Damon Winter, photographe du New York Times a été récompensé lors du 22ème Visa pour l’image pour son travail sur le tremblement de terre en Haïti.
Une femme errant au milieu des décombres, des hommes levant les mains au ciel… Damon Winter a été le premier photographe du New York Times à découvrir le chaos provoqué par le tremblement de terre en Haïti. C’est pour son travail sur la catastrophe qui a ravagé l’île le 12 janvier 2010 qu’il s’est vu décerner la plus prestigieuse récompense de Visa pour l’image, le Visa d’or news.
Photographe pour le célèbre quotidien américain depuis 2007, Winter s’était déjà fait remarquer l’an dernier pour une série photo sur Barack Obama, le chef d’Etat américain. Il avait reçu le prix Pulitzer pour son reportage.
Le festival a récompensé Frédéric Sautereau du Visa d’or catégorie presse quotidienne. Le photographe des territoires palestiniens, a été distingué pour son travail sur la bande de Gaza et le Hamas. Quatre voyages auront été nécessaires pour constituer ce reportage, publié par le quotidien La Croix.
Le Visa d’or catégorie magazine a été remis à Stéphanie Sinclair. La photographe américaine de l’agence photo « VII » a été primée pour son reportage sur la polygamie chez les mormons américains.
3000 professionnels du photojournalisme ont participé à la 22ème édition du forum mondial du reportage en images. Les expositions resteront visibles jusqu’au 12 septembre.
Ahmad, 27 ans avec son fils. Il fait partie des brigades Ezzedine Al-Qassam, branche armée du Hamas. C’est un combattant. Il a été grièvement blessé le 26 juillet 2008 lors d’une opération israélienne, mais souhaite continuer à combattre. « Notre terre est sous occupation et c’est le droit de n’importe qui de résister à une occupation»



Le photographe français Bruno Serralongue parcourt le monde depuis près de 20 ans pour photographier les foules. Il couvre aussi bien des manifestations de soutien au Tibet, que de grands concerts festifs ou encore, l’anniversaire de l’indépendance du Kosovo.
Ce qui l’intéresse n’est pas le message politique de ces évènements, mais la manière dont l’information circule.
Le jeu de Paume lui consacre une grande rétrospective jusqu’au 5 septembre 2010.

© Bruno Serralongue
Photographe formé à la Villa Arson de Nice et à l’Ecole nationale de la Photographie d’Arles, Bruno Serralongue s’intéresse aux foules. Mais son œuvre n’est pas celle d’un photo-journaliste. Il s’agit plutôt d’enquête dans les coulisses de l’évènement pour comprendre comment l’information se forme et est transmise. Il sélectionne ces évènements partout dans le monde et voyage pour les couvrir. Une des séries les plus réussies est par exemple celle qui fixe les festivités du 1er anniversaire de l’indépendance du Kosovo en février 2009.
Dans la sélection de ses œuvres des années 2000 actuellement exposées au Jeu de Paume, des petites planches au fond blanc présentent les séries de photos liées à un évènement et explicitent les dates ainsi que les raisons du rassemblement que l’on peut observer sur les photos. Elles rappellent ainsi quels clichés ont été pris en même temps et autour de quel message. Mais la logique même de la rétrospective est toute différente : le photographe n’a pas hésité à démanteler ces séries pour retrouver 7 thématiques centrales à l’ensemble de son travail des dernières années : « répertoire de l’action collective », « conférences de presses », « rassemblements/assemblées », « manifestations », « feux d’artifices », « feux », « portraits » et « à lire ». Par exemple, dans les « feux », on trouvera aussi bien les machines enflammées par des salariés en grève qu’un foyer de réchauffement pour migrants à Calais.
A travers ses nombreuses et immenses scènes de foules et ses portraits qui semblent tirer un représentant du mouvement hors du contexte (comme le fan de Johnny s’étant déplacé jusqu’à Los Angeles pour voir la star que l’on voit sur l’affiche de l’expo), Serralongue interroge la manière dont l’information est faite, dont elle se transmet, et le rôle qu’elle joue dans nos communautés aujourd’hui bien souvent désœuvrées.
Bruno Serralongue « Feux de camp », jusqu’au 5 septembre 2010
Jeu de Paume, 1, place de la Concorde, 75008 Paris
M° 1, 8, 12 : arrêt Concorde
Ouverture le Mardi (nocturne) : 12h à 21h, du Mercredi au vendredi de 12h à 19h, Samedi et dimanche : 10h à 19h, Fermeture le lundi
Tarifs : 5 à 7 €, les le dernier mardi du mois, de 17h à 21h : entrée gratuite pour les étudiants et les moins de 26 ans.
Source : http://www.laboiteasorties.com

