limité, alors qu’il a généré de véritables bijoux d’archives !
Le coup de maître du conservateur Peter Galassi, pour The Modern Century, réside justement dans le mariage subtil entre des œuvres dites majeures et d’autres très peu connues, même des experts. Le livre de l’exposition est d’ailleurs déjà considéré comme un ouvrage révolutionnaire dans l’histoire de l’art. The Modern Century présente 300 photographies – dont 220 ont été prêtées par la Fondation Cartier Bresson, créée en 2002 – et resserre le lien étroit entre l’artiste et le musée qui l’avait accueilli en 1947.
Les princes… et les autres
Le luxe des artistes est le paradoxe. HCB en cultivait un de taille : l’amour du photojournalisme – avec une certaine idée de l’objectivité – et l’adhésion au procédé surréaliste d’embellissement du réel (rendre le monde plus surprenant qu’il ne l’est réellement). Cette conception de la photographie poussera HCB à produire certains clichés plus lyriques, assez peu connus : des femmes nues, lascives, recouvertes d’eau, des paysages romantiques au Japon, … Trésors que le MOMA livre au fil de la visite.
« La rue est un théâtre, nos gestes sont des histoires ». L’éventail des gestes que Cartier Bresson a photographiés est large. Son œil s’est posé sur des prostitués mexicaines et sur des princes anglais. Sur la pellicule de l’artiste se rencontrent Henri Matisse et Christian Dior, Richard Avedon et le Roi George VI, François Mauriac et Coco Chanel, Albert Camus et Truman Capote, Jean Paul Sartre et Madame Lanvin, Simone de Beauvoir et Georges Duhamel, Pierre Bonnard et Jean-Marie Le Clézio, Giacometti et Colette… Ces grands noms n’ont pas détourné HCB de sa curiosité pour l’homme de la rue.
Dans la fugacité d’un cliché où un membre de l’académie française, rehaussé par son chapeau Napoléonien, croise sur le même plan un travailleur, se mesure la volonté de HCB de décrire la matière humaine plus que son ordre.
Au MOMA,11 West 53 Street New-York, NY
Du 11 avril au 28 juin.
Sarah Bordes, 8 avril 2010 sur http://frenchmorning.com

Après avoir accueilli 38 000 personnes en 2009, le Festival MAP10 de la Photographie de Toulouse revient durant tout le mois de mai 2010. Des expositions inédites dans toute la ville, des rencontres avec des professionnels, des ateliers, des lectures de portfolios rythmeront cette seconde édition.
MAP10 se veut un festival populaire et grand public au positionnement unique : un tremplin pour les jeunes talents ! Des concours et appels à projets seront lancés dès janvier 2010 avec la collaboration de nos partenaires. Les jeunes talents de demain qu’ils soient amateurs ou jeunes professionnels pourront exposer et donc éclore sur MAP10. Certains jeunes talents ayant exposé sur MAP09 se sont déjà révélés aux yeux du monde de le Photographie : les ventes de Marc Montmeat sont un des plus beaux succès de Paris Photo 2009.

« Si ce festival est une évidence, il doit aussi créer du lien » a précisé notre parrain Jean-Luc Marty lors de la conférence de presse de lancement du 9 décembre. Cette notion de lien est un pilier fort de ce festival. Rencontrer, échanger, communiquer est une vocation, un engagement majeur pour MAP10.
Cela se traduira par des actions concrètes dans les quartiers, dans les coins reculés de nos régions et d’ailleurs…
De nombreux partenaires et grands noms de la Photographie nous accompagnent et soutiennent ce positionnement unique ! Jean-Luc Marty, rédacteur en chef du magazine Géo, sera notre parrain, Tom Stern, directeur photo des films de Clint Eastwood, notre invité d’honneur et Alain Mingam, photojournaliste, agent et commissaire d’exposition, notre président d’honneur. Deux stars mondiales de la Photographie, dont Eliott Erwitt s’inscrivent totalement dans notre volonté de mettre en avant les talents de demain et nous feront l’honneur d’exposer sur MAP10.
Dans cette logique d’accessibilité à l’image, le Festival MAP10 sera libre d’accès, gratuit et
ouvert à tous.
Source : www.toulouse.com

