Le photographe français Bruno Serralongue parcourt le monde depuis près de 20 ans pour photographier les foules. Il couvre aussi bien des manifestations de soutien au Tibet, que de grands concerts festifs ou encore, l’anniversaire de l’indépendance du Kosovo.
Ce qui l’intéresse n’est pas le message politique de ces évènements, mais la manière dont l’information circule.
Le jeu de Paume lui consacre une grande rétrospective jusqu’au 5 septembre 2010.

© Bruno Serralongue
Photographe formé à la Villa Arson de Nice et à l’Ecole nationale de la Photographie d’Arles, Bruno Serralongue s’intéresse aux foules. Mais son œuvre n’est pas celle d’un photo-journaliste. Il s’agit plutôt d’enquête dans les coulisses de l’évènement pour comprendre comment l’information se forme et est transmise. Il sélectionne ces évènements partout dans le monde et voyage pour les couvrir. Une des séries les plus réussies est par exemple celle qui fixe les festivités du 1er anniversaire de l’indépendance du Kosovo en février 2009.
Dans la sélection de ses œuvres des années 2000 actuellement exposées au Jeu de Paume, des petites planches au fond blanc présentent les séries de photos liées à un évènement et explicitent les dates ainsi que les raisons du rassemblement que l’on peut observer sur les photos. Elles rappellent ainsi quels clichés ont été pris en même temps et autour de quel message. Mais la logique même de la rétrospective est toute différente : le photographe n’a pas hésité à démanteler ces séries pour retrouver 7 thématiques centrales à l’ensemble de son travail des dernières années : « répertoire de l’action collective », « conférences de presses », « rassemblements/assemblées », « manifestations », « feux d’artifices », « feux », « portraits » et « à lire ». Par exemple, dans les « feux », on trouvera aussi bien les machines enflammées par des salariés en grève qu’un foyer de réchauffement pour migrants à Calais.
A travers ses nombreuses et immenses scènes de foules et ses portraits qui semblent tirer un représentant du mouvement hors du contexte (comme le fan de Johnny s’étant déplacé jusqu’à Los Angeles pour voir la star que l’on voit sur l’affiche de l’expo), Serralongue interroge la manière dont l’information est faite, dont elle se transmet, et le rôle qu’elle joue dans nos communautés aujourd’hui bien souvent désœuvrées.
Bruno Serralongue « Feux de camp », jusqu’au 5 septembre 2010
Jeu de Paume, 1, place de la Concorde, 75008 Paris
M° 1, 8, 12 : arrêt Concorde
Ouverture le Mardi (nocturne) : 12h à 21h, du Mercredi au vendredi de 12h à 19h, Samedi et dimanche : 10h à 19h, Fermeture le lundi
Tarifs : 5 à 7 €, les le dernier mardi du mois, de 17h à 21h : entrée gratuite pour les étudiants et les moins de 26 ans.
Source : http://www.laboiteasorties.com



Visa pour l’image, qui a lieu tous les ans à Perpignan, est le le rendez-vous exceptionnel des amoureux de la photographie. Le festival réunit des milliers de visiteurs autour d’une même passion. Explorez les expositions réparties dans toute la ville et découvrez de saisissants reportages, réalisés par des photojournalistes du monde entier. Assistez aux soirées-projections en plein air dans le somptueux cadre médiéval du cloître du Campo Santo ; participez aux colloques et rencontres ; rendez-vous aux stands des agences et des grandes marques de la technologie photographique.
Expositions
Du 28 août au 12 septembre 2010.
Les expositions – reportages ou anthologies d’un photographe – abordent une grande diversité de sujets : guerre, nature, environnement, populations, religions, faits de société et grands fléaux de notre époque.
Soirées de projection
Les soirées de Visa pour l’Image au Campo Santo retracent les événements les plus marquants de l’année écoulée et présentent des reportages sur de nombreux sujets (faits de société, conflits…), sujets dont on parle et sujets que l’on tait.
Rencontres
Perpignan constitue un forum de discussion pour les professionnels qui peuvent évoquer leurs problèmes et débattre des questions de production et d’utilisation d’images, et de l’avenir de la profession. De nombreux sujets sont abordés lors du colloque et des rencontres avec les photographes.
Visa pour l’image est devenu au fil des années le lieu incournable du photojournalisme. Il permet aussi à des professionnels de la presse venus du monde entier de se rencontrer et d’échanger.
Toutes les infos sur http://www.visapourlimage.com

Cet automne, saison photographique par excellence, les clichés s’exposent, beaux et nombreux, dans les galeries, les parcs et les musées. Découvrez notre sélection des expos à ne pas manquer et deux nouveaux lieux inaugurés en septembre.
- Deux guest-stars chez Polka : Peter Lindbergh, le photographe de mode qui a shooté et propulsé sur le devant de la scène les plus célèbres tops des années 1980 (Linda, Naomi, Cindy…), et Stanley Greene, grand reporter, l’un des plus doués de sa génération, qui dévoile son expo intitulée Enfer et Paradis. Tout un programme. Du 10 septembre au 10 novembre, Galerie Polka.
- Pierre et Alexandra Boulat, 100 photos pour la liberté de la presse (avec Reporters sans frontières). Double hommage au père et à la fille, disparue trop tôt, en 2007. Deux pointures du photojournalisme. Du 9 septembre au 27 février 2011, Petit Palais.
- André Kertész. Première rétrospective en Europe consacrée à ce maître du XXè siècle (né à Budapest en 1894) qui a dédié tous ses négatifs à l’Etat français. Un événement. Du 28 septembre au 6 février 2011, Jeu de Paume (Concorde).
- Harry Callahan. Une centaine de tirages en noir et blanc du photographe américain (1912-1999) permettra de découvrir les thèmes de prédilection du photographe – la ville, sa famille et la nature, trois axes intimement liés à sa vie personnelle. Du 8 septembre au 19 décembre, fondation Henri Cartier-Bresson, à l’occasion du Mois de la photo.
- La France de Depardon. Un tour de France en 36 tirages très grand format qui rendent hommage aux influences du photographe-cinéaste (Walker Evans et Paul Strand). Du 30 septembre au 9 janvier 2011, BNF François-Mitterrand.
- Reza. 22 portraits en grand format du photoreporter qui parcourt le monde depuis 30 ans. Baptisée Une terre, une famille, l’expo se déploie sur la totalité du parc de la Villette. Une fresque monumentale composée par les visages photographiés lors de ses nombreux voyages, du Rwanda au Cambodge, du Caire à la Mongolie. Du 16 septembre au 3 janvier 2011, La Villette.
Deux nouveaux lieux
- Le BAL dédié à l’image-document ouvrira ses portes à Paris le 18 septembre, près de la place de Clichy, dans une salle de bal des années folles rénovée. Du 18 septembre au 19 décembre, le BAL présentera son exposition inaugurale : ANONYMES, réunissant les oeuvres de dix photographes et cinéastes de renom interrogeant la représentation possible de la notion d’anonymat avec, au coeur du sujet, le continent nord-américain : Walker Evans, Chauncey Hare, Standish Lawder, Lewis Baltz, Anthony Hernandez, Sharon Lockhart, Jeff Wall, Bruce Gilden. Le BAL est un projet de l’Association des amis de Magnum Photo, présidée par Raymond Depardon et dirigée par Diane Dufour. www.le-bal.fr
- L’agence et galerie Vu déménage et s’installe au coeur de la Nouvelle Athènes (9e arrondissement), dans l’ancien hôtel particulier du peintre Paul Delaroche. La première expo dans ce bel écrin historique sera dédiée à Jean-Christian Bourcart (prix Niépce 2010). Du 24 septembre au 30 octobre. www.galerievu.com.
Un nouveau festival
Au coeur du Marais, PHOTOCOLLECTION accueille 16 auteurs et une série de rencontres-débats. L’ »objectif » : faciliter la vente et l’achat de photos – en conseillant les collectionneurs débutants – tout en faisant connaître de jeunes talents. À découvrir : les travaux de Marc Meininger, Gilles Picarel, René Tanguy, Stéphane Houari, Irène Jonas, Marthe Lemelle, Isabelle Levistre, Eva Mayer, Alexandra Wolf… Du 16 septembre au 16 octobre, Centre Iris.
- Et aussi : Gilles Caron, du 9 septembre au 16 octobre chez Thierry Marlat ; un hommage en images à Jimi Hendrix le 15 septembre à la boutique Renoma, à l’occasion de la célébration des 40 ans de sa mort (dix photographes dont Alain Dister, Claude Gassian…) ; Yul Brynner, acteur et photographe, du 29 septembre au 23 octobre à la galerie du passage ; Kimiko Yoshida et Fabien Chalon, du 8 septembre au 31 octobre, à la Maison européenne de la photographie ; carte blanche à Patrick Tourneboeuf (Tendance Floue) du 2 au 19 septembre, au théâtre de l’Odéon…
Source : Marie Audran, http://www.lepoint.fr