Visa pour l’image, qui a lieu tous les ans à Perpignan, est le le rendez-vous exceptionnel des amoureux de la photographie. Le festival réunit des milliers de visiteurs autour d’une même passion. Explorez les expositions réparties dans toute la ville et découvrez de saisissants reportages, réalisés par des photojournalistes du monde entier. Assistez aux soirées-projections en plein air dans le somptueux cadre médiéval du cloître du Campo Santo ; participez aux colloques et rencontres ; rendez-vous aux stands des agences et des grandes marques de la technologie photographique.
Expositions
Du 28 août au 12 septembre 2010.
Les expositions – reportages ou anthologies d’un photographe – abordent une grande diversité de sujets : guerre, nature, environnement, populations, religions, faits de société et grands fléaux de notre époque.
Soirées de projection
Les soirées de Visa pour l’Image au Campo Santo retracent les événements les plus marquants de l’année écoulée et présentent des reportages sur de nombreux sujets (faits de société, conflits…), sujets dont on parle et sujets que l’on tait.
Rencontres
Perpignan constitue un forum de discussion pour les professionnels qui peuvent évoquer leurs problèmes et débattre des questions de production et d’utilisation d’images, et de l’avenir de la profession. De nombreux sujets sont abordés lors du colloque et des rencontres avec les photographes.
Visa pour l’image est devenu au fil des années le lieu incournable du photojournalisme. Il permet aussi à des professionnels de la presse venus du monde entier de se rencontrer et d’échanger.
Toutes les infos sur http://www.visapourlimage.com

Cet automne, saison photographique par excellence, les clichés s’exposent, beaux et nombreux, dans les galeries, les parcs et les musées. Découvrez notre sélection des expos à ne pas manquer et deux nouveaux lieux inaugurés en septembre.
- Deux guest-stars chez Polka : Peter Lindbergh, le photographe de mode qui a shooté et propulsé sur le devant de la scène les plus célèbres tops des années 1980 (Linda, Naomi, Cindy…), et Stanley Greene, grand reporter, l’un des plus doués de sa génération, qui dévoile son expo intitulée Enfer et Paradis. Tout un programme. Du 10 septembre au 10 novembre, Galerie Polka.
- Pierre et Alexandra Boulat, 100 photos pour la liberté de la presse (avec Reporters sans frontières). Double hommage au père et à la fille, disparue trop tôt, en 2007. Deux pointures du photojournalisme. Du 9 septembre au 27 février 2011, Petit Palais.
- André Kertész. Première rétrospective en Europe consacrée à ce maître du XXè siècle (né à Budapest en 1894) qui a dédié tous ses négatifs à l’Etat français. Un événement. Du 28 septembre au 6 février 2011, Jeu de Paume (Concorde).
- Harry Callahan. Une centaine de tirages en noir et blanc du photographe américain (1912-1999) permettra de découvrir les thèmes de prédilection du photographe – la ville, sa famille et la nature, trois axes intimement liés à sa vie personnelle. Du 8 septembre au 19 décembre, fondation Henri Cartier-Bresson, à l’occasion du Mois de la photo.
- La France de Depardon. Un tour de France en 36 tirages très grand format qui rendent hommage aux influences du photographe-cinéaste (Walker Evans et Paul Strand). Du 30 septembre au 9 janvier 2011, BNF François-Mitterrand.
- Reza. 22 portraits en grand format du photoreporter qui parcourt le monde depuis 30 ans. Baptisée Une terre, une famille, l’expo se déploie sur la totalité du parc de la Villette. Une fresque monumentale composée par les visages photographiés lors de ses nombreux voyages, du Rwanda au Cambodge, du Caire à la Mongolie. Du 16 septembre au 3 janvier 2011, La Villette.
Deux nouveaux lieux
- Le BAL dédié à l’image-document ouvrira ses portes à Paris le 18 septembre, près de la place de Clichy, dans une salle de bal des années folles rénovée. Du 18 septembre au 19 décembre, le BAL présentera son exposition inaugurale : ANONYMES, réunissant les oeuvres de dix photographes et cinéastes de renom interrogeant la représentation possible de la notion d’anonymat avec, au coeur du sujet, le continent nord-américain : Walker Evans, Chauncey Hare, Standish Lawder, Lewis Baltz, Anthony Hernandez, Sharon Lockhart, Jeff Wall, Bruce Gilden. Le BAL est un projet de l’Association des amis de Magnum Photo, présidée par Raymond Depardon et dirigée par Diane Dufour. www.le-bal.fr
- L’agence et galerie Vu déménage et s’installe au coeur de la Nouvelle Athènes (9e arrondissement), dans l’ancien hôtel particulier du peintre Paul Delaroche. La première expo dans ce bel écrin historique sera dédiée à Jean-Christian Bourcart (prix Niépce 2010). Du 24 septembre au 30 octobre. www.galerievu.com.
Un nouveau festival
Au coeur du Marais, PHOTOCOLLECTION accueille 16 auteurs et une série de rencontres-débats. L’ »objectif » : faciliter la vente et l’achat de photos – en conseillant les collectionneurs débutants – tout en faisant connaître de jeunes talents. À découvrir : les travaux de Marc Meininger, Gilles Picarel, René Tanguy, Stéphane Houari, Irène Jonas, Marthe Lemelle, Isabelle Levistre, Eva Mayer, Alexandra Wolf… Du 16 septembre au 16 octobre, Centre Iris.
- Et aussi : Gilles Caron, du 9 septembre au 16 octobre chez Thierry Marlat ; un hommage en images à Jimi Hendrix le 15 septembre à la boutique Renoma, à l’occasion de la célébration des 40 ans de sa mort (dix photographes dont Alain Dister, Claude Gassian…) ; Yul Brynner, acteur et photographe, du 29 septembre au 23 octobre à la galerie du passage ; Kimiko Yoshida et Fabien Chalon, du 8 septembre au 31 octobre, à la Maison européenne de la photographie ; carte blanche à Patrick Tourneboeuf (Tendance Floue) du 2 au 19 septembre, au théâtre de l’Odéon…
Source : Marie Audran, http://www.lepoint.fr