François Hebel directeur artistique et Jean-Noël Jeaneney, président des Rencontres d’Arles, présentaient aujourd’hui le programme 2010 du festival qui s’ouvre du 3 au 13 juillet, depuis le ministère de la Culture et sur internet. Au total, plus de 60 expositions qui seront visibles elles, jusqu’au 19 septembre. Elles explorent six thématiques : l’Argentine de Léon Ferrari, le Rock’n'roll, les esthétiques qui disparaissent avec le numérique, la Fondation Luma, les « passages de témoin » (avec notamment la collection de Martin Karmitz), et enfin, une exposition terrible qui explorera l’univers carcéral français.
Pour la « promenade du rock », ce sera notamment, des portraits de Jagger, au fil des années, pour découvrir comment la musique a aussi, généré une esthétique loin peut-être des portraits convenus. Et on citera aussi, cette autre promenade, nommé « le passage de témoin », qui permettra de voir la collection personnelle de Martin Karvitz, et ce que de jeunes photographes, conviés il y a quelques années par Raymond Depardon à Arles, ont fait éclore depuis, liés par l’amitié et certaine passion, pour la France.
Au total, plus de 60 expositions seront visibles à Arles cet été.

La Maison Européenne de la Photographie présente une exposition rétrospective d’Elliott Erwitt, photographe américain né à Paris.
Cette exposition s’inspire d’un choix d’Elliott Erwitt parmi ses images préférées, ses coups de cœur. À travers plus de cent trente oeuvres, dont de nombreux tirages d’époque très peu vus, l’exposition retrace l’ensemble de son parcours depuis soixante ans.
Photographe depuis 1948, membre de l’agence Magnum Photos depuis 1953, Elliott Erwitt est un observateur vif et espiègle de la vie quotidienne ; on trouve parmi ses sujets de prédilection les enfants, les chiens, la plage, la politique et les célébrités. Témoin des grands événements du vingtième siècle, ce maître de l’instant est aussi un infatigable homme d’esprit ; il est un humoriste subtil et poétique dont le travail mélange satire et mélancolie. « Certaines personnes disent que mes photos sont tristes, d’autres les trouvent drôles. Drôlerie et tristesse, c’est un peu la même chose, non ? »
En dehors de ses photographies commerciales et personnelles, Elliott Erwitt a également réalisé de nombreux films documentaires, consultables pour certains en parallèle de l’exposition, à la vidéothèque de la Maison Européenne de la Photographie.
L’exposition est réalisée en collaboration avec Magnum Photos et le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia.
Du 3 février – 4 avril 2010 à la Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.
Plein tarif: 6,50 € - Tarif-réduit: 3,50 €

De nombreuses photos marquantes de Jürgen Schadeberg (né en 1931 à Berlin) sont entrées dans l’histoire. En 1950, ce jeune photographe émigre en Afrique du sud et y travaille pour Drum, premier magazine à s’adresser aux lecteurs noirs, puis pour Time Life et Stern. Au début des années cinquante, il photographie le jeune avocat Nelson Mandela, la chanteuse Miriam Makeba et la vie nocturne débridée dans le dynamique quartier noir de Sophiatown. En 1964, alors qu’il devient de plus en plus difficile de faire des photos, Schadeberg quitte le pays et passe les décennies suivantes en Europe et aux Etats-Unis.
En 1985, Schadeberg retourne en Afrique du Sud et y réalise en 1994 une photographie qui fera le tour du monde : Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud, à la fenêtre de son ancienne cellule à Robben Island.
Source : http://www.photosapiens.com – Laurent Farby
Actuellement à la Polka Galerie
12 rue St Gilles, Paris 3e
www.polkagalerie.com
Et en librairie

Relié : 32x32cm, 288 pages, 250 illustrations duotone
Editeur : Hatje Cantz Publishers ; Édition : Mul (20 mai 2008)

Du noir et blanc au Café Rouge. A partir d’aujourd’hui le photographe Johann Soussi y présente son expo « Retour », consacrée au métro parisien. Quatre mois après « Aller », l’artiste est reparti « déambuler sur les quais, arpenter les couloirs, errer d’une ligne à l’autre [...] et capter des moments au hasard de [ses] pérégrinations, sous terre, là où la lumière reste toujours la même. »