Le nouvel album de Reporters Sans Frontières sortira le 9 septembre. À l’honneur, les Boulat, père et fille.
Vingt-cinq ans que Reporters Sans Frontières lutte en faveur de la liberté de la presse a travers le monde. Pour célébrer cette date anniversaire, une exposition aura lieu en parallèle au Petit Palais, à Paris, du 9 septembre au 27 février 2010. Elle rassemblera les cent images publiées dans le numéro 34 de la collection 100 photos pour la liberté de la presse.
Co-fondatrice de l’agence VII, auréolée de nombreux prix pour ses reportages en zones de conflits, Alexandra Boulat, décédée en 2007, était la fille de Pierre Boulat, illustre photojournaliste. Ce dernier collabore longtemps avec le prestigieux magazine américain Life avant de s’épanouir au sein de Paris Match, à l’époque où l’hebdomadaire français publiait de nombreux grands reportages. Dans un bel hommage, la femme du défunt photographe, Annie Boulat, témoigne de deux univers très opposés. Celui de son mari s’évertuait à raconter « des histoires d’un monde qui retrouve la joie de vivre et se reconstruit. » L’œuvre de sa fille, en revanche, nous montre « le côté le plus noir de l’humanité et tente d’y trouver une lumière. » Avant de conclure : « Les regards de Pierre et d’Alexandra se croisent et se retrouvent dans la même volonté de voir et de partager. » À lire également, un superbe texte de Florence Aubenas, grand reporter au Nouvel Observateur.
Elle rend hommage à la famille Boulat dans la préface de l’album. Parle des difficultés du métier de reporter de guerre, constamment en proie au doute. Surtout, la présence d’Aubenas, retenue captive en Irak pendant de longs mois, fait écho à la situation des deux journalistes de France 3, Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, otages des Talibans en Afghanistan depuis 217 jours.
100 photos de Pierre et Alexandra Boulat pour la liberté de la presse
Éditions RSF
9,90 €
Source : http://www.lemondedelaphoto.com, Benjamin Favier

Rick Norsigian peut se frotter les mains : des négatifs qu’il avait achetés au détour d’une brocante il y a dix ans pour 45 dollars en valent aujourd’hui 200 millions. L’histoire commence dans un vide-greniers à Fresno, une ville californienne située à 260 km au sud de San Francisco, où cet Américain achète pour une poignée de dollars une boîte remplie de négatifs photographiques sur plaques de verre.
Artiste, Rick Norsigian développe les photos et leur trouve une ressemblance frappante avec l’oeuvre d’Ansel Adams (1902-1984), célèbre pour ses photos en noir et blanc de l’ouest américain, et notamment du parc national de Yosemite, situé dans les montagnes de la Sierra Nevada. Dès lors, Norsigian n’aura de cesse d’essayer de prouver que les négatifs sont bien d’Adams, mais le processus va prendre plusieurs années.
«Il n’y a pas d’autorité officielle qui puisse authentifier des photographies, contrairement aux peintures, et il n’y a pas de signature qui lie l’œuvre à l’artiste», explique dans un communiqué l’avocat de Rick Norsigian, Arnold Peter, qui a piloté le travail d’authentification. Des experts de plusieurs horizons ont donc été convoqués, fournissant peu à peu un faisceau de preuves qui a permis d’attribuer définitivement les clichés au célèbre photographe, dont 5.000 négatifs – un tiers de son œuvre de jeunesse – avaient disparu en 1937 dans l’incendie de sa chambre noire.
Parmi les spécialistes, un graphologue a par exemple pu déterminer que l’écriture figurant sur les enveloppes qui abritaient les négatifs était celle de la femme du photographe. Un météorologue a également comparé une photo d’Adams déjà connue et un négatif du même paysage, et découvert, grâce aux nuages, à la neige et à l’ombre portée d’un arbre, que les deux clichés avaient été pris le même jour…
Le galeriste David Streets, qui a accueilli mardi la présentation des travaux d’authentification dans sa galerie de Beverly Hills, à l’ouest de Los Angeles, a estimé la valeur des plaques à plus de 200 millions de dollars. «Sur la plupart des clichés, les compositions sont pratiquement impeccables, réalisées par un photographe de talent et à la vision singulière», a souligné l’un des experts sollicités.
L’histoire ne dit toutefois pas si Rick Norsigian recherchera avec la même persévérance l’homme qui lui a vendu les négatifs il y a dix ans, afin de partager avec lui le butin.
Source : Le Figao, http://www.lefigaro.fr

Jusqu’au 31 juillet, sur l’invitation de l’association Argian, cinq reporters photographes installés au Pays Basque exposent leurs clichés. À la prison des évêques, le visiteur peut voyager au Nicaragua, dans le Sahara, et au Pays Basque, grâce aux photographies d’Angela Mejias, Jacques Pavlovsky, Daniel Velez, et Gaizka Iroz. Plus bas, au 7 rue de la Citadelle, Christiane Geslin nous transporte au cœur de l’Himalaya.
L’espagnole Angela Mejias a été correspondante de l’Agence France Presse, et a collaboré avec les journaux « El Wattan », « l’Observateur », « le Monde diplomatique » et « Libération ». Aujourd’hui, elle travaille pour les quotidiens locaux « Sud Ouest », « Egin », « Egunkaria »… Elle présente ici ses photos en noir et blanc de la vie quotidienne au Nicaragua comme ces chiffonniers de la décharge municipale de Managua.
Jacques Pavlovsky, d’origine luzienne, était photojournaliste de l’agence de presse Sygma à Paris. Il a parcouru le monde pour couvrir de nombreux sujets d’actualité. Il expose ses photos, en noir et blanc, de femmes du Front Polisario, mouvement politique et armé du Sahara occidental.
Daniel Velez, lui aussi d’origine luzienne, a collaboré avec le journal « l’Equipe » puis avec le « Sud Ouest » où il travaillait comme reporter photographe. Puis il a été, pendant plus de dix ans, correspondant de l’AFP. Ses photos exposées sont autant de témoignages des mœurs basques des années 70 à nos jours.
Le Bayonnais Gaizka Iroz a longtemps travaillé en tant que moniteur d’escalade et canyoning, sans mettre de côté la photographie qu’il pratique depuis son bac. Il contribue au journal du Pays Basque et collabore régulièrement avec « Gara », « Berria », « Pays Basque Magazine »… et dernièrement l’AFP. Comme Daniel Velez, il présente ses instantanés de la vie au Pays Basque : la mascarade, les manifestations et fêtes locales.
Enfin, Christiane Geslin, d’origine normande, a pour passion la marche et la montagne qui l’ont conduite à travers les Pyrénées mais surtout dans de nombreux endroits du globe : l’Himalaya et le Népal en particulier, puis l’Islande, le Groenland, le Pérou, l’Ile de la Réunion et dernièrement la Birmanie ! Le Mustang et le Dolpo, thèmes de cette exposition, restent pour elle des découvertes exceptionnelles, terres quasiment ignorées entre Népal et Tibet.

