Publié le 8th février 2010


Célèbre photographe américain, disciple d’Eugène Smith, Stanley Greene revient ici sur sa carrière : de la photo de mode au reportage de guerre (Soudan, Rwanda, Tchétchénie, Afghanistan, Irak) en passant par des photos plus personnelles. Ses commentaires en « voix-off » nous éclairent sur sa pratique et rappellent que le professionnel et le personnel se tressent l’un à l’autre pour dessiner une approche du monde et de ses fracas, un regard sur les individus qui le peuplent.

Livrer ainsi son journal intime était un pari risqué. S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement, ses doutes et ses peurs, ses interrogations sur la motivation de la violence et la notion de courage, son quotidien chaotique, l’amour et les séparations. Avec sincérité. Composé de courts récits où les images privées cohabitent avec les documents les plus durs sur la Tchétchénie ou le Rwanda, ce livre offre une passionnante introspection.

Broché :  200 pages

Editeur :  Textuel

Prix : 45€ chez amazon

Un commentaire to “ « Black Passport » – Stanley Greene ”

  • PAD dit :

    « [...] S’il est réussi c’est que Stanley Greene ne joue pas les héros, n’accumule pas les superlatifs sur l’horreur ou le danger, mais raconte simplement [...] »

    En ces temps où, quelques semaines auparavant (mais l’actualité moderne cultivant habilement l’Halzeimer de la société, on l’a déjà sûrement tous oublié), l’armada journalistique américano-CNNienne réécrit l’histoire en direct en mettant en scène (à faire pâlir Jerry Bruckheimer) ses journalistes dans des opérations de sauvetage, c’est effectivement une très bonne chose que des « professionnels simples » (et non des « simples professionnels », nuance) contribuent à remettre les pendules à l’heure…et le journalisme à sa place.

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