Ce photographe a le pouvoir d’embellir la laideur du quotidien, l’attente, et la folie des gens. Jour après jour, Johann Soussi a immortalisé ces moments passés dans le métro. Des centaines d’hommes et femmes qui se croisent sans jamais se rencontrer. Dans cette exposition, pas de couleurs, mais des clairs obscures qui s’opposent, un mouvement figé.
Café Rouge : 32, rue de Picardie – Paris 3e Jusqu’au 31 mars. Entrée libre.
Source : Journal « 20 minutes », vendredi 5 mars et le Paru Vendu n° 258

Issy-les-Moulineaux accueille la Coupe de France de photographie noir et blanc du 12 au 14 mars.
25 clubs, 30 photos par club : ce sont donc quelque 750 photos que devront noter les 3 juges désignés par la Fédération. Leur objectif : non seulement désigner les meilleurs, mais aussi donner à chaque participant un retour, un avis sur sa photo…
Pour cet évènement, la ville se met aux couleurs du négatif. En guise de prologue, des expositions, dont une consacrée à Willy Ronis, des concerts, projections de film, ateliers… se déploient autour du thème « Noir et blanc ».
Ci dessous la meilleure Image de la Coupe de France Noir et Blanc 2009
Vendredi 12 mars de 15h30 à 18h
Samedi 13 mars de 9h30 à 12h et de 14h à 17h (annonce des résultats à 18h30)
Dimanche 14 mars de 10h à 12h
Palais des Sports
4 et 6, boulevard des Frères Voisin
Source : Journal « 20 minutes » du vendredi 5 mars et le site www.issy.com

Le château de Versailles renouvelle son rendez-vous avec la photographie. Versailles photographié rassemble environ 150 clichés de photographes reconnus qui ont, depuis les débuts de cette technique, porté leur regard sur le Château pour en saisir la beauté et les multiples facettes.
Fort du succès des expositions Versailles à l’ombre du soleil et La guerre sans dentelles, le château de Versailles renouvelle son rendez-vous avec la photographie. Versailles photographié rassemble environ 150 clichés de photographes reconnus qui ont, depuis les débuts de cette technique, porté leur regard sur le Château pour en saisir la beauté et les multiples facettes.
La galerie de pierre haute devient ainsi une véritable galerie de photographie accueillant les clichés de grands artistes ayant marqué l’histoire de leur discipline tels qu’Eugène Atget, Man Ray, Brassaï, André Kertész, Jacques-Henri Lartigue, Dora Maar, Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson… ainsi que des grands noms de la photographie contemporaine : Robert Polidori, Raymond Depardon, Jean-Loup Sieff, Michael Kenna, Jun Shiraoka, ou encore Luigi Ghirri.
L’Exposition propose, autour de quatre grands thèmes, une réflexion sur l’image du lieu à travers le temps. « Versailles au coeur de l’histoire » montre le Château en tant que théâtre de grands événements historiques. « De pierre, de marbre et de soie » s’attache à mettre en valeur la magnificence de l’architecture des bâtiments, tout en évoquant les appartements plus intimes, contrastant avec l’aspect monumental du lieu. « La nature maîtrisée » présente tour à tour une vision onirique, poétique, stricte ou austère du parc. Enfin, « Rêver Versailles » rend hommage aux visiteurs et aux différentes mises en scène qu’inspirent ces lieux exceptionnels. Le parcours de l’exposition est aussi bien un hommage au Château qu’à la photographie.
Du 26 Janvier au 25 Avril 2010
Source : www.chateauversailles.fr