Derrière l’objectif est une collection sur la photographie fondée sur une idée : demander à un grand photographe de choisir une centaine de ses propres photos et de livrer une série de commentaires personnels qui définissent la valeur artistique de son travail. Et, tout en indiquant les éléments de réflexion qui l’ont conduit à tel cadrage, telle composition, tel éclairage et bien sûr tel sujet, de dégager le fil rouge qui sous-tend son oeuvre.
Né en 1952, Eric Valli a exercé la profession d’ébéniste. Epris d’aventure, il décide à l’âge de 18 ans de tout abandonner pour vivre sa passion des grands espaces. Il sillonne l’Afghanistan à cheval puis s’installe à Katmandou, au Népal, au milieu des années 1970. Grand connaisseur des pays de l’Himalaya, il devient l’un des plus grands photographes et documentaristes de cette région.
Ses collaborations régulières avec les magazines Géo, National Géographic, Sunday Times, Smithsonian, Life ou encore Paris Match, lui valent une réputation internationale.
L’ouvrage qui l’a fait connaître du grand public Chasseurs de miel, est paru en 1991. Puis Chasseurs des ténèbre en 1998 l’a définitivement classé parmi les plus grands.
Eric Valli a réalisé plusieurs documentaires et deux films de fiction dont le célèbre Himalaya, l’enfance d’un chef en 1997, qui remporta un très grand succès avec plus de 2,5 millions de spectateurs.
Aujourd’hui, il partage son temps entre Paris et les pays himalayens où il a rencontré et découvert des habitants fascinants.
19,5 x 25 cm, 160 p.
Paru le 25/03/2010
23.75€ sur Amazon

Entre New York et le Japon, Ethan Levitas creuse l’appartenance et l’individualité. Né en 1971 et diplômé de l’université de Cornell, son travail s’inscrit dans la durée, et émerge d’un véritable plongeon dans les univers qu’il photographie. En découle une rigueur presque maladive dès qu’il s’agit de son oeuvre, un profond respect pour ses photographies, et avant tout pour les personnes d’ici et d’ailleurs dont il a pu pénétrer l’histoire et figer l’expression. De ses nombreux séjours au Japon, où il a vécu et même enseigné, il nous rapporte des séries d’une singularité et d’un esthétisme époustouflants. Et il parvient à sublimer un sujet à première vue aussi banal que le métro new-yorkais. Ethan Levitas est en outre portraitiste pour la revue américaine « The New Yorker ».

Steve McCURRY né a Philadelphie en 1950, s’est fait remarquer en 1979 par son reportage photo réalisé en Afghanistan.
Son sens des couleurs, de la lumière, sa sensibilité et sa poésie ont porté son œuvre bien au delà des frontières journalistiques, pour devenir une référence en photographie contemporaine.
Bylakuppe, Inde, 2001. Ici le regard est photographié, mais la composition de l’ensemble, couleurs très douces et arme à la main, est d’autant plus évocatrice
Exposition « Le Regard des Autres » de Steve McCurry
Jusqu’au 31 juillet
35 rue Guénégaud 75006
Du mardi au samedi de 10h à 19h
www.artchic.com

Le festival de photojournalisme Visa pour l’Image, du 30 août au 5 septembre 2010 à Perpignan, entend dénoncer le recours excessif aux logiciels de retouche qui dénature l’authenticité des images.
Pour la 22e édition de cette grand-messe mondiale du reportage, les organisateurs veulent plus que jamais défendre la profession dont « la production se réduit de mois en mois et de jour en jour », selon Jean-François Leroy, directeur général du Festival.
Ce dernier dénonce « l’overphotoshopping » (surutilisation de Photoshop) qui « travestit, déforme de plus en plus la réalité ». « Certains photographes ne se rendent pas compte qu’ils se tirent une balle dans le pied quand leurs photos sont plus éclatantes que la page de publicité qui côtoie leurs images », a-t-il dénoncé mardi en présentant le Festival.
Il a fustigé « ce qui aurait dû être une simple aide qui est devenu un passage obligé (…) On accentue à l’excès, on dramatise les nuages, on joue avec les couleurs, et la réalité dans tout ça », s’est insurgé Jean-François Leroy.
« Vous connaissiez le ciel violet et les nuages roses de Haïti après le séisme, des gravats si blancs qu’ils en deviennent éblouissants, eh bien non en vrai leur ciel est gris et les gravats sont ternes ».
« On exigera désormais pour les expositions de Visa les fichiers numériques originaux », a-t-il dit.
La profession subit de plein fouet les conséquences de l’arrivée de « la photographie numérique qui supprime tout recul », a rappelé Jean-Paul Griolet, président de Visa pour l’Image.
Parmi les nouveautés, sera mis en place « +Visa Transmission+, un lieu d’échanges, de rencontres, mais surtout de passage de témoins », a expliqué M. Leroy. Le photojournalisme est aussi « un savoir-faire » et « il est grand temps de faire savoir ce savoir-faire et les valeurs communes qu’il véhicule », a-t-il dit.
A l’instar des précédentes éditions, Visa proposera une trentaine d’expositions, des soirées de projections et une table ronde réunissant photographes, responsables éditoriaux et commerciaux, chercheurs et universitaires. « Les échanges s’organiseront autour de photographies +qui posent problème+ », a souligné Jean Lelièvre, organisateur des débats.
Parmi les expositions phares, celle de William Albert Allard (National Geographic), pionnier de la couleur, qui présentera une sélection de ses cinquante années de reportages. Grégoire Korganow a découvert le SMUR 95 (SAMU) en étant victime d’un accident de moto. Il y a consacré ensuite plusieurs journées de reportage.
Les travaux de deux photographes de l’Agence-France Presse sont également à l’honneur, ceux d’Olivier Laban-Mattéi sur les hommes et femmes luttant pour leur survie dans des pays sinistrés par des guerres, des dictatures ou des catastrophes naturelles et une sélection d’images de Roberto Schmidt.
Stéphanie Sinclair montrera quant à elle un travail de longue haleine sur la polygamie aux Etats Unis, en particulier dans une secte mormone des plus fermées. Visa proposera aussi la première rétrospective de l’oeuvre de Kazuyoshi Nomachi, consacrée aux pèlerinages sur différentes continents.
Le festival décernera sept prix, dont les Visa d’or news, magazine et presse quotidienne.
La 21e édition en 2008 avait totalisé quelque 190.000 entrées et accueilli près de 3.000 professionnels.
Source : http://bonjour.news352.lu