Le nouvel album de Reporters Sans Frontières sortira le 9 septembre. À l’honneur, les Boulat, père et fille.
Vingt-cinq ans que Reporters Sans Frontières lutte en faveur de la liberté de la presse a travers le monde. Pour célébrer cette date anniversaire, une exposition aura lieu en parallèle au Petit Palais, à Paris, du 9 septembre au 27 février 2010. Elle rassemblera les cent images publiées dans le numéro 34 de la collection 100 photos pour la liberté de la presse.
Co-fondatrice de l’agence VII, auréolée de nombreux prix pour ses reportages en zones de conflits, Alexandra Boulat, décédée en 2007, était la fille de Pierre Boulat, illustre photojournaliste. Ce dernier collabore longtemps avec le prestigieux magazine américain Life avant de s’épanouir au sein de Paris Match, à l’époque où l’hebdomadaire français publiait de nombreux grands reportages. Dans un bel hommage, la femme du défunt photographe, Annie Boulat, témoigne de deux univers très opposés. Celui de son mari s’évertuait à raconter « des histoires d’un monde qui retrouve la joie de vivre et se reconstruit. » L’œuvre de sa fille, en revanche, nous montre « le côté le plus noir de l’humanité et tente d’y trouver une lumière. » Avant de conclure : « Les regards de Pierre et d’Alexandra se croisent et se retrouvent dans la même volonté de voir et de partager. » À lire également, un superbe texte de Florence Aubenas, grand reporter au Nouvel Observateur.
Elle rend hommage à la famille Boulat dans la préface de l’album. Parle des difficultés du métier de reporter de guerre, constamment en proie au doute. Surtout, la présence d’Aubenas, retenue captive en Irak pendant de longs mois, fait écho à la situation des deux journalistes de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, otages des Talibans en Afghanistan depuis 217 jours.
100 photos de Pierre et Alexandra Boulat pour la liberté de la presse
Éditions RSF
9,90 €
Source : http://www.lemondedelaphoto.com, Benjamin Favier