Du samedi 9 janvier au mercredi 31 mars s’est déroulé l’exposition « la ferme du Garet » de Raymond Depardon à l’Espace Jean Legendre.
Source Culturebox de france 3
Lieu : Espace Jean Legendre 60200 Compiègne
Tarifs : Gratuit
Ou bien acheter le livre « La ferme du Garet » de Raymond Depardon
Présentation de l’éditeur : Actes Sud
Devant la porte de la cuisine, il y a toujours l’escalier de pierre qui monte au grenier. Dans le flou de ma mémoire, j’ai l’impression que c’est mon premier repère de la ferme. Enfant, je n’avais le droit qu’aux premières marches. Je venais m’y asseoir. De là, je pouvais voir l’intérieur de la cuisine ; surtout l’été, quand la fenêtre était ouverte. Plus tard, toutes les marches de l’escalier ont été autorisées. Elles sont restées très longtemps un lieu de jeu et d’observation privilégié.
Je faisais de l’acrobatie sur la rampe. C’est là que j’ai fait mon premier saut et mon premier équilibre ! A la fin de la journée, on pouvait s’asseoir et écouter les bruits de la ferme, des hangars, des écuries, lorsque mon père
et les ouvriers agricoles revenaient des champs.
On pouvait aussi entendre ma mère préparer le repas du soir, sentir les plats de la cuisine. Et, après le dîner, on allait de nouveau jouer et sauter dans le vide. Aujourd’hui encore, j’aime m’asseoir sur cet escalier. Est-ce la forme si parfaite de ses pierres usées par le temps ? Leur couleur, qui change selon la lumière, la saison ? Sous le soleil d’hiver, il y fait doux. On y est bien protégé de la bise, ce vent qui souffle sur la vallée de la Saône. En été, c’est le lieu le plus chaud de la cour. Le soir, le soleil rouge vient mourir en haut des marches.
Livre broché - 319 pages

Luc Hardy
Aventurier franco-américain oscillant antre la France et les Etats-Unis Luc Hardy est un passionné d’expéditions lointaines. Sa curiosité pour le monde et son goût de l’aventure, nés dans la ferme familiale en Bretagne, ont mûri dans les pays les plus lointains pour s’affirmer à ce jour à travers une photographie décisive et rigoureuse dans laquelle le photographe ne fait que transiter.
Quand il ne se repose pas dans son tipi du Connecticut, il poursuit sa passion en voyageant fréquemment autour du monde, photos et reportages de terres lointaines sont habituellement effectués pour des causes globales. Membre de l’Explorers Club de New York, Luc Hardy a conduit plusieurs expéditions scientifiques dans les régions polaires et est l’auteur de Aventure Antarctique – Voyage au bout du rêve (2005), Groenland – Impressions (2007) et Arctique – Transitions (2008).
Les profits de la vente de ces photos sont versés aux organisations environnementales Pax Arctica et Green Cross International, l’ONG fondée par Mikhaïl Gorbatchev.
Patrick de Wilde
Après des études aux Beaux Arts puis à l’Ecole Supérieure d’Arts Graphiques de Paris, Patrick de Wilde devient directeur artistique au groupe Marie Claire. Il crée ensuite des magazines et revues dans le cadre d’un studio d’arts graphiques tout en poursuivant une activité artistique.
Rédacteur en chef de l’Expansion Voyages, directeur de collection aux éditions Atlas, chef de rubrique à Jeune Afrique, il a collaboré depuis une trentaine d’années à de nombreux magazines tels que « Grands Reportages », « BBC Wilde Life », « Géo », « Terre Sauvage », « Animan », « Airone », « Terra »… au titre de photo reporter. Il a publié une trentaine d’ouvrages dont « La Thaïlande des Bonzes », « L’Inde des Jaïns »…
Après s’être consacré aux religions, aux milieux extrêmes et à la vie sauvage Patrick de Wilde a travaillé sur les peuples les moins accessibles du monde. Il a en résulté un DVD sur le chamanisme: « Les Visages de l’Invisible ».
Source : www.yellowkorner.com