« Images de guerre, images de femmes, Sipahioglu navigue entre deux eaux, entre deux zones de réalité : la rage et la volupté, la nudité et la mort. » Ces mots de l’auteur-compositeur Yves Simon, ami de celui que l’on baptise Sipa, résument parfaitement l’esprit et la force de l’oeuvre de ce grand photojournaliste de 84 ans, né en Turquie et vivant à Paris.
Comme le célèbre reporter de Magnum, Robert Capa, Sipa capta la beauté, l’élégance, au coeur des guerres et de la misère. Comme Capa, Sipa a fondé une célèbre agence (qui porte son nom) et a pris tous les risques comme en témoigne l’un de ses clichés exposés parmi une vingtaine d’autres à la galerie Basia Embiricos. Djibouti, mars 67. Quatre hommes tirent sur lui. Sipa a entendu siffler. « Les balles m’ont manqué de justesse », raconte-t-il. Il a tenu bon, il a pris la photo. Et le soir-même, peut-être, ou le surlendemain, il photographiait les maisons closes d’Afrique et les bordels de Bangkok. Une série d’images inédites qui ne figuraient pas dans sa rétrospective à la Maison européenne de la Photo en 2009.
Goksin Sipahioglu – Paris, France – 10 et 11 Mai 1968 – Exposition « Passions » – Galerie Basia Embiricos
Et puis, il y a BB que Sipa a photographiée, solitaire, au milieu de la foule d’un défilé. Bardot, songeuse et sublime à la conférence du film de Louis Malle Viva Maria ! à New York en 1965.
Sur une autre image, on croirait elle encore. Non, c’est une autre beauté, apprêtée, qui, au lieu d’un sac à main, porte un fusil, à La Havane, en 62. Sipa fut alors le seul journaliste à couvrir la crise des missiles depuis Cuba. Et d’autres femmes, toujours et encore sur tous les continents, de Pékin à Alger, une ode à la vie et à l’amour pour ce séducteur qui continue à charmer la gent féminine.
Passions, Goksin Sipahioglu.
Galerie Basia Embiricos, 14, rue des Jardins Saint-Paul, Paris 4e. 01.48.87.00.63.
Métro : Saint-Paul.
Prolongé jusqu’au 30 juin.
Entrée libre.
Mardi-samedi 14-18 heures.
Source : « Hommage au grand photographe Sipa » de Marie Audran, http://www.lepoint.fr

L’exposition Esprit Nomade porte sur l’homme et ses valeurs, sur son lien originel et profond avec la Terre et la Nature. Elle est un voyage à la découverte d’hommes, les nomades, qui sont les gardiens de comportements et de valeurs qui constituent le fondement de l’être humain.
Cette exposition permet de découvrir la beauté des paysages des déserts de sable, d’herbe et de neige ainsi que l’esprit des nomades qui, attachés à leurs troupeaux, continuent de vivre dans une nature exigeante.
Nomades des déserts de sable, d’herbe, de neige, de Tiziana et Gianni Baldizzone, En partenariat avec Survival
Jusqu’au 18 juillet sur les grilles du jardin du Luxembourg

L’agence de photojournalisme Sygma été déclarée en cessation de paiement à la suite d’un contentieux juridique avec un ex-photographe, a indiqué vendredi le gérant de cette société de 29 salariés, filiale du groupe Corbis. Le gérant de la société Corbis Sygma, l’une des agences historiques de photojournalisme avec Sipa et Gamma, a indiqué avoir«déposé au tribunal de commerce de Paris une déclaration de cessation de paiement (dépôt de bilan) avec une demande de liquidation judiciaire».
L’audience doit avoir lieu mardi matin. «Je suis dans l’impossibilité de payer mes créanciers», a déclaré Stefan Biberfeld, gérant de Sygma, qui fut fondée en 1973 et a été rachetée en 1999 par le groupe américain Corbis, propriété personnelle de Bill Gates. «Cette impossibilité est due en grande partie à un jugement de la cour d’appel de Paris», fin avril, sur un contentieux concernant la perte d’images d’un ancien photographe de Sygma, a précisé Biberfeld. Dominique Aubert, photographe reporter à Sygma de 1987 à 1995, a demandé en 2003 une restitution de son matériel et de son oeuvre.
La justice a constaté que «certaines images (750 sur 250.000) avaient été non retrouvées et estimé les dommages à 1,5 million d’euros», a expliqué le gérant. «Les archives étaient conçues pour les clients, par thématiques, pas pour être restituées à un photographe», a-t-il souligné. L’exécution du jugement «a entraîné la saisie de nos comptes bancaires, de nos biens immobiliers et de nos comptes clients», a-t-il ajouté. Ce responsable a préféré demander une liquidation plutôt qu’un redressement (le tribunal tranchera) car selon lui, «un repreneur serait confronté aux mêmes problématiques que pose cette jurisprudence».
D’autres contentieux sont en effet en cours avec d’autres photographes réclamant la restitution de leur matériel. «Economiquement notre structure ne pourrait pas tenir au vu des coûts de structure qui chaque mois sont dans le rouge depuis dix ans», selon Biberfeld. «Nos dettes fiscales s’élèvent à 73 millions d’euros sur ces dix dernières années. En 2009 nous avons essuyé 2 millions d’euros de pertes», a-t-il précisé. L’agence Sygma, qui fut l’une des plus grandes agences photographiques, avait été fondée en 1973 par Hubert Henrotte après un conflit avec l’agence Gamma. En 2001, 90 personnes dont 42 photographes avaient été licenciés dans le cadre d’un plan social. Une liquidation judiciaire entraînerait le licenciement des 29 derniers salariés. En janvier, le groupe Eyedea, qui coiffe notamment les agences photographiques Gamma et Rapho, a été déclaré en cessation de paiement. Quatre dossiers ont été déposés pour sa reprise.
(Source AFP)

Depuis quelques jours, les bénévoles de l’association Force 10 sont en plein montage de la 2 e édition du festival du Bout du Quai.
Grâce à l’aide de la Ville de Saint-Pierre, cette 2 e édition a pu voir le jour avec des photos qui vont se retrouver sur les façades des maisons du village, jusqu’au 20 juin, dans les ruelles du village de Portivy.
Trois thèmes principaux cette année. Devant les émotions et le vif intérêt remporté l’an dernier par les photos des « 30 ans de photojournalisme du Figaro Magazine », les organisateurs, un peu frustrés de ne pas avoir pu tout présenter en une fois, ont à nouveau sollicité Cyril Drouhet, rédacteur en chef photo du Figaro Magazine, venu l’an dernier.
Pour diversifier et enrichir le festival, deux autres expositions se sont invitées à Portivy :Les éléphants géants du photographe américain du National Geographic Michael Nichols, qui se sont imposés majestueusement sur les murs des Portyviens, ainsi que des oeuvres saisissantes du photographe allemand Christian Ziegler qui s’est rendu dans toutes les forêts primaires du monde pour en ramener des photos qui sont autant de témoignages de la biodiversité de notre planète.