Rick Norsigian peut se frotter les mains : des négatifs qu’il avait achetés au détour d’une brocante il y a dix ans pour 45 dollars en valent aujourd’hui 200 millions. L’histoire commence dans un vide-greniers à Fresno, une ville californienne située à 260 km au sud de San Francisco, où cet Américain achète pour une poignée de dollars une boîte remplie de négatifs photographiques sur plaques de verre.
Artiste, Rick Norsigian développe les photos et leur trouve une ressemblance frappante avec l’oeuvre d’Ansel Adams (1902-1984), célèbre pour ses photos en noir et blanc de l’ouest américain, et notamment du parc national de Yosemite, situé dans les montagnes de la Sierra Nevada. Dès lors, Norsigian n’aura de cesse d’essayer de prouver que les négatifs sont bien d’Adams, mais le processus va prendre plusieurs années.
«Il n’y a pas d’autorité officielle qui puisse authentifier des photographies, contrairement aux peintures, et il n’y a pas de signature qui lie l’œuvre à l’artiste», explique dans un communiqué l’avocat de Rick Norsigian, Arnold Peter, qui a piloté le travail d’authentification. Des experts de plusieurs horizons ont donc été convoqués, fournissant peu à peu un faisceau de preuves qui a permis d’attribuer définitivement les clichés au célèbre photographe, dont 5.000 négatifs – un tiers de son œuvre de jeunesse – avaient disparu en 1937 dans l’incendie de sa chambre noire.
Parmi les spécialistes, un graphologue a par exemple pu déterminer que l’écriture figurant sur les enveloppes qui abritaient les négatifs était celle de la femme du photographe. Un météorologue a également comparé une photo d’Adams déjà connue et un négatif du même paysage, et découvert, grâce aux nuages, à la neige et à l’ombre portée d’un arbre, que les deux clichés avaient été pris le même jour…
Le galeriste David Streets, qui a accueilli mardi la présentation des travaux d’authentification dans sa galerie de Beverly Hills, à l’ouest de Los Angeles, a estimé la valeur des plaques à plus de 200 millions de dollars. «Sur la plupart des clichés, les compositions sont pratiquement impeccables, réalisées par un photographe de talent et à la vision singulière», a souligné l’un des experts sollicités.
L’histoire ne dit toutefois pas si Rick Norsigian recherchera avec la même persévérance l’homme qui lui a vendu les négatifs il y a dix ans, afin de partager avec lui le butin.
Source : Le Figao, http://www.lefigaro.fr

Le festival de photojournalisme Visa pour l’Image, du 30 août au 5 septembre 2010 à Perpignan, entend dénoncer le recours excessif aux logiciels de retouche qui dénature l’authenticité des images.
Pour la 22e édition de cette grand-messe mondiale du reportage, les organisateurs veulent plus que jamais défendre la profession dont « la production se réduit de mois en mois et de jour en jour », selon Jean-François Leroy, directeur général du Festival.
Ce dernier dénonce « l’overphotoshopping » (surutilisation de Photoshop) qui « travestit, déforme de plus en plus la réalité ». « Certains photographes ne se rendent pas compte qu’ils se tirent une balle dans le pied quand leurs photos sont plus éclatantes que la page de publicité qui côtoie leurs images », a-t-il dénoncé mardi en présentant le Festival.
Il a fustigé « ce qui aurait dû être une simple aide qui est devenu un passage obligé (…) On accentue à l’excès, on dramatise les nuages, on joue avec les couleurs, et la réalité dans tout ça », s’est insurgé Jean-François Leroy.
« Vous connaissiez le ciel violet et les nuages roses de Haïti après le séisme, des gravats si blancs qu’ils en deviennent éblouissants, eh bien non en vrai leur ciel est gris et les gravats sont ternes ».
« On exigera désormais pour les expositions de Visa les fichiers numériques originaux », a-t-il dit.
La profession subit de plein fouet les conséquences de l’arrivée de « la photographie numérique qui supprime tout recul », a rappelé Jean-Paul Griolet, président de Visa pour l’Image.
Parmi les nouveautés, sera mis en place « +Visa Transmission+, un lieu d’échanges, de rencontres, mais surtout de passage de témoins », a expliqué M. Leroy. Le photojournalisme est aussi « un savoir-faire » et « il est grand temps de faire savoir ce savoir-faire et les valeurs communes qu’il véhicule », a-t-il dit.
A l’instar des précédentes éditions, Visa proposera une trentaine d’expositions, des soirées de projections et une table ronde réunissant photographes, responsables éditoriaux et commerciaux, chercheurs et universitaires. « Les échanges s’organiseront autour de photographies +qui posent problème+ », a souligné Jean Lelièvre, organisateur des débats.
Parmi les expositions phares, celle de William Albert Allard (National Geographic), pionnier de la couleur, qui présentera une sélection de ses cinquante années de reportages. Grégoire Korganow a découvert le SMUR 95 (SAMU) en étant victime d’un accident de moto. Il y a consacré ensuite plusieurs journées de reportage.
Les travaux de deux photographes de l’Agence-France Presse sont également à l’honneur, ceux d’Olivier Laban-Mattéi sur les hommes et femmes luttant pour leur survie dans des pays sinistrés par des guerres, des dictatures ou des catastrophes naturelles et une sélection d’images de Roberto Schmidt.
Stéphanie Sinclair montrera quant à elle un travail de longue haleine sur la polygamie aux Etats Unis, en particulier dans une secte mormone des plus fermées. Visa proposera aussi la première rétrospective de l’oeuvre de Kazuyoshi Nomachi, consacrée aux pèlerinages sur différentes continents.
Le festival décernera sept prix, dont les Visa d’or news, magazine et presse quotidienne.
La 21e édition en 2008 avait totalisé quelque 190.000 entrées et accueilli près de 3.000 professionnels.
Source : http://bonjour.news352.lu