L’exposition présente les moments forts de la carrière artistique de Lisette Model (1901-1983). Des œuvres réalisées dans les années 1930, à Paris, à Nice (sur la Promenade des anglais) et aux Etats-Unis de 1939 à 1956, comme dans les villes de New York ou de San Francisco. Cette exposition au Jeu de Paume est également l’occasion de découvrir des documentaires sonores et filmiques, qui permettent de voir Lisette Model nous parler de son œuvre et de comprendre, entre autres, ses différentes collaborations avec des revues comme Harper’s Bazaar, US Camera ou encore Regards. Malgré tout, quelques bémols sont à souligner dans cette expositon, comme le manque d’informations, autrement dit de textes explicatifs (sur les différentes séries de l’artiste, par exemple), et la présence relativement incongrue d’un tableau du mari de Lisette Model, un peintre russe Esva Model, qui de fait conclut assez étrangement le parcours de l’exposition.
Lisette Model s’inscrit parfaitement dans le courant de la Street Photography. Cette pratique existe depuis le début de la photographie, mais se développe surtout dans les années 1940 à New York. Une pratique essentiellement nourrie par la vie urbaine.
La rue devient le cadre, la scène de vie, et les passants, les sujets, les acteurs principaux de la photographie. Le quotidien est saisi et choisi, ce qui donne souvent à la photographie de rue une dimension décisive et instinctive. Un détail peut devenir une caractéristique d’une mode, d’un mode de vie, du quotidien de telle ou telle époque.
La Street Photography renvoie à de célèbres photographes comme Henri Cartier-Bresson, Robert Doisneau, Robert Frank, Diane Arbus (élève de Lisette Model), William Klein ou encore Gary Winogrand, qui a consacré sa vie à la photographie des rues de New York. C’est d’ailleurs dans cette même ville que Lisette Model passera la seconde moitié de sa vie ; où elle œuvre, entre autres, dans les bars, les quartiers populaires du Sud de Manhattan ou encore le Lower East Side, avec notamment des commandes pour la revue Harper’s Bazaar.

La ville et les bars deviennent des champs d’exploration et le genre humain un sujet. Comme dans « Pedestrians », qui est une série de piétons au milieu de la foule new-yorkaise. Une pratique qui appelle à la spontanéité et à vivre l’instant présent ; pour « avoir les deux pieds dans votre époque », comme Lisette Model le conseillait à ses élèves.
Lisette Model, Coney Island Bather [Baigneuse, Coney Island], New York, c. 1939-1941 Tirage gélatino-argentique d’époque. 50,5 x 40,5 cm Fundación MAPFRE, Madrid © The Lisette Model Foundation, Inc. (1983) Used by permission
L’artiste n’hésitait pas à photographier en gros plan, en contre-plongée ou encore à faire des cadrages radicaux, pour donner un regard franc dans ses clichés. Toujours dans son champ d’exploration de prédilection, la ville. Lisette Model est connue pour avoir réalisé de nombreux portraits d’inconnus. Mais aussi pour avoir travaillé sur des séries plus expérimentales et très significatives de ce que New York représentait pour elle, comme dans la série « Running Legs » qui renvoie à l’agitation citadine anonyme. Ou dans « Reflections », autre série qui rappelle notre société de consommation, avec des photographies qui montrent des parties de la ville projetées sur différentes vitrines de boutiques.
S’il existe une photographie très connue de Lisette Model, c’est sans aucun doute celle de la baigneuse en maillot noir, qu’elle photographia d’ailleurs à plusieurs reprises. Cette photographie illustre parfaitement l’humanité que recherchait instinctivement Lisette Model dans son travail. On y retrouve une femme de corpulence, qui désinhibe le corps, le plaisir et les complexes par son attitude, sa façon si naturelle et frontale de poser et bien sûr par le cadrage de Model.
Avec plus de trente ans de pratique photographique, Lisette Model nous laisse une œuvre riche, où elle a photographié de manière souvent frontale le genre humain, son quotidien et ses évolutions.
Aurélie Steunou-Guégan
Exposition Lisette Model
Commissaire : Cristina Zelich
Exposition organisée par le Jeu de Paume et la Fundación MAPFRE
Mardi (nocturne) : 12h à 21h
Mercredi à vendredi : 12h à 19h
Samedi et dimanche : 10h à 19h
Fermé le lundi
Entrée : 7 € – Tarif réduit : 5 €
Jeu de Paume
1, place de la Concorde - 75008 Paris - Métro Concorde (ligne 1, 8 et 12)

La Mairie de Paris rend hommage au photographe Izis avec l’exposition « Izis Paris des rêves » du 20 janvier au 29 mai 2010 à la Salle Saint-Jean Hôtel de ville à Paris.
Après avoir séduit 500 000 visiteurs avec l’exposition Willy Ronis à Paris (2005-2006) et 300 000 autres avec Doisneau (2006-2007), la Mairie de Paris entend rendre l’hommage qu’il mérite à Izis en consacrant une grande rétrospective au photographe-poète, de janvier à mai 2010.
A travers 270 photographies, des livres, des documents filmés, « Izis, Paris des rêves » présentera, dans la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville, toute la palette de celui qui fut aussi bien portraitiste que reporter. Le cœur de l’exposition sera dédié à l’œuvre parisienne d’Izis.
Apprécié depuis comme l’un des membres éminents du mouvement « humaniste », Izis était en 1951 l’un des 5 photographes français exposés au MoMA de New York, avec Brassaï, Doisneau, Ronis et Cartier-Bresson. Presque trente ans après sa disparition, en 1980, le photographe demeure cependant moins célèbre que ses compagnons d’alors.