Le FIGRA a rendu hommage cette année à Christian Poveda, réalisateur et grand reporter de nationalité française, assassiné au Salvador en septembre 2009, alors son documentaire « LA VIDA LOCA » témoignage exceptionnel et explosif sur les gangs du Salvador sortait sur les écrans de cinéma en France.
Son film est une véritable plongée aux images “choc” dans la vie de ces gangs surtout connus du grand public pour leurs tatouages spectaculaires sur tout le corps, les fameux « maras ».
Christian Poveda savait parfaitement l’importance du FIGRA pour les réalisateurs et producteurs de documentaires. Assassiné le 30 septembre au Salvador, il appartient aujourd’hui au panthéon des trente-neuf journalistes qui ont payé de leur vie la passion de filmer au plus près de la réalité des faits et des hommes.
Il eût été ravi d’être là pour débattre avec le public des raisons essentielles de son investissement quatre ans durant pour mener à terme la réalisation de « La Vida Loca ». Revenu en 2001 dans le pays qui l’avait fait connaître dans les années 1980, en pleine guerre civile, il n’avait pas supporter la banalisation dans la capitale salvadorienne de la mort (10 victimes en moyenne par jour), que générait la guerre sans pitié des gangs viscéralement attachés à leur slogan « Tuer pour vivre, vire pour tuer ».
Les « Pandilleros » l’appelaient « l’Ami », tant il avait fait de sa caméra un coup de poing qui n’était que main tendue vers l’espoir d’un pacte de paix entre la « Salvatrucha » et la « 18 ». Certains chefs de gangs voulaient faire de lui leur médiateur. Mais condamnés par la majorité d’entre eux, ils l’ont précédé dans la mort.
Christian Poveda a payé de sa vie l’œuvre ultime d’un journaliste, réalisateur fidèle à des convictions, qui font l’honneur et la grandeur du métier.
Source : http://culturebox.france3.fr/

S’il est bien un photographe qu’on n’attendait pas à Cannes, c’est lui. Sans doute les cinéastes ou actrices seront-ils intrigués par ce Noir à la voix caverneuse, qui arbore plusieurs bagues argentées et qui aime porter – même en été – des vêtements sombres de mauvais garçon et un béret frappé du drapeau tchétchène.
Stanley Greene est l’un des photographes de guerre les plus célèbres dans le monde. Dans le photojournalisme, son aura est grande. Ses premières images d’actualité, il les prend, en 1989, lors de la chute du mur de Berlin. Depuis, cet ancien assistant du photographe américain Eugene Smith multiplie les reportages sur des terres disloquées. Il s’est rendu pendant dix ans, illégalement, en Tchétchénie, d’où il a ramené des images et un livre mémorable, Plaie à vif (éd. Trolley, 2003), sur les douleurs d’un peuple.
Il a travaillé en Afghanistan, au Darfour, en Irak, au Rwanda. En 1993, il rapporte des images stupéfiantes du Parlement russe (la « Maison blanche »), à Moscou, investi par des insurgés et que les troupes d’Eltsine détruisent. Il s’en sort par miracle.
Ses photos sont comme coupées à la serpe, contrastées, retenues ou lyriques, pointées sur des détails, des visages, immergées dans la matière et la boue. Sa vie, il l’a racontée à la première personne dans Black Passport (éd. Textuel, 2009), qui mêle aventures sentimentales et terrain.
C’est lui qui nous a proposé de suivre le Festival de Cannes. L’idée nous a semblé incongrue. Stanley Greene n’a jamais suivi un événement aussi codifié, parfois clinquant. Le seul sujet similaire, et encore, c’est en 1986, quand il s’installe en France et qu’il devient brièvement photographe de mode. Grâce à Meredith, une conquête et belle fille qu’il avait connue à San Francisco. Elle lui dit alors: « Seigneur, si seulement tu étais riche ! ».
Stanley Greene n’est pas devenu riche. Mais c’est un obstiné, qui sait ce qu’il veut. Le voilà donc à Cannes. Sans doute pointera-t-il son objectif plus sur l’envers du festival que sur les stars lovées dans un sofa. D’un autre photographe de guerre fameux, Don McCullin, l’écrivain John Le Carré a dit que, « partout où il va, il en fait un champ de bataille ». On n’en sera sans doute pas loin.
Bientôt les photos sur arretsurlemonde
Source : Le Monde, « Un photographe de guerre dans la bataille cannoise », Michel Guerrin, article paru dans l’édition du 14.05.10

Soixante-dix mariages parisiens immortalisés en deux ans. A partir de demain, la Mairie de Paris joue les romantiques et présente l’exposition « Paris d’amour », 170 clichés de Gérard Uferas. Le photographe a commencé par les mariages de ses amis, puis ceux des amis de ses amis. Et a même parfois démarché dans le métro de futures mariées en plein enterrement de vie de jeune fille, leur exposant son projet. « J’avais envie d’un thème positif. On dit que Paris est une ville dure, où les gens s’ignorent, que les Parisiens ne sont pas très accueillants. C’est un discours général, qui selon moi est faux. »
Le mariage, un élément commun à toutes les cultures
Entre son mariage civil du matin et son mariage religieux de l’après-midi, la mariée a choisi de faire une pause chez ses grands-parents
Il a donc choisi « de montrer que les gens partagent tous le même rêve, celui de rencontrer l’amour. On a beaucoup parlé du repli communautaire, mais je crois que les gens vivent beaucoup mieux que ce que l’on pense », explique-t-il. Ses images, réalisées lors de mariages de différentes cultures ou confessions religieuses, montrent en effet des valeurs partagées. « Le mariage est un point commun à toute l’humanité », ajoute-t-il. Loin des clichés ringards de photos de mariage représentant des familles en rang d’oignons, Gérard Uferas s’est attaché aux coulisses du sujet. Une mariée grignote un sandwich au jambon chez sa grand-mère entre midi et deux. Une autre a écrit le mot « oui » dans sa main, en guise de pense-bête. Un marié essuie discrètement les larmes de sa femme sur l’autel de l’église. « C’était un moment intime, j’étais très ému de prendre ce cliché », se souvient le photographe. Il a également interviewé ses sujets, et des extraits audio sont diffusés dans les couloirs de l’exposition. « Je l’ai dragué, susurre une jeune fille. J’avais un Pisco dans le nez, c’est l’alcool du Chili. Je le trouvais beau, je lui ai demandé si je pouvais lui faire un bisou. Il a dit oui. Aujourd’hui, on est mariés. » Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.
Paris d’amour. Al’hotel de Ville, au 29, rue de Rivoli (4e), jusqu’au 31 juillet.
De 10h à 19h, tous les jours sauf dimanche et jours fériés.
Entrée gratuite.
Source : 20minutes.fr, Magali Gruet

Cela fait maintenant 25 ans que Reporters Sans Frontières se bat pour la liberté des journalistes dans le monde. Cette année c’est le 20 ème anniversaire de la Journée Internationale de la liberté de la presse. Pour marquer cette date symbolique, RSF publie un album anniversaire, regroupant des clichés célèbres ou méconnus de grands photographes de presse du XXème siècle. De David Seymour à Robert Capa, en passant par Henri Cartier-Bresson, tous ont posé leur propre regard sur notre monde.
Cet album exceptionnel, intitulé « Magnum Photos, 101 photos pour la liberté de la presse » et préfacé par Robert Badinter est vendu au prix de 9,90 €.
La vente servira à financer les actions de lutte pour la liberté des journalistes à travers le monde.
Le mini site de l’album c’est ici
Pour le commander cliquez ici

A première vue, on pourrait croire à une campagne de pub pour un voyagiste. Mais, si l’on regarde un peu mieux les murs de la station RER Luxembourg, on risque de manquer son train. Jusqu’au 12 septembre, le photographe iranien Reza y présente l’exposition « Chemins parallèles ». A l’origine de ces oeuvresn une promesse de l’artiste à son fils : un voyage à deux autour du monde, dont la première étape les a entraînés sur la Route de la soie, de Pékin à Paris. En chemin, Reza a fixé sur pellicule, la Mongolie, la Russie, le Caucase. Et surtout leurs habitants, aux regards troublant.
1985. Afghanistan. Province du Nouristan. Rires et jeu d’imitation du photographe de passage dans un pays en guerre. Copyright Reza/Webistan.
L’exposition revient aussi sur plus de 30 ans de voyages. Un turmène et son cheval se découpent sur un ciel éblouissant, un viel homme lit le Coran en tailleur sur un lit pisé sur les mntagnes afghanes… « Ma vie de nomade et d’exilé m’a transformé en citoyen du monde » écrit le photographe. Il en sera de même, pur quelques minutes, des voyageurs de la ligne B.
Une série documentaires sera diffusé du 24 au 28 mai prochain à 20h10 sur National Geographic Channel.
Le livre « Chemins parallèles » est paru aux éditions Hoëberke (192p. 24€)
Source :20 minutes du mardi 27 avril 2010, Hélène Colau