En parallèle à la sortie du film, le Jazz Club Etoile s’associe à Universal pour exposer une série de photos sur Gainsbourg.
Ce sont plus d’une vingtaine de photos représentant les scènes les plus saisissantes et symboliques du film qui seront exposées au Jazz Club Etoile, lieu incontournable du jazz à Paris depuis 1975.
L’exposition est organisée jusqu’au 14 février prochain et accompagnée de la musique du projet. Signée Olivier Daviaud, la bande originale du film reprend bien sûr les grands succès de l’artiste. Les morceaux sont chantés par les acteurs du film : Eric Elmosnino, qui incarne Serge, Laetitia Casta (B.B), Lucy Gordon, (Jane Birkin), Philippe Katherine ‘Boris Vian)…
De quoi rassembler les amateurs de musique et les cinéphiles parisiens en un même lieu et autour d’un intérêt commun l’univers de Serge Gainsbourg.
Du 12 Janvier au 14 Février 2010, au Jazz Club Etoile de l’hôtel Le Méridien – 81 boulevard Gouvion – 75017

En parallèle à la sortie du film « Invictus », une exposition retraçant la carrière d’acteur et de réalisateur de Clint Eastwood se déroule actuellement sur les Champs Elysées.
Plus de 40 clichés pour revivre les temps forts de son oeuvre, en mettant en lumière les rôles inoubliables qu’il a interprétés et l’incroyable diversité de ses films.

« Clint Eastwood : le cinéma en liberté », du 11 janvier au 5 février 2010 à Paris, Champs Elysées.

Illustrateur de génie, Robert Doisneau a su comme personne saisir l’anecdote inattendue qui donne tant de vie à ses photos, mais son œuvre est infiniment plus complexe.

Jeux africains, 1945 - Crédit photo : Atelier Robert Doisneau
L’exposition de la Fondation Cartier-Bresson propose une sélection d’une centaine d’épreuves originales. Les images présentées ont été réalisées entre 1930 et 1966 à Paris et dans sa banlieue. Cette relecture tend à montrer comment Robert Doisneau est passé « du métier à l’œuvre », avec une gravité insoupçonnée, en inscrivant sur la pellicule un monde dont il voulait prouver l’existence.
Robert Doisneau, Du métier à l’œuvre, à voir du 13 janvier au 18 avril, à la Fondation Cartier-Bresson, 2 impasse Lebouis, à Paris 14e.
Visiter le site de la Fondation

Il y a un souffle ardent dans les photos de Nick Brandt, quelque chose qui confine au sublime. Depuis une dizaine d’années, l’artiste anglais immortalise les animaux d’Afrique. Une vingtaine de ses plus beaux tirages noir et blanc sont exposés sur les murs de la A. Galerie. On y croise des éléphants en majesté, des lions crinière au vent, des singes malicieux, de vieux rhinocéros, qui évoluent des un décor prodigieux, fait de grands espaces verts, de ciels qui se déchirent, d’acacias imposants. Les contrastes sont magiques. Loin de toute mièvrerie, Nick Brandt photographie les créatures de la savane comme si il s’agissait d’êtres humains. Ces photos panoramiques d’animaux et de paysages évoquent une terre vierge et idyllique.
A voir : Nick Brandt « A Shadow Falls », A. Galerie, 12 rue Léonce-Reynaud, 75016 Paris. Exposition prolongée du 4 au 23 janvier 2010.
A lire : « L’Afrique au crépuscule« , La Martinière, 132 p, 39 €