Je ne suis pas photographe. J’ai fait des photos comme tout le monde. Des scènes familiales, des baignades. Plus tard, je me suis intéressé à la photo à cause du cinéma. J’ai utilisé des bancs-titres pour animer des photos de films ou d’archives. Mais j’y suis vraiment venu quand les appareils numériques sont entrés dans nos vies. C’est alors devenu un passe-temps, puis une passion.
Comme je pratique la marche, je me suis mis à regarder autour de moi à travers un objectif. La facilité d’utilisation, la technologie embarquée, la légèreté du matériel permettent d’apprendre avec le plaisir et les émotions que cet exercice éveille. Petit à petit, j’ai cadré, j’ai trouvé les angles, j’ai choisi mes sujets, j’ai constitué une collection.
J’ai voulu comprendre, c’est tout.
Qui dit photos, dit légendes. Les images que j’ai rassemblées m’évoquaient l’univers d’artistes que j’admire. Procédant par affinités et par associations d’idées, j’ai proposé à mes correspondants écrivains, réalisateurs, comédiens, de rêver à leur guise autour de photos choisies. À chacun d’inventer son histoire, d’y mettre sa couleur, son style. Lorsque j’ai senti que l’ensemble avait trouvé son équilibre, j’ai eu la surprise d’entreprendre, passant d’un univers à l’autre, de l’ombre aux lumières, un voyage intime qui me ressemble étrangement.
Gilles Jacob
Gilles Jacob est président du Festival de Cannes, Festival International du Film.
« Livre d’or » de Gilles Jacob
Relié : 216 pages
Editeur : Seuil
Collection : Albums
Source : http://www.cawa.fr

Il y a 15 ans, au milieu des combats, naissait le Centre André Malraux de Sarajevo. Son objectif ? Tisser des liens culturels entre la France et la Bosnie. Agnès b., qui soutient cette institution, reçoit en ses locaux une exposition de 500 photos. Images de guerre pour ne pas oublier.
L’ouverture de cette exposition de photos déjà présentée à Sarajevo en décembre dernier a eu lieu le 6 avril dernier à Paris, en présence des photographes : Alexandra Boulat Patrick Chauvel Enrico Dagnino Luc Delahaye Ziyah Gafic Ron Haviv Milomir Kovacevic Strasni Enric Marti Christopher Morris James Nachtwey Emmanuel Ortiz Gérard Rondeau Damir Sagolj Tarik Samarah Klavdij Sluban Laurent Van Der Stockt Trio
Commissaire de l’exposition : Laura Serani
La clôture de l’exposition aura lieu le lundi 3 mai avec un concert à l’Alhambra. Carte blanche à Rodolphe Burger.
Entrée libre du lundi au samedi de 14h à 19h
« Notre histoire », Agnès b., 15-17, rue Dieu, 75010 Paris.

Jusqu’au 24 avril à la mairie de Paris, une expo photo intitulée « Femmes après coups », organisée par Médecins du monde, à partir du travail du photographe Lâm Duc Hiên dans les centres de prise en cahrge de l’ONG à destination des femmes. Sur cette photo, prise en République démcratique de Congo, N., âgée de 18 ans, montre sa cicatrice. Orpheline de mère, elle vit dans la rue. Prostitution et bagarres aux lames de rasoir sont son quotidien.
Du 8 au 24 avril 2010 à l’Hôtel de ville de Paris
Pour plus de renseignements rendez-vous là

Des portraits de victimes d’accidents de la route sont dévoilés sur le parvis de la Défense. Baptisée « Survies », cette exposition en partenariat avec la Sécurité routière rassemble, jusqu’au 20 avril, les témoignages de personnes blessées. La photographe, Catherine Cabrol, montre la vie après l’accident avec 31 portraits en noir et blanc. « J’ai voulu raconter leur histoire, en partageant leur douleur et leur émotion, pour mieux sensibiliser les gens au handicap et aux dangers de la route », explique l’artiste.
Source : Direct matin du vendredi 09 avril 2010
Pour plus d’informations, cliquez ici

Portraitiste visionnaire, photographe humaniste, Henri Cartier Bresson a marqué par son incomparable créativité l’art du XXème siècle. Avec « The Modern Century », le MOMA offre – en collaboration avec la Fondation Cartier Bresson de Paris – la première rétrospective majeure de l’œuvre de l’artiste depuis sa mort en 2004.
Après la seconde guerre mondiale, Robert Capa et Henri Cartier Bresson, à travers la formation de l’agence Magnum, avaient lutté pour la démocratisation du photojournalisme. En quête de connaissance, Cartier Bresson n’a cessé dès lors de combiner photographie et études sociales à travers le monde.
Paris, 1968. Une première salle, aérée, sans lourdeur chronologique de procession, ouvre sur Paris et sa révolte : manifestations Place de la République et au Père Lachaise. Des photos d’une neutralité franche, sans parti pris. Les locaux de la BBC à Londres font leur apparition. Puis, les lieux et les impressions se mêlent : le Caire en 1950, le Michigan en 1960, l’Inde de 1947, l’Iran, l’Italie, la Turquie, l’Espagne, la Roumanie, le Nebraska… Au milieu, quelques scènes bucoliques attrapées en Lozère, au Mans et dans le Vaucluse, suffisamment puissantes et animées pour qu’un Français en exil s’imagine dans un film de Jacques Tati.
Une autre salle présente le reportage de Cartier Bresson en Chine lors du Grand Bond en Avant en 1958. Ce projet a connu un succès limité, alors qu’il a généré de véritables bijoux d’archives !
Le coup de maître du conservateur Peter Galassi, pour The Modern Century, réside justement dans le mariage subtil entre des œuvres dites majeures et d’autres très peu connues, même des experts. Le livre de l’exposition est d’ailleurs déjà considéré comme un ouvrage révolutionnaire dans l’histoire de l’art. The Modern Century présente 300 photographies – dont 220 ont été prêtées par la Fondation Cartier Bresson, créée en 2002 – et resserre le lien étroit entre l’artiste et le musée qui l’avait accueilli en 1947.
Les princes… et les autres
Le luxe des artistes est le paradoxe. HCB en cultivait un de taille : l’amour du photojournalisme – avec une certaine idée de l’objectivité – et l’adhésion au procédé surréaliste d’embellissement du réel (rendre le monde plus surprenant qu’il ne l’est réellement). Cette conception de la photographie poussera HCB à produire certains clichés plus lyriques, assez peu connus : des femmes nues, lascives, recouvertes d’eau, des paysages romantiques au Japon, … Trésors que le MOMA livre au fil de la visite.
« La rue est un théâtre, nos gestes sont des histoires ». L’éventail des gestes que Cartier Bresson a photographiés est large. Son œil s’est posé sur des prostitués mexicaines et sur des princes anglais. Sur la pellicule de l’artiste se rencontrent Henri Matisse et Christian Dior, Richard Avedon et le Roi George VI, François Mauriac et Coco Chanel, Albert Camus et Truman Capote, Jean Paul Sartre et Madame Lanvin, Simone de Beauvoir et Georges Duhamel, Pierre Bonnard et Jean-Marie Le Clézio, Giacometti et Colette… Ces grands noms n’ont pas détourné HCB de sa curiosité pour l’homme de la rue.
Dans la fugacité d’un cliché où un membre de l’académie française, rehaussé par son chapeau Napoléonien, croise sur le même plan un travailleur, se mesure la volonté de HCB de décrire la matière humaine plus que son ordre.
Au MOMA,11 West 53 Street New-York, NY
Du 11 avril au 28 juin.
Sarah Bordes, 8 avril 2010 sur http://frenchmorning.com

Après avoir accueilli 38 000 personnes en 2009, le Festival MAP10 de la Photographie de Toulouse revient durant tout le mois de mai 2010. Des expositions inédites dans toute la ville, des rencontres avec des professionnels, des ateliers, des lectures de portfolios rythmeront cette seconde édition.
MAP10 se veut un festival populaire et grand public au positionnement unique : un tremplin pour les jeunes talents ! Des concours et appels à projets seront lancés dès janvier 2010 avec la collaboration de nos partenaires. Les jeunes talents de demain qu’ils soient amateurs ou jeunes professionnels pourront exposer et donc éclore sur MAP10. Certains jeunes talents ayant exposé sur MAP09 se sont déjà révélés aux yeux du monde de le Photographie : les ventes de Marc Montmeat sont un des plus beaux succès de Paris Photo 2009.

« Si ce festival est une évidence, il doit aussi créer du lien » a précisé notre parrain Jean-Luc Marty lors de la conférence de presse de lancement du 9 décembre. Cette notion de lien est un pilier fort de ce festival. Rencontrer, échanger, communiquer est une vocation, un engagement majeur pour MAP10.
Cela se traduira par des actions concrètes dans les quartiers, dans les coins reculés de nos régions et d’ailleurs…
De nombreux partenaires et grands noms de la Photographie nous accompagnent et soutiennent ce positionnement unique ! Jean-Luc Marty, rédacteur en chef du magazine Géo, sera notre parrain, Tom Stern, directeur photo des films de Clint Eastwood, notre invité d’honneur et Alain Mingam, photojournaliste, agent et commissaire d’exposition, notre président d’honneur. Deux stars mondiales de la Photographie, dont Eliott Erwitt s’inscrivent totalement dans notre volonté de mettre en avant les talents de demain et nous feront l’honneur d’exposer sur MAP10.
Dans cette logique d’accessibilité à l’image, le Festival MAP10 sera libre d’accès, gratuit et
ouvert à tous.
Source : www.toulouse.com

François Hebel directeur artistique et Jean-Noël Jeaneney, président des Rencontres d’Arles, présentaient aujourd’hui le programme 2010 du festival qui s’ouvre du 3 au 13 juillet, depuis le ministère de la Culture et sur internet. Au total, plus de 60 expositions qui seront visibles elles, jusqu’au 19 septembre. Elles explorent six thématiques : l’Argentine de Léon Ferrari, le Rock’n'roll, les esthétiques qui disparaissent avec le numérique, la Fondation Luma, les « passages de témoin » (avec notamment la collection de Martin Karmitz), et enfin, une exposition terrible qui explorera l’univers carcéral français.
Pour la « promenade du rock », ce sera notamment, des portraits de Jagger, au fil des années, pour découvrir comment la musique a aussi, généré une esthétique loin peut-être des portraits convenus. Et on citera aussi, cette autre promenade, nommé « le passage de témoin », qui permettra de voir la collection personnelle de Martin Karvitz, et ce que de jeunes photographes, conviés il y a quelques années par Raymond Depardon à Arles, ont fait éclore depuis, liés par l’amitié et certaine passion, pour la France.
Au total, plus de 60 expositions seront visibles à Arles cet été.

Aventurier et photographe humaniste, Olivier Föllmi est l’un des plus célèbres photographes contemporains. Cité par le Time en 2007 comme l’un des 15 plus célèbres photographes du monde, c’est à partir de 1989 que la renommée de son travail photographique s’internationalise : le World Press Photo prime alors son sujet sur le fleuve gelé (en Himalaya) parmi les meilleurs reportages du monde. Il fut nominé au Visa d’or du 11ème festival international de photojournalisme avec « les forçats de l’Himalaya » et a reçu plusieurs prix et distinctions dans différents festivals.
Comment devient-t-on un photographe de renommée internationale ? Où puise-t-on cette sensibilité qui fait le regard unique, du photographe ? Le film « Föllmis’ Destiny » retrace le parcours de l’ « homme », Olivier Föllmi et de ceux qui l’entourent. De ses aventures en Himalaya, en passant par l’adoption d’enfants tibétains, les rencontres, les épreuves ont façonné son regard.
Aux côtés de ce grand homme, il y a une grande femme : Danielle Pons-Föllmi, elle aussi profondément marquée par les mêmes aventures qui ont tissé leur vie à tous les deux. D’abord spécialiste de médecine tropicale, elle s’est tournée ensuite vers la réanimation et l’anesthésie car elle se sentait capable de redonner ce souffle de vie qu’elle avait elle-même senti si fragile, plusieurs fois, aux côtés d’Olivier. Elle est aujourd’hui chercheur en sciences humaines, chemin logique d’une vie inondée de rencontres.
Ensemble, ils ont uni leur sensibilité et leur talent pour faire partager au monde les graines de sagesses qu’ils ont collectées en Himalaya. Ils ont créé une oeuvre « Sagesses de l’Humanité », qui rassemble des textes et des images pour rendre hommage à toutes les cultures du monde et surtout, pour donner à chacun d’entre nous des clés pour les comprendre.
Föllmis’ Destiny nous fait revivre, pour la première fois dans un film, les 30 ans de vie et d’aventure en Himalaya de Olivier et Danielle Föllmi. A travers leurs témoignages, on comprend comment s’est construit le regard humaniste du photographe et la vocation d’auteur de Danielle.
Véritable hommage à la rencontre, ce film est aussi un plaidoyer pour le respect et la richesse des différentes cultures, et une ode à la puissance humaine de l’aventure.
Ce film est réalisé par Céline Moulys qui a elle aussi une longue expérience himalayenne. C’est cette passion pour cette région du monde qui l’a rapprochée de ce couple et lui a permis de réaliser un film sensible, axé sur les rencontres et les témoignages des protagonistes de cette histoire de vie hors du commun.
Le film sera projeté :
- le 27 mars 2010, à 21h45 lors du festival Planète couleurs de St Etienne : www.planete-couleurs.com
- le 8 mai 2010, lors du festival Culture Aventure de Paris : www.culture-aventure.fr
- du 22 au 24 mai 2010, lors du festival « Etonnants Voyageurs » de St Malo : www.etonnants-voyageurs.com
- du 25 au 26 septembre 2010 lors du festival « des Globes Trotters » de Massy : www.abm.fr
Sa sélection est également prévue pour le festival « du film d’aventure » de La Réunion :www.auboutdureve.fr
Pour suivre toute l’actualité du film, abonnez-vous à la newsletter sur le site www.follmisdestiny.info
Vous pourrez y voir également la bande annonce du film.
Source : http://www.categorynet.com