Source : Le Figaro Magazine, Daphné Thiery

Pour la 2e fois, la Galerie de l’Instant propose l’exposition Photojournalistes, avec le travail de Callie Shell, dont le travail sur la campagne du candidat Obama fut publié par le Time Magazine.Eugene Richards, ses photos d’une pureté et d’une simplicité incroyables témoignent d’une réalité belle et violente. Steve McCurry, dont le portrait de la jeune afghane n’est plus à présenter.Ferdinando Scianna (photo), photographe italien, dont les séries mythiques avec son modèle fétiche, Marpessa, bouleversèrent le milieu de la mode, mêlant parfaitement la futilité et la légèreté à l’intensité de sa Sicile natale.
Stanley Greene, photoreporter engagé, témoin de conflits aux quatre coins du monde. Paolo Pellegrin, un des plus grands photographes actuels, membre de l’agence Magnum, et découvert via ses images de combats
Jusqu’au 30 Janvier, 46 rue de Poitou, 75003 Paris.

Depuis 2001, de nombreux journalistes, photographes et reporters ont été mobilisés pour rendre compte des événements, souvent violents, qui touchent ce pays, mais aussi de l’engagement des forces internationales ans l’OTAN, de la mobilisation des forces armées afghanes, des actions des Talibans… Au delà de leur travail de photoreporters de guerre et de leur participation à la couverture d’un conflit fortement médiatisé, ces hommes et ces femmes ont souhaité apporter un éclairage personnel sur des problématiques conomiques, sociales et humaines.
Le musée de l’Armée a souhaité dépasser les partis pris et les positions partisanes auxquels il est souvent difficiles d’échapper, en permettant au public de partager le regard de ceux et celles qui ont choisi de se plonger, sans préjugés, dans la réalité et l’actualité de ce pays. 170 photographies, pertinentes, captivantes, bouleversantes, et pour certaines d’une beauté rare et inédite, seront réparties en plusieurs séquences thématiques, alternant ou rapprochant les aspects civils et militaires : la chute des Talibans, les séquelles des guerres passées et la reconstruction du pays, la mosaïque ethnique, la vie quotidienne ancrées dans les traditions ancestrales et l’Islam, la condition particulière et difficile des femmes, la dureté des combats entre les troupes américaines et les Talibans – avec le reportage de Balazs Gardi dans la Korengal Valley, situé au coeur de l’exposition – les forces britanniques dans la province du Helmand, la participation et l’action des forces françaises avec l’aide de l’armée nationale afghane, et pour conclure un ensemble de photographies sur la société afghane d’aujourd’hui et ses espoirs.
Par ailleurs, l’exposition dévoilera un reportage exclusif d’Eric Bouvet, réalisé en juin 2009, sur le quotidien et les missions des soldats français.
- Exposition seule : 7 €
- Billet couplé exposition + musée : 10 €
- Gratuit pour les moins de 18 ans
Catalogue de l’exposition en vente à la librairie du musée de l’Armée : L’Afghanistan et nous, 2001-2009 , éditions Nicolas Chaudun, 256 pages, 171 photos, 27 €
(Source : http://www.invalides.org )

Après le Japon en 2008, c’est au tour de l’Iran et des pays arabes d’être mis en avant lors du Paris Photo qui se déroulera dans le prestigieux cadre du Carrousel du Louvre du 19 au 22 novembre. 101 exposants, dont 88 galeries et 13 éditeurs seront présents. Au total, 23 pays seront représentés. Véritable foire internationale de la photographie, Paris Photo s’est imposé comme un rendez-vous incontournables pour les photographes, collectionneurs et éditeurs venus de tous horizons.
Un prix, réservé aux artistes présenté par les galeries participante, sera remis le 18 novembre, lors du vernissage de l’événement. Il aura pour thème : « Quand avez-vous vécu pour la dernière fois une expérience unique ? ». En parallèle avec Paris Photo, de nombreuses expositions auront lieu dans la capitale. Novembre, c’est aussi le mois de la photo. Avec entre autres, Delpire & Cie, à la Maison européenne de la photographie, Palestine, la création dans tous ses états, à l’IMA (Institut du Monde Arabe), 150 ans de photographie iranienne (Musée du Quai Branly) ou Iran 1979-2009 : entre l’espoir et le chaos, 30 ans de photographie documentaire iranienne, à la Monnaie de Paris.
Prix d’entrée à Paris Photo : 15 € ; tarif réduit de 7,50 € réservé aux étudiants et aux groupes.
Pour plus d’informations, rendez vous sur le site internet






