L’Association des Femmes Journalistes et Canon France organisent, avec Images Evidence, la dixième édition du Prix Canon de la femme photojournaliste, décerné par l’Association des Femmes Journalistes (AFJ).
Ce prix, soutenu par Le Figaro Magazine et remis chaque année à Perpignan au festival Visa pour l’Image, est doté d’un montant de 8000 Euros par Canon France. Il est destiné à soutenir une femme photographe dans la réalisation d’un projet de reportage. Il est ouvert aux femmes photojournalistes professionnelles, sans exclusion d’âge ou de nationalité.
La lauréate sera sélectionnée en juin par un jury composé de professionnels de la photographie et de la presse ainsi que de membres de l’Association des Femmes Journalistes. Les candidates seront jugées sur présentation de leur projet et de leurs réalisations précédentes. Parmi les critères de sélection : la qualité photographique, mais aussi la démarche journalistique et la pertinence du sujet choisi.
Le prix sera remis à la lauréate à Perpignan, en septembre 2010, lors d’une des soirées de projection du festival Visa pour l’Image. Le projet soutenu devra aboutir en un an, afin d’être présenté à l’édition 2011 du festival, sous la forme d’une projection ou d’une exposition.
Date limite de dépôt des dossiers de candidature : 31 mai 2010
Source : http://www.pixfan.com

La Maison Européenne de la Photographie présente une exposition rétrospective d’Elliott Erwitt, photographe américain né à Paris.
Cette exposition s’inspire d’un choix d’Elliott Erwitt parmi ses images préférées, ses coups de cœur. À travers plus de cent trente oeuvres, dont de nombreux tirages d’époque très peu vus, l’exposition retrace l’ensemble de son parcours depuis soixante ans.
Photographe depuis 1948, membre de l’agence Magnum Photos depuis 1953, Elliott Erwitt est un observateur vif et espiègle de la vie quotidienne ; on trouve parmi ses sujets de prédilection les enfants, les chiens, la plage, la politique et les célébrités. Témoin des grands événements du vingtième siècle, ce maître de l’instant est aussi un infatigable homme d’esprit ; il est un humoriste subtil et poétique dont le travail mélange satire et mélancolie. « Certaines personnes disent que mes photos sont tristes, d’autres les trouvent drôles. Drôlerie et tristesse, c’est un peu la même chose, non ? »
En dehors de ses photographies commerciales et personnelles, Elliott Erwitt a également réalisé de nombreux films documentaires, consultables pour certains en parallèle de l’exposition, à la vidéothèque de la Maison Européenne de la Photographie.
L’exposition est réalisée en collaboration avec Magnum Photos et le Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia.
Du 3 février – 4 avril 2010 à la Maison Européenne de la Photographie
5/7 rue de Fourcy – 75004 Paris
Ouvert tous les jours de 11 heures à 20 heures, sauf les lundis, mardis et jours fériés.
Accès à la billetterie jusqu’à 19 heures 30.
Plein tarif: 6,50 € - Tarif-réduit: 3,50 €

De nombreuses photos marquantes de Jürgen Schadeberg (né en 1931 à Berlin) sont entrées dans l’histoire. En 1950, ce jeune photographe émigre en Afrique du sud et y travaille pour Drum, premier magazine à s’adresser aux lecteurs noirs, puis pour Time Life et Stern. Au début des années cinquante, il photographie le jeune avocat Nelson Mandela, la chanteuse Miriam Makeba et la vie nocturne débridée dans le dynamique quartier noir de Sophiatown. En 1964, alors qu’il devient de plus en plus difficile de faire des photos, Schadeberg quitte le pays et passe les décennies suivantes en Europe et aux Etats-Unis.
En 1985, Schadeberg retourne en Afrique du Sud et y réalise en 1994 une photographie qui fera le tour du monde : Nelson Mandela, premier président noir d’Afrique du Sud, à la fenêtre de son ancienne cellule à Robben Island.
Source : http://www.photosapiens.com – Laurent Farby
Actuellement à la Polka Galerie
12 rue St Gilles, Paris 3e
www.polkagalerie.com
Et en librairie

Relié : 32x32cm, 288 pages, 250 illustrations duotone
Editeur : Hatje Cantz Publishers ; Édition : Mul (20 mai 2008)

Du noir et blanc au Café Rouge. A partir d’aujourd’hui le photographe Johann Soussi y présente son expo « Retour », consacrée au métro parisien. Quatre mois après « Aller », l’artiste est reparti « déambuler sur les quais, arpenter les couloirs, errer d’une ligne à l’autre [...] et capter des moments au hasard de [ses] pérégrinations, sous terre, là où la lumière reste toujours la même. »

Ce photographe a le pouvoir d’embellir la laideur du quotidien, l’attente, et la folie des gens. Jour après jour, Johann Soussi a immortalisé ces moments passés dans le métro. Des centaines d’hommes et femmes qui se croisent sans jamais se rencontrer. Dans cette exposition, pas de couleurs, mais des clairs obscures qui s’opposent, un mouvement figé.
Café Rouge : 32, rue de Picardie – Paris 3e Jusqu’au 31 mars. Entrée libre.
Source : Journal « 20 minutes », vendredi 5 mars et le Paru Vendu n° 258

Issy-les-Moulineaux accueille la Coupe de France de photographie noir et blanc du 12 au 14 mars.
25 clubs, 30 photos par club : ce sont donc quelque 750 photos que devront noter les 3 juges désignés par la Fédération. Leur objectif : non seulement désigner les meilleurs, mais aussi donner à chaque participant un retour, un avis sur sa photo…
Pour cet évènement, la ville se met aux couleurs du négatif. En guise de prologue, des expositions, dont une consacrée à Willy Ronis, des concerts, projections de film, ateliers… se déploient autour du thème « Noir et blanc ».
Ci dessous la meilleure Image de la Coupe de France Noir et Blanc 2009
Vendredi 12 mars de 15h30 à 18h
Samedi 13 mars de 9h30 à 12h et de 14h à 17h (annonce des résultats à 18h30)
Dimanche 14 mars de 10h à 12h
Palais des Sports
4 et 6, boulevard des Frères Voisin
Source : Journal « 20 minutes » du vendredi 5 mars et le site www.issy.com

Le château de Versailles renouvelle son rendez-vous avec la photographie. Versailles photographié rassemble environ 150 clichés de photographes reconnus qui ont, depuis les débuts de cette technique, porté leur regard sur le Château pour en saisir la beauté et les multiples facettes.
Fort du succès des expositions Versailles à l’ombre du soleil et La guerre sans dentelles, le château de Versailles renouvelle son rendez-vous avec la photographie. Versailles photographié rassemble environ 150 clichés de photographes reconnus qui ont, depuis les débuts de cette technique, porté leur regard sur le Château pour en saisir la beauté et les multiples facettes.
La galerie de pierre haute devient ainsi une véritable galerie de photographie accueillant les clichés de grands artistes ayant marqué l’histoire de leur discipline tels qu’Eugène Atget, Man Ray, Brassaï, André Kertész, Jacques-Henri Lartigue, Dora Maar, Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson… ainsi que des grands noms de la photographie contemporaine : Robert Polidori, Raymond Depardon, Jean-Loup Sieff, Michael Kenna, Jun Shiraoka, ou encore Luigi Ghirri.
L’Exposition propose, autour de quatre grands thèmes, une réflexion sur l’image du lieu à travers le temps. « Versailles au coeur de l’histoire » montre le Château en tant que théâtre de grands événements historiques. « De pierre, de marbre et de soie » s’attache à mettre en valeur la magnificence de l’architecture des bâtiments, tout en évoquant les appartements plus intimes, contrastant avec l’aspect monumental du lieu. « La nature maîtrisée » présente tour à tour une vision onirique, poétique, stricte ou austère du parc. Enfin, « Rêver Versailles » rend hommage aux visiteurs et aux différentes mises en scène qu’inspirent ces lieux exceptionnels. Le parcours de l’exposition est aussi bien un hommage au Château qu’à la photographie.
Du 26 Janvier au 25 Avril 2010
Source : www.chateauversailles.fr






